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Ismael
127 abonnés
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0,5
Publiée le 10 septembre 2020
Effacer l’historique est l’archétype même du film qui aborde des sujets sociétaux essentiels, mais le fait tellement mal qu’il en perd tout intérêt ou vraisemblance. 1h45 de gâchis, malgré un joli potentiel.
Sur le papier le programme est carrément ambitieux: il est question de précarité, de l’exploitation et du surendettement des plus pauvres ou encore de l’emprise des grandes multinationales (et notamment des GAFA) sur les petits citoyens que nous sommes. On y croise même des gilets jaunes. Présenté comme ça on se dit qu’on n’est pas forcément si loin de l’univers de Ken Loach. Sauf que chez le réalisateur britannique les personnages sont nettement plus crédibles et attachants.
Car le problème du film de Kervern c’est que ses « héros » nous sont présentés d’emblée comme des losers un peu pathétiques, limite des cas sociaux. C’est ennuyeux, car la force du film social c’est de montrer qu’un monsieur tout le monde (c’est-à-dire nous-mêmes) peut se retrouver broyé par le système. Or on n’a aucune envie de s’identifier aux pantins caricaturaux d’ Effacer l’historique, dont la naïveté dont ils font preuve dans les situations de la vie quotidienne confine presque à la stupidité. D’ailleurs on a l’impression que les réalisateurs eux-mêmes n’y croient pas et nous offrent finalement quelque-chose qui serait presque de l’ordre du comique.
Comique le mot est lâché. Car oui bien sûr on peut aussi choisir de faire une comédie avec ce genre de sujet. On pense notamment aux aventures de Monsieur Hulot, éternel inadapté de la société lui aussi, dans les films de Jacques Tati. Sauf que ce sont des films remplis de charme et de poésie, deux choses qui font complètement défaut au film de Kervern et Délépine. Quant à l’aspect strictement humoristique disons pudiquement que ça reste assez cru, voir carrément vulgaire par moments.
En résumé, malgré ses bonnes intentions et son humanisme évident le film est juste cinématographiquement très mauvais. C’est lourdingue, on ne croit pas une seule seconde aux situations qui nous sont montrées et l’émotion ne passe pas. Mais Effacer l’historique n’est pas que mauvais, il véhicule -surtout dans sa dernière demi-heure- une philosophie je m’en foutiste, allons prenons tout cela à la légère, qui me parait assez gênante au vu de la gravité des sujets qu’il aborde par ailleurs. Gênante aussi au regard de tous ceux qui dans l’ombre ou non, parfois derrière une caméra, se battent pour vraiment faire changer les choses. A l’exemple de Ken Loach justement.
Je n’ai pas aimé ce film ! Je dirais même que j’ai perdu mon temps, et accessoirement mon argent, à venir passer un moment au cinéma. Tous ceux qui s’imaginent rigoler à l’humour de Blanche Gardin ne le feront cinq secondes. La première scène, il est vrai couplée avec le générique, est d’une longueur ennuyeuse. Denis Podalydès est excellent comme d’habitude, mais je me demande ce qu’il est allé faire dans cette galère. On va dire que je ne suis absolument pas sensible à ce type d’humour. La scène avec l’âne m’a à peine extirpé un sourire
Les personnages sont trop caricaturaux, on a envie de gifler les trois héros, les gilets jaunes passent pour de fieffés nigauds ! Bref, j'aurais mieux fait d'aller voir Tenet !
C’est comme ça, je garde mes distances avec l’humour « Delépine-Kervern » . Peut-être ce regard « vachard » sur les habitants des périphéries de ville……la description des lotissements de maisons individuelles, à deux pas des « hypers » bref, la France d’en bas !!! (belle expression ?) « salauds de pauvres » c’était déjà une réplique célèbre de Gabin, dans La traversée de Paris (1956) Vous me ferez remarquer que je ne suis pas obligé d’y aller…..
Mais le thème des « connectés » est intéressant. Les comédiens, tous à la hauteur; un faible pour Blanche Gardin. Un soupçon de poésie, un ton »Delépine-Kervern » bref, des qualités….
Je rédige que très rarement des critiques mais là, face à l'ampleur de l'absence de sens et de rire je me devais d'en écrire une.
Sensé être une comédie, le film ne fait malheureusement rire à aucun instant, où peut-être quelques rares moments où l'on rie plus du film qu'avec lui tellement c'est mal joué et absurde au possible. Il pourrait aisément remplir les critères du nanar mais ne fait même pas sourire par sa médiocrité.
Les trois personnages principaux sont vides c'est effarant, ils sont d'une bêtise sans nom, pauvre français moyen et gilet jaune, il prend une sacrée claque dans la gueule ici.
Je n'ai juste pas compris le sens de ce film, est-ce un discours anti société de consommation, anti internet avec toutes ces dérives (cyberharcèlement; piratage; vol de données privées), si c'est le cas, le message passe avec la finesse d'un bulldozer.
J'ai peine à voir que ce genre de film est l'espoir pour sauver les salles françaises.
Génial !! Un film qui capte l'air du temps , notre hyper modernité ultra connectée, bien triste et tragique ... tout ça avec beaucoup de légèreté et d'humour décalé . Et les acteurs et actrices sont géniaux ! Acceptez le côté décalé , absurde, poétique de l'humour de Kerven et Delepine et questionnez avec eux notre modernité ! Un film militant sans en avoir l'air !
Le sujet était attirant et le film être censé humoristique. En fait rien de tout cela, l’image est floue, les acteurs agaçants, les situations et personnages débiles. En conclusion un film affligeant qui donne envie de fuir de la salle de cinéma. Je suis restée jusqu’à la fin espérant être tout de même étonnée, en vain très déçue et nul
Sérieux ? vraiment ça le cinéma post-COVID ? Je n ai même pas les 100 caractères pour dire que c est une magistrale bouse. Impossible à regarder malgré tous mes efforts. Et la presse qui donne 4 étoiles ? Encore le travail de désinformation mondiale !
J'ai été déçu, le film manque de rythme, on ne s'attache pas aux personnages qui sont éthérés. La présentation de la situation prend les deux tiers du film. OK pour la caricature de la société de consommation mais ce n'est pas mordant, c'est superficiel. Les seuls moments drôles sont dans la bande annonce.
Leur précédent film m'avait réconcilié avec leur cinéma que je trouvais de plus en plus sur la pente descendante en termes d'inventivité et de qualité. Effacer l'historique part, en apparence, de pas grand chose mais se révèle petit à petit une comédie majeure de l'année. Kervern et Délépine savent manier toutes sortes d'humour et faire en sorte qu'il fonctionne grâce notamment aux interprètes choisis avec soin. C'est le cas des trois acteurs principaux car les réalisateurs les utilisent dans leur registre comique habituel qui fait mouche : Blanche Gardin épouse son caractère irrévérencieux à tour de répliques savoureuses et parfois dévastatrices sur des sujets plus ou moins difficiles (vie privée, sextape, impôts, banque) ; Denis Podalydès a ce charme ravageur de la maladresse qui donne lieu à des quiproquos délicieux et des scènes insolites et cocasses ; Corinne Masiero manie l'absurde et le décalé avec brio avec son personnage un peu perché.
A travers ces trois personnages, les réalisateurs parlent des maux d'aujourd'hui et critiquent frontalement la société de consommation de manière hilarante et inédite. On est pris de fous rires quand Denis Podalydès est au téléphone avec une mystérieuse vendeuse, lorsque Corinne Masiero révèle les étapes de son addiction aux séries et son licenciement ou quand Blanche Gardin essaie de taper son mot de passe ou de s'allonger dans son lit. Effacer l'historique est un excellent film parce qu'il rend compte de l'absurdité de la société dans laquelle on vit aujourd'hui en suivant trois anciens gilets jaunes aux prises avec des montagnes de problèmes qui s'accumulent. Kervern et Délépine nous font suivre trois personnages pathétiques mais terriblement émouvants dont les aspirations sont légitimes. Les deux réalisateurs réussissent leur pari de ne pas nous faire rire de mais rire avec sur des sujets sensibles et communs à tout le monde. Ça parle de notre dépendance aux écrans et à Internet avec un recul et une ironie épatants : outre l'histoire des mots de passe cachés dans un frigo, les reventes sur Internet de produits usagés, les accumulations de dettes à contracter en ligne, le chantage, les GPS, la notation par étoiles, tout y passe avec réussite.
Les deux réalisateurs savent faire rebondir leur intrigue avec notamment cette rencontre avec Dieu au sommet d'une éolienne, scène fantasque et vouée à devenir culte, et ce rond point où les chemins se croisent et les plans se construisent. La guerre aux Gafas et leur utilisation excessive de nos données personnelles est le combat de tous et l'obstination des personnages est touchante même si démesurée. Si les personnages tombent dans le ridicule lors de situations incongrues, les deux auteurs s'en sortent pour les montrer soudés et charmants. La mise en scène n'est pas non plus en reste. Les réalisateurs ont opté pour un grain d'image lumineux et éthéré, utilisent le floutage quand il faut, s'amusent à faire des gros plans sur des moments insolites de la vie des héros. L'énergie des personnages imprègne leur mise en scène qui embrasse le caractère de conte du film : la caméra s'enjaille dès que l'aventure démarre, les plans aériens en plongée sont magnifiques. Je ne saurais dire si c'est le meilleur film des deux compères mais ils prouvent une nouvelle fois leur faculté à s'emparer de sujets terriblement contemporains et d'en rire de manière saine en dénonçant l'exploitation des hommes, l'abandon de certaines populations et l'oppression des nouvelles technologies sur nos modes de pensée.
En deux mots Kervern et Délépine font un cinéma toujours aussi déjanté, aidés par un trio de comédiens au sommet dans leur registre et un goût pour l'absurde et le pathétique prodigieux.
Malgré un synopsis prometteur, "Effacer l'historique" est une véritable purge. Dès les premières minutes du film, on sent vraiment que l'on va passer un véritable calvaire. La qualité de l'image est exécrable, les situations et les personnages sont grotesques. Il y a pourtant un casting alléchant, mais c'est tellement risible et la mise en scène est sans queue ni tête. On ne comprend même pas où le réalisateur veut en venir à travers son scénario absurde. C'est incompréhensible et on s'enlise inéluctablement dans l'ennui. Il règne, par ailleurs, une ambiance très étrange et le malaise s'installe. Difficile de suivre un navet aussi consternant jusqu'à la fin.
ce n'est pas un film ou l'on va rire du début à la fin , mais quelques dialogues et situations drôle. finalement c'est plutôt un film qui fait réfléchir sur les nouvelles technologies, leurs dangers et déviances.
Autant la bande annonce donnait envie de voir le film, autant le film en lui même nous a donné envie de quitter la salle avant la fin car le film est décevant et peu intéressant.