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Marc L.
69 abonnés
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3,5
Publiée le 10 mai 2020
Fin 2018, scandalisés par le traitement sans nuances du mouvement des Gilets jaunes par les principales chaînes d’information, François Ruffin et Gilles Perret commencèrent à sillonner la France pour rencontrer ceux qui sont dépeints par les organes du pouvoir comme des agitateurs, alcooliques, violents et racistes. Au quotidien, il est clair que la réalité est toute autre puisqu’autour des ronds-points et dans les ZAC périphériques, ce sont des gens ordinaires qui se dévoilent, qui relatent leurs motivations, leur rêves, leurs impuissance face à un monde qui ignore leur souffrance et leur exaspération et face à un pouvoir qui a renoncé à ses responsabilités vis-à-vis du peuple. Ils racontent également des parcours de vie divers, toujours difficiles mais qui font ressortir, outre la suprématie d’un ordre économique pour qui les travailleurs ne sont que du matériel, un épouvantable mépris de classe à leur encontre. Il n’y a que cela dans ‘J’veux du soleil’, des témoignages, des rencontres et des appels qui resteront sans réponse. N’oublions pas que Ruffin, qui siège à l’Assemblée Nationale sous la bannière de la France Insoumise, est une sorte de Michael Moore à la française, pas forcément parce qu’il manipule l’information et les chiffres à l’image comme ce dernier mais parce qu’il aime mettre en scène et que cette mise en scène se traduit ici par la mise en exergue d’une opposition frontale entre des gens simples et dignes, qui luttent simplement pour garder la tête hors de l’eau et des élites aveugles et sourdes, forcément riches et corrompues. On peut appeler ça du poujadisme, on peut aussi estimer qu’après avoir été presque unanimement dépeints comme des barbares qui mineraient les fondements de l’innocente démocratie française, donner la parole à ces “rebelles”, sans les censurer ou prétendre savoir mieux qu’eux ce qu’ils traversent, n’est finalement que justice.
J'veux du soleil est un objet politique, certes. C'est même un objet politique majeur. Mais s'il prend cette dimension-là, c'est d'abord parce qu'il s'agit d'un magnifique objet de cinéma. Pour être précis, c'est un formidable film d'amour. Amour pour le genre humain, amour pour ce Peuple - majuscule - filmé à hauteur d'épaule par Gilles Perret : tout en pudeur et en élégance, sa caméra caresse les visages et les corps pour nous en livrer la lumière. Pour sa part, en artiste du mot et du récit, François Ruffin est le sourcier qui fait jaillir la parole et la recueille dans toute sa puissance.
Dans une parfaite complémentarité, ce duo nous restitue de précieux instants de vie. Le plomb de la honte se change en or de la révolte. Impossible de citer tous les intervenants (et tant mieux, ainsi tu iras voir le film, ami), mais il faut avoir entendu Cindy, la bosseuse amoureuse, ou la formidable Natacha, cabossée par la vie et bouleversante de force et de dignité retrouvées. Qui parle dans ce film "s'honore du titre de citoyen".
Ajoutons que les "dialogues" sont souvent savoureux ("la moquette en poils de..." je vous laisse le plaisir) et parfois hilarants ("Mon seul souci c'est vous").
Un seul bémol, il concerne le méchant du film. Lui en fait trop ; personne ne peut être à ce point Aïe, Robot technocrate hypocrite. Enfin on l'espère. Parce que "Avoir l'air d'un faux-jeton à ce point-là c'est vraiment de la franchise", comme dirait l'autre.
Un dernier mot : ne cherchez plus la voix sur TF1 le vendredi soir. La Voix 2019 qui nous dresse les poils, c'est celle de Marie. Avec elle, on va danser au son clair des grillons et retrouver nos sourires d'enfant. On se retrouve sur les barbecues de ce printemps, les potos.
J'y suis allée à reculons, car récemment Ruffin je le trouve partout (mails, facebook etc) et finalement il arrive toujours à me convaincre... c'est assez rare. On avait besoin de portraits sincères des gens qui composent ce mouvement multi-facettes (des meilleures au pires), de leurs histoires, larmes et rires, tout ce qu'on trouve pas dans les médias officiels... le film tient la route, c'est le cas de le dire, et dommage que ce ne soit pas encore plus développé (on y parle pas trop des violences) et plus long, quoi... il faudrait une deuxième partie !
Pour un film documentaire très peu vu- 75000 spectateurs- Il y a autant de critiques que pour Dumbo qui vient de franchir le million. Chercher l'erreur ! Ils me font bien marrer les amis des gilets jaunes et de François Ruffin qui multiplient les 5 pour faire mousser le film... Fake news propagande, même combat. On devrait, ceux qui croient encore à la démocratie, mettre 0.5, en masse, pour que la note redescende à 2.5 Documentaire très moyen. Vu et revu sur BFM TV. 11/20
Ma note résume très bien le film ! Faire croire que ces gens sont en détresse à cause du gouvernement est une abbération et c'est ce que ruffin (homme politique d'opposition) essai de nous faire croire .......
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Film à la gloire de Ruffin qui rencontre des jaunards bien choisis, sympas, aucun beauf. Il aurait aussi pû trouver 20 chasseur, 20 lepenistes sympas. C'est un long clip de propagande à sens unique. Je précise que je ne suis pas macroniste.
Magnifique reportage sur le terrain, immersion dans la vie réelle, poignant, touchant, instructif, simple et représentatif. Une archive précieuse sur la réalité de notre temps. Pour comprendre ce mouvement unique, il fallait simplement se rendre sur place et pour savoir ce que ces citoyens avaient à dire, il suffisait de le leur demander ; ce que Ruffin et Perret on fait.
A partir de l'extrait d'une vidéo de MACRON "qui rit" face à la misère , bien évidemment nous manipulant car, sorti de son contexte, ce film devient outrageusement démago. Et le passage avec l'handicapée est bcp trop long car incompréhensible. Il aurait suffi de mettre les paroles en sous-titrage.
Bien qu'ils occupent la scène médiatique depuis plusieurs mois maintenant, je souhaitais découvrir une autre facette des gilets jaunes. Résultat : toujours cette même soupe imbuvable avec des Calimeros faisant l'apologie de l'assistanat et de la violence. Si vous avez le courage d'aller voir ce documentaire de propagande , courage c'est 1h20 d'idioties, pour rester poli.. Bien que l'objectif soit de provoquer l'empathie, il en ressort un sentiment d'exaspération à l'égard des personnes composant ce "documentaire". En sortant de la salle, je suis toujours aussi ulcéré de voir ces gilets jaunes se donner en spectacle aux abords des ronds points.
Qui peut être contre un peu plus de soleil dans sa vie? De lien social, d'amitié, de vivre ensemble? Pas moi, c'est certain! Alors pourquoi n’adhèré-je pas à 100% au message de ce film? Parce qu'après les voeux pieux vient le temps de la réflexion, et qu'il me semble que celle-ci manque cruellement à ce long métrage qui, de portrait en portrait, nous montre des français aussi sympathiques qu'ils sont malheureusement ignorants (ou préfèrent ignorer) la réalité du monde dans lequel on vit en 2019. A nul moment il n'est mentionné la réalité de la vie économique dans les autres pays, ceux qui comptent, pas la France et son 1% de la population mondiale. Si les américains et les chinois sont 100 fois plus puissants et résilients que nous, c'est d'abord parce qu'ils n'attendent pas de leur gouvernement qu'il leur apporte des cadeaux Hélas, le réalisateur de ce film ne donne la parole à aucun contradicteur. C'était peut-être le but me direz-vous: donner à voir la fraternité entre les gilets jaunes et expliquer que la grande majorité d'entre eux n'est pas constituée de casseurs mais de français qui veulent vivre mieux! A vrai dire, tout le monde aimerait vivre mieux, mais qui accepte de faire des efforts pour cela sans demander aux autres de payer pour lui?
Un moment intense. La fraternité, l'humanité de nos compatriotes en gilet jaune n'est pas un mythe. La description faite par les média et une élite parisienne des gilets jaune est une escroquerie intellectuelle.