Note moyenne
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De l’acidité, beaucoup d’humour noir et une petite touche de comédie romantique. Dans le genre "rape et revenge", « Promising Young Woman » est à part. La première réalisation d’Emerald Fennell est donc une petite pépite et le scénario dont elle est également l’autrice s’est vu décerner aussi bien un Bafta qu’un Oscar. Son affiliation, dans l’air du temps, à la mouvance #MeToo a évidemment aidé mais il faut avant tout retenir son audace, sa pertinence, son inventivité et sa singularité de traitement. Se découvrant scène après scène, le film surprend régulièrement en dépit des maladresses. Son esthétisme et la musique qu’il l’accompagne lui apportent une identité pop qui lui va à ravir. Et que dire de la performance de Carey Mulligan, excellente de bout en bout.
Il arrive que les phrases d'accroche qui parent les affiches desservent plus le film qu'elles ne le servent. Ici par exemple, la citation "Le thriller, féminin et frais, qui change la donne" ne reflète pas du tout le contenu du film.
Tout d'abord, Promising young woman n'est pas vraiment un thriller, mais plutôt une comédie romantique noire, si vous pouvez imaginer cela. Ensuite, on peut peut-être le qualifier de féministe (parce que féminin, cela ne veut pas dire grand-chose) mais en tout cas pas de "frais" : il est surtout caustique, et d'une certaine façon désespéré. Et pour finir, il ne change pas la donne du tout, il ne fait que peindre le triste tableau d'une réalité à peine rehaussée d'un trait de couleur : le coup de pied de l'âne final.
Pour peu qu'on le regarde pour ce qu'il est, Promising young woman est un beau portrait de femme, tendre et désabusé, servi par une magnifique Carey Mulligan. C'est surtout son scénario qui fait son intérêt : on ne sait vraiment pas où le film va nous emmener, et cela est suffisamment rare pour être souligné.
Une réussite qui a été mal vendue : le film n'est pas un brûlot féministe ni une comédie acidulée, mais une histoire originale et surprenante, parfaitement incarnée.
Tout d'abord, Promising young woman n'est pas vraiment un thriller, mais plutôt une comédie romantique noire, si vous pouvez imaginer cela. Ensuite, on peut peut-être le qualifier de féministe (parce que féminin, cela ne veut pas dire grand-chose) mais en tout cas pas de "frais" : il est surtout caustique, et d'une certaine façon désespéré. Et pour finir, il ne change pas la donne du tout, il ne fait que peindre le triste tableau d'une réalité à peine rehaussée d'un trait de couleur : le coup de pied de l'âne final.
Pour peu qu'on le regarde pour ce qu'il est, Promising young woman est un beau portrait de femme, tendre et désabusé, servi par une magnifique Carey Mulligan. C'est surtout son scénario qui fait son intérêt : on ne sait vraiment pas où le film va nous emmener, et cela est suffisamment rare pour être souligné.
Une réussite qui a été mal vendue : le film n'est pas un brûlot féministe ni une comédie acidulée, mais une histoire originale et surprenante, parfaitement incarnée.
Un bon début de film, prenant, avec une actrice au top, trop vite rattrapé par une suite chiante, moins convaincquante... le film en lui même est pas trop mal, mais manque cruellement de rythme.
UN FILM QUI SORT DU LOT
Un film intéressant dans son ensemble, spoiler: mais quel dommage sur la fin du personnage principal cependant...on ne s'y attend pas, la façon dont elle finie... est quand même violente, et cela reste dommage, malgré tout, elle arrive à surprendre les personnages de l'histoire même après sa mort, et du coup à tirer un sourire au spectateur qui se dit : ah bravo, bien joué !
. Une histoire nouvelle, du suspense, original, bluffant pour le personnage qui est plutôt dès le départ déconcertante : elle joue les filles éméchée et ramasse (car c'est elle finalement qui ramasse) des gars au hasard dans ses filets et pour les mettre devant le fait accompli et leur honte...! jusqu'à ce que dans l'histoire qqun finisse par percer cette lourde armure qu'elle porte, puis l'histoire prend un autre tournant, et l'on comprend pourquoi elle faisait ça ! une Carey Mulligan très très convaincante, qui sort de sa zone de confort. Bref, un film qui vaut le détour !
Un film intéressant dans son ensemble, spoiler: mais quel dommage sur la fin du personnage principal cependant...on ne s'y attend pas, la façon dont elle finie... est quand même violente, et cela reste dommage, malgré tout, elle arrive à surprendre les personnages de l'histoire même après sa mort, et du coup à tirer un sourire au spectateur qui se dit : ah bravo, bien joué !
. Une histoire nouvelle, du suspense, original, bluffant pour le personnage qui est plutôt dès le départ déconcertante : elle joue les filles éméchée et ramasse (car c'est elle finalement qui ramasse) des gars au hasard dans ses filets et pour les mettre devant le fait accompli et leur honte...! jusqu'à ce que dans l'histoire qqun finisse par percer cette lourde armure qu'elle porte, puis l'histoire prend un autre tournant, et l'on comprend pourquoi elle faisait ça ! une Carey Mulligan très très convaincante, qui sort de sa zone de confort. Bref, un film qui vaut le détour !
Un film dans la veine du mouvement #meeto, film féministe certes mais qui amène le sujet progressivement... ce n est pas si mal de suivre cette intrigue, même si il y a certaines longueurs et que le film zigzague peut-être un peu trop avant sa fin ...
Nous avons bien à faire à une "une jeune femme pleine de promesses".
Multi-nominé dans plusieurs catégories majeures (meilleur film, meilleure actrice principale et meilleure réalisatrice) lors de la 93ème Cérémonie des Oscars (un petit cru du fait de la crise sanitaire) et récompensé par l'Oscar du meilleur scénario original, Emerald Fennell, jeune réalisatrice britannique et scénariste de ce "Promising Young Woman", a, semble-t-il frappé fort avec son premier long-métrage.
Vendu comme "LE thriller féminin et frais qui change la donne", le film met en scène Cassandra, interprétée par Carey Mulligan (Drive, Gatsby...) une jeune femme en quête de vengeance à la suite d'un évènement traumatique et dramatique vécu au cours de ses années universitaire.
D'étudiante en médecine à l'avenir prometteur à serveuse dans un petit café d'Ohio prête à tout (les coups) pour faire payer les prédateurs à l'origine de cet évènement, il n'y a ici qu'un pas et personne n'en sortira indemne.
Intrigué, j'étais aussi quelque peu craintif à l'idée de me retrouver face à un film-étendard du féminisme que l'on pourrait qualifier de "bête et méchant". Celui qui, au lieu de prôner une égalité parfaite entre l'homme et la femme, prêche la supériorité de celle-ci se permettant parfois de cataloguer la plupart, ou l’entièreté des hommes, comme de simples prédateurs écervelés, à la recherche de véritables proies (lors de soirées trop arrosées dans ce film).
Après visionnage, l'on se retrouve en effet face à une véritable critique acerbe et frontale adressée à l'Homme-prédateur sexuel et un message lourd d'importance : le plaisir sexuel est un plaisir partagé et consenti, quelle que soit la situation bien évidemment. Ce message, aussi logique soit-il pour certains, ne l'est clairement pas pour tous : le film n'aurait jamais vu le jour si c'eut été le cas.
Message fort et important donc, mais éthiquement trop tranché par la réalisatrice selon moi : tous les hommes profiteraient-ils d'une femme bourrée lors d'une soirée ? Je ne pense pas ou, du moins, j'espère bien que tel n'est pas le cas (bien que le long-métrage et le carnet de note de Cassie puisse laisser penser le contraire au spectateur le plus crédule).
Cette critique sociétale, bien que pas approuvée dans son intégralité, se retrouve insérée derrière un scénario tranchant, bien qu'imparfait, écrit par Fennell en personne : personne ne sortira totalement indemne de ce film : ni Cassie, ni les divers antagonistes ni même le spectateur; et ce, notamment grâce à une fin surprenante et d'une noirceur assez rare dans le cinéma moderne américain.
Cependant, l'on regrette notamment que le twist majeur du film ( spoiler: la culpabilité de Ryan, le copain de Cassie, dans l'affaire du viol de sa meilleure amie, Nina
) reste assez prévisible à l'inverse du dernier quart-heure qui, sous quelques phrasés et situation où l'humour noir règne, surprendra le spectateur que vous êtes.
Enfin, l'on peut également mettre en avant ce surprenant et détonnant casting où se mélange des acteurs confirmés (Mulligan, Mintz-Plasse, Brown), des quasi-néophytes (Bo Burnham en tête) et des acteurs perdus de vue (Coolidge, connu pour jouer la mère de Stifler dans la série de films American Pie). Mention spéciale à Clancy Brown, très touchant dans ce long-métrage et abordant son rôle de père avec justesse et brio.
Ambitieux, sincère dans son message et son approche, réussi : "Promising Young Woman" a donc tout de la bonne pioche et réjouira autant les amateurs de thrillers que les féministes en herbe. À nous de suivre désormais les pas et l'avenir cinématographique d'Emerald Fennell, une jeune femme pleine de promesses.
Multi-nominé dans plusieurs catégories majeures (meilleur film, meilleure actrice principale et meilleure réalisatrice) lors de la 93ème Cérémonie des Oscars (un petit cru du fait de la crise sanitaire) et récompensé par l'Oscar du meilleur scénario original, Emerald Fennell, jeune réalisatrice britannique et scénariste de ce "Promising Young Woman", a, semble-t-il frappé fort avec son premier long-métrage.
Vendu comme "LE thriller féminin et frais qui change la donne", le film met en scène Cassandra, interprétée par Carey Mulligan (Drive, Gatsby...) une jeune femme en quête de vengeance à la suite d'un évènement traumatique et dramatique vécu au cours de ses années universitaire.
D'étudiante en médecine à l'avenir prometteur à serveuse dans un petit café d'Ohio prête à tout (les coups) pour faire payer les prédateurs à l'origine de cet évènement, il n'y a ici qu'un pas et personne n'en sortira indemne.
Intrigué, j'étais aussi quelque peu craintif à l'idée de me retrouver face à un film-étendard du féminisme que l'on pourrait qualifier de "bête et méchant". Celui qui, au lieu de prôner une égalité parfaite entre l'homme et la femme, prêche la supériorité de celle-ci se permettant parfois de cataloguer la plupart, ou l’entièreté des hommes, comme de simples prédateurs écervelés, à la recherche de véritables proies (lors de soirées trop arrosées dans ce film).
Après visionnage, l'on se retrouve en effet face à une véritable critique acerbe et frontale adressée à l'Homme-prédateur sexuel et un message lourd d'importance : le plaisir sexuel est un plaisir partagé et consenti, quelle que soit la situation bien évidemment. Ce message, aussi logique soit-il pour certains, ne l'est clairement pas pour tous : le film n'aurait jamais vu le jour si c'eut été le cas.
Message fort et important donc, mais éthiquement trop tranché par la réalisatrice selon moi : tous les hommes profiteraient-ils d'une femme bourrée lors d'une soirée ? Je ne pense pas ou, du moins, j'espère bien que tel n'est pas le cas (bien que le long-métrage et le carnet de note de Cassie puisse laisser penser le contraire au spectateur le plus crédule).
Cette critique sociétale, bien que pas approuvée dans son intégralité, se retrouve insérée derrière un scénario tranchant, bien qu'imparfait, écrit par Fennell en personne : personne ne sortira totalement indemne de ce film : ni Cassie, ni les divers antagonistes ni même le spectateur; et ce, notamment grâce à une fin surprenante et d'une noirceur assez rare dans le cinéma moderne américain.
Cependant, l'on regrette notamment que le twist majeur du film ( spoiler: la culpabilité de Ryan, le copain de Cassie, dans l'affaire du viol de sa meilleure amie, Nina
) reste assez prévisible à l'inverse du dernier quart-heure qui, sous quelques phrasés et situation où l'humour noir règne, surprendra le spectateur que vous êtes.
Enfin, l'on peut également mettre en avant ce surprenant et détonnant casting où se mélange des acteurs confirmés (Mulligan, Mintz-Plasse, Brown), des quasi-néophytes (Bo Burnham en tête) et des acteurs perdus de vue (Coolidge, connu pour jouer la mère de Stifler dans la série de films American Pie). Mention spéciale à Clancy Brown, très touchant dans ce long-métrage et abordant son rôle de père avec justesse et brio.
Ambitieux, sincère dans son message et son approche, réussi : "Promising Young Woman" a donc tout de la bonne pioche et réjouira autant les amateurs de thrillers que les féministes en herbe. À nous de suivre désormais les pas et l'avenir cinématographique d'Emerald Fennell, une jeune femme pleine de promesses.
Ce film ressemble à un pur produit Netflix, donc ça se regarde mais ce n'est pas transcendant, pas vraiment de subtilité, l'homme est forcément mauvais, mais les femmes en prennent aussi pour leurs grades et la fin sauve un peu le tout.
Un coup de cœur total. Un film coup de poing, qui va bien plus loin des codes qu'ont connait du féminisme.
Un bon thriller qui sait se démarquer par un ton différent. Ca commence gentillet et peu à peu la toile de la vengeance se tisse. Un bon moment !
Une affiche somme toute banale, un synopsis qui n'attire pas, qui fait craindre un film bateau et, finalement, une bombe ce film, qui vous explose à la figure !
À ne pas manquer : Carrey Mulligan y est tout simplement extraordinaire
et le scénario est excellent !
À ne pas manquer : Carrey Mulligan y est tout simplement extraordinaire
et le scénario est excellent !
Lauréat de l'Oscar du Meilleur Scénario Original, ce film restera celui qui m'a fait retourner au cinéma au terme de cette période de disette bien triste pour le monde culturel...
Ecrit et réalisé par Emerald Fennell (interprète de Camilla Parker Bowles dans #TheCrown) et porté par Carey Mulligan qui s'empare d'un personnage fort, symbolique et porteur du message décomplexée post-MeToo !
Un rôle qui va comme un gant à cette actrice qui mène une carrière tellement intéressante et pas récompensée à sa juste valeur selon moi !
La force du film réside en son mélange des genres, la mise en scène nous livre différentes facettes : on navigue entre comédie romantique et thriller jusqu'à la tragédie...
Le final marque les esprits du spectateur qui ressort sonné par ce qu'il vient de voir...
Ecrit et réalisé par Emerald Fennell (interprète de Camilla Parker Bowles dans #TheCrown) et porté par Carey Mulligan qui s'empare d'un personnage fort, symbolique et porteur du message décomplexée post-MeToo !
Un rôle qui va comme un gant à cette actrice qui mène une carrière tellement intéressante et pas récompensée à sa juste valeur selon moi !
La force du film réside en son mélange des genres, la mise en scène nous livre différentes facettes : on navigue entre comédie romantique et thriller jusqu'à la tragédie...
Le final marque les esprits du spectateur qui ressort sonné par ce qu'il vient de voir...
Des actrices incroyables, notamment la principale, une photographie et une lumière exceptionnelles. Tout le déroulé du film est prenant et on ne souhaite qu'aux hommes rencontrés qu'ils souffrent bien plus que ce qu'ils ont fait souffrir les femmes. Seule la toute fin est un peu décevante, peu réaliste avec le timing de certains événements, et un "sacrifice" qui rend moins satisfaisante cette revanche contre les hommes.
Le film qui m’a fait penser à mauvaise graine de Nicolas Jaillet chez la manufacture de livres. Une femme qui inquiète, capable de tout, aux pouvoirs nébuleux. Peut-on appeler cela pouvoirs ? Entre thriller et satire chaque plan est intelligent, chaque scène a du sens. Jamais trop caricaturale, Carey Mulligan incarne parfaitement son rôle de femme rusée. Faisant semblant d’être éméchée elle attend au tournant les hommes qui profiteraient de cette faiblesse Jusqu’à la rencontre qui fait basculer le film. Jamais manichéen tout est parfaitement ficelé avec un final incroyable. C’est rafraichissant et original tout en mettant en avant les agressions faites aux femmes dans nos sociétés contemporaines. Subtil et rythmé, on se laisse embarquer !
Un bon film qui n'a pas froid aux yeux. Un film qui emmène le spectateurs dans tous les sens et surtout là où on ne pensait pas aller. Première séance post Covid, ça fait du bien :)
Spoiler
Ça commence bien, une héroïne vengeresse sans pitié ni violence qui tend un miroir aux agents actifs du patriarcat. Une femme obstinée qui se reconstruit. Mais quelle fin épouvantable. La seule bonne victime est celle qui est morte. La justice pour les femmes ne peut passer que par le sacrifice d'autres femmes. Atroce. Ras le bol de ce message qu'on lit, voit, entend partout, tout le temps, depuis toujours. On ne peut plus se contenter de ça.
Ça commence bien, une héroïne vengeresse sans pitié ni violence qui tend un miroir aux agents actifs du patriarcat. Une femme obstinée qui se reconstruit. Mais quelle fin épouvantable. La seule bonne victime est celle qui est morte. La justice pour les femmes ne peut passer que par le sacrifice d'autres femmes. Atroce. Ras le bol de ce message qu'on lit, voit, entend partout, tout le temps, depuis toujours. On ne peut plus se contenter de ça.
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