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Ectoplasma
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5,0
Publiée le 14 octobre 2020
Du très très bon ! Le point fort du film est ce trio d'actrices formidables. Une superbe photographie. Certes, Natalie Erika James, la réalisatrice du film, utilise des éléments bien classiques du cinéma d'horreur : la vielle dame aux longs cheveux qui fait peur (la grand mère), la maison au parquet qui craque, la forêt lugubre, le monstre tapi sous le lit... Mais ces éléments sont parfaitement maîtrisés et donnent une ambiance angoissante comme on aime, une vraie beauté dans la peur. Enfin, le film aborde avec subtilité le thème des relations dans une famille. Les non-dits, les regrets, des étreintes et de la tendresse face à une tension qui ne cesse de grandir. À voir !
Pour son premier film, la réalisatrice Natalie Erika James , réussi un coup de maître.
Ce film m'a perturbé, épouvanté et sensibilisé par le drame inhérent à sa seconde lecture. Il s'agit bien d'un film d'horreur, et au carré...
Reprenant avec beaucoup d'efficacité les codes du cinéma d'horreur asiatique, Natalie Erika James soigne sa mise en scène, sa photographie, son rythme (d'une lenteur aussi implacable que nécessaire pour monter le trouillomètre à son paroxysme) à l'instar de l'excellent travail de son compatriote australien James Wan sur The Conjuring ainsi que certains plans d'Hideo Nakata sur la trilogie "Ring".
Mais le film ne s'arrête pas là, car, au delà de son caractère oppressant et dérangeant, il s'affranchit intelligemment de sa dimension dramatique en surfant sur les allégories de la mort, des maladies dégénératives tels qu'Alzheimer. C'est précisément sous cet arc que l'horreur prend tout son sens, car il nous renvoi, sans la moindre concession, à nos pires angoisses.
A la dimension hautement psychique du propos, s'ajoute une matérialisation presque poétique (sur le final). En cela, la réalisatrice a démontré un grand talent en parvenant à insuffler cette poésie avec un plan extrêmement chargé en émotion au beau milieu d'une séquence particulièrement macabre et abjecte.
En sortant de la salle, je me suis senti mal. Le pari est donc très réussi.
Une longue métaphore sans concession sur la mort, le rapport à l’héritage et à la descendance. Relic parvient à nous effrayer en mélangeant les codes du cinéma d’horreur et en proposant une histoire originale sur le déclin de l’esprit. On regrettera le manque d’explications sur de nombreuses zones d’ombres du film et un rythme parfois assez lent.
Drame sur la démence et la fin de vie en utilisant des codes horrifiques, on peut dire que « Relic » est une réussite, surtout pour un premier film. Plus indépendant qu'autre chose, il ne faut pas juste s'attendre à des fantômes qui claquent des portes, c'est beaucoup plus subtil que ça. Porté par un beau casting féminin représentant trois générations, l'ambiance est très pesante, angoissante, avec un visuel toujours grisâtre mais révèle un drame familial dont la fin est très poétique.
Les affiches ont toujours le don d'annoncer le film le plus effrayant de l'année. A cela s'ajoutent des critiques qui vous laissent penser que ce premier film renouvelle un genre déjà bien épuisé depuis longtemps. En réalité, "Relic" n'échappe pas aux poncifs d'un cinéma fantastique maintes fois vus sur les écrans. Les murs tremblent, les objets se déclenchent tout seul, et l'on pressent un vague fantôme errer dans la maison.
La véritable originalité demeure que le récit s'intéresse à la sénilité et fait endosser la malédiction dans les traits d'une vieille personne, aussi odieuse qu'elle est dérangée par Alzheimer. Elle plonge peu à peu dans une sorte de violence terrible à l'égard de sa mère et de sa petite-fille. La mise en bouche horrifique est très longue et l'on se dit au milieu du film qu'on était sensé attendre plus de frayeur et de cris que ne donne à voir le film. Finalement, on s'ennuie beaucoup dans cette histoire prévisible et conventionnelle.
Les films d'horreurs, ce n'est vraiment pas mon truc. J'essaie pourtant de me réconcilier avec ce genre mais rien n'y fait. Et RELIC ne va rien arranger à ma relation tumultueuse avec les films d'horreurs. En fait, la plupart du temps, je me marre énormément tellement certaines scènes sont ridicules. Et le comportement insouciant des acteurs me laisse pantois. Les décors sont cool par contre. Ça compte ? Trop rien d'autre à dire. J'ai pas tout compris. J'ai un peu somnolé. J'ai jamais sursauté.
J’ai trouvé que ce film d’horreur était mauvais. Déjà concrètement, il n’apporte absolument rien d’original. Une maison mystérieuse, une grand-mère au comportement inquiétant, que du classique. Les bases sont maitrisées avec une photographie dans la bonne moyenne des films d’épouvante, et une ambiance réussite. Il y a de l’intrigue dans l’atmosphère. Malheureusement, cela restera flou car ça met un temps fou à démarrer. Il se passe quelques petits trucs à droite et à gauche, mais rien qui fasse élever la tension. On sent comme une timidité à imposer un style. Que le début soit lent, je le conçois, mais qu’au bout de 1h on soit encore sur un faux rythme totalement mou, ce n’est pas normal. Il y a pourtant une implication des actrices. J’ai trouvé que les prestations de ces trois femmes, représentant chaque génération (fille, mère, grand-mère), sont très satisfaisante. Bella Heathcote se redonne de la visibilité au cinéma deux ans après MY WONDER WOMEN (2018). Au-delà du fait je me sois un peu ennuyé durant une bonne partie du film, il y a quelque chose qui m’a agacée au plus au point, et qui a fait chuter mon opinion. Durant toute l’histoire, il y a un concept qui est développé, mais finalement il y a zéro explication sur la manière dont il survient ou qu’il fonctionne. Je ne supporte pas ce principe de balancer des idées en l’air, en espérant que le spectateur ne se pose pas trop de questions. Ça veut bien dire que le scénario est bancal, et que cette tentative de rajouter un plus, n’est pas réfléchie. Le final est même d’un grand ridicule. Cette facilité scénaristique n’arrange pas la trace qu’il va laisser.
Un film d'horreur pour ceux qui n'apprécient pas le genre ou qui, du moins, ne se repaissent point de quelques frayeurs distillées via des grincements de porte ou des apparitions ectoplasmiques ? Oui, Relic répond à la définition, faisant peu peur, si l'on ose dire, mais imposant une atmosphère sinistre et pourrissante et convoquant la déliquescence des liens familiaux, alors que la sénilité et l'approche de la mort rôdent. Avec beaucoup de non dits dans cette allégorie poisseuse de la fin de vie pour un premier long-métrage de Natalie Erika James, une cinéaste nippo-australienne manifestement douée mais qui aurait pu essayer de simplifier son propos pour les plus bêtes d'entre nous. En vérité, il se passe une seule chose dans Relic mais terrifiante, celle de l'inéluctabilité de la cessation de toute existence, qui pour être acceptée nécessite un courage (ou une lucidité) difficile à acquérir. Ainsi, la dernière scène du film, superbe et poétique, est à la fois une souffrance et un soulagement. Pour y arriver, le chemin emprunté par Relic est quelque peu tortueux et parfois opaque (quoique pas tant que cela) et n'a somme toute pas beaucoup à voir avec l'horreur ou l'épouvante, tels que ces genres ont été codifiés, bien que Natalie Erika James utilise abondamment ses ressorts traditionnels, notamment sonores. C'est toute la délicieuse perversité d'un long-métrage cependant pas complètement abouti et peut-être un peu trop sûr de son intelligence pour confirmer que, comme disait un certain général, la vieillesse est bien un naufrage.
Une longue plongée psychologique sur notre rapport à la vieillesse, la démence, l'abandon, la famille. La mise en scène est plutôt réussie, comme le jeu des actrices. Attention ce film ne va pas plaire à tout le monde, il prend vraiment son temps pour installer son ambiance morbide. De plus, au final le message est plus poétique qu'autre chose. L'interprétation de la scène finale est très (trop ?) ouverte.
En voilà un de film de genre qui ose enfin présenter un concept novateur tout en s'appropriant quelques codes du cinéma d'épouvante à juste titre et sans abus. "Relic" est un drame horrifique australien qui se concentre principalement sur la peur de vieillir et les liens intergénérationnels au sein d'une même famille. C'est d'autant plus intriguant du fait que la réalisatrice ait décidé de se fonder sur des émotions pour construire sa narration et non des effets horrifiques plus ou moins "cheap" que l'on retrouve bien souvent dans d'autres long métrage du même genre. Elle a fait le choix de l'authenticité et c'est au final une véritable découverte qui nous ait offert. Cela dit, pour aller encore plus loin il aurait fallu un peu plus de rythme ou de dialogue par moments ; on est assez vite limité et l'ennui peut se faire sentir légèrement.
Relic est un premier film étonnant. Extrêmement classique au niveau esthétique, le film semble se présenter, dans un premier temps, à un film d'angoisse traditionnel dans le genre conjuring or le film traite, de manière sous-jacente, des thèmes de la vieillesse, de la solitude et de la folie avec une certaine subtilité, conférant à l'ambiance poisseuse et anxiogène, un caractère dramatique prégnante. Par petites touches, le film nous émeut tout en nous dérangeant. Les actrices, toutes les trois formidables, notamment Robyn Nevin, aussi inquiétante que bouleversante, y sont pour beaucoup dans la réussite de ce premier long métrage. En effet, le film se construit d'une manière, tout de même, assez classique, qui pourrait ennuyé les amateurs du genre. Mais cette structure conventionnelle vient masquer un grand film d'amour filial qui aboutit sur un final d'une puissance mélodramatique rare dans le contexte d'un film de genre. Poignant et poétique. A découvrir absolument !
Atmosphère pesante tout le long du film mais la fin est ultra chelou. J'ai faillis rigoler au clap de fin. Finalement on a passé un bon moment c'est l'essentiel lol