Avec un schéma narratif qui sera repris jusqu'à plus soif par presque tous ceux qui se coltineront au western dans les cinquante années qui suivront, cet Homme des Vallées Perdues (encore un épatant titre français...) joue une partition assez intelligente sur le virilisme à l'américaine et la hiérarchie sociale, offrant à Alan Ladd (parmi d'autres) un rôle de choix, sans oublier l'une des premières apparitions à l'écran de l'inquiétant Jack Palance. Il y a bien un peu de naïveté et quelques facilités dans tout cela, mais la mise en scène est par moments épatante de dynamisme (des scènes de bagarre formidablement gérées).
Une illustration canonique de la figure du cow-boy solitaire et de la vie dans les grands espaces américains gangrénée par des rivalités de territoire éminemment viriles... Porté par une interprétation solide ce western s'attache malgré une symbolique manichéenne à exposer les motivations de chacun tout en faisant de l'enfant un biais didactique intéressant. Vieilli dans ses scènes de combats et sa mise en scène, le film reste remarquable par sa photographie soignée. Un pur produit du far West!
Un western familial sympathique et pleins de bons sentiments vu à travers les yeux d'un enfant, terni par un scénario très classique et assez ronflant hormis le duel final, porté par l’interprétation tout en intériorité d’Alan Ladd dans le rôle du cow-boy solitaire venant de nulle part aider des fermiers malmenés par la menace formée par Jack Palance en tueur inquiétant. 2,25
Œuvre d’un très grand classicisme, L’Homme des vallées perdues (Shane en V.O.) est un western qui a assez mal vieilli. Si son récit a laissé une certaine trace dans le cinéma américain comme le prouve des films comme Pale Rider, le cavalier solitaire de Clint Eastwoodspoiler: (on y retrouve le thème du cavalier issu de nulle part venu aider une famille qu’on tente d’exproprier et le rapport de l’enfant à ce héros se retrouvera dans celui de la jeune fille amoureuse du Pasteur allant même jusqu’à reproduire plus ou moins la séquence finale) ou Cavale sans issue de Robert Harmon (qui se présentait comme un remake moderne du film de George Stevens), son traitement est extrêmement bavard et peut provoquer aujourd’hui un peu d'ennui. Les fanatiques de western classique pourront y trouver un certain plaisir mais la majorité du public du XXIème siècle risquera de trouver L’Homme des vallées perdues comme étant une œuvre assez démodée et soporifique.
Un film qui aura marqué mon enfance, avec Shane, joué par Alan Ladd, cow-boy solitaire, sorti de nulle part, qui va défendre une communauté de fermiers contre le gros propriétaire du coin. Jack Palance en tueur à gages est effrayant et le jeune Brandon de Wilde apporte une touche de candeur et d'émotions, sublimées à la fin du film.
« L'homme des vallées perdues » est un western de construction un peu trop classique, tourné en 1952 par le réalisateur George Stevens (« Géant », « Le journal d'Anne Frank »). Apparemment, ce film a rencontré un immense succès aux États-Unis... mais n'a jamais réellement trouvé sa place sur les grands écrans Européens. La faute, sans doute, à son incroyable manque de réalisme. On ne croit pas une seconde à cette histoire de justicier, trop « beau gosse » pour être honnête et qui arrive à point nommé pour sauver une bande de fermiers d'un vilain éleveur sans scrupule. L'ensemble est tellement manichéen qu'on a parfois l'impression de regarder un épisode de « La petite maison dans la prairie »... Je n'ai rien contre cette adorable vieille série mais c'est un peu juste pour faire un western de qualité. Dommage !
Scénario académique. Pour autant, ce film réussit à nous captiver, parce qu'il y a de très belles images et aussi une grande maîtrise dans la mise en scène. Force est de reconnaître qu'il y a des séquences d'une très forte intensité ... En revanche, la marmelade sonore est d'un kitsch assommant !
Prototype du western au héros solitaire et mystérieux défendant la veuve et l'orphelin, qui inspira notamment Clint Eastwood pour son Pale rider, L'homme des vallées perdues est un film de grande qualité, souvent considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du genre. Dans cette histoire où la psychologie individuelle des protagonistes a toute sa place, les acteurs sont tous excellents, le terrifiant Jack Palance (dans un rôle pourtant relativement secondaire) en tête. La musique de Victor Young est très belle.
Il est paradoxal que certains films malgré leurs qualités évidentes nous déplaisent et que d'autres malgré plusieurs critiques à émettre nous ne déplaisent pas et c'est le cas pour moi avec L'Homme des vallées perdues. Ce western au premier abord aurait plus tendance à me sembler un peu lourd et vieillot pourtant j'ai passé un bon moment devant. Il est un peu trop solennel par moment et même le héros joué par Alan Ladd peut paraître peu imposant face à ses ennemis notamment Jack Palance qui n'a pas un personnage tellement présent à l'écran spoiler: et qui se fera rapidement éliminé lors du duel final mais qui marque par sa stature. L'Homme des vallées perdues est un western très joli visuellement, avec des personnages bien décrits sans réels temps morts (bien que vers le milieu il y a un coup de mou) qui peut toucher avec son héros pur et désintéressé dans son aide aux fermiers qui sont tous des braves gens. Une vision sans doute idyllique mais qui ne sombre jamais dans la naïveté totale, un film prenant mais pas aussi marquant que d'autres westerns.
Western légendaire de l'âge d'or d'Hollywood, L'Homme des vallées perdues est iconique pour son attention porté sur les populations justes qui formeront l'Amérique d'aujourd'hui par leur ténacité et leur solidarité à protéger leur terre face à un exploitant sans scrupule. Le héros, Shane, incarné avec charisme par Alan Ladd, donne son titre au film mais n'est que témoin des événements. Il concourra pour le même idéal que les fermiers qui n'aspirent qu'à une vie tranquille dans la vallée, valorisé par George Stevens par l'effort, la prise de position et les choix justes qui seront déterminants dans l'avenir de la terre nouvelle que deviendra les Etats-Unis. Enseignant judicieusement les valeurs à garder, c'est l'individu sans avenir qui n'aura rien à perdre et rien à gagner qui devra prendre les responsabilités douloureuses sur lui tel un héros messianique pour permettre aux justes de continuer sur leur voie. Un grand western où ce sont les sacrifices et les épreuves qui font l'homme, plus que le revolver d'une époque révolue.
Un super western avec un grand Alan Ladd, tout en intériorité dans le rôle de Shane, héros complexe renonçant à l'amour, venu de nulle part et y retournant à la fin et un Jack Palance parfait en tueur inquiétant.
Si le film demeure encore aujourd'hui un classique, c'est avant tout parce qu'il a fait des petits parmi les plus représentant du genre (Leone, Peckinpah et Eastwood) qui ont tous été fortement influencés et/ou marqués par ce western classique. Cette pureté formelle et idéologique s'accompagne toutefois d'une reconstitution soignée mais aussi incroyablement viscérale, tant au niveau des costumes (élimés), des décors (dépouillés) voire des coutumes du Far West mais aussi avec une représentation assez frontale de la violence. Si A. Ladd n'a pas un charisme intense et que son interprétation est assez fade, il est bien épaulé et l'arrivée du bad guy (J. Palance, dont la silhouette inspirera le "Phil Defer" de Morris) équilibre les choses. C'est donc un film vu à travers les yeux d'un enfant de 10 ans (ce qui en explique la naïveté parfois touchante) mais ce point de vue permet différentes lectures du film, un western parfois très sombre et qui présente certains personnages assez ambigus qui évolueront parfois dans des directions surprenantes. La mise en scène de G. Stevens met en valeur les paysages et il iconise à merveille son personnage principal, véritable incarnation du héros justicier au passé trouble, surgit de nul part pour aider les gens honnêtes. Une matrice du western aux résonances multiples et qui s'avère donc indispensable pour tous les fans du genre. D'autres critiques sur
Un classique du western, avec un mystérieux voyageur, Alan Ladd, qui va se faire le défenseur de petits fermiers en prise avec un gros propriétaire terrien. A noter que le tueur, joué par Jack Palance, fit date et que le jeune Jackie, joué par Brandon de Wilde, vit en Shane un père de substitution !
Ce western reste légendaire malgré des défauts car il magnifie littéralement le personnage de Shane incarné par Alan Ladd (alors au sommet de sa gloire). Tout est vu à travers les yeux du jeune Joey qui idéalise totalement le héros westernien taciturne et solitaire sachant faire parler la poudre quand il le faut. Ce qui fait que toute la jeunesse (et même les moins jeunes) ont eu pour Shane les yeux de cet enfant (l'arrivée du héros au début est symbolique de cet état d'esprit). Pour moi, Ladd ne représente pas l'aventurier solitaire tel que je le conçois, je lui préfère ceux incarnés par Gary Cooper, non pas que Ladd soit mauvais acteur, mais pour moi il est trop gentil et trop fade, il s'attache au jeune garçon alors qu'un westerner solitaire n'a pas d'attaches et reste peu loquace. D'ailleurs on peut relever dans ce film non seulement la mollesse de la réalisation mais aussi les faiblesses d'un scénario aux grosses ficelles freudiennes. Malgré ça, le film aura permis de remarquer Jack Palance dans le rôle d'un tueur impitoyable aux gants noirs, et à Alan Ladd d'y trouver son rôle le plus mythique, même si je le trouve nettement plus crédible en tueur à gage angélique dans ses films noirs. C'est quand même considéré comme un western culte.