Ce film est bouleversant. Le sujet traité ici est extrêmement difficile. Je trouve que c'est plutôt bien mis en scène. Ce film invite à la réflexion. J'avais déjà eu l'occasion de voir la talentueuse Emmanuelle Bercot dans "Mon roi" où elle était déjà très émouvante. Je trouve aussi que Vincent Macaigne et Laetitia Colombani jouent très bien ici. Film très réaliste qui montre que quand on est face à la détresse psychologique on est démunis, des solutions existent heureusement...Très bon film touchant et juste.
Pas spécialement familier avec le cinéma de Cédric Kahn, j'oscille entre la surprise et un relatif désintérêt. L'histoire est un peu trop axée sur le personnage d'Emmanuelle Bercot (excellente au demeurant), ce faisant on ne s'intéresse pas aux autres qui semblent n'être là que pour faire tapisserie la plupart du temps, à commencer par Catherine Deneuve. En un sens, une dimension plus "chorale" manque à ce film et lui aurait apporté un semblant d'équilibre, quand bien même l'illustration de la bipolarité est impeccablement rendue.
A l’occasion de son anniversaire, Andréa (Catherine Deneuve) retrouve ses enfants : Vincent (Cédric Kahn, le père de famille qui a réussi professionnellement), Romain (Vincent Macaigne, “l’artiste” / cinéaste) et Claire (Emmanuelle Bercot, mentalement perturbée), qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs années. Cette dernière trouble la fête en remettant sur le tapis une vieille histoire d’héritage. Les dialogues permettent de créer du rythme, il y a des règlements de comptes, c’est assez intéressant. Pourtant, rapidement, le personnage d’Emmanuelle Bercot fatigue par ses excès non mesurés et ses réactions exagérées qui ne sont peut-être pas très crédibles. On se rend compte à la fin qu’on n’a été que spectateur, on n’a pas eu l’impression de faire partie de la fête, on a juste regardé des gens se disputer et on se demande si tout ça avait vraiment un sens.
Catherine Deneuve est de retour dans le Sud-Ouest. Cette fois-ci sans André Téchiné. Pour son premier film sous la direction de Cédric Kahn, elle incarne Andrea, une grand-mère émue à l’idée de réunir ses deux fils et ses petits-enfants dans sa belle propriété du Lot-et-Garonne à l’occasion de son 70eme anniversaire. La fête va être immanquablement perturbée par le retour inattendu de Claire, sa fille ainée issue d’un premier amour, partie vivre trois ans auparavant en Californie après avoir abandonné les siens inconsciemment. De Cédric Kahn on se souvient surtout de « Roberto Succo », sorti en 2001, qui retraçait magnifiquement l’épopée tragique, dans la France des années 1980, d’un psychopathe italien au regard bleu acier. « Fête de famille » aborde un registre complètement différent. A l’instar de ce qu’avaient fait Thomas Vinterberg dans « Festen », Olivier Assayas dans « L’heure d’été » ou plus récemment Xavier Dolan à travers « Juste la fin du monde », Cédric Kahn y brosse intelligemment le portrait de cette famille dont les retrouvailles pour cette occasion particulière vont s’avérer orageuses. Il nous fait pénétrer peu à peu dans son intimité au point de nous la rendre attachante : de Romain, le benjamin, artiste raté, instable et insouciant à son frère Vincent, qui est tout son contraire, entrepreneur cartésien et monotone, jalousé pour sa réussite professionnelle, en passant par Claire, l’aînée, incontrôlable et paranoïaque et sa fille Emma, froide et revancharde vis-à-vis de sa mère, tendre et chaleureuse envers sa grand-mère. La réunion de ces personnages que tout oppose malgré leurs liens de sang crée les conditions idéales d’une tornade familiale qu’Andrea, tantôt d’un calme olympien, tantôt impulsive, essaie d’apaiser à sa manière. Unité de temps (une seule journée), unité de lieu (la maison familiale pour l’essentiel et quelques scènes tournées aux alentours), mais pas d’unité de ton : le film alterne les scènes humoristiques, les moments d’intensité dramatique et les instants de tendresse. Les scènes mettant en avant les petits enfants apportent, quant à elles, un calme et une sérénité bienvenus au milieu de cette tempête familiale. Malgré quelques scènes stéréotypées (quand Romain consomme de la vodka et du cannabis au volant de la voiture de son frère, on se doute qu’il va créer un accident, quand Claire au moment du diner demande pardon à sa fille Emma de l’avoir abandonnée, on sait d’avance que celle-ci se montrera cruelle), Cédric Kahn rend cette fête d’anniversaire très réaliste. Il n’utilise aucun effet secondaire (ni voix off ni flash-backs) et construit son film uniquement sur les dialogues à tel point que le spectateur se sent progressivement devenir un membre supplémentaire de cette famille, à laquelle il souhaite de pouvoir terminer cette fête de façon harmonieuse. La pièce montée concoctée par surprise à la fin du diner par ses petits-enfants à leur grand-mère nous permet d’espérer cette harmonie finale, elle est malheureusement ternie par une dernière scène de flash-back qui contraste avec le reste du film et n’apporte rien. Le réalisme qui caractérise le film repose également sur la qualité de l’interprétation des différents acteurs, mention spéciale à Emmanuelle Bercot qui campe admirablement le personnage complexe de Claire, femme que le manque de repères, d’affection, d’écoute et de ressources rendent peu à peu folle. Cédric Kahn et Vincent Macaigne sont très à l’aise dans leurs rôles de frères aux caractère et trajectoire si différents. Quant à Catherine Deneuve qui a souvent eu des rôles d’empêcheuses de tourner en rond (« La sirène du Mississipi », « Le Sauvage », « L’Africain »…) tout au long de sa riche carrière, c’est désormais à son tour de devenir la victime d’une trouble-fête. La roue tourne avec le temps.
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2,0
Publiée le 21 octobre 2020
Si vous lisez entre les lignes sur jouées et criardes c'est une histoire intéressante sur la culpabilité, la manipulation et la construction de la famille qui apparaît. Vous pouvez vous lasser de l'image pendant que vous la voyez mais vous avez ensuite quelque chose à penser et à discuter. Jetez un coup d'œil au thème du genre de quel côté les femmes et les hommes sont. C'est intéressant de voir comment des personnages si différents voient quels que soient les autres les mêmes choses en raison de leur sexe. Mais Fête de famille reste un film décevant...
Film d'une nullité absolue, si je pouvais mettre moins je mettrai dans le négatif... Le vide absolu. Le seul point positif ne leur revient pas : ils ont su choisir de belles musiques/chansons. Acteurs : 0 Cadrage : 0 Dialogues : 0 Scénario : 0 ... Je ne continue pas la liste. Catherine Deneuve est tjs aussi mauvaise je ne comprends pas sa carrière et pourtant je n'ai aucune haine contre elle mais appart peau d'âne elle n'aura jamais fait un film correct.
Une très bonne comédie familiale, dramatique comme toutes les histoires de famille. Ça commence comme un gentil film bourgeois classique, un peu Claude Sautet ou Lelouch, puis ça dérape dans le névrotique, le cruel, mais aussi vers la tendresse et la mélancolie. Si le rythme est aussi trépidant que certains des personnages, il scande parfaitement des dialogues dévastateurs mais crédibles. Si la cascade des conflits et des vacheries est bien déjantée, chacun est un moment de vérité vu dans bien des vraies familles. C’est savoureux, très drôle même quand c’est cruel, et très bien joué par tous. Un film qui mérite bien mieux que les critiques tiédasses que l’on peut lire dans la presse.
Une réunion de famille autour d'une mère et ses 3 grands enfants adultes et parents. La comédie dramatique à la française, pas vraiment d'histoire, c'est plus une chronique et pas vraiment de fond. Les acteurs font leurs numéros, Cédric Khan s'est donné le seul rôle normal, les autres sont soit cinglés, ratés ou mauviettes ou dans le dénis. Un film qui n'apporte rien...
En 2019, Cédric Kahn réalise une comédie sur le thème des retrouvailles familiales qui se transforment en règlement de compte. Même si le sujet n’a rien d’original, la prestation honorable des acteurs, en particulier la jeune Luàna Bajrami (déjà vue dans « Portrait de la jeune fille en feu ») permet d’apprécier cette œuvre convenue. Bref, si l’humour est globalement présent, c’est la description des relations tendues au sein de cette famille qui peine à nous emporter.
Un huit-clos à la campagne poignant qui explore avec subtilité les non-dits et les rancœurs enfouies au sein d’une famille, porté par une interprétation impeccable, avec notamment la performance intense d’Emmanuelle Bercot. 3,75