J'ai Halloween Ends avec un sentiment assez mitigé, presque frustré. En tant que fan de la saga depuis longtemps, j'étais curieux de voir comment David Gordon Green allait conclure cette nouvelle trilogie. Malheureusement, ce dernier volet ne m’a pas totalement convaincu. Il y a des idées, des prises de risques même, mais l’exécution manque souvent de justesse et surtout, ce n’est pas vraiment le film que j’attendais.
Le plus gros problème pour moi, c’est que Halloween Ends s’éloigne trop de ce qui fait l’essence de la franchise. On laisse presque de côté Michael Myers pour se concentrer sur un nouveau personnage, Corey, qui prend une place bien trop importante dans l’intrigue. C’est un choix audacieux, je le reconnais, mais ça donne l'impression d'un spin-off glissé en plein milieu d'une conclusion attendue. Résultat : le film perd en tension, en rythme, et en impact émotionnel.
Visuellement, rien à redire : la mise en scène est propre, certaines séquences sont même très réussies, et la musique de John Carpenter reste un plaisir à entendre. Jamie Lee Curtis livre une performance solide, fidèle à ce qu’on attend d’elle dans le rôle iconique de Laurie Strode. Mais ces éléments ne suffisent pas à faire oublier les incohérences du scénario et la construction narrative assez bancale. Le duel final, censé être le point d’orgue, arrive tardivement et manque cruellement de puissance dramatique.
En résumé, Halloween Ends tente quelque chose de différent, et je peux comprendre que ça plaise à certains. Pour ma part, j’aurais préféré une vraie conclusion épique et centrée sur le face-à-face Laurie/Michael. Ce n’est pas un désastre, mais pas non plus l’adieu que j’espérais à une saga aussi culte. Une fin en demi-teinte, à l’image de la note que je lui donne.