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montecristo59
41 abonnés
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3,0
Publiée le 11 septembre 2020
Comme dab avec Kervern et Delépine, ces deux poètes sociologues, le propos du film est essentiel et pertinent. Le scénario, quant à lui, est plutôt inspiré, émaillé de quelques gags qui font mouche. Le problème c'est peut-être le rythme, car la langueur peine à dissiper un certain malaise, installe comme une réticence à entrer en dérision. Après une bonne moitié du film je ressentais fort ce malaise : le fiasco des "gens de peu", qui hier habillèrent de jaune les ronds-points, me poussait plutôt vers la nausée que vers l'hilarité. Je n'incriminais certes pas les acteurs ! Masiero fait du Masiero, c'est pour ça qu'on l'aime même quand elle est sans surprise, comme c'est le cas ici. Pareil pour Poolevoorde dans son apparition déjantée. Podalydès assure lui aussi, c'est le métier qui parle. Blanche Gardin m'a étonné, je la connaissais moins. De même que Lacoste dans sa prestation de cynique absolu, de vrai nuisible pour une fois. Pourtant, la nausée montait, pernicieuse, et la deuxième partie du film, bien délirante et dont la joyeuse symbolique aurait dû me rafraîchir, n'a pas vraiment rattrapé le coup. Question de rythme, je disais. Je crois que je maintiens, même si, encore une fois, le propos est essentiel et la pertinence indéniable.
Fuyez ! Ce film totalement raté est ennuyeux. C'est lourd et pas drôle. Les acteurs sont mauvais (Masiero est affligeante comme d'habitude) ou mal dirigés. Le scénario est bidon.
Malgré qlqs longueurs sur la fin, je n'avais pas ri autant depuis longtemps et j'ai été à deux doigts de fondre en larmes par moments. Un excellent film.
Les ex-trublions de Groland sur Canal+ s'attaquent cette fois à la nouvelle technologie et surtout aux effets néfastes. Il y a quelques envolées fantasques et absurdes à la grolandaise mais trop souvent parsemées de dialogues parfois très et trop moralisateur et surtout un peu simpliste ("ce qui compte ce n'est pas le matériel mais les amis"...) sans compter une partie Gilets Jaunes plutôt maladroite (quel rapport avec réseaux sociaux ?! Gilets Jaunes = faineants et/ou assistés sociaux ?!... etc...). Evidemment plusieurs séquences font mouches, il y a bel et bien plusieurs passages plus ou moins truculents et savoureux mais on aura connu Kervern-Delépine bien plus subtil et bien plus corrosif que cette comédie un peu poussive. Dommage... Site : Selenie
Un film parfois difficile à appréhender qui laissera sur le côté les moins motivés. Pourtant, le message sur l'omniprésence des technologies d'aujourd'hui et notamment le commerce en ligne, les réseaux sociaux ou plus largement la surconsommation est parfaitement appréhendée, décortiquée et raillée. Les situations sont souvent dures mais terriblement réelles. Le but n'est pas de se moquer des gens qui croule sous ses agressions technologiques et commerciales, mais bien a contraire de dénoncer ces pratiques et les acteurs y parviennent parfaitement. Un pamphlet moderne et sans fard.
Un film en mode mineur de Kervern et Delépine, qui semble cette fois un peu perdu face à l'aspect totalisant du carcan bureaucratico-numérique qu'il veut dénoncer - la critique de la finance internationale dans Louise-Michel par exemple était à la fois plus drôle et plus puissante. Le scénario, particulièrement faible, se construit sur les quêtes parallèles, et inabouties, voire abandonnées, des trois personnages principaux liés entre eux de façon un peu artificielle. Podalydès, Gardin et Masiero ne déméritent pas mais on leur laisse tellement peu à dire, à faire, à sentir, si peu d'émotions vraies qu'ils finissent par lasser malgré leurs qualités d'acteurs. Quelques guest stars (Benoît Poelvoorde, Philippe Rebbot, Vincent Lacoste, Bouli Lanners...) viennent signer d'excellentes pastilles qui rattraperont la soirée des aficionados d'humour grolandais ; les autres risquent une petite déception.
Alors bien sûr, les plus jeunes ont peu de chances d'aimer ce film, lent, décalé, bien loin des habitudes cinématographiques d'aujourd'hui ! Je me suis régalée, et j'ai beaucoup ri, on se retrouve bien dans les galères de nos trois protagonistes, et les acteurs sont excellents. A voir absolument.
Trois voisins d’un lotissement anonyme en périphérie d’une ville moyenne du Pas-de-Calais (« Dieu que c’est laid ») ont noué autour d’un rond-point, pendant les occupations des Gilets jaunes, une amitié durable. Marie (Blanche Gardin, nouvelle venue chez Delépine & Kervern), seule dans sa maison depuis que son mari l’a quitté avec son fils, est victime d’un chantage à la sextape. Bertrand (Denis Podalydès) malgré les crédits qui s’accumulent, est subjuguée par la voix d’une téléopératrice qui l’appelle de l’île Maurice. Christine est devenue conductrice de VTC mais se désespère de ne recevoir que des mauvaises notes de ses clients.
Groland en guerre contre les GAFA. Le duo Delépine & Kervern, devenu célèbre sur Canal + grâce à l’humour satirique et irrévérencieux de leur faux journal, tournent depuis une quinzaine d’années des longs métrages ensemble. "Effacer l’historique" est le dixième. Son titre (qui n’a aucun écho dans le scénario) et son affiche annoncent la couleur : il y sera question des NTIC – un acronyme que les "millenials" ne comprendront plus – des réseaux sociaux et de la déshumanisation qu’ils provoquent insidieusement.
Si on aime l’humour potache, on se régalera de celui qui habite chaque scène de "Effacer l’historique". Cet humour narquois (le « numéro vert surtaxé », « l’abonnement gratuit à 18 euros par mois ») dénonce avec finesse les absurdités auxquelles les nouvelles technologies nous réduisent : Blanche Gradin qui stocke ses mots de passe dans son congélateur, Corinne Maserio qui peine à renseigner les test de sécurité idiots censés discriminer humains et IA, Denis Podalydès qui doit faire 50km pour retirer un LRAR….
Car l’humour du duo Délépine & Kervern n’est pas une fin en soi. Il est au service d’un projet : peindre le désarroi de la France périphérique devant les nouvelles technologies. Cette « France périphérique » – désormais conceptualisé dans els ouvrages savants du géographe Christophe Guilluy – où se joue tout à la fois l’avenir de notre vivre-ensemble et le résultat de toutes les élections présidentielles, le duo aime la filmer. Leurs films se déroulent souvent dans des lotissements sans âme perdus autour d’immenses ronds-points sans âme et de centres commerciaux déshumanisés.
Plus ils tirent sur la corde, moins ils convainquent. Car le message, à force d’être martelé, devient inaudible. Car, surtout, "Effacer l’historique", se trompe de cible et fait fausse route en nous parlant des nouvelles technologies. Le trio n’est jamais plus touchant que quand on en filme la solitude triste : l’alcool, le jambon sous-vide, les séries télévisées regardées à la chaîne, l’argent qui manque….
Pour le dire autrement, le film n’est jamais autant réussi que quand il s’éloigne de son sujet. La sextape de Blanche Gradin, son voyage à San Francisco pour aller la récupérer dans un data center sont parfois drôles en soi mais ne s’intègrent pas avec harmonie au tableau d’ensemble que Delépine & Kervern peignent de film en film : celui, comme l’aurait chanté Souchon, de la soif d’idéal de foules sentimentales attirées par des choses pas commerciales….
Habitué à réaliser des films mal fichus mais encensés par la critique bien pensante de la rive gauche, le tandem des réalisateurs s’est lancé dans une nouvelle caricature de la société contemporaine. Surfant sur la vague gilets jaunes et hurlant avec les loups contre les GAFA, le film a réuni quelques acteurs en vue, pour leur confier des dialogues plus souvent désespérants de vulgarité qu’hilarants. On sourit néanmoins à quelques belles trouvailles mais tout ceci ne vaut pas le billet qu’on a payé de son propre argent ! On imagine bien la bande de bobos composant l’équipe du film, se gobergeant aux frais de la production - un voyage à Maurice par ci, une balade aux USA par là - tout en se moquant des naïvetés des gilets jaunes qui iront voir leur film. En dehors de tous ces défauts, il faut également décerner la palme du montage le plus lymphatique à ce navet intello.
Excellente satire de notre époque numérique. Scénario rocambolesque, situations hilarantes, guest stars pertinentes, réalisation créative, bref un vrai régal avec surtout un casting de rêve avec Blanche Gardin en tête qui confirme encore ses talents de comédienne. Il faut en effet beaucoup de talent pour émouvoir dans ce genre de film et elle y parvient. Une réussite.
Je n'ai pas de mot. Un spectacle navrant, poussif, voire carrément méprisant des gens qui ne s'en sortent pas. Impression renforcée par les critiques unanimement positives d'une presse qui qualifie le spectacle du désespoir quotidien de "comédie". Un casting pourtant incroyable. Un vrai mystère..
Ce film est raté. On ne rit pas. Le jeu d’acteur est bon mais les dialogues sont d’une pauvreté. Mais que diable allaient ils faire dans cette galère !!!
Parfait pour la sieste (et encore, elle sera plus agréable au calme de sa maison)
Impossible de distinguer le début de la fin du film tant le climax est inexistant, tout autant que la chute. Le film ne débute jamais réellement, malgré les opportunités qui se présentent. Les personnes partent une à une de la salle. Les plus courageux tenteront une sieste, tandis que les plus téméraires essaieront de trouver un sens à ce film, en vain.
En fait pas besoin d'un long commentaire pour dire que ce film est nul et à éviter.
spoiler: Il n'y a rien à spoiler tant ce film ne raconte rien