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Sylvain
4 critiques
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4,5
Publiée le 16 octobre 2019
Film magnifique , l actrice en est la lumière entourée d acteurs tous top Les scènes de guerre de rue d affrontements les questions sont posées c est fort et émouvant
Nina Meurisse est sans doute une des meilleures actrices de la génération. Son jeu est rempli d'énergie, des vérités et avec un simple regard elle arrive à transmettre un univers complexe d'émotions. Bravo!
Waow. Grosse claque lors de l'avant-première lundi au UGC des Halles. Une plongée si vraie au cœur de la beauté et de la violence des hommes. Et un petit bout de femme qui n'a pas peur au milieu de tout ça, incarnée avec grâce par Nina Meurisse. Boris LOJKINE nous emporte dans un tourbillon ultra-réaliste et nous fait voir le monde tel qu'il est dans toute sa splendeur et son désarroi.
Un film époustouflant, entre documentaire et fiction sur une jeune photographe, fille, femme de son temps. Des situations de guerre civile décrites et vécues de manière très crédible, et une forte émotion tout au long de ce film. Des comédiens amateurs remarquables, et une incarnation remarquable de Camille par la comédienne principale du film. A voir absolument.
Un film époustouflant qui nous confronte à la terrible réalité de la guerre civile. Tantôt émouvant, tantôt révoltant, tantôt drôle, je pense que "Camille" ne laissera personne indifférent !
Un magnifique film à voir absolument. Boris Lojkine y décrit avec beaucoup de justesse et de pertinence le parcours de Camille, photoreporter passionnée par son métier et par "ses frères humains", en Centre Afrique, pays en guerre. Nina Meurisse incarne très justement Camille. Un film fort, puissant, qui ne peut laisser indifférent.
Camille Lepage était une jeune journaliste de guerre. À vingt-six ans seulement, en mai 2014, elle est morte en République centrafricaine au cours d’un reportage. Le biopic que lui consacre Boris Lojkine raconte les six derniers mois de sa vie.
Boris Lojkine avait réalisé un très beau premier film : "Hope" sur la migration semée d’embûches d’une Africaine vers l’Europe. Il a mis près de cinq ans à sortir son second film qui tangente encore avec le documentaire.
"Camille" est en effet un mausolée à une jeune femme trop tôt décédée. Comment ne pas être séduite par cette journaliste, l’oeil collé à son appareil, les Ray Ban en casquette, le sac au dos, qui essaie de capter « l’instant décisif » ? Quelques séquences en France pendant les fêtes de Noël permettent de comprendre le milieu dont elle vient : une famille provinciale et aimante (on reconnaît Mireille Perrier, qu’on aime depuis Un monde sans pitié, dans le rôle de sa mère) qui n’a jamais contrecarré ses rêves d’ailleurs.
"Camille" est aussi un film sur la Centrafrique et sur la sanglante guerre civile qu’elle a traversée entre 2013 et 2015. Elle opposait des milices chrétiennes et musulmanes. Mais seule une lecture simpliste y verrait un conflit de civilisations similaire à ceux prophétisés par Samuel Huntington. Camille Lepage, qui avait rencontré des étudiants à l’université de Bangui et les avaient suivis après leur enrôlement aux milices anti-balaka, en fut une victime collatérale.
Mais "Camille" est aussi un film sur la rencontre entre cette femme-là et ce pays-ci. Une rencontre impossible tant le fossé est immense entre une jeune fille blanche et les habitants d’un pays parmi les plus pauvres de la planète. On craint un temps que, avec un angélisme surfait, ce fossé soit nié, que "Camille" raconte – comme "Out of Africa" ou "La Massaï blanche" – une histoire d’amour et une épiphanie comme les Occidentaux en rêvent quand ils vont en vacances au Club Med du Cap Skirring.
Mais "Camille" ne sombre pas dans ce travers. Il interroge la distance : distance entre le photographe et son sujet, distance entre le Blanc nanti et le Noir pauvre, distance entre le journaliste de passage et la victime de guerre à laquelle nul avion, nul visa ne permettra de quitter son pays.
Très beau film, intense, sobre et très cinématographique. On est embarqué avec Camille, on est fasciné par cette jeune femme idéaliste. A voir, à découvrir, à ne pas manquer. Le film n’est pas insoutenable comme pouvait le présager le sujet. Vu en avant-première avec la présence très émouvante de la famille de Camille.
(...) C’est ce qui intéresse Boris Lojkine : cette femme puissante, en quête de sens au milieu de la violence du monde. Tout en construisant une fiction, il tente de respecter sa démarche, de s’effacer derrière elle. De même, il donne à comprendre le drame centrafricain, complexe lui aussi, qui ne se résout pas à une opposition religieuse. (...) Lojkine a trouvé chez Nina Meurisse la naïveté et la détermination à faire face qui animaient Camille. Il est vrai qu’elle crève l’écran, extrêmement présente. Le choix d’inclure les photos de Camille Lepage dans le récit montre à quel point elle était en phase avec l’énergie des jeunes qu’elle côtoyait. On y capte son regard, moments de respiration alors que le film est chaos. Du coup, tout le film est en format photo (1:5), parfaitement inhabituel. Ces photos sont une éruption particulière de la réalité dans la fiction et amènent une réflexion sur le contenu des images. Cela fait du film tout sauf un biopic. Ce n’est pas une biographie que nous livre Lojkine mais une relation, la mise en avant de ce qui le touche dans le personnage de Camille Lepage. C’est ce qui fait qu’alors que nous en savons dès le départ la fin tragique, le destin de Camille reste imprévisible et d’autant plus passionnant, faisant exploser stéréotypes et préjugés. (lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures)
Un film interprété avec une grande justesse qui traduit le destin hors du commun et finalement tragique de cette jeune et courageuse photo-reporter mais aussi la richesse et les dangers de ce métier quand il est exercé en zone de guerre.
Dès les premières images du film, vous êtes transportés, comme dans un tourbillon ,en Centrafrique. Vous êtes au coeur du sujet: La violence des conflits, de la guerre, de la souffrance humaine... ce que voulait nous faire connaître Camille Lepage, la jeune photojournaliste, assassinée en 2014. Camille est interprétée avec talent, vérité, par Nina Meurisse. Elle nous transmet, l'engagement, la ténacité, l'humanité, l'énergie de la jeune photo-journaliste, la passion au prix fort, elle y a laissé sa vie. Je connaissais Camille Lepage,et avant de voir le film je me posais des questions: j'ai eu tout de suite la réponse, pendant la projection les deux visages se superposaient. Doux, rayonnants et douloureux, j'entendais le discours de Camille! C'est très fidèle à la réalité. Et puis c'est , l'Afrique, les couleurs, les Africains, les chants, la musique... mais tout cela dans un climat de guerre, là aussi les interprétations sont d'une grande vérité. C'était une belle idée de faire connaître le parcours de Camille, merci Boris Lojkine, merci Nina Meurisse.
Entre fiction et documentaire. La violence et la colère pure sans artifice. Contraste avec l'amour de Camille pour la Centrafrique. Interprété avec pudeur et profondeur. A voir absolument.