La Nuit de l'iguane
Note moyenne
4,2
329 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

37 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
15 critiques
3
11 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2026
Un grand film mis en scène et écrit par John Huston en 1964. Il nous conte une histoire dramatique et extremement émouvante aux personnages charismatiques et attachants, formidablement interprétés.
Avec Miss Fellowes l'acariâtre responsable du groupe de voyageuses, Charlotte la jeune blonde sulfureuse jouée par Sue Lyon.
La nuit de l'iguane où on libère le grand lézard, elle aussi créature de dieu. La nuit ou dieu rappelle à lui Nonno le grand père poète de la douce dessinatrice Mlle Jelkes (Deborah Kerr).
La nuit ou les paroles se libèrent avec Maxine, l'impétueuse hôtelière Maxine (Ava Gardner) et Shannon; le pasteur alcoolique au vin mauvais, interprété par l'immense Richard Burton.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2026
Le sujet de Tennessee Williams est comme une observation clinique et psychanalytique de la sexualité. A contre-courant du puritanisme américain, John Huston prend le relais de la pièce et met en scène des personnages diversement complexés, frustrés, malades de leur libido.
Autour du pasteur défroqué Shanon, culpabilisé par sa dualité, sa foi s'opposant à des désirs qu'il juge pervers, d'autres personnages présentent des troubles affectifs. Ils sont tous féminins, ce qui semble traduire une certaine misogynie, parce que ces femmes apparaissent, suivant une perception machiste traditionnelle, volontiers hystériques et qu'elles ne semblent pas bénéficier de la même attention quasi médicale que l'auteur porte au rôle masculin de Richard Burton. Ainsi : une mineure nymphomane (la Lolita révélée par Kubrick), une intégriste de la vertu, une cynique très entourée et, enfin, une femme énigmatique ayant renoncé, comme désenchantée, au plaisir, et par qui la sérénité de quelques-uns reviendra peut-être au cours de cette fameuse nuit, métaphorique, où l'iguane emprisonné sera rendu à la nature...
Ce huis-clos exotique et tropical au Mexique fait parfois penser à l'antichambre d'un hôpital psychiatrique mais séduit par une excellente interprétation. La dramaturgie et les personnages sont un peu bavards mais intéressants.
David F.
David F.

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
spoiler: [note perso] Je vois ce film en revenant d'un voyage amoureux au Mexique, pris entre les deux de plusieurs femmes, pas loin de me faire virer de mon job ici en France. Je m'identifie donc fortement au personnage principal. D'autant qu'une des filles m'avait justement dit qu'elle avait l'habitude étant petite de courser les iguanes avec ses amis et de les manger, et on en rigolait ensemble. Il y a une longueur juste après le départ du groupe de vieille, mais ça vaut vraiment le coup pour la morale qui se révèle et les dernières scènes. Monologue de la peintre "How two humans can be home for one another, building their nest in each other. How long it will span is not what matters most, if it even does. what matters is not being alone" Je vois ce film quelques jours après People we meet on vacation, la dernière nouveauté Netflix qui elle a aussi a une morale sur qu'est-ce que c'est se sentir chez soi / on peit se sentir chez soi partout [pseudo-zen sans venir sans partir
]
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2024
L'iguane ne saurait seulement être ce reptile auquel on passe la corde autour du cou. Il est aussi, par métaphore, un homme ou une femme prisonnier ou prisonnière d'un fantôme qui pousse à la dérive. Même si on ne le sait pas à l'avance, on devine bien vite la patte de Tennessee Williams et pour cause, les trois personnages principaux de cette "Nuit de l'iguane" sont tous, sans exceptions, des cabossés de la vie. Chacun s'était fait cogner dessus d'une manière différente. Le pasteur défroqué, la patronne d'hôtel ne pouvant plus assouvir ses besoin sexuels comme elle le voudrait et la dessinatrice voleuse à la petite semaine. Cela paraît si facile à dire tant d'années après mais, quand on y réfléchit bien cinq minutes, aucun autre cinéaste que John Huston n'aurait pu mettre en scène cette histoire. Lui, le vieux baroudeur qui connaissait si bien les hommes et les femmes et qui savait les aimer avec tous les fardeaux qu'ils peuvent porter. Et il ne pouvait pas mieux trouver que ce trio de la quatrième dimension formé par Richard Burton, Ava Gardner et Deborah Kerr pour donner corps à tout ça. Bien entendu, le film est forcément verbeux et théâtral, donc pas des plus évidents à prendre en main, mais ça vaut le coup de faire l'effort.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2024
En adaptant, avec Anthony Veiller, la pièce de Tennessee Williams « The Night of the Iguana » John Huston garde l’essentiel : une galerie de personnages esseulés, à la recherche d’un destin qui leur échappe, et dont, par conséquence, les doutes ne font que croitre. Huston tente d’y apporter sa touche personnelle avec un humour parfois ironique, parfois balourd. La remarquable photographie en noir et blanc de Gabriel Figueroa, n’évite pas au film un côté par trop théâtral, surtout dans la deuxième moitié. Si le casting est excellent, Ava Gardner et Deborah Kerr en tête, Richard Burton, après un début tonitruant dans une scène grandiose (la meilleure du film avec celle de la mort du grand père) se perd dans un cabotinage trop outré pour le cinéma. Au fur et mesure que les personnages de dévoilent, l’intérêt se dilue dans des dialogues interminables. En dehors du prêche sur la déception des créatures de Dieu, la peinture des caractères est essentiellement misogyne, résumant les femmes en trois catégories : les fanatiques avec Grayson Hall (la tante lesbienne), Deborah Kerr (la peintre vieille fille), les abruties (la collection de rombières-touriste américaines) et les chaudasses avec Sue Lyon (la nièce qui veut se faire dépuceler) et Ava Gardner (la veuve amoureuse-nymphomane, doublement refoulée, mais qui garde une exceptionnelle sensualité). Exposé pessimiste pendant plus d’une heure et demie, le dernier quart d’heure se veut plein d’optimisme, passant de l’ombre à la lumière. Pas mal, un peu long, très surestimé.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2023
Adapté de la pièce de Tennessee Williams, un psychodrame fiévreux mais trop bavard et ennuyant (malgré un début prometteur) sur un pasteur à la dérive luttant contre ses propres démons, porté néanmoins par une distribution prestigieuse, avec notamment la sensuelle Ava.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2022
On croise des êtres "fantastiques", tous rongés par leur psychose.
Les démons sont là, prêts à les faire basculer dans la folie.
Tous ces personnages ont leur grain de folie, leur faiblesse, leur exubérante transgression. Rien ne parait normal, la normalité ne fait pas partie de ce monde, et tous ses personnages qui cherchent à se libérer de leur démons devront passer cette nuit, afin d'exorciser leurs peurs et leurs déviances.
Le film transpire la nervosité, le paroxysme des Hommes, la tentation, la soumission, l'abandon, tous ces thèmes abordés ici de manière psychotique, et tout cela est soutenu magistralement par l'interprétation de ces acteurs, et tout particulièrement de ces deux actrices, Ava Gardner jouant toujours juste. Ava Gardner est plus dans la retenu, mais elle offre aussi une prestation impeccable.
Un film hors du temps qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui mérite un certain regard.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2021
Dès la première image, on comprend que l'ouvrage de Tennessee Williams sera respectée : une douleur profonde se peint sur le visage de Richard Burton, un embryon de craquage nerveux qui finira par exploser de manière parfaitement hyperbolique. Mais on n'aura pas de raisons de regretter ces accents théatraux dont le lyrisme approche parfois l'hystérie.

C'est du Broadway bien adapté, donc un cinéma qui chérit son casting et dont les dialogues traînants ont le confort un peu moite mais adéquat d'un Texas de villégiature. Alors que tout converge vers une nuit où les démons seront affrontés un par un, le sujet change plusieurs fois sans crier gare et nous fait rencontrer des personnes ; pas tellement des personnages. Car ceux de Huston n'ont pas qu'une facette instantanée, mais aussi celle qu'ils se sont constitués à notre insu pendant toute leur vie, et qui les amenés aux portes de la nuit de l'iguane. Une nuit d'orage, torride et agitée, dont on s'éveille dans une paix océanique.

→ https://septiemeartetdemi.com/
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2017
Sensualité, moiteur, chaleur torride..... La tentation féminine frappe à la porte de ce pasteur. JH filme des pulsions et des réactions épidermiques dans l'opposition permanente et obsédante avec le groupe.
Jeu psychanalytique avant tout.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2017
Que l'on aime ou pas cette histoire écrite par Tennessee Williams, force est de constater que cette adaptation possède une mise en scène très raffinée signée John Huston et une distribution de très grande qualité. Difficile en effet de ne pas être conquis par les performances de Sue Lyon qui interprète avec talent l'adolescente nymphomane, de Richard Burton qui est parfait dans le rôle d'un pasteur défroqué, ou encore d'une Ava Gardner qui n'a sans doute jamais été aussi sensuelle. Une oeuvre controversée certes, mais que j'ai personnellement beaucoup apprécier, d'autant qu'elle possède une très belle photographie et des costumes très bien conçus.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 octobre 2016
J'ai été très déçu par ce film dont j'attendais beaucoup par sa réputation et son synopsis. Je n'ai pas trouvé le film torride et bestial annoncé, les "pulsions refoulées" des personnages le restent bien tout au long du film. Peut-être est-ce un problème d'époque, de 1964 à 2016 il s'en est passé des choses surtout dans les moeurs sexuelles entre les summer of love, valseuses ou autres sex and the city etc... On ne m'enlèvera pas qu'un film comme "Un tramway nommé désir", tourné dix ans plus tôt garde pourtant une sauvagerie bien plus forte que ce film-là qui, même la question du désir sexuel mise de côté, ne m'a pas foutu une tension comme le font pourtant un grand nombre de thriller ou films noirs de toute époque. Le problème c'est que le film assez bavard fait plus du dialogue/débat inutilement sophistiqué sur l'existence et la sexualité que du cas clinique pur et dur comme il le faudrait pour créer de l'émotion. Je n'ai rien contre Freud, il m'a fait devenir psy. Ce qui est dommage, c'est de s'enfermer dans de la psychanalyse intello alors que la vraie démarche de cette discipline est justement de libérer les pulsions de toutes les fioritures intellectuelles ou de postures que les hommes se mettent pour se rassurer. Et pour le coup, le film est rempli de fioritures. Entre un prêtre déchu qui n'arrive à assumer ses pulsions qu'il continue d'appeler "péchés" et "insultes à Dieu" et un vieillard-poète qui déclame tel un nostradamus la gravité du désir humain, on est loin de l'ambiance "décontractée du gland" de nos amis Pierrot et Jean-Claude (Les Valseuses). Même s'ils alourdissent le film, les dialogues ont tout de même le mérite d'être intelligents, mais ils pourraient être beaucoup plus simples et exprimer la même chose. Niveau acteur, Richard Burton et Sue Lyon s'en sortent bien, Gardner est assez inégale (on s'en qu'elle "joue" même si parfois ça fonctionne bien) et bizarrement beaucoup moins sensuelle que dans Les Tueurs ou La Comtesse Aux Pieds Nus... Déborah Kerr reçoit la palme selon moi, son personnage pourtant assez prude respire le naturel et la simplicité, ce qui fait du bien à ce film trop garni et sans réelle profondeur à mon goût.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2014
L'emballage est là, cependant il est réellement difficile de croire en cette histoire de prêtre défroqué attiré par la beauté d'une jeune fille. Pourtant les numéros d'acteurs sont là,mais les dialogues sont peu crédibles tout comme les actions. L'image est belle,mais la mise en scène est trop fabriqué,c'est le manque de naturel qui pêche dans ce film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 février 2015
Un prêtre défroqué tente d'échapper à sa vie passée et part vers le Sud : The Night of the Iguana commence comme un de ces roads movie dont on ne sait pas quelle direction ils vont prendre. Les éléments intéressants et au potentiel comique disparaissent néanmoins rapidement du devant de la scène (le bus et sa compagnie, le harcèlement de la jeune fille) pour laisser place à des situations plus cérébrales et à un zeste de poésie. Un film étrange et un peu fiévreux au final, qui n'exploite pas complètement son matériel et notamment son cadre tropical.
Bardon de Kater
Bardon de Kater

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2014
On aurait du interdire à Ava Gardner de faire des films, elle est trop belle ! Non je déconne, ce film est un grand moment de bonheur, d'autant que dans ce film fabuleux, Ava ne se contente pas d'être belle, elle joue divinement !
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2014
Avec « La nuit de L’iguane », John Huston adapte l’œuvre de Tennessee Williams et nous fait suivre Larry Shannon, un pasteur alcoolique converti en guide de voyage organisé après avoir quitté l’église. Alors au Mexique avec un groupe d’Américaines, il doit faire face aux avances de trois femmes, une adolescente, une hôtelière et une artiste tout en se faisant surveiller de près par celle qui « chaperonne » l’adolescente.

John Huston nous emmène dans la chaleur du Mexique suivre une fascinante galerie de personnages qui semblent tous plus égarés les uns que les autres et où se croisent un ex-prêtre alcoolique devenu chauffeur de bus qui va devoir maitriser son boulot mais surtout ses pulsions, une jeune nymphette encore mineure qui n’écoute qu’elle-même et va se rapprocher du prêtre. Elle est elle-même chaperonné (et surprotégé) par une femme frustré, hystérique et qui n’aura pas de repos tant qu’elle n’aura pas définitivement mis à terre Shannon. Et Shannon va aussi devoir faire face à deux autres femmes, la patronne de l’hôtel où ils atterriront, une femme libérée ainsi qu’une artiste spirituelle, cliente dans l’hôtel. A travers ces cinq personnages, ce sont différentes visions de la vie que Huston met en scène.

L’écriture est de qualités, que ce soit pour les personnages, ainsi que pour le déroulement puis dénouement et les dialogues qui sonnent toujours justes. Entre non-dits, passés douloureux, pulsions, refoulement, vapeurs d’alcool, le sexe dans les rapports humains ou encore les tentations, Huston aborde plusieurs thèmes avec intelligence. Il rend son récit intense et passionnant. La photographie en noir et blanc est superbe.

« La nuit de l’Iguane » bénéficie aussi d’excellentes interprétations. Dans le rôle principal, Richard Burton montre une fois de plus toutes l’étendus de son talent et face à lui, Sue « Lolita » Lyon, Deborah Kerr et Ava Gardner (très sensuelle) rentrent à merveille dans la peau de leur personnage.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse