Séjour dans les monts Fuchun
Note moyenne
3,9
773 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

73 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
32 critiques
3
14 critiques
2
7 critiques
1
8 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2020
Sur une longue période de 2 années Gu Xiaogang nous entraîne à la suite d'une famille de Fuyang, ville de 10 millions d'habitants du nord-est de la Chine. Une grand-mère, ses 4 fils, ses petits-enfants. Ce portrait de famille est l'occasion pour le jeune réalisateur de montrer l'évolution de son pays et de la structure familiale, entre traditions de moins en moins respectées et modernité. La ville et la nature (les arbres, le fleuve Fuchun) sont des personnages à part entière du film.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2020
À la lecture du résumé de ce film (qui reprend le titre d'un tableau chinois du 14e siècle), on se dit : une énième chronique familiale asiatique… Bon. C'en est une, effectivement. Et pas des plus originales sur le fond : on passe beaucoup de temps à table, on se parle sans se regarder, on se déchire autour de questions d'argent, d'un mariage arrangé, de la garde de la grand-mère… Mais l'agréable surprise vient du fait qu'en matière de chronique familiale, c'est plutôt le haut du panier. Et c'est d'autant plus étonnant qu'il s'agit là d'un premier long-métrage, signé par un réalisateur-scénariste de 31 ans seulement. Donc bravo pour cette maîtrise narrative et esthétique : le scénario est très bien écrit, les dialogues sont justes, la mise en scène est joliment fluide et contemplative, tout en travellings et plans-séquence, épousant le rythme lent du fleuve et des saisons qui passent. Se tisse ainsi un bon canevas de fils dramatiques, cohérent et équilibré. Avec une galerie de portraits nuancés et bien campés. Bref, un récit choral assez remarquable, où Gu Xiaogang capte les joies et les peines des personnages principaux (surtout des peines…), tout en élargissant son regard à une ville et à un pays en grand changement, un peu coincés entre tradition et modernité, dans une nature qui, elle, reste immuable. Cette façon d'embrasser large, tout en étant humble et discrètement poétique, force le respect et laisse admiratif devant quelques scènes d'une grande beauté. Cette ambition a aussi ses petits écueils : des longueurs, ici et là, au gré d'un film-fleuve de 2h30, une image numérique pas très nette parfois, faute de moyens probablement. Mais la qualité d'ensemble l'emporte et donne vraiment envie de découvrir la suite de ce film présenté comme le premier volet d'une trilogie.
DCP87
DCP87

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2020
le film prend son temps, mais c'est pour le meilleur, pour peu à peu découvrir les détails du quotidien, une vision de la Chine différente encore des autres cinéastes qui arrivent à être distribué en France, un film romanesque émouvant.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2020
Le cinéma chinois montre depuis quelques années une effervescence assez remarquable. Le film "Séjour dans les Monts Fuchun" en est un des illustres exemples. Il s'agit d'une fresque dans la Chine contemporaine, d'une famille qui habite dans cette région des Monts Fuchun, dont on comprend dès les premières séquences qu'il s'agit d'un site très important dans l'histoire impériale du pays. Le récit ne s'attarde pas sur cette spécificité historique, sinon qu'on est immédiatement embarqué par la beauté somptueuse des paysages. Ce séjour est en fait une invitation au voyage à travers les montagnes qui surplombent la ville et surtout le fleuve presque hypnotique qui serpente à travers les paysages. En atteste une scène absolument sublime où, grâce à un travelling très soigné, on suit le jeune amant d'une des nièces du film nager sur la rivière, pendant que cette dernière l'accompagne sur le chemin dans les hauteurs.

Le voyage constitue aussi un espace de découverte culturelle fascinant. On s'invite souvent à déjeuner avec la famille et les odeurs de cuisine semblent presque parvenir jusque la salle de cinéma. On découvre les traditions de la Chine, particulièrement ce système de tontine qui lie des personnes dans un dispositif de prêt et de créances, pouvant virer au drame quand l'un des membres n'honore plus ses remboursements de dettes. La violence côtoie autant la douceur de vivre de cette famille qui rentre dans le 21ème siècle. On découvre alors combien la question des anciens est devenue un sujet du débat public, les jeunes générations ne pouvant plus accueillir leurs aînés à domicile. A cela s'ajoute la complexité du système de santé, qui, malgré le régime communiste, ne semble être ouvert qu'à ceux qui ont les moyens de s'offrir des soins à l'hôpital.

"Dans les Monts Fuchun" rend compte de la complexité de la société chinoise, particulièrement pour les classes moyennes qui ont bénéficié de l'ascension économique du pays. Il s'agit d'un très grand film qui fera date dans l'histoire du cinéma mondial.
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2020
Le film est très long, et pourtant on ne s'ennuie pas, tellement on a l'impression de suivre cette famille dans des vrais moments de vie. On a vraiment l'impression de découvrir pour de vrai la vie et la culture chinoise, dans cette partie de la Chine en tout cas.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2020
        Encore un film chinois d'une grande ambition..... puisque cette fresque de presque trois heures ne serait que le premier volet d'une trilogie. On est cependant aux antipodes de l'univers de Diao Yinan. Les trois principaux acteurs du Lac aux oies sauvages, le héros, sa femme et la baigneuse, étaient d'une grande beauté -mais d'une beauté à l'occidentale, nez droit et fin, grands yeux.... Le cinéaste, c'est sûr cherchait l'approbation du public occidental. Le très jeune Gu Xiaogang au contraire nous montre des Chinois du tout venant, des Chinois de la rue, il a fait tourner des non professionnels: famille, amis, personnes rencontrées au hasard. Il y a au début du film un très long "plan-séquence" qui dit tout: un jeune homme remonte à la nage (il nage comme un chien....) le cours de la rivière Fuchun. Son amoureuse marche sur la rive..... On dirait un de ces rouleaux interminables que l'on suit des yeux, admirant la succession des pins, des oiseaux pêcheurs -et des pêcheurs- des barques, des petits temples... Séjour dans les monts Fuchun est d'ailleurs un de ces rouleaux (six mètres de long....), du à  Huang Gongwang, visible au musée de Pekin..... ou sur Google!
        Et devant ce décor de la Chine éternelle, il y a celle d'aujourd'hui, dans une ville moyenne comme Fuyang, où le réalisateur a grandi, car sur l'autre rive du vaste fleuve, c'est la grande ville où on détruit frénétiquement les vieux quartiers pour construire des immeubles de trente étages avec toute la modernité.
        Mais la Chine éternelle, tenace, elle résiste à la modernité par l'importance qu'elle confère toujours à la famille. Voilà que le film commence, dans un restaurant, par une de ces grandes fêtes où amis, voisins, parents éloignés, sont tous invités: les soixante dix ans de la matriarche, entourée de ses quatre fils et de ses petits enfants.... mais elle a une crise cardiaque dont elle sort à demi démente, et désormais à la charge des fils; on va suivre de près, essentiellement trois d'entre eux. L'aîné possède un restaurant plutôt agréable, avec sa femme qui tient la caisse et porte aussi, semble t-il, la culotte. Elle a trouvé un bon parti pour sa fille -l'amoureuse du début, et ne veut pas entendre parler de ce petit prof au salaire de misère, même pas capable de se payer un de ces magnifiques appartements dans les tours, qui font rêver.... Elle s'occupe de la belle mère avec dévouement -s'occuper des anciens est sacré! mais une certaine âcreté.
        Le second est pêcheur professionnel. Le logement familial a été rasé, il va en tirer un bon profit, en attendant il vit avec sa femme sur le bateau -une barquasse ouverte à tous vents, à la neige, à la pluie, comment ne pas admirer l'extraordinaire résilience des Chinois.... Et puis, eux, ils ont un fils, un grand dadais qui va épouser une bonne fille....
        Enfin, le troisième est le mouton noir. Il ne fait que des bêtises, emprunte de l'argent (en particulier à frère aîné), participe à des affaires foireuses, joue à des parties truquées dans des tripots clandestins, a donc contracté des dettes envers la pègre, que frère aîné pourrait éventuellement régler..... mais il n'est pas rejeté: c'est la famille! Et ce père monoparental s'occupe admirablement de son fils trisomique. Admirons aussi la façon dont cet ado très atteint reste le bienvenu...
        On passe sans cesse des uns aux autres de façon assez décousue, pas toujours facile à suivre, surtout que pour nous autres occidentaux, rien ne ressemble plus à un Chinois..... qu'un autre Chinois. Mais on ne trouve pas le temps long, parce qu'on s'installe dans ce déroulement des saisons, un hiver terriblement neigeux succédant à l'automne; dire la beauté du noir et blanc des frondaisons enneigées.... comme dans les encres chinoises.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2020
Une peinture psychologique et sociale du destin d'une famille chinoise urbaine moderne sur une dizaine d'année particulièrement réussie, avec des acteurs attachants et une réalisation de grande qualité, alternant des scènes très contrastées dans leurs ambiances avec brio. Beaucoup de sensibilité humaine dans ce film qui allie étonnamment la description d'une société qui vit presque comme à l'occidentale, une imprégnation des traditions qui persistent malgré les grands bouleversements urbains et matérialistes qui s'emparent du pays.
Raphaël L
Raphaël L

20 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2020
Comme son nom l'indique le spectateur va littéralement passer un "séjour (de 3 heures) dans le mont fuchun" auprès de la 4 frères et de leur familles respectives.
Quel bonheur de vivre ce film !
L'image de cette ville en reconstruction et de la nature luxuriante nous éblouit à chaque seconde. Les longs plan séquences ne sont jamais manieristes et ont toujours un sens.
Le film m'a aussi littéralement emporter dans son flot d'émotions. Séjour dans les monts fuchun dit énormément sur la Chine actuelle, ses mutations, les conséquences de la politique de l'enfant unique, les difficultés économiques, les relations familiales...etc
Allez y vous y serez cueilli par cette première partie de saga familiale se déroulant au fil des saison et de l'écoulement du fleuve.
Extrêmement prometteur pour un 1er réalisateur; j'ai hâte de la suite !
Parigos Z.
Parigos Z.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2020
Mauvais. Ce fut un supplice à regarder, surtout lorsqu’on s’attends à un bon film chinois (un ptit So long my son ...) ..Malheureusement dès les premières minutes on se rend compte du niveau amateur au sens péjoratif, la réalisation est maladroite dans la forme et instrumentalisée dans le fond avec des messages sans subtilité du soft power pékinois (le gouvernement chinois est producteur). Un film sans âme ni charme malgré une bonne idée de depart sur la thématique de fin de vie d’une mère déchirée et le jeu correct de certains acteurs, malheureusement le scénario va dans tous les sens et cela sans aucune maitrise. On s’y perds vraiment. Le fond de l’histoire est trouble on a l’impression de regarder le long montage d’un amas de scènes hasardeuses et cela pendant 2h30 (qui passent très lentement). Chaque seconde apparait comme une minute, chaque minute comme une heure.
Le film est mauvais. La durée du film en dit long sur l’incapacité du réalisateur à transmettre son message. Bien que l’on y voit de jolis paysages le film est d’un ennui total.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2020
En quoi le premier film de Gu Xiaogang est-il singulier ? En quoi peut-on dire qu'un auteur est né ? On pourrait d'abord objecter que ce type de cinéma est connu, a fortiori dans le paysage asiatique – on pense à Hou Hsiao-hsien et à Edward Yang – dans cette manière de saisir dans un rythme très lent mais avec une caméra toujours mobile le pouls d'une famille et d'une ville sur un temps relativement long. Mais ce qui différencie "Séjour dans les monts Fuchun" de ces références tient dans une recherche d'équilibre entre narration et contemplation, entre une trame scénaristique qui avancerait au gré de conflits somme toute peu originaux (ce sont surtout des problèmes financiers qui divisent les membres de cette famille) et un intérêt prononcé pour un paysage harmonieux : à ce titre, l'une des plus belles scènes du film est un plan-séquence où l'on suit un homme en train de nager dans le fleuve qui longe la ville avant qu'il ne rejoigne sa fiancée pour entamer avec elle une conversation anodine. Si certaines scènes comportent des dialogues importants qui en disent long sur les relations entre les personnages, ce moment délaisse la narration pour laisser le spectateur libre de regarder ce qu'il veut dans le plan et lui permet d'être sensible aux bruits des pas et du vent. Faire avancer l'histoire et la laisser de côté par instants, c'est le mouvement périlleux amorcé par Gu Xiaogang et qui n'est pas encore tout à fait maîtrisé, comme en atteste l'impression d'engourdissement que peut provoquer le film, à cause d'une alternance de moments narratifs et de plans pleinement centrés sur la nature qui menace de devenir mécanique. Ce très beau premier film garde néanmoins le cap parce qu'il tient à faire davantage passer l'émotion par la richesse de plans à la composition très picturale que par les personnages; en effet, l'abondance de plans larges impose une distance avec une certaine intériorité mais rend mieux compte des différences entre les différents protagonistes par la manière dont chacun s'inscrit dans le décor. En privilégiant l'apaisement et l'absence de pathos, "Séjour dans les monts Fuchun" convainc et témoigne de la grande conscience qu'a Gu Xiaogang de son propre art : ce premier film prometteur donne envie de suivre la carrière d'un jeune cinéaste assurément talentueux.
MARIE-FRANCOISE R
MARIE-FRANCOISE R

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2020
Lent ; plans séquences interminables ; montage son des dialogue sans les images correspondantes ! Pénible ! trop peu de scènes fortes sur l'évolution de la société chinoise
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 janvier 2020
Magnifique poésies qui nous en mets plein la vue et les oreilles
Une histoire qui prend sont temps et qui en dit beaucoup sur la vie en chine et la vie tout court
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2020
je ne serai pas aussi dythirambique que la presse, toujours prompte à découvrir des genies, mais c'est bien fait, avec de superbes plans sequence aussi gratuits qu'envoutants! L'histoire est un peu difficile à suivre, même si le pitch est simple: 4 freres autour de leur mère septuagenaire, leurs vies, leurs amours, leurs emmerdes, leurs familles... Mais on se laisse aller dans des paysages toujours captivants. Une etude ethnographique de la Chine d'aujourdhui.
Dominique S
Dominique S

10 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2020
Dommage que le film ne dure que 2h30, j'y serais bien resté quelques heures supplémentaires. C'est splendide. Le coup de pinceau est fluide, juste et délicat, l'émotion intense qu'il procure continue de se répandre longtemps après le film. Vivement les prochains volets!
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 janvier 2020
Intéressant, cohérent, haletant.
Témoin ce plan séquence de sept minutes d'une brasse coulée dans le fleuve impétueux.
Un documentaire indispensable pour comprendre les mœurs chinoises y compris en matière gastronomique
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse