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mazou31
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4,0
Publiée le 10 août 2019
En hommage à Jean-Pierre Mocky j’ai revu « La grande lessive (!) » cinquante ans plus tard. La télévision était déjà ringarde et « bouffeuse de temps de cerveau disponible ». Alors évidemment Mocky se devait de faire un carton sur cette société déjà abrutie par le mal ! Ça tape dur, ça délire, ça court dans tous les sens… et c’est encore drôle malgré le vieilllissement certain. C’est brouillon comme tous ses films, filmé au pas de charge et soutenu par une bande de célébrités de l’époque. De Bourvil, professeur illuminé, à Francis Blanche, obsédé sexuel, en passant par les représentants de la police que Castaner ne renierait pas, tous se donnent à fond dans des gags plus que loufoques.On se régale encore de l’ironie mordante et de la verve de toute cette équipe.
Une grosse farce très lourde uniquement destinée aux fans de Mocky. Passé la première demi-heure intéressante où le tonitruant réalisateur part en croisade contre les effets de la télévision sur les écoliers et leurs parents (une prémonition des ravages exercés par les écrans d'aujourd'hui), le film s'enfonce dans une pochade très lourde et sans nuance comme dans le médiocre «Un drôle de paroissien». Les policiers sont toujours aussi bêtes. Bourvil semble les craindre, mais nous pas du tout, on sait que les héros ne seront pas arrêtés par des policiers aussi stupides. C'est donc un jeu du chat et de la souris qui s'éternise dans une série interminables de gags éculés et absolument pas drôles. Le générique de fin est une libération. On pourra toujours dire si on est gentil que Mocky a senti les événements de Mai 68 (qui se déroulèrent pendant le tournage). Sinon, on dira tout simplement que le film est nul.
Ce film présente un vision très particulière de l'époque de mai 68, du refus de la société de la consommation, du doute quant à l'arrivée massive de l'audiovisuel et des pouvoirs de la télévision. C'est vraiment bien vu. En ce qui concerne la forme, le scénario est intéressant et le casting impressionnant avec un Bourvil à contre-emploi.
Un film de 1968 qui a bien vieilli, il est intéressant pour le rendu de l'époque avec Bourvil, Blanche, Poiret et quelques autres. Une comédie sur le ton de Mocky, Bourvil représente le langage et l'attitude courtoise avec un esprit bon enfant mais le film est bourré de vulgarités en tout genre. C'est une sauce goguenarde avec des plaisanteries à tout va et on constate comme dans d'autres films de ces années 1968/70 que la condition féminine est bien malmenée comme si le machisme était la norme tout en affichant de nouvelles formes de libertés et d'expression quasi inconnues quelques années auparavant. Le déroulé du film est peu crédible ce qui est de second ordre car l'on est sur du burlesque pourtant le thème principal l'hypnotisme provoqué par l'écran électronique reste fort d'actualité pour cela il reste pas mal dans l'intention même si la fin est un happy end assez grotesque.
Un Mocky avec Bourvil ça ne se refuse pas pourtant on ne peut pas dire que La Grande Lessive soit d'une grande réussite malgré un ton cocasse bien présent et un brin provocateur (surtout à l'époque) ; on se laisse prendre au début mais on ne peut pas dire que cette comédie soit très dynamique de plus les situations comiques sont inégales heureusement que les acteurs assurent. Sinon le sujet est encore d'actualité soit de dénoncer la télévision qui détourne les jeunes mais on pourrait par exemple critiquer les réseaux sociaux ou leurs portables qui détournent leur attention.
Mocky s’intéresse au fait de société l'entrée de la télévision dans les foyers français en était un,c'est le sujet de son film. Un instituteur va partir en croisade contre cette machine qui accapare l'attention de ses élèves. Le fond n'est pas toujours bien traité mais ça reste amusant et caustique.
Un film visionnaire, et c'est bien là sa seule qualité, car pour le reste on s'ennuie ferme. Bourvil et Blanche ne se ménagent pas pourtant, brassant de l'air sans arrêt, mais en vain. Les dialogues manquent cruellement d'intérêt. L'intrigue tourne à vide et frise à maintes reprises le ridicule. Les gags sont tellement pitoyables qu'ils en sont parfois touchants. Bref, un film qui a très mal vieilli.
Ce film met en avant l'intelligence et le beau langage transposés à travers le caractère d'Armand St-Just ( Bourvil) , professeur de lettres . D'ailleurs, St-Just ,s'apercevant que ses élèves dorment en classe , décide de partir en guerre contre toutes les TV dont il pense que c'est le principal responsable du manque d'attention de ses élèves. Ainsi, avec l'aide de ses acolytes Benjamin ( un prof de sport ) et docteur Loupiac ( un chimiste-inventeur),ils décident de passer à l'action en mettant au point une potion qui va brouiller les ondes hertziennes. Mais face à cette menace, une brigade télévisuelle ( l' O.T.V.F) décide de trouver et de contrer les agissements de ce " vrai gang ". La confrontation commence.
Assurément, "La grande lessive (!)" est un des meilleurs films de Jean-Pierre Mocky . Comme d'habitude chez Mocky , chaque film délivre un message . Ici, c'est le pouvoir néfaste de la télévision lorsqu'il est sous l'emprise de la censure. On comprend immédiatement le pouvoir que peut avoir le politique par rapport à un média . Par ailleurs, le film s'est tourné dans l'ambiance contestataire de mai 68. Ironie du sort , par la suite , "La grande lessive (!)" en subira le flot de la censure malgré tout.
D'autre part, on trouve dans "la grande lessive(!)" une magnifique bande originale de François De Roubaix ("La scoumoune " , " l'étalon " , " le vieux fusil" ) qui souligne l'atmosphère décontractée et enfantine du film. Pour finir, le film est porté par un florilège extraordinaire d'acteurs-personnages secondaires hors normes (avec des mentions spéciales à Roland Dubillard , Francis Blanche , Jean-Claude Rémoleux , Marcel Pérès ... ) dont on en rencontre que chez Jean-Pierre Mocky.
"La grande lessive (!)" est à mes yeux un des plus grands films de Bourvil et du cinéma comique français qui inspirera " micmacs à tire-larigot " de Jeunet.
Un attentat contre la télévision française : rien de plus délirant et décalé pour ce film de Mocky. Le professeur de lettres, porte-parole de la culture ( et ayant un nom de révolutionnaire, Saint-Just ), voulant abattre le nouveau "savoir" qu'est la télévision, devient un inquisiteur, mettant en danger la population parisienne. Il ira saboter l'antenne d'une cathédrale, bousillant lui-même la parole évangéliste, jusqu'à celle de la Tour Eiffel,point central de la diffusion télévisuelle et réveille alors les gens zombifiés par le poste ( les antennes du générique font penser à des croix de tombes ). Le titre du film renvoie aussi au lavage de cerveaux par la télévision. De ce scénario Mocky ajoute un rythme rapide, participant au burlesque du film. Le tout fait gentiment rire, en plus de ressembler à une comédie sympathique, franchouillarde mais collant au côté populaire qu'assume Mocky. Notons la coïncidence que ce film fut tourné un mois avant mai 68, où la population française se révolta contre une opression et un état avant-gardiste.
Une bonne petite comédie qui passe bien en étant drôle et sympathique avec de très bons acteurs,on passe un bon petit moment bien divertissant. Je mettrais à ce film un 16,5/20.
Un Mocky sans trop de "Mocky" car je ne suis pas fan de son cinéma. Malgré tout, je regarde ces films régulièrement car il faut connaitre pour juger et celui-ci marie effectivement pas trop mal son genre avec un genre plus populaire. Bourvil, bien accompagnés, nous fait passer un bon moment. Par ailleurs, le film n'a jamais été aussi vrai que de nos jours, et chaque jours qui passe devrait lui donner raison...
Lassé de voir ses élèves accros de télévision dormir en classe, un professeur de français (Bourvil) aidé de deux acolytes entreprend de pulvériser sur les antennes un produit qui empêche la réception des émissions. Rejoints par un dentiste (Francis Blanche), ils sont pourchassés par la police, aidée par une directeur de chaîne TV (Jean Poiret). Sur un canevas proche de celui de « Un drôle de paroissien », et avec les mêmes comédiens, Mocky construit une comédie rythmée dans laquelle s’entremêle satire sociale et pitreries. Policiers minables, directeur de chaîne cassant et imbu de sa personne, dentiste lubrique et vénal, s’opposent au professeur idéaliste dans une farandole d’effets de poursuite. Excellent numéro burlesque de Lonsdale jeune. L’enchaînement permanent des gags rend le film désopilant, l’alternance de leur type assure la continuité de son intérêt, même si beaucoup d’effets sont gros, beaucoup de plaisanteries sans finesse. La critique sociale sous-jacente, bien que traitée avec désinvolture, reste présente, et n’a guère perdu de son actualité. Un bon film pour rire, qui peut aussi donner à penser.
”La Grande Lessive”, qui aurait dû s’appeler ”Le Tube” aux dires de Mocky, n’est pas complètement inintéressant. Surtout parce qu’il photographie une époque où la télé commençait à conditionner le quotidien des Français, et à bousculer leurs habitudes. Hélas dans la forme, ce neuvième film de Mocky déçoit, victime de son aventure bien trop ambitieuse. Si on comprend qu’en 1968, l’ORTF, la télé d’alors, profitait d’un élan de curiosité général pour abrutir les foules, au point que certains en soient devenus esclaves; si on mesure combien la petite lucarne a interpellé les intellectuels français comme elle le refera en 2001 avec l’apparition du ”Loft Story”, on constate vite que l’entreprise (c'est-à-dire, projeter un élixir miracle sensé saboter toutes les antennes de télé parisiennes) est mission impossible. Ensuite? La critique sociétale devient vite une comédie décousue et franchouillarde, où chacun y va de son petit numéro et où le mot fin se fait vite attendre. Bourvil barbu semble être quelqu’un d’autre en professeur de lettres, Francis Blanche n’est que très moyennement drôle en médecin malheureux, et Jean Poiret impose tout juste de sa présence en patron télévisé. On trouve finalement le moyen de rire grâce aux policiers que Mocky aime toujours ridiculiser, à travers Marcel Pérès et Jean-Claude Rémoleux (surtout). On soulignera au passage l’excellente b-o de ce surdoué qu’était François de Roubaix. Les trois millions de spectateurs de l’époque ne se sont déplacés en salle par hasard, mais pour comprendre le phénomène télévisuel dont ils étaient alors devenus des esclaves conscients. Rien de bien grave face à la bouffonnerie informatico-électronique actuelle, mais ce film, symboliquement tourné en Mai 68, est lui aussi un témoin de la révolution culturelle. L’honneur est donc plus que sauf.
Mocky est capable des meilleurs farces caustiques quand il ne verse pas dans le poujadisme ou le je-m'en-foutisme. C'est un peu Guignol version adulte... On passe un excellent moment.