It Must Be Heaven
Note moyenne
3,3
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110 critiques spectateurs

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lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 décembre 2019
Quelle frustration. Les premières minutes du film sont excellentes par les comédiens , la mise en scène , la musique et ce personnage entre woody allen et jacques tati qui emporte d’emblée la sympathie. Mais très vite , les scènes s’enchaînent sans grande cohérence au point de devenir ennuyeux et de se demander au final ce que le réalisateur a voulu faire ou dire.
Anna B
Anna B

11 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 décembre 2019
pretantieus et loooooong, pas int'eresaant et stereotypee. Manque des rythmes et dynamique. Pert de temps.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2019
C’est pour quand la paix, en Palestine ? « C’est pas encore le Paradis! »

Pour Elia Suleiman, c’est encore et toujours le noeud de l’affaire…
Dans un univers insolite et poétique, drôle, Elia Suleiman garde son sérieux et nous transporte de Nazareth, vers Paris, puis à New-York.
À Nazareth, le voisin se croit tout permis !
À Paris, les chars sont dans la rue !
À New-york, une femme »sans arme » est bâillonnée et celles qui en ont courent librement les rues….
Le monde est fou !
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 décembre 2019
On aime passionnément les films intelligents. Pas nécessairement les plus spectaculaires. Au contraire, ce sont souvent les plus introvertis, les moins tournés vers le désir de plaire à tout prix, mais soucieux en tout cas de traiter de choses essentielles. De ce point de vue, on est gâtés avec les films d'Elia Suleiman. Certes, ce n'est pas là un réalisateur prolifique, mais ses films ont la saveur des denrées rares. Dans le dernier opus du maître palestinien, il est question de voyage. Elia - qui joue son propre rôle - est en quête de financements pour un de ses projets cinématographiques. Qu'à cela ne tienne : il tentera sa chance en allant d'abord à Paris, puis à New York. Parti de Nazareth, il y reviendra à la toute fin du film et la boucle sera bouclée. Entre-temps, il n'aura cessé d'observer le monde qu'il découvre et qui lui procure un étonnement permanent. Ainsi se succèdent une multitude de saynètes qui ont tantôt le sel de gags burlesques, tantôt celui d'instantanés d'une drôlerie irrésistible et qui correspondent assez bien à l'esprit d'un Sempé ou d'un Chaval. Car Elia Suleiman privilégie l'humour dans son approche du monde. Un humour pince-sans-rire où se lisent des influences évidentes dont celle de Buster Keaton - l'homme au chapeau canotier qu'Elia adopte sous la forme du panama irrésistiblement vissé sur sa tête - ou de Tati dont il conserve l'aspect déphasé et en même temps profondément poétique. Cela dit, Elia Suleiman est tout sauf un amuseur professionnel. Viscéralement attaché à la réalité géographique, historique et humaine que représente la Palestine, il demeure un porte-parole de cette terre à laquelle il dédie son film. Et le voyage d'Elia - qui a quelque chose de voltairien ou de swiftien - est prétexte à une critique socio-politique dans laquelle le monde est perçu dans sa violence permanente (mais attention ! aucune image n'a de quoi choquer, bien au contraire la douceur - du moins apparente - est de rigueur...), dans cette espèce de paranoïa qui livre les sites "incontournables" de la planète touristique à des policiers et des militaires toujours sur le qui-vive. Certaines scènes parisiennes ou new-yorkaises sont de ce point de vue hilarantes et ne sont pas sans rappeler les meilleurs gags de l'âge d'or du cinéma burlesque. Ajoutons pour renforcer le parallélisme le fait qu'Elia demeure imperturbablement muet du début à la fin du film, sauf lorsqu'un chauffeur de taxi new-yorkais lui demande d'où il vient et qu'il répond : "De Nazareth". Non, décidément Elia n'est pas près d'oublier qu'il est avant tout un cinéaste palestinien et qu'il défend malgré son humour à froid les revendications d'un peuple humilié.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2019
Étrange, ce film ! Il n’a pas vraiment de scénario, il ne raconte rien, il ne s’y passe pas grand-chose. Et pourtant, le spectateur est d’emblée accroché et intéressé, immergé dans un drôle d’environnement. Le spectateur aura le même regard que le réalisateur qui se met en scène lui-même. Un regard interrogatif, interloqué, incisif, moqueur peut-être et surtout silencieux. De la matière simple pour réfléchir à ce qu’on voit tous les jours mais qu’on n’interprète pas. C’est même par moment gentiment caustique malgré cet air naïf de ne pas y toucher. Mais attention, c’est du film d’auteur à la diffusion confidentielle. C’est une récompense pour cinéphile averti (ou en devenir) qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus de la ritournelle cinématographique. C’est ça qui a dû plaire à Cannes. D’habitude, j’aime bien moquer les choix du Festival mais là, oui, oui, oui… étrange ! Pour public averti quand même, acceptant de se prêter au jeu.
Perks of being Jo
Perks of being Jo

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2019
Mon premier film d'Elia Suleiman, et malheureusement je suis bien obligé de dire que je ne suis pas tant sensible à ce qu'il en fait ici. Même s'il faut reconnaître que le propos choisi est plutôt sympathique et que le tout est mis en scène de manière amusante, le film reste tout de même très redondant et finalement long pour ce qu'il nous montre pendant 1h40.
Cette oeuvre aura aussi le mérite de nous montrer les rues de Paris déserte, ce qui arrive quand même très rarement, et ce qui donne également de jolis visuels. Mais un sujet honorable et de belles images ne suffisent malheureusement pas à me captiver et à me donner l'envie de découvrir le reste de sa filmographie, en tout cas dans l'immédiat.
Amal Attoui
Amal Attoui

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2019
Film intelligent. A l'image du style Elias Souleiman. Peu de dialogues, des images chocs symboliques, des métaphores et au bout une lueur d'espoir. J'ai beaucoup aimé
Agl-Paris
Agl-Paris

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
Complètement loufoque. Faut se laisser surprendre et se laisser portrait en admirant Paris et New-York
François G
François G

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
Une œuvre très originale, un film excellemment réalisé, une œuvre emprunte de poésie et de surréalisme qui fait penser à un monsieur Hulot moderne regardant le monde avec recul et tendresse pour nous.
janus72
janus72

52 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
A mon avis un cran en dessous du "Temps Qu'Il Reste" mais toujours aussi poétique - décalé - caustique - déconcertant.
Hidalgo & Trump rhabillés pour l'hiver !
pauletvirginie
pauletvirginie

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 décembre 2019
Je l'ai vu cet aprèm, mais je n'arrive déjà plus à me souvenir de ce qu'il s'y passe. Peut-être parce qu'il ne s'y passe rien.. Rien de chez rien. spoiler: Non, c'est une blague, il n'y a rien à spoiler !
spoiler:
ysabels1
ysabels1

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2019
Heureux comme un palestinien en ??? ou comment être un parfait étranger . Si vous voulez rire en douceur, apprécier la finesse du regard de l'autre sur nos tics et tocs : la mode, l'ordre, l'organisation, etc. il nous les sert les clichés et il nous les renvoie aussi nos clichés sur le palestinien Elia Suleiman ce petit bonhomme constamment étonné mais jamais dupe , passe muraille, saute frontières. Et quelle tendresse pour son pays : le voisin voleur de citrons, le vieux chasseur de perdrix un peu délirant , la promiscuité qui oblige à se supporter, à se considérer et à s'aider. et puis un final sur une jeunesse aussi incontrôlable dans son énergie que l'eau ou le feu. Un délicieux moment et une balade sur la planète loin du bruit et de la fureur, au milieu de ce qui reste d'humanité. L'humour ça soigne et l'oiseau reste insaisissable !
Ric Mansion
Ric Mansion

18 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2019
De Nazareth à Paris et New York E Souleiman nous entraîne dans une déambulation poétique sans paroles mais pas sans intérêt pour focaliser notre attention sur le grotesque, l'absurde de nos comportements à travers des tableaux successifs ou avec un minimum de moyens il parvient à créer des effets exceptionnels sur l’absurdité de notre monde .
La lutte pour une chaise au Parc du Luxembourg entre les promeneurs par exemple résume bien l’égoïsme de nos mondes contemporains . On sent aussi beaucoup d 'indulgences mêlée de curiosité , de souci de compréhension de la part du réalisateur pour ces attitudes étranges .
A aucun moment la haine est présente.
C 'est aussi une fable mélancolique qui par petites touches témoigne de la dureté de la vie pour les personnes dites ' vulnérables' . Finalement , on se sent un peu tous, comme le réalisateur palestinien .
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2019
Comme dans ses précédents films ("Intervention divine", "Le Temps qui reste"), Elia Suleiman se met en scène, spectateur silencieux et pince-sans-rire des dérives absurdes de notre monde. On le suit cette fois-ci en train d'écrire son prochain film et d'essayer d'en boucler le financement sur trois continents : d'abord à Nazareth, ensuite à Paris, enfin à New York.

On peut bien sûr, aimer la poésie d'Elia Suleiman, la façon à la fois tendre et mordante qu'il a de croquer le monde qui nous entoure, par exemple dans sa peinture de la capitale française, vidée de ses habitants et de ses touristes par la paranoïa sécuritaire qui la gagne. On peut saluer l'élégance avec laquelle il mène sa charge pour la reconnaissance de la Palestine, où ses pas le ramènent à la fin du film, tel Ulysse à la fin d'un long voyage. On peut s'attacher au pas de ce héros silencieux, qui rappelle immanquablement les stars tristes du cinéma muet, et on partage sa colère rentrée contre toutes les absurdités du monde : la désinvolture de ce voisin envahissant qui vient sans autorisation cueillir des citrons dans le jardin de la maison familiale de Nazareth (métaphore à peine voilée de l'occupation israélienne), l'attitude de ce producteur français (interprété par Vincent Maraval himself) qui rejette le projet du réalisateur au motif qu'il n'est pas "assez palestinien", le cauchemar d'une société américaine surarmée où les clients d'une supérette feraient leurs course l'arme au poing….

Mais on peut aussi trouver le procédé un peu répétitif d'enchaîner les saynètes - dont les plus réussies ont déjà été diffusées en boucle avec la bande annonce - sur le même format. Aucune ne fait franchement rire - sauf à trouver drôles une bénévole du Samu qui porte assistance à un SDF parisien en lui servant un plateau repas avec les mêmes tics qu'une hôtesse de l'air. Certaines sont franchement ratées - Vincent Maraval est certainement un producteur inspiré mais c'est un acteur calamiteux - et tourne vite au cliché - fallait-il organiser un (long) défilé de mannequins rue Montorgeuil pour encenser la beauté des Parisiennes ?

S'il faut reconnaître à Elia Suleiman le talent d'avoir inventé son personnage, burlesque et poétique, le procédé a ses limites. Avec "It must be heaven", elles ont été atteintes.
SweetHome75
SweetHome75

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2019
Ce film nous offre de poser un regard sur notre environnement et sur ce qu'il devient avec beaucoup de finesse, de subtilité, d'humour et de poésie. C'est profond comme une œuvre d'art et c'est précieux. Mais aussi esthétique que soit le film, ce qu'il nous montre n'en est pas moins inquiétant.
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