Halloween Kills
Note moyenne
2,4
4110 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

258 critiques spectateurs

5
25 critiques
4
25 critiques
3
62 critiques
2
63 critiques
1
54 critiques
0
29 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Axel Riordan
Axel Riordan

36 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2021
Fan de Myers donc peu objectif mais ce qui est certains c'est qu'à un moment faut remettre la saga dans son contexte.. tout les films sont soient mous soit mauvais à en dormir.. même le 1 a mal vieilli.. le 2 de Rob zombie est affreux.. bref, dans tout ça, le H20, le 2018 et celui ci s'en sorte haut la main... certe j'ai regretté les clins d'œil à la Wok culture (couple mixte, gay, féminisme à outrance) mais ce cahier des charges hollywoodien n'enlève pas la qualité graphique grâce à une sublime photo, et le mythe Myers qui est totalement respecté à l'image dans ces deux dernier films... et bien évidement ils n'ont pas leur place en bas de la sage face à des bouzasses comme Halloween 2, 4, 5, 6, Résurrection et Rob Zombie 2...
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2021
David Gordon Green nous avait déjà régalé trois ans plus tôt avec une relecture plaisante des codes de Carpenter. Aujourd’hui, c’est à la fois une sacralisation de l’œuvre d’origine, fêtant son quarantième anniversaire, et une transition vers une trilogie du chaos. C’est notamment le terme qui se répète comme un refrain absurde, mais surtout régressif. L’ouverture offerte par le précédent volet se trouve encore ligotée dans une cage de fan-services, bienvenus dans une certaine proportion. Mais pourquoi ? Micheal Myers survie à la franchise, car fascine dans la mesure où son incarnation du mal ne fait plus aucun doute, avant qu’il ne devienne la marionnette de séries B, plus ou moins convaincantes. Ce boogeyman masqué est entré chez Blumhouse avec une belle promesse, mais le résultat veut que cette nuit interminable prolonge les mises à mort, de plus en plus ludiques. Au passage, la narration se heurte non pas à une milice de guerriers apeurés, mais à sa propre perspective, naïve et paresseuse dans l’ensemble.

On démarre avec une double introduction, d’abord illustrée puis contée, qui ne cesse de bâtir des ponts avec le passé. Et la confusion commence au même endroit, où l’on ne sait pas s’il faut interpréter cela comme un hommage, un filon au service de l’intrigue ou une exploitation désabusée d’une saga qui n’aurait plus rien à raconter. Le cinéaste, pendant tout le long-métrage, ne tranche jamais et préfère mixer le tout, à l’image d’un Myers excessivement aiguisé. Mais c’est un plaisir à prendre avec cette régression jubilatoire, qui est au diapason de la chaîne d’exploitation. Les amateurs de spectacles graphiquement sanglants ne seront pas déçus, mais il est évident de constater une perte d’efficacité cruciale dans ces massacres, sans âme ni haine. Les victimes constituent un éventail sociétal, qui se raccorde avec le concept de cet épisode, revisitant le home invasion et réduisant au silence les « parias ».

Et des nouvelles de la dream team des Strode ? Jamie Lee Curtis est en gestation, car cet arc ne lui est pas consacré, ni dédié. Elle n’est qu’une ombre et cela se comprend fatalement, lorsque c’est l’héritage de Laurie qui est au premier plan. Mais une fois encore, c’est maladroit et confus, jusqu’au dénouement, qui bouillonne par instant de bonnes intentions, sans non plus prétendre à rendre subversive la peur ou la folie d’une communauté enragée. Pourtant, le sujet passionne, mais ne trouve jamais la place ou le ton pour se révéler pertinent. Pendant ce temps, Myers redore les codes du slashers, avec une honnêteté sans faille. Mais la froideur de certaines scènes questionne sur le format tragique et graphique, qui ne font pas bon ménage. Puis vient le temps du refrain, qui répète, avec une voix-off désincarnée, ce que l’on connaît que trop bien et n’ose pas pousser les curseurs au maximum, aux risques d’y laisser une blessure, qui n’est rien à côté du chamboule-tout qui nous est proposé.

Là où le cinéaste a su ressusciter la curiosité et la terreur du boogeyman, ce « Halloween Kills » s’emmêle entre deux saucissons de cadavres. Le film est inégal sur de nombreux points, mais ne boude pas son plaisir de décorer son cadre avec de la viande fraîche et des boyaux à ne plus savoir quoi en faire. Nous sommes cependant dans une modération tenue plus réconfortante que le carnage de Rob Zombie, mais que dire si l’on ne passait pas son temps à tourner en rond, au lieu d’avancer, une fois pour toutes ? La tension se révèle donc étouffée par la frustration d’un rendez-vous manqué, alors que l’on approche du chapitre final.
Cosne Maxime
Cosne Maxime

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 octobre 2021
Toujours plus.. totalement inutile comme film, pas d’intrigue pas de suspense que de la violence et du sang. Un film digne d’un téléfilm NT1.
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2021
Critique presse Halloween (2018): 3,1, crique presse du douzième à l'instant où j'écris ces lignes: 2,2.
Bonne conclusion, ou en l’occurrence, bonne introduction.
N’ayant vu que le premier et le onzième avant lui (dont-il est la suite directe et dont-il faut avoir ses deux prédécesseurs BIEN en mémoire avant visionnage), le onzième remontant à il y a trois ans, je me souviens de lui qu’il m’avait bien plus, d’où l’engouement pour aller voir ce.. cette chose.
Horriblement mou, sentiment de longueur extrême malgré un format de une heure quarante-cinq, si les personnages du film sont aux alarmes et extrêmement tendus, cette tension n’est pas partagée avec le spectateur bien tranquille en sécurité devant le film, tant la composition respire l’absence totale d’âme et ne créait aucune émotion sinon le rire de gêne (voir de vrais fous rires) par si par là.
Une mort générale dans la salle parfois étouffée par des toussotements, bavardages, ‘chuts’ ou rires, face à un film au rythme complètement foiré, tant l’inconstance et les longueurs sont de mise. Reprenant l’action directement là où elle s’était arrêtée chez son aîné, tout le feu provoqué par les péripéties à outrance du film ressuscitant la saga en 2018 se retrouve soudainement étouffé par l’absence d’oxygène. Convenu, quitch, sans surprises, n’ayant même pas le mérite de provoquer le moindre frisson, juste des images qui défilent à l’écran, de longs speechs, et le temps accordé pour bien montrer au spectateur que le respect des quotas est exécuté.
D’autant plus qu’on sait déjà avant même d’avoir vu ce film qu’un quatrième est prévu pour 2022 et qu’il n’est donc pas la conclusion de cet univers parallèle aux autres suites du tout premier…
Film de trop, ils auraient pu directement passer à Halloween Ends.
Tom Ballin
Tom Ballin

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2021
Bien meilleur que son prédécesseur, Halloween renoue enfin avec la saga d'origine, action, suspens et violence.
Vous allez assister à 1h46 d'intensité, de rebondissements et de peur. Les exécutions et la photographie sont bien plus abouties que le film précédent, les jumspcares sont efficaces, les musiques, toujours aussi impressionnantes.
Un bon rebondissement final qui annonce que du bon pour la suite !
Bill le Bottier
Bill le Bottier

5 abonnés 6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 octobre 2021
Evacuons les points positifs : c'est bien réalisé, 2 ou 3 scènes un peu impactantes (mais débiles), une bonne BO et quelques acteurs corrects (dont la semi-absente Jamie Lee Curtis).
...
Voilà

Mais le reste est tellement mauvais, minable, ridicule.

Aucun effort pour comprendre le mythe de Michael Myers, les scénariste n'ont tout simplement rien compris. Pas une once d'intelligence dans l'élaboration de la narration, les habitants de la ville sont tous débiles, désincarnés, et leur mort n'a rien d'impactant. On dirait qu'ils le font exprès c'est hallucinant, les efforts pour tuer Myers sont ridicules.

Une tentative de placer une pseudo-critique sociale ratée, et en prime l'occasion de prendre les spectateurs pour des c*** avec un discours moralisateur final déconnecté des successions de mauvaises idées qui le précède.

Concernant le fond de l'histoire, le néant. Uniquement un film de transition qui se résume sur un post-it et se finit par un final absurde avec un objectif commercial nauséabond de très mauvais goût avec un "à suivre au prochain épisode" à peine dissimulé.

Niveau horreur c'est juste gore, oui les morts sont brutales, certaines (2 ou 3) sont inventives mais ça ne sauve rien, d'autant plus qu'à aucun moment la peur est entretenue et les mise en scène ne permet jamais le suspens. C'est prévisible, tout le temps.

Un film donc bien réalisé par David Gordon Green dont on voit qu'il maîtrise la forme. Mais derrière une équipe d'incapables, incompétents, et prenant le spectateur pour un c**. Un échec cuisant qui malheureusement fait entrevoir le pire concernant la fin si elle est conçue avec autant de mauvais goût.
1/5
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 octobre 2021
Une suite décevante au H2018 qui en rajoute dans les scènes gore tout en jouant sur le tableau de la comédie. Hélas l'effet perd de sa crédibilité et tout est surligné et surjoué. Le film s'enfonce même dans une bouffonnerie trop prétentieuse pour être amusante. Dommage car le précédent opus possédait une noirceur et un retour aux sources intéressants.
Jem
Jem

19 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2021
Je viens d'aller voir Halloween kills . L'avant dernier film m'avait enthoiusiasmé par sa férocité , et surtout depuis que j'avais su que Jaimie lee Curtis et Carpenter unissaient à nouveau leur force pour remettre la franchise sur de bons rails.
Cette suite ne déçevra pas totalement les fans, et permettra à d'autres de subir la séduction glaciale du croquemitaine.
Halloween kills, sans être aussi réussi que l'avant dernier, débute avec fracas, s'enlise rarement et finit en apothéose .
Le rythme est assez soutenu, malgré quelques discussions vaseuses ici et là, et Jaimie lee curtis en retrait crève l'écran quand elle parle. La réalisation est solide, mais les flashbacks dans le passé sont souvent brouillons, et perdent parfois le spectateur ..
Myers est comme à son habitude, plus féroce que jamais ...et il semble même plus fort par moments.(scène de la fin dont je ne dirai rien).
Le film se regarde avec plaisir, et il serait malhonnête de ne pas lui mettre une moyenne correcte.
Numéro ⚡️9⚡️
Numéro ⚡️9⚡️

21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2021
Beaucoup de références aux anciens Halloween , je m’attendais à bien pire vu les critiques ,mais globalement il les cool , pas le temps de s’ennuyer, un Michael Myers en forme et qui perd pas son temps , assez surpris de l’ora que dégage le film , des fois on se croirait dans les années fin 70 Pour bien comprendre le délire Halloween je vous conseille cher lecteurs de visionner dans l’ordre, Halloween 1 et 2 de l’époque, Halloween 20 ans après, Halloween 2018 et sa suite Kills auquel je me suis moins ennuyée, bien entendu les Halloween 1 et 2 remake en version longue de préférence , de Rob Zombie une dinguerie ! Et si vous êtes curieux faite vous un Halloween 3 qui n’a rien avoir avec l’histoire mais qui et unique en sont genre , d’ailleurs Halloween kills en fait une référence vis à vis des trois masques 
Gruez A
Gruez A

17 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2021
Comme ils y a 40ans maison plus hôpital...️ Mais Michael n'est pas dupe et ce doute bien du piège que ont lui prépare. En temps que grand fan de la saga et adoré. Malagré les critiques presse. spoiler:
la grande question est ce que le croc mitend s'arrêtera t'il un jour ? spoiler:
Arnaud Bragard
Arnaud Bragard

34 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 octobre 2021
quelques scènes de tentions superbes mais complètement gâchés par du n'importe quoi... la fin est too much et incroyablement bête.
Guillaume
Guillaume

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2022
Halloween Kills est brutal, sanglant, dans la veine des Halloween de Rob Zombie. Certains passages sont gênants tant ils ne collent pas avec le récit (le discours de Tommy Doyle dans le bar ou l'hystérie collective des habitants de Haddonfield qui poursuivent le premier inconnu sans raison). Mais le plaisir de revoir Michael Myers, Laurie Strode et toute une flopée d'acteurs sur le retour est intact et les scènes de flashbacks en 1978 sont ahurissantes et finement réalisées. Pas le meilleur des Halloween mais bien meilleur que d'autres épisodes de la saga.
La vérité vraie
La vérité vraie

3 abonnés 29 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2021
Mon dieu que c est nul... un telefilm avec des acteurs très mauvais . Jamie lee curtis inexistante honteux ce film l arnaque du siècle car le trailer vendait du rêve... Le trailer m'avait hypé de fou ! Le precedent m'avais surpris je trouve pas mal avec le piege etc Mais la c'est juste pas possible , ils detruisent vraiment nos licences qu'on aiment tant !
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2021
Halloween 2018, quarantième anniversaire de la saga initiée par John Carpenter, Michael Myers réenvahissait les écrans de cinéma et la vie de sa proie fétiche, Laurie Strode, dans une suite rétroactive ne gardant que le film de 1978 comme base de sa mythologie. Le succès au box-office fût immense, preuve que l'aura du boogeyman mutique n'a eu de cesse de fasciner le public au fil des décennies, mais le film en lui-même n'était hélas pas à la hauteur de nos attentes.

Bien sûr, les retrouvailles entre Jamie Lee Curtis et son prédateur préféré avaient su titiller notre fibre nostalgique. Le portait d'une Laurie Strode encore brisée quarante ans après sa si éprouvante nuit de babysitting, obsédée par l'idée d'une potentielle nouvelle confrontation avec Myers dans l'espoir d'éliminer une bonne fois pour toute le traumatisme ayant régi sa vie, avait su nous toucher, d'autant plus que l'ombre de la tragédie avait été jusqu'à déteindre et rendre difficile ses relations avec les descendantes Strode (fille et petite-fille interprétées par Judy Greer et Andi Matichak). L'évasion de Michael Myers allait amener les trois femmes à réévaluer la puissance de leurs liens dans l'épreuve, créant une union transgénérationelle capable de mettre de sacrés bâtons dans les roues du croquemitaine tout en pansant les plaies d'une famille entière. Le parti pris était bien pensé et était accompagné de sympathiques trouvailles (une scène d'ouverture glaçante à Smith's Grove, un carnage en plan-séquence ou encore un final façon revenge-movie) mais, malgré tout, le film de David Gordon Green donnait curieusement l'impression de passer à côté de son sujet, à la fois en traitant de façon expéditive la plupart de ses meilleurs atouts et en se dispersant autour d'éléments anecdotiques (une fournée de nouveaux personnages manquant d'envergure, la fausse bonne idée d'un doppleganger contemporain de Loomis, etc). "Halloween" 2018 se retrouvait alors gouverné par un rythme en dents-de-scie, essayant de se raccrocher mordicus au passé en dupliquant de façon éhontée des scènes cultes du film de 1978, avec souvent une inversion des rapports des forces des protagonistes d'origine, et en démultipliant la violence meurtrière de Michael Myers à Haddonfield sans parvenir à insuffler de la tension derrière chaque coup de lame distribué par le personnage.
Le goût d'inachevé était tel qu'on en venait même à penser que, sur un dispositif similaire, "Halloween, 20 après" avait su bien mieux comprendre l'essence de la franchise pour en raviver la flamme en 1998.

Toutefois, aujourd'hui, on est bien sûr prêt à laisser une chance à "Halloween Kills" de nous convaincre, par amour pour les virées sanguinaires du tueur au masque impassible mais aussi parce qu'il a été établi depuis que les plans de David Gordon Green ne se limitait non pas à un film mais à une trilogie.
L'introduction de ce nouvel opus a d'ailleurs tendance à nous rassurer en effectuant un retour inattendu aux suites du film originel, laissé à l'état de friches par l'effet rétroactif du précédent, pour développer un personnage connexe dans le sombre passé d'Haddonfield. Il y a effectivement quelque chose d'intrigant à aller voir de quelle façon traumatisante Michael Myers a également marqué les habitants d'Haddonfield en dehors du clan Strode et c'est ce que "Halloween Kills" va s'évertuer à faire en ramenant plusieurs figures historiques de 1978 encore victimes du souvenir du tueur. L'intention est louable, surtout qu'elle va donner ici une ampleur politique inédite à la saga en faisant de la population d'Haddonfield le symbole d'une Amérique trumpiste qui laisse bien volontiers libre cours à l'extériorisation primaire de ses peurs quand une étincelle -enfin un énorme incendie ici en la personne de Myers- cherche à les attiser. En lançant tout Haddonfield aux trousses de Myers pour montrer la déviance d'un effet de masse guidé uniquement par la terreur, David Gordon Green tenait sans doute là un degré de lecture original à donner aux agissements de Myers dans le but de renvoyer ceux d'une ville -et, plus largement, d'un peuple- à ses propres responsabilités mais le traitement va avoir un mal fou à se montrer à la hauteur de ces ambitions.

D'abord, disséminée dans un film intermédiaire entre deux autres, la présence de cette thématique donne le sentiment de n'être finalement qu'un bouche-trou avant que le clan Strode ne reprenne les choses en mains dans l'ultime opus, les trois générations de femmes sont ici reléguées au second plan, simples instruments appelés de temps à autre au service du discours, en attendant que la dernière partie leur offre un rôle évidemment un peu plus conséquent, histoire de relancer la machine et de rappeler qui sont les héroïnes et premières victimes de cette histoire. Ensuite, l'écriture autour de la montée en puissance populaire est tout simplement mauvaise : le retour de personnages du passé sonne trop souvent faux dans l'évocation grossière de leur douleur commune (pas aidé par une interprétation moyenne) ou dans la fatalité du sort de certains (celui de l'infirmière assistante de Loomis, à nouveau présente ici, était bien plus fort dans "H20" par exemple), les mouvements de foule de plus en plus irrationnels tombent dans l'exagération la plus facile et, enfin, le manque de conviction de l'ensemble ne fait que rappeler les errements d'un "Halloween" 2018 par son incapacité à tirer le meilleur d'éléments pourtant a priori pertinents.
Laissé la plupart du temps les mains libres par l'agitation vaine de la populace, l'ami Michael Myers vaque à ses occupations de carnage, visant sans mal le record de son body-count personnel en un film, mais, encore une fois, le massacre tombe dans une sorte de routine où la diversité et le nombre de mises à morts ne viennent jamais gommer leur cruel manque d'impact à l'écran, bien loin de l'intensité de la seule présence du personnage dans le film de Carpenter ou de sa sauvagerie bestiale au sein des relectures de Rob Zombie.

Doté d'un rythme bien plus soutenu que son prédécesseur et d'une bande-son encore une fois savamment orchestrée par John Carpenter, "Halloween Kills" réussit tout de même l'exploit de se laisser visionner sans trop d'ennui, l'efficacité de quelques séquences est même indéniable, mais son statut d'interlude cherchant à se fixer artificiellement sur un nouvel angle pour temporiser ne trompe jamais, à l'image de son final loupé dans les grandes lignes et qui cristallise à peu près tous les défauts du long-métrage aussi bien par sa portée symbolique que par la teneur de son cliffhanger. En espérant que "Halloween ends" terminera cette trilogie de manière plus consistante, ce qui sera probablement la dernière confrontation entre Laurie Strode et Michael Myers mérite un feu d'artifice bien plus conséquent que ces deux premiers films.
soundsmatt
soundsmatt

36 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2021
Concret, va droit au but, le mal doit mourrir ce soir...
Une excellente suite liée directement au précédent, mais cette fois-ci, l'intrigue c'est la ville qui chasse le mal. Différent, mais clairement une suite honnête. On ne tourne pas autour du pot : violence et comique, bain de sang moderne, le tout en respectant toujours les codes du slasher et du premier film de 78. Une photographie plus que particulière qui berce vraiment dans l'ambience du film original.
L'interprétation de Courtney est remarquable au plus au point, et l'un des meilleurs de la franchise intégrale (mise à part l'irremplaçable Nick Castle). J'enlève un demi, malheureusement pour la participation spoiler: de Jamie Lee Curtis qui n'a juste pas partagé aucune scène avec sa source d'énergie et de vie, Michael.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse