Ca commence mal : le nom que je trouve bof (ce n'est qu'au générique de fin que j'apprends que l'équipe qui a inspiré l'histoire portait ce nom), l'affiche pas fine, mais bon, je ne sais pas pourquoi mais je me dis que c'est peut-être à voir. Bien sûr, sorti peu après "Le grand bain" (que j'ai adoré par ailleurs) on se dit ok, c'est une version tendance pour faire bobo-gay-friendly. Bonne chose dépendant, le film démarre très vite, on comprend immédiatement le problème, et le scénario est vite mis en place. On voit aussi très vite qu'on va droit dans le mur avec les clichés gays, le côté très sexe à chaque seconde, voire cru, bon, j'avais raison, c'est du cliché, c'est nul, et ça ne s'arrange pas à l'arrivée de la diva de service. Malgré tout il y a du rythme, et très vite quelques détails qui laissent penser à une histoire moins basique qu'elle n'en a l'air, alors je continue, d'autant que les comédiens sont tous bons, malgré mes critiques. Et en effet, même si la scène chantée dans le restaurant (je ne veux pas spoiler) m'a semblé interminable, les petites choses se mettent en place, et progressivement se mêlent le côté un peu trash et le côté plus dramatique. Au final on est vraiment embarqué, jusqu'à cette fin assez incroyable et inattendue sur bien des points. C'est un grand film, et celui que je qualifiais de "diva de service" livre un vrai bon jeu, au même titre que tout l'excellent casting. Score d'affinité 83 : si je l'avais su avant j'aurais été bien surpris en voyant le début du film ! Comme quoi, même sans connaître le score attribué par AlloCiné il y avait quelque chose qui me disait d'aller au bout.
Convenu, rien n’est vraiment mauvais hormis Nicolas Gob les autres acteurs sont plutôt juste mais ce mélange de ´´Le grand bain ‘´ et de ´´ Pédale douce ‘´ ne fonctionne pas , quand au pathos de la fin…..
Heureusement qu'il y a des films comme "Le secret de Brokeback Mountain" qui relèvent le niveau et qui montrent une autre facette (certainement la vraie qui se fond dans la masse) moi ça m'énerve à force, ce style film, toujours des homos efféminés, on dirait que ça arrange les réalisateurs, et puis c'est tellement rigolo! et surtout tellement faux!
L'argument est le même en contraste que celui du Grand bain, le résultat est très proche également, avec plus de paillettes et de plumes. Même si la caricature paraît très poussée, on passe un bon moment grâce à Alban Lenoir, brillant et sobre et Nicolas Gob, bien drôle.
Sentimental, élégant, touchant, joyeux et triste à la fois. J'ai bien aimé les personnages avec leur faiblesse, leur peur et leur désir de profiter de la vie même si elle n'est pas toujours ce qu'ils espèrent.
Ce film mal ficelé ne défend en aucun cas la cause LGBT il en fait une belle caricature, montre une partie de ces communautés en en faisant des dépravés qu'ils ne sont certainement pas.
A ceux qui estimeraient que le film fait à peine mieux que ‘La cage aux folles’ en présentant des gays irresponsables et queutards, il est utile de préciser que ces “Crevettes pailletées” existent réellement, l’un des réalisateurs en a fait partie…et puis, les gays ont le droit de se moquer des gays, comme le film ne se gêne pas pour le préciser. D’ailleurs, à bien y regarder, les personnages sont peut-être archétypaux mais offrent un panorama quand même plus étendu que bien des oeuvres dites “sérieuses”, du placardisé au vieillissant en passant par l’extravagant et l’hédoniste. Son petit succès commercial surprise, ‘Les crevettes pailletées” le doivent au fait que le film se place ouvertement du côté de la comédie populaire, facile d’accès, qui évite toute forme de gravité souffrante sur le “sujet de société”, et qui rit toujours avec ses personnages, réellement attachants, même quand le gag se fait à leurs dépens. Etant donné que le prétexte repose sur un coach vaguement homophobe qui se retrouve obligé d’entraîner une équipe de water-polo aux compétences incertaines en vue des Gay-Games, il est clair que le parallèle se fait automatiquement avec ‘Le grand bain’ de Gilles Lellouche dont le présent film pourrait presque être considérée comme la variation gay-friendly. Parfois lourdingue, parfois sincèrement amusant, ‘Les crevettes pailletées” a en tout cas assimilé les leçons du Feel-good movie à l’américaine presque aussi bien que le film de Lellouche et, tout en restant modeste et parfois maladroit, gagne facilement ses galons de comédie sympathique.