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Les événements ayant bouleversés en profondeur l’industrie du cinéma sont extrêmement rares. Effectivement, il n’y a peut-être qu’un scandale récent qui peut se targuer d’avoir en outre modifié la société occidentale : l’affaire Harvey Weinstein ! Si le milieu cinématographique et du show-business avait connu des scandales sexuels (comment ne pas penser à l’affaire Polanski ?), ceux-ci n’avaient pas entrainé une prise de conscience aussi profonde des dérives d’un milieu machiste se pensant au-dessus des lois (la haine qu’a connu le Showgirls de Paul Verhoeven à sa sortie pouvant être vu comme une forme de négation de cela) et des conséquences sociétales plus larges que cela a engendré avec la création du mouvement #metoo qui s’est étendu à toutes les strates de la société occidentale.
Comme cela est une tradition dans le cinéma américain, un événement de cette importance ne peut que connaître une rapide retranscription sur grand écran. C’est la réalisatrice Maria Schrader qui relève le défi avec She said qui montre le travail que Megan Twohey et Jodi Kantor pour faire éclater au grand jour les exactions de celui qui était le producteur le plus puissant d’Hollywood. Elle réussit un film-enquête passionnant, extrêmement bien rythmé, prenant de bout en bout, parfaitement interprété et bénéficiant en outre de l’aide de certaines protagonistes de l’affaire avec les brèves participations physiques ou vocales d’Ashley Judd, Gwyneth Paltrow (dont l’ancien compagnon, Brad Pitt, participe à la production du film) ou encore Judith Godrèche. En outre, alors que le cinéma hollywoodien souffre, depuis cette affaire, d’un discours inclusif trop forcé pour être sincère, la réalisatrice évite tout manichéisme (les hommes ne sont pas tous des harceleurs et une partie de la gente féminine protège également Weinstein qui tient surtout son impunité par la peur qu’il fait ressentir à tous, qu’ils soient hommes ou femmes) pour interroger de façon juste le machisme peu dissimulé qui régnait dans l’industrie du spectacle jusqu’à ce coup de tonnerre.
Histoire vraie à l’importance sociétale capitale, interprétation parfaite, scénario et réalisation rondement menés : tous les éléments sont réunis pour faire de She said un film d’enquête journalistique passionnant du début à la fin.
Comme cela est une tradition dans le cinéma américain, un événement de cette importance ne peut que connaître une rapide retranscription sur grand écran. C’est la réalisatrice Maria Schrader qui relève le défi avec She said qui montre le travail que Megan Twohey et Jodi Kantor pour faire éclater au grand jour les exactions de celui qui était le producteur le plus puissant d’Hollywood. Elle réussit un film-enquête passionnant, extrêmement bien rythmé, prenant de bout en bout, parfaitement interprété et bénéficiant en outre de l’aide de certaines protagonistes de l’affaire avec les brèves participations physiques ou vocales d’Ashley Judd, Gwyneth Paltrow (dont l’ancien compagnon, Brad Pitt, participe à la production du film) ou encore Judith Godrèche. En outre, alors que le cinéma hollywoodien souffre, depuis cette affaire, d’un discours inclusif trop forcé pour être sincère, la réalisatrice évite tout manichéisme (les hommes ne sont pas tous des harceleurs et une partie de la gente féminine protège également Weinstein qui tient surtout son impunité par la peur qu’il fait ressentir à tous, qu’ils soient hommes ou femmes) pour interroger de façon juste le machisme peu dissimulé qui régnait dans l’industrie du spectacle jusqu’à ce coup de tonnerre.
Histoire vraie à l’importance sociétale capitale, interprétation parfaite, scénario et réalisation rondement menés : tous les éléments sont réunis pour faire de She said un film d’enquête journalistique passionnant du début à la fin.
Maria Schrader réalisatrice allemande appliquée et loin d'être dépourvue de talent ( cf " i'm your man" et " S. Zweig" notamment ) .
Elle propose avec " she said" l'enquête journalistique du NY Times, qui a conduit aux révélations publiques sur les comportements de nature criminelle du producteur de cinéma HW.
Contrairement à ce que j'aie lu, le périmètre du scénario ne s'arrête pas au cas de ce seul prédateur qui n'est finalement que l'arbre qui cache une forêt nauséabonde : celui de l'importance du nombre de cas d'agressions sexuelles qui restent sous le boisseau un peu partout dans le monde.
Au plan cinématographique on pourra finasser sur la qualité de " she said" en le comparant à " les hommes du président " de Pakula, de " Pentagon papers" de Spielberg ou du plus récent " Spotlight".
Ce serait injuste, hors de propos et surtout tout simplement inexact. Dans ce genre de films, c'est le scénario qui compte avant tout et on peut dire que M.Schrader n'a pas à rougir de son travail.
Certes la photo n'a rien d'extraordinaire, certaines scènes de la vie familiale des deux journalistes sont convenues et Z. Kazan ( interprète d'une des deux journalistes) ne possède aucun charisme.
Pourtant lorsqu'on évalue l'ensemble, " she said" vaut sans aucun doute le coup d'oeil, ne laisse passer aucune rupture de rythme et se suit avec grand intérêt.
Notons enfin que les acteurs secondaires qui incarnent les supérieurs hiérarchiques des deux enquêtrices sont tous excellents et particulièrement convaincants.
Elle propose avec " she said" l'enquête journalistique du NY Times, qui a conduit aux révélations publiques sur les comportements de nature criminelle du producteur de cinéma HW.
Contrairement à ce que j'aie lu, le périmètre du scénario ne s'arrête pas au cas de ce seul prédateur qui n'est finalement que l'arbre qui cache une forêt nauséabonde : celui de l'importance du nombre de cas d'agressions sexuelles qui restent sous le boisseau un peu partout dans le monde.
Au plan cinématographique on pourra finasser sur la qualité de " she said" en le comparant à " les hommes du président " de Pakula, de " Pentagon papers" de Spielberg ou du plus récent " Spotlight".
Ce serait injuste, hors de propos et surtout tout simplement inexact. Dans ce genre de films, c'est le scénario qui compte avant tout et on peut dire que M.Schrader n'a pas à rougir de son travail.
Certes la photo n'a rien d'extraordinaire, certaines scènes de la vie familiale des deux journalistes sont convenues et Z. Kazan ( interprète d'une des deux journalistes) ne possède aucun charisme.
Pourtant lorsqu'on évalue l'ensemble, " she said" vaut sans aucun doute le coup d'oeil, ne laisse passer aucune rupture de rythme et se suit avec grand intérêt.
Notons enfin que les acteurs secondaires qui incarnent les supérieurs hiérarchiques des deux enquêtrices sont tous excellents et particulièrement convaincants.
Dans une Amérique où des plaintes d'agressions sexuelles à répétition n'empêchent nullement un type tout aussi obscène qu'orange d'être élu au poste suprême en 2016, l'omerta trop longtemps entretenue sur les victimes de ce genre d'abus commence à se fissurer.
Encouragée par leurs pairs, notamment lors de la "Women's March" de 2017, la parole des femmes se libère peu à peu dans tous les milieux et celui de l'industrie hollywoodienne n'échappe pas à la règle, avec le nom d'Harvey Weinstein en ligne de mire. Deux journalistes du New York Times, Jodi Kantor et Megan Twohey, allient leurs efforts pour lever le voile sur les agissements scabreux du producteur depuis les années 90...
En plus de l'accumulation incessante de faits divers à ce sujet, les documentaires ou les fictions qui s'intéressent à l'ampleur de ce cas ("The Assistant" avec Julia Garner, où l'ombre du produc-préda-teur planait déjà, est aussi à découvrir), voici le film d'enquête journalistique consacré à l'affaire Weinstein, se focalisant sur la genèse de l'article qui va faire l'effet d'une déflagration au sein de la bulle du cinéma hollywoodien et, plus largement, devenir le réel détonateur du courant MeToo aux États-Unis, puis à travers le monde.
Peut-être le public se pense-t-il aujourd'hui trop familier des tenants et aboutissants de cette affaire ? Peut-être est-il un brin lassé par l'overdose médiatique autour de celle-ci et des autres révélées dans son sillage ? Ou peut-être encore a-t-il vu le long-métrage de Maria Schrader comme le parfait prototype du candidat aux Oscars surfant opportunément sur un sujet en vogue, inscrit ici qui plus est dans un récit à la "Spotlight", vainqueur du Graal du Meilleur Film en 2015 ? Toujours est-il que, malgré son très bon accueil critique, "She Said" est un échec commercial à peu près partout où il sort en salles, n'attirant manifestement qu'un nombre très limité de spectateurs.
À dose variable, le mélange de ces trois hypothèses dans les esprits en est sans doute la première cause et, même si on peut le comprendre (moi-même, j'ai un peu hésité à m'y aventurer), il faut bien avouer que "She Said" déjoue une majeure partie de ces préjugés pour nous présenter l'affaire Weinstein, de ses balbutiements à l'explosion du scandale, sous un jour nouveau et captivant. Certes, "She Said" s'inscrit bien dans la veine classique du film dit "de journalisme" mais tous ses rouages vont être ici mis au service, avec talent, à la révélation ahurissante des agissements d'ordre systémique du porc ayant donné toutes ses lettres de noblesse -enfin, si l'on peut dire- à celui du hashtag BalanceTonPorc.
Après un prologue saisissant qui, en deux courtes scènes, dévoile l'attrait naïf du feu des projecteurs et ce qui peut en ressortir de pire une fois ceux-ci éteints, "She Said" installe le contexte de ce passé très proche et présente le quotidien des deux journalistes/pionnières de cette affaire, le tout avec la volonté d'aborder rapidement leurs vies intimes (on comprend que chacune trouve chez l'autre une forme de réponse/soutien à des défaillances personnelles) pour se concentrer sur la force d'un duo que rien ne va arrêter dans la tempête qu'il s'apprête à provoquer.
Au gré de témoignages de victimes où le même passage sordide dans une chambre d'un luxueux hôtel a brisé à jamais bon nombre d'existences, les deux journalistes vont découvrir le mode opératoire d'un monstre s'épanouissant pleinement dans l'ombre de son statut imposant pour satisfaire son appétit sexuel insatiable. Grâce à une emprise tentaculaire pour ensuite faire taire une à une les voix de ses proies, même les plus susceptibles de lui causer des problèmes, qu'elles soient d'ailleurs devenues célèbres ou non (les noms de Rose McGowan, Gwyneth Paltrow et Ashley Judd elle-même font partie intégrante de cette enquête), Weinstein a pu continuer à agir dans l'aveuglement général, allant même souvent jusqu'à créer un sentiment de culpabilité chez ces femmes dont les cris sont restés sans réponse. Comme les héroïnes et ces victimes submergées par les souvenirs de ces agressions, le spectateur ne peut être alors que pris à la gorge par le poids de leurs souffrances ainsi délivrées (ou non, certaines choisissent de continuer à se taire derrière des visages qui ne trompent pas) mais, surtout, par ce silence mutuel qui a suivi et les a poursuivi des années durant.
Et c'est cet effet domino, provoqué par les déclarations de l'une ou de l'autre, que "She Said" va particulièrement bien mettre en lumière, avec les fils que vont démêler les journalistes pour pousser ces douleurs individuelles à s'unir sans le savoir dans un récit qui, on le sait, va provoquer le début de la chute de leur bourreau. Poussé dans ses derniers retranchements par ses pourfendeuses dont il connaît la teneur de l'enquête, Weinstein va d'ailleurs se comporter comme la bête blessée qu'il est, agitant désespérément tous les leviers du système qui l'ont protégé jusqu'alors pour leur faire ressentir son vaste pouvoir de nuisance longtemps réservé à ses seules victimes.
Insinuant un climat de paranoïa de plus en plus palpable à l'amplitude dévastatrice des manipulations de Weinstein sur le long-terme (dont Maria Schrader suggère habilement la violence sans jamais la montrer), "She Said" crée un engrenage prenant, où le malaise toujours plus croissant de la découverte de ces faits durement tus ne peut que nourrir la flamme du combat en mode David contre Goliath mené par les deux journalistes, avec pour finalité le secret espoir d'harponner une bonne fois pour toutes le monstre par leurs mots et ceux de ses propres victimes.
On en connaît évidemment tous la conclusion mais, si aujourd'hui l'affaire Weinstein a été salvatrice pour libérer la parole de bien d'autres femmes et leur accorder le crédit qu'elles méritaient, jusqu'à en banaliser la portée parfois, "She Said" est un film qui nous rappelle les incroyables difficultés du chemin parcouru pour en arriver là.
Le silence a tellement été de mise pendant des décennies qu'une nouvelle voix se donnant la mission d'en retracer les méandres tortueux de l'intérieur ne peut qu'éveiller notre intérêt , surtout si elle est accompagnée de l'intelligence indispensable à cela (et d'un duo irréprochable d'actrices comme Carey Mulligan et Zoe Kazan).
Encouragée par leurs pairs, notamment lors de la "Women's March" de 2017, la parole des femmes se libère peu à peu dans tous les milieux et celui de l'industrie hollywoodienne n'échappe pas à la règle, avec le nom d'Harvey Weinstein en ligne de mire. Deux journalistes du New York Times, Jodi Kantor et Megan Twohey, allient leurs efforts pour lever le voile sur les agissements scabreux du producteur depuis les années 90...
En plus de l'accumulation incessante de faits divers à ce sujet, les documentaires ou les fictions qui s'intéressent à l'ampleur de ce cas ("The Assistant" avec Julia Garner, où l'ombre du produc-préda-teur planait déjà, est aussi à découvrir), voici le film d'enquête journalistique consacré à l'affaire Weinstein, se focalisant sur la genèse de l'article qui va faire l'effet d'une déflagration au sein de la bulle du cinéma hollywoodien et, plus largement, devenir le réel détonateur du courant MeToo aux États-Unis, puis à travers le monde.
Peut-être le public se pense-t-il aujourd'hui trop familier des tenants et aboutissants de cette affaire ? Peut-être est-il un brin lassé par l'overdose médiatique autour de celle-ci et des autres révélées dans son sillage ? Ou peut-être encore a-t-il vu le long-métrage de Maria Schrader comme le parfait prototype du candidat aux Oscars surfant opportunément sur un sujet en vogue, inscrit ici qui plus est dans un récit à la "Spotlight", vainqueur du Graal du Meilleur Film en 2015 ? Toujours est-il que, malgré son très bon accueil critique, "She Said" est un échec commercial à peu près partout où il sort en salles, n'attirant manifestement qu'un nombre très limité de spectateurs.
À dose variable, le mélange de ces trois hypothèses dans les esprits en est sans doute la première cause et, même si on peut le comprendre (moi-même, j'ai un peu hésité à m'y aventurer), il faut bien avouer que "She Said" déjoue une majeure partie de ces préjugés pour nous présenter l'affaire Weinstein, de ses balbutiements à l'explosion du scandale, sous un jour nouveau et captivant. Certes, "She Said" s'inscrit bien dans la veine classique du film dit "de journalisme" mais tous ses rouages vont être ici mis au service, avec talent, à la révélation ahurissante des agissements d'ordre systémique du porc ayant donné toutes ses lettres de noblesse -enfin, si l'on peut dire- à celui du hashtag BalanceTonPorc.
Après un prologue saisissant qui, en deux courtes scènes, dévoile l'attrait naïf du feu des projecteurs et ce qui peut en ressortir de pire une fois ceux-ci éteints, "She Said" installe le contexte de ce passé très proche et présente le quotidien des deux journalistes/pionnières de cette affaire, le tout avec la volonté d'aborder rapidement leurs vies intimes (on comprend que chacune trouve chez l'autre une forme de réponse/soutien à des défaillances personnelles) pour se concentrer sur la force d'un duo que rien ne va arrêter dans la tempête qu'il s'apprête à provoquer.
Au gré de témoignages de victimes où le même passage sordide dans une chambre d'un luxueux hôtel a brisé à jamais bon nombre d'existences, les deux journalistes vont découvrir le mode opératoire d'un monstre s'épanouissant pleinement dans l'ombre de son statut imposant pour satisfaire son appétit sexuel insatiable. Grâce à une emprise tentaculaire pour ensuite faire taire une à une les voix de ses proies, même les plus susceptibles de lui causer des problèmes, qu'elles soient d'ailleurs devenues célèbres ou non (les noms de Rose McGowan, Gwyneth Paltrow et Ashley Judd elle-même font partie intégrante de cette enquête), Weinstein a pu continuer à agir dans l'aveuglement général, allant même souvent jusqu'à créer un sentiment de culpabilité chez ces femmes dont les cris sont restés sans réponse. Comme les héroïnes et ces victimes submergées par les souvenirs de ces agressions, le spectateur ne peut être alors que pris à la gorge par le poids de leurs souffrances ainsi délivrées (ou non, certaines choisissent de continuer à se taire derrière des visages qui ne trompent pas) mais, surtout, par ce silence mutuel qui a suivi et les a poursuivi des années durant.
Et c'est cet effet domino, provoqué par les déclarations de l'une ou de l'autre, que "She Said" va particulièrement bien mettre en lumière, avec les fils que vont démêler les journalistes pour pousser ces douleurs individuelles à s'unir sans le savoir dans un récit qui, on le sait, va provoquer le début de la chute de leur bourreau. Poussé dans ses derniers retranchements par ses pourfendeuses dont il connaît la teneur de l'enquête, Weinstein va d'ailleurs se comporter comme la bête blessée qu'il est, agitant désespérément tous les leviers du système qui l'ont protégé jusqu'alors pour leur faire ressentir son vaste pouvoir de nuisance longtemps réservé à ses seules victimes.
Insinuant un climat de paranoïa de plus en plus palpable à l'amplitude dévastatrice des manipulations de Weinstein sur le long-terme (dont Maria Schrader suggère habilement la violence sans jamais la montrer), "She Said" crée un engrenage prenant, où le malaise toujours plus croissant de la découverte de ces faits durement tus ne peut que nourrir la flamme du combat en mode David contre Goliath mené par les deux journalistes, avec pour finalité le secret espoir d'harponner une bonne fois pour toutes le monstre par leurs mots et ceux de ses propres victimes.
On en connaît évidemment tous la conclusion mais, si aujourd'hui l'affaire Weinstein a été salvatrice pour libérer la parole de bien d'autres femmes et leur accorder le crédit qu'elles méritaient, jusqu'à en banaliser la portée parfois, "She Said" est un film qui nous rappelle les incroyables difficultés du chemin parcouru pour en arriver là.
Le silence a tellement été de mise pendant des décennies qu'une nouvelle voix se donnant la mission d'en retracer les méandres tortueux de l'intérieur ne peut qu'éveiller notre intérêt , surtout si elle est accompagnée de l'intelligence indispensable à cela (et d'un duo irréprochable d'actrices comme Carey Mulligan et Zoe Kazan).
Un Bon film sur un sujet au combien important.
J'ai bien aimé la mise en oeuvre du film, même si je regrette le fait qu'il n'y ai pas plus de détails sur les agissements de ce Pervers Criminel qu'est H.W. SURTOUT l'ABSENCE de citation de TOUS les médias et autres personnalités qui ont par leur Silence laisser ce criminel agir aussi longtemps en toute impunité (justice, studio, médias comme C+ par exemple (qui lui ont ciré les bottes pour ne pas dire Sucer son Chi....e , pour obtenir ses interviews au Oscar et à Cannes Notamment) ; et autres politiciens et organisme financier ).
BREF une Belle Machine Pourrie du Système qui ont favorisé ces agissements et à d'autres jusqu'à l'avènement #Metoo et #Balance Ton Porc.
un Bon film mais qui tombe parfois dans le jeu (des actrices) facilement larmoyant, on veux plus que de la pitié pour les victimes on veux la Justice pour ELLES.
J'ai bien aimé la mise en oeuvre du film, même si je regrette le fait qu'il n'y ai pas plus de détails sur les agissements de ce Pervers Criminel qu'est H.W. SURTOUT l'ABSENCE de citation de TOUS les médias et autres personnalités qui ont par leur Silence laisser ce criminel agir aussi longtemps en toute impunité (justice, studio, médias comme C+ par exemple (qui lui ont ciré les bottes pour ne pas dire Sucer son Chi....e , pour obtenir ses interviews au Oscar et à Cannes Notamment) ; et autres politiciens et organisme financier ).
BREF une Belle Machine Pourrie du Système qui ont favorisé ces agissements et à d'autres jusqu'à l'avènement #Metoo et #Balance Ton Porc.
un Bon film mais qui tombe parfois dans le jeu (des actrices) facilement larmoyant, on veux plus que de la pitié pour les victimes on veux la Justice pour ELLES.
Le film d'enquête journalistique est devenu un genre en lui-même. Et malgré l'importance sociétale de son sujet, She Said n'apporte pas vraiment de nouveautés. La comparaison avec Spotlight est presque inévitable, et force est de constater que c'est 1-0 pour le film de McCarthy. Le principal souci de She Said, c'est qu'à aucun moment Maria Schrader n'arrive à instaurer un enjeu dramatique à l'histoire. Dès le début, on connait la fin. On sait quel est le sort de Weinstein. Le film aurait gagné à s'intéresser plus en profondeur aux victimes, à ce qui les poussent à accepter de parler, aux pressions exercées par l'entourage du magnat. Tout ça n'est que survolé, pour se focaliser sur les pièces du dossier, pas toujours très compréhensibles, rassemblées par les deux journalistes. A force de se montrer très descriptif, parfois presque documentaire, le film en oublie souvent d'en être simplement humain.
Bon film, enquête difficile et très intéressante. Bravo aux acteurs pour leur jeux et surtout aux actrices qui jouent les 2 journalistes.
She Said se prête à un exercice difficile : mettre en scène l'investigation journalistique qui a mené à la récente affaire Weinstein. Le film a un bon rythme (aidé par une musique excellente) qui progressivement fait tourner le rapport de force entre les femmes/journalistes et le système Weinstein.
Si vous voulez savoir comment est sortie l'affaire Weintein qui a changé la place de la femme dans le monde, courrez voir ce film très bien documenté avec un duo d'actrices incroyables. Une pépite !
Trop long beaucoup trop long
Je me suis ennuyée , pas assez d action et de rebondissements dans ce film bof bof
Je me suis ennuyée , pas assez d action et de rebondissements dans ce film bof bof
L'intérêt de ce film, au delà du scandale Winstein, est de montrer avec précision et moultes détails comment un article journaliste "sérieux" se construit. L'évidente vérité a besoin d'être étayée de preuves, bordée par de multiples avocats et commentée par la partie adverse.
Un travail entété, minutieux et
Un travail entété, minutieux et
Ode au New york times. Sans aucun recul. Mentionne à peine l'enquête de r farrow du New yorker. Manque toute la subtilité de Spotlight. C'est long mièvre convenu. Dommage de ne pas avoir fait comme spotlight pour creuser le scandale dans le scandale.
Excellent film à la fois percutant et émouvant . Une superbe distribution avec la trop rare Carrey Mulligan...Les critiques professionnels ont la dent dure avec le film qui personnellement m'a fait pleurer mais comme ce sont pratiquement tous des hommes pas très étonnant ! Mais si on connaît la fin de l'histoire, l'enquête reconstituée des journalistes est passionnante.
Un film qui montre ouvertement le niveau que peut atteindre le harcèlement et le viol chez les hommes puissants. le film est mené de manière réaliste et avec force grâce aux témoignages qui accusent Weinstein. les actrices sont au service de la cause et contribuent à donner encore plus d' importance à la gravité de cette affaire.
J'ai déjà lu l'enquête sur Harvey Weinstein des deux journalistes américaines Jodi Kantor et Megan Twohey, parue en 2017 dans le New York Times. J'ai aussi lu leur livre She Said tiré de cette enquête et publié en 2020 en France.
Je suis heureuse que la réalisatrice Maria Schrader l'ait adapté au cinéma. She Said est un beau film d'investigation. Je suis moi-même journaliste. J'enquête aussi sur les violences sexuelles pour la presse écrite française.
Ce film m'a intéressée à double titre : en tant que journaliste et en tant que victime de violences sexuelles. Il a remué des souvenirs douloureux dans ma tête. Pendant le visionnage, je me sentais stressée. En même temps, j'étais fière du travail des deux journalistes et du courage des victimes.
J'encourage tout le monde à regarder She Said, pour comprendre le pouvoir de Weinstein et la solitude des femmes victimes. Ce film restera dans ma mémoire un bon moment.
Je suis heureuse que la réalisatrice Maria Schrader l'ait adapté au cinéma. She Said est un beau film d'investigation. Je suis moi-même journaliste. J'enquête aussi sur les violences sexuelles pour la presse écrite française.
Ce film m'a intéressée à double titre : en tant que journaliste et en tant que victime de violences sexuelles. Il a remué des souvenirs douloureux dans ma tête. Pendant le visionnage, je me sentais stressée. En même temps, j'étais fière du travail des deux journalistes et du courage des victimes.
J'encourage tout le monde à regarder She Said, pour comprendre le pouvoir de Weinstein et la solitude des femmes victimes. Ce film restera dans ma mémoire un bon moment.
Il faut absolument aller le voir!!
Bouleversant, la roue tourne et cela n’est pas près de s’arrêter. En soutient à toutes les femmes victimes et pour que le honte change de camp! Que justice soit faite et que cette histoire serve d’exemple et ne tombe jamais dans l’oubli. Ensemble nous sommes redoutables.
Bouleversant, la roue tourne et cela n’est pas près de s’arrêter. En soutient à toutes les femmes victimes et pour que le honte change de camp! Que justice soit faite et que cette histoire serve d’exemple et ne tombe jamais dans l’oubli. Ensemble nous sommes redoutables.
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