L'Islande, un pays dont le nombre d'habitants est à peu près le même qu'à Nice. Mais comment font-ils pour avoir d'aussi bons résultats, sur le plan international, en football et en handball ? Comment font-ils pour produire chaque année une dizaine de films, dont beaucoup s'avèrent excellents ? Ces temps ci, on dirait que les réalisateurs islandais font une fixette sur les femmes combatives, les femmes qui ne se laissent pas faire, car, un an après Halla qui partait en guerre contre l'industrie de l'aluminium dans "Woman at war" de Benedikt Erlingsson, c'est Inga qui décide de combattre la coopérative agricole de sa région dans "MJÓLK, La guerre du lait" de Grímur Hákonarson. Cette coopérative, ce sont les fermiers eux-mêmes qui l'avaient créée il y a plus d'un siècle afin de briser le monopole danois sur le lait, mais, petit à petit, elle a été gangrénée par la corruption et les fermiers qui y sont affiliés sont devenus de véritables otages, victimes de menaces et de chantage s'ils essayent de sortir du rang. Le réalisateur de "Mjolk la guerre du lait" est le même qui nous avait offert le savoureux "Béliers" il y a 4 ans. "Mjolk la guerre du lait" n'est pas au même niveau, avec un démarrage vraiment plan-plan et une succession d'événements trop souvent prévisibles. On ne se rattrape pas vraiment avec des paysages islandais qui, dans ce film, n'ont rien d'extraordinaire. En résumé, "Mjolk la guerre du lait" est un film sympathique et tout ce qu'il y a de plus honorable, on peut décider d'aller le voir mais on peut aussi faire l'impasse.