Tout ce qu'il me reste de la révolution
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LiliLalala
LiliLalala

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2019
Un beau moment de mise en perspective des relations entre des générations, de l'engagement, de la sororité, du quotidien, du travail. Un film de femme, un film de femmes, mais pas seulement.
Reprenant la troupe de théâtre qui a créé "Tout ce qu'il me reste de la révolution, c'est Simon", mais pas la pièce elle-même, ce film a une douceur triste, mais avec de l'humour et surtout beaucoup de base pour la réflexion.
Où en sont ceux qui ont vécu 1968, qui ont milité, avant, après ? Qu'ont-ils légué à leurs enfants ? Comment vivent-ils leurs contradictions à ce sujet ? Que sont devenus leurs enfants ? Mimétisme pour certains, totalement intégrés dans le fonctionnement famille/travail qui prévaut ?
Comment essaient-ils, tous, de vivre, au quotidien, ces contradictions, et de vivre, tout simplement ?
C'est un film multifaces qui nous est présenté, et c'est bien. Les gens, la vie, ne sont pas blancs ou noirs, ne sont pas famille ou pas - ascendante ou descendante - ils essaient de passer à travers la vie du mieux possible et dès qu'on réfléchit à ce qu'on veut en faire au plus près de ses convictions, ça peut devenir très compliqué.
C'est tout ça le film, avec des personnages pleins de charmes, de particularités, prises et comprises dans le groupe, le groupe, le collectif qui est, en fin de compte, au centre du film. Ce groupe dont Judith Davis (qui réalise, fait le scénario et les dialogues, joue le premier rôle) se demande comment il peut être compatible avec l'individuel.
Et ce film est rassurant car on n'est pas seul à se poser la question, chacun-e y arrive avec ce qu'il peut, comme il peut.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2019
Angèle a eu des parents communistes, et l’héritage semble dur à porter pour vivre au quotidien la violence générée par ce monde néolibéral autoritaire. Elle ne veut pas faire de petits arrangements comme sa sœur avec les valeurs de ce monde ; elle croie aux valeurs de gauches dévoyées par ceux qui s’en revendiquent. Chiante comme une gosse bougonne qui nous saoule avec ses sempiternelles « Pourquoi ? » ; elle incarne en fait tous les renoncements de tout un chacun qui en s’adaptant au mieux au système pour en tirer le plus grand profit personnel refuse de voir plus grand, plus ambitieux, plus collectif… plus utopique. Voilà un film qui surfe sur la vague très actuelle que les néolibéraux font passer pour des chimères ; les utopies réalistes. Ecrit et tourné à l’automne 2017 ; ce film est un écho aux mouvements sociaux actuels. Une comédie enlevée terriblement d’actualité et surtout terriblement politique qui en rappelle d’autres : « 8 fois debout » ; « Le nom des gens » ; « Discount » ;… Avec ses maladresses de premier film ; Judith Davis, qui joue aussi Angèle, nous embarque dans 1h30 tout feu tout flamme parsemé de séquences déjà d’anthologie et de quelques répliques chocs sur la démocratie et autres valeurs dévoyées par nos dirigeants. A voir absolument et surtout à préférer aux comédies françaises bien lourdaudes qui elles trustent les premières places du box-office.
tout-un-cinema.blogspot.com
Barbara C.
Barbara C.

21 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2019
Un très beau témoignage comme on en voit trop peu dans les films aujourd'hui. L'angoisse face à la déchéance du monde et l'inaction du système politique mondial... C'est tellement dans l'ère du temps, malheureusement... Mais pour une fois, il n'est pas question de catastrophe flirtant avec la science-fiction, mais d'une chronique du mal-être d'une jeune femme qui rend compte avec justesse del'état actuel de la jeunesse (on peut le voir dasn l'actualité "chaude" avec les grèves des étudiants ou encore les marches pour le climat, et l'affaire du siècle).
Le monde va mal. Mais c'est avec une certaine dose d'humour et d'ironie que Judith Davis rend compte d'un mal de notre siècle.... Car, véritablement, que faire lorsqu'on est une personne lambda devant les jeux de pouvoirs des gouvernements et des multinationales ? Faire des films. Et militer.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2019
Pour son premier film en tant que réalisatrice, Judith Davis nous emporte dans un tourbillon plein d'énergie sur les grandes questions sociétales que l'on peut choisir de se poser - c'est un des propos qu'elle assène au spectateur - plutôt que de chercher à coller à tout prix au peloton du libéralisme et de l'abandon de son libre-arbitre. Issue du TgStan - il y a plus mauvaise école - la réalisatrice reste très (trop ?) théâtrale parfois et se place également au premier plan comme personnage principal, un poil caricatural certes, mais joué avec un entrain et une sensibilité remarquables. Mêlant humour et harangue politique, le propos ne craint pas de s'aventurer sur les grandes questions familiales, la fidélité aux idéaux de jeunesse et aborde avec finesse le thème de la quête de l'amour. Finale en "grand bain" qui, si j'ai bien compris, n'est pas la noyade des idéaux mais le début d'une grande histoire. Bonne bande originale.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 mars 2019
Un sujet important, des solutions, pas assez de folie, de la politique en poudre de perlimpim, mais des acteurs formidables et de belles images.
Paul Roux
Paul Roux

13 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2019
Quelle belle surprise que ce « Tout ce qu'il me reste de la révolution » ! Elle prouve au moins deux choses. Primo, il n’est pas indispensable de disposer de grands moyens pour produire un grand film : un bon scénario et de bons comédiens suffisent. Surtout, un bon scénario. Secundo, on peut aborder les sujets les plus graves avec grâce et légèreté, comme nous le prouve la scénariste Judith Davis, qui est aussi réalisatrice et comédienne principale (quel talent !).

La thématique du film est riche. Il y est question, entre autres, des luttes idéalistes des années 60-70, du difficile militantisme d’aujourd’hui, de parentalité, d’amour et d’amitié. Mais un thème ressort encore davantage : le monde du travail, vu comme précaire ou comme aliénant. « Je me suis beaucoup intéressée à la question du travail, dit d’ailleurs la cinéaste. Le management, l’obsession de la rentabilité et le modèle de l’entreprise sont en train de contaminer toutes les sphères de l’activité humaine, même les lieux de culture ou l’hôpital… Le travail est malade et tout le monde en souffre, comme tous mes personnages. »

Mais on ne se prend pas pour autant la tête. On rit beaucoup, surtout au début. Puis à la fin, on est ému aux larmes. « Tout ce qu'il me reste de la révolution » est une comédie politique pleine d'humour et d'amour. Un petit bijou, qui fait du bien !
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2019
« Tout ce qu’il me reste de la révolution » de Judith Davis (dont c’est loin d’être le premier long métrage) mérite absolument d’être vu !
Un couple engagé mais déçu par mai 68, l’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981, les conséquences de la chute du mur de Berlin en 1991 et les privatisons faites par Lionel Jospin … vit finalement séparé : le père reste à Paris en bon « bobo » prêtant main à toutes les associations nationales ou locales à visée humanitaire, et la mère qui vit une autre vie en Ardèche. Ce couple à 2 filles : Noutka (prénom emprunté aux indiens) qui n’a pas suivi la voie de ses parents et s’est marié à un commercial qui sous l’emprise de l’alcool ira même jusqu’à dire « Je ne suis pas un nazi, je gère du cash, de plus en plus de cash » et Angèle interprétée par la scénariste- réalisatrice qui s’est fâchée avec sa mère qui a « retourné sa veste » mais n’arrive pas à mettre en pratique les opinions qui ont bercées ses parents et est sans cesse en révolte. Révolte (« Je veux inventer des choses pour changer le monde ») dont la rencontre fortuite avec un instituteur atypique (Malik Zidi), adepte du « principe de réalité », va venir malgré nombre de réticences entamer les convictions !
Le film est parfaitement mené et bien rythmé avec une bande son de qualité (scène sur la danse des sauvages de Rameau) et bon nombre de passages fort drôles comme les scènes du « collectif ».
Un film qui sort de l’ordinaire et montre la difficulté d’avoir des opinions dans le monde tel qu’il est devenu !
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2019
Il y a un peu de tout dans ce film : le passé et le présent, l'utopie et le désenchantement, le collectif et l'individuel, le système et l'anti-système, l'engagement et le renoncement, tout ce qui fait finalement notre monde, tout ce qui crée en nous des interrogations. Le sujet est traité avec humour mais aussi avec beaucoup de poésie. L'intelligence de Judith Davis est de ne pas avoir pris parti et d'ironiser sur notre monde comme sur ceux qui ironisent sur notre monde. C'est fin, c'est tendre et les jeunes acteurs sont remarquables.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 février 2019
J'attendais beaucoup de film. Il se déroule à Paris et Montreuil, ces villes étant cosmopolites, je m'attendais à voir à travers celles-ci l'universalisme du communisme, l'amitié entre les peuples....etc... Mais, pas un seul homme noir, même à Montreuil qui est pourtant une ville très colorée.
Je pensais voir l'évolution des communistes, de grands discours d'anthologie, mais j'ai l'impression d'avoir vu une succession de discours grotesques d'ados prépubères.
Il y a quelques bonnes idées, comme la stérilité de certaines réunions, qui ne font pas avancer grand chose, mais ça reste trop caricatural. Et je ne sens pas non plus la précarité des personnes qui ont perdu leur emploi (contrairement à l'affiche du film).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2019
Sacré film ;) J’ai aimé le côté philosophique du film qui donne à réfléchir ainsi que le côté romantique...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2019
Un vrai bijou. Ce film est à l’image de l’adolescence : engagé, intense plein d’espoir face aux désillusions, avant de se poser pour faire face aux blessures intimes et aller enfin de l’avant...
Corianne B
Corianne B

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2019
Un petit bijou d’humour et d’intelligence, à voir d’urgence avant qu’il ne disparaisse des écrans. Un superbravo à la réalisatrice qui porte aussi le rôle principal.
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2019
Encore un film avec une bande annonce attirante et un bon sujet de depart mais tres vite on se lasse du caractere et des agissements exageres du personnage principale. Et le cote retrouvaille mere-fille dans la deuxieme partie n'apporte rien au film sauf peut etre pour certaines femmes et donc au final pas grand interet dans cette histoire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 février 2019
Excellent film en résonance avec l'actualité.
Film drôle, émouvant et engagé.
Les actrices et acteurs jouent juste.
Les paysages magnifiques ardéchois apportent une beauté supplémentaire.
Film à voir et mention spéciale à la réalisatrice et actrice judith Davis pour son premier film comme réalisatrice.
Vivement le second !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2019
Un film remarquable d'intelligence, d'acuité, de tendresse et d'humour. Comment, aujourd'hui, parler des utopies, mettre le doigt où ça fait mal... "Tout ce qui me reste de la révolution" propose des pistes de réponses. Les comédiens, toutes et tous formidables (à l'égal de la bande-son, nous embarquent dans un road-movie - de la banlieue parisienne à l'Ardèche, de la colère à la nostalgie, de l'espoir à la folie douce. Un voyage doux amer qui fait un bien fou.
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