Relic
Note moyenne
2,3
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132 critiques spectateurs

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Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2020
" Relic " est un drame horrifique tout juste honnête . En effet ce film essaye de suivre les pas du très bon " Hérédité" cependant " Relic" n'a pas la force émotionnelle ni la puissance de celui-ci, la faute à un rythme lent et un scénario peut être trop linéaire, j'ai noté quelques qualités tout de même comme l' intrigue du film qui demeure mystérieuse jusqu'à la fin, un scénario sur la déchéance et la vieillisse qui laisse à réfléchir et un dénouement surprenant.
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2020
Ce thriller en trois femmes et une maison renvoie à sa façon aux angoisses labyrinthiques de Jorge Luis Borgess ou aux résonances funèbres d'Edgard Poe.
L'économie de moyens aboutit à un univers oppressant, autant dans les intérieurs que dans la nature étonnante et inquiétante de la forêt australienne.
La déchéance, palpable et angoissante de la vieille dame, aboutit à un paroxysme inattendu et gore.
On n'échappe pas à quelques poncifs du genre. Mais au bout du compte, ce sont bien deux heures dérangeantes voire glaçantes et on est là pour ça.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2020
Un premier film américano-australien intriguant et réussi, dans son fond comme dans sa forme.

Au-delà de son ambiance grisâtre et pesante et de sa tension palpable et grandissante, l'histoire métaphorique d'un drame familial, tragique, violent et quelque part inévitable.
Delphine Marciano
Delphine Marciano

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2020
Film étonnant, on a adoré l’intrigue et le final est sublime. À aller voir d’urgence spoiler:
golgot13
golgot13

21 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2020
Un bon film d'horreur avec du fond! Fini les rôles féminins cantonnés à la vierge immaculé ou à la scream diva! celles-ci ont du sens! Pour un premier film, c'est une claque visuelle, une ambiance poisseuse et des effets sonores terrifiants.
Retenez le nom de cette réalisatrice, elle va bientôt marquer de sa grâce le ce nouveau cinéma de genre!
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2020
« Relic » est un vent d’air frais dans le paysage horrifique particulièrement pauvre de ces derniers mois. Frais car Natalie Erika James, la réalisatrice, arrive à renouveler le mythe particulièrement usité de la maison hantée - qu’elle dépèce à coups de scalpel aiguisé - pour nous emmener sur d’autres territoires, sans autre envie que de nous consumer de l’intérieur.

Partant d’un drame intimiste et familial, l’histoire nous propulse dans un dédale horrifique qui explore les couloirs de la démence à travers les yeux de 3 générations de femmes qui se répondent et se complètent merveilleusement. La réalisatrice ne s’en cache pas, elle puise dans son trauma familial via l’Alzheimer de sa grand-mère pour explorer et interroger les méandres de la folie.
« Relic » se pose d’ailleurs comme un film d’auteur utilisant le prisme horrifique comme allégorie à la vieillesse décatie, à la désagrégation des corps et à la perte de repères des proches vis-à-vis de cette situation complexe à gérer.

Le film prend son temps pour s’installer. Seules des touches de musique émises par intermittence tissent petit à petit l’atmosphère inquiétante et étouffante que l’on ressent au sein de la maison ; véritable personnage du film tant son design rend à la perfection cette impression de déliquescence et contribue à distiller l’horreur. Il faut préciser que le soin apporté à la photographie, aux décors, maquillages et autres effets spéciaux sont particulièrement réussis et participent au réalisme de ce climat oppressant.
Sans oublier un casting très inspiré : Emily Mortimer, Robyn Nevin et Bella Heathcote délivrent une sacrée performance dans un triumvirat épatant.

Pas de jump scare ici mais une ambiance lourde, moite, effrayante qui dérange et glace le sang. En effet, la montée de l’horreur se fait progressivement, insidieusement, comme un serpent sinueux qui s’approcherait de vous, que vous peineriez à voir venir… mais quand il plantera ses crocs dans votre cheville et inoculera son venin, il sera déjà trop tard.
La scène d’ouverture toute en faux semblants plonge directement le spectateur dans cette ambiance délétère où l’on sent bien qu’il y a plus que ce qu’on voit sur l’écran.

Niveau réalisation, Natalie Erika James place d’abord son film dans un cadre très académique – en gros c’est assez statique - mais quand l’histoire dégénère, on se retrouve plongé dans un univers empli de moisissures, souillures et pourritures (à la manière du jeu vidéo « Silent Hill ») avec un rythme saccadé, caméra à l’épaule, qui vient nous bousculer dans notre fauteuil secouant nos certitudes.

Alors « Relic » est-il une totale réussite ? Pas si simple car le métrage reste assez cryptique, se dévoilant finalement assez peu, fourmille de bonnes idées mais se laisse peu de place pour les exploiter. On pourrait reprocher une certaine lenteur à dérouler l’histoire mais c’est justement cette attente qui procurera tant de délicieuses sensations lors de la révélation finale qui ne laissera personne indemne. Ceux qui s’y laisseront embarquer feront un bien joli voyage à travers cette vision cérébrale de l’horreur. Et ce n’est pas fréquent.

La chronique en images sur le site : https://cestcontagieux.com/2020/10/07/relic-de-natalie-erika-james-la-chronique-magnetique/
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 septembre 2020
Un brin original, dans Relic la maison du drame reflétera le déclin de l'esprit de la pauvre femme qui y habite. Rongé par la vieillesse, les déficits amnésiques et les démons qui s'en nourrissent, Edna n'est plus que l'ombre d'elle même, et cette ombre va recouvrir tout ce qui s'en approche : sa demeure, sa fille et sa petite fille.

Malheuresement au final, si on retire cette idée de fond et quelques plans bien trouvés, notamment le plan final(le cycle), on se retrouve avec film plutôt classique, et si, sans abusé des biais du genre, voir au contraire, il ne s'en démarque pas clairement non plus.. 2.5/5
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2020
Relic est une grosse réussite. Un film terrifiant sur la fin de vie, sur la vieillesse, et sur le rapport à la mort. Une vision sans concession du crépuscule de l'existence et du rapport à l'héritage, à la descendance, à la passassion, et au remplacement.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 852 abonnés 8 177 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2020
Relic (2020) met en scène trois générations de femmes. La plus âgée ne donnant plus signe de vie, sa fille et sa petite-fille décident de se rendre chez elle. Une fois sur place, l’atmosphère se fait de plus en plus pesante…

Premier long-métrage pour Natalie Erika James qui s’est attelée à un film d’horreur psychologique qui a le mérite de sortir des sentiers battus, puisqu’il y traite de la sénilité. On a clairement affaire à un film d’auteur horrifique qui prend le temps de poser les bases pour mieux nous surprendre par la suite (dans la droite lignée de Mister Babadook - 2014).

Natalie Erika James met en scène la sénilité d’une façon peu commune. On plonge littéralement dans l’esprit torturé de cette pauvre femme, tiraillé entre ses pertes de mémoire et ses changements de comportement. En pénétrant dans sa maison, sa fille et sa petite-fille vont malgré-elles se retrouver (ainsi que les spectateurs) dans l’esprit torturée de la vieille femme. La maison devenant aussi labyrinthique que peut l’être l’esprit de cette octogénaire sénile. On se retrouve alors confronté à ses propres démons.

La réalisatrice distille ici et là quelques pistes mais prendra le soin de toujours nous laisser dans le vague et ce, jusqu’à la toute fin. D’ailleurs, le film risque fort d’en dérouter plus d’un, tant son niveau de lecture et donc, d’appréciation dépendra du public qu’il a face à lui.

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Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2020
Il faut près d'un tiers de Relic avant que quelque chose ne se passe réellement. Vous êtes assez ennuyé par ce point. Mais votre intérêt est un peu piqué et vous êtes de retour à votre attention. Donc vous pensez que ça va aller bien mais franchement ça revient à la combustion lente qui devient fastidieuse. Nous avons compris quelque chose ne va pas avec Grand mère. Mais où est l'action ?. Nous sommes maintenant presque à mi-chemin du film et c'est toujours une combustion lente. Tout les acteurs parlent mais toujours aucune action. Pourquoi ? Jusqu'à présent toute l'intrigue repose sur cette question : est-ce que Grand mère est sénile ou quelque chose de sinistre se produit. Le film est gâché par l'absurde lenteur de combustion de cette histoire. Alors que nous passons la mi-chemin, le film devient intolérablement ennuyeux car il ne se passe littéralement rien d'intéressant. Vous attendez et attendez et attendez. Ce n'est plus une combustion lente c'est une torture lente dont vous êtes la victime...
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2020
Imparfait mais impressionnant, "Relic" impose le respect par sa radicalité! Il s'avère tantôt très lisible, tantôt un peu obscur, laissant d'ailleurs des questions en suspens... On le sent hésitant entre sa volonté jusqu'au-boutiste et le recours aux poncifs du genre, et bien que la première l'emporte finalement sur le second, l'ensemble manque un peu de cohérence et rend confuse la nature même de la menace pesant sur les personnages. Il n'empêche que, malgré ses approximations scénaristiques, le film se révèle passionnant à suivre et se paie même le luxe d'offrir un final qui claque! Inabouti, peut-être, mais nettement supérieur à la moyenne des productions du genre!
RedArrow

1 873 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2020
Prévenue par le shérif local que sa mère Edna n'a plus donné signe de vie depuis un long moment, Kay (Emily Mortimer) décide de se rendre dans la demeure de cette dernière avec sa fille Sam (Bella Heathcote). Là-bas, elles ne trouvent aucune trace de l'occupante des lieux et décident de rester pour entamer des recherches plus poussées...

Dans ce qui s'apprête à devenir une incroyable représentation du sort de nos aînés en fin de vie, "Relic" dessine en premier lieu le rapport mère-fille de ses deux héroïnes bousculé par la disparition inexplicable de leur parente.
Kay est la fille devenue mère qui a logiquement pris de la distance avec Edna au fil des années d'une nouvelle vie familiale et professionnelle visiblement chargée. Un appel de sa mère l'avait déjà alerté que quelque chose ne tournait pas rond dans sa maison d'enfance mais elle a préféré tout bonnement l'ignorer, considérant Edna comme un fardeau dont elle n'a plus le temps de s'occuper. D'ailleurs, et le film le montre bien, lorsqu'elle fouille la maison de sa mère avec Sam, elle s'attend presque à chaque instant à la trouver morte, ce qui serait quelque part un soulagement pour elle, un moyen de se débarrasser de ce poids et d'en tourner définitivement la page.
Sam a bien entendu un autre regard, celui de la petite-fille toujours aimante de sa grand-mère, elle est de fait bien plus inquiète et ne manque pas d'exprimer quelques remontrances à sa mère sur le sujet. Cependant, la rapide évocation de sa vie extérieure instable et le manque de communication avec Kay démontrent assez vite qu'elle est tout aussi coupable que sa mère sur le manque d'attention accordé à Edna.

Arrivé au tiers de "Relic", un événement survient qui aurait pu prendre la forme d'un happy-end dans n'importe quel autre film mais qui, ici, ne va faire qu'empirer les choses. Kay et Sam vont être confrontées directement au mal qui ronge Edna et, alors que les événements n'en sont encore qu'aux balbutiements de l'ampleur du problème, leurs visions respectives va dans un premier temps asseoir l'antagonisme de leurs certitudes. Toujours aussi pragmatique et prompte à se débarrasser de ce fardeau, Kay va chercher dans un premier temps à le laisser en d'autres mains, à l'éloigner d'elle à nouveau, pendant que Sam, elle, va au contraire faire le choix de s'en rapprocher, son amour de petite-fille espérant sans doute combler la culpabilité de son absence.
Seulement, devant des manifestations étranges atteignant une gravité toujours plus exponentielle, la mère et sa fille vont être amenées à revoir leurs jugements sur la relation qu'elles veulent toutes deux entretenir avec Edna durant le peu de temps qu'il lui reste...

À ce stade du récit, il convient de préciser quelques points. Ceux qui s'attendaient à voir un film d'épouvante très premier degré accompagné de son lot de jumpscares & co risquent hélas de passer à côté de toute l'intelligence de l'approche de "Relic", le but n'est pas ici de délivrer un quota de frisson attendu (pour leur défense, il faut bien avouer, qu'en termes stricto sensu d'épouvante, Natalie Erika James s'inscrit formellement dans des canons assez classiques de la mouvance indé actuelle, c'est là peut-être le plus gros défaut du long-métrage) mais d'utiliser les codes du genre dans le but d'incarner la sénilité physiquement à l'écran. L'emprise de cette peur si humaine de ne plus être soi-même nous malmène de facto en nous enveloppant dans une atmosphère aussi pesante que malsaine.
Ainsi, en pénétrant dans la maison d'Edna, Kay et Sam entrent en réalité de plein pied dans l'esprit torturé de leur aînée. La demeure/esprit de la vieille femme était en effet déjà devenue la cage de la souffrance d'une personne âgée condamnée à vivre seule, n'ayant plus que ses souvenirs comme seuls compagnons face à l'abandon de ses proches. Puis, quelque chose de plus s'y est introduit, une silhouette informe, la noirceur de la démence ayant déjà sévi dans un passé lointain refait surface pour la pourrir de l'intérieur et menace en permanence d'emporter avec elle tout ce qui définit l'esprit d'Edna. La grand-mère a beau essayer de lutter maladroitement contre le monstre avec les moyens qui lui restent (des pense-bêtes, se réapproprier radicalement ses souvenirs ou les enterrer pour les préserver), rien ne semble pouvoir arrêter la créature prête à tout pour annihiler ce qui fait son humanité. Pire encore, lorsque la noirceur s'attaque aux fondations de la mémoire d'Edna, les images de Kay et Sam deviennent logiquement des cibles de premier ordre pour elle et les murs de la maison allégorique menacent désormais de les engloutir littéralement dans des dédales insondables ! Certes, rien que par sa présence, le monstre de la démence est déjà victorieux, inarrêtable dans sa consommation des facultés d'Edna, mais il reste à sa fille et à sa petite-fille une chance de racheter leurs fautes, de retrouver une dernière fois leur mère et grand-mère avant que l'enveloppe humaine de celle-ci ne se fissure totalement pour laisser place aux ténèbres de la maladie...

Eh bien... Avec une force de frappe allégorique aussi démente que la démence elle-même dans le film, on peut dire que "Relic" fait un véritable carton plein pour représenter visuellement la pléthore de ramifications que son lourd propos lui offre, et ce même jusque dans ses dernières minutes glaçantes !
À l'aune du triste sort de cette grand-mère seule et prisonnière des tourments de son esprit, on se surprend sans cesse à décortiquer chaque brillante émanation abstraite que Natalie Erika James choisit de traduire concrètement par l'image grâce à un usage astucieux des outils habituels de l'épouvante. Mieux, en parallèle, le film ne perd jamais vu l'évolution pertinente de ses deux héroïnes dans l'adversité pour en faire des contrepoids parfaits d'humanité à l'obscurité qui cherche à dévorer Edna. Évidemment pétries de contradictions internes sur le regard à porter à la fois sur la solitude et la maladie de leur parente, elles renvoient brillamment le spectateur à ses propres failles en la matière et le bousculent sur un terrain émotionnel finalement pas si souvent abordé aussi frontalement. Sublimé par les prestations d'Emily Mortimer et Bella Heathcote (merci de ne plus reléguer ces actrices géniales au second plan à l'avenir... et mention spéciale à Robyn Nevin bien entendu), "Relic" n'est pas qu'un simple film d'épouvante de plus, il est avant tout un drame usant des codes de l'épouvante avec une noirceur et une adresse absolument remarquables pour se faire l'écho de la détresse d'une personnage âgée délaissée. Et dire que ce n'est qu'un premier film...
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