L'Homme des vallées perdues
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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2015
«« L’homme des vallées perdues » est un western mythique Outre-Atlantique qui ne jouit pas de la même réputation en Europe où il a pu être vilipendé de ci de là pour son manichéisme forcené, simplement utile à écrire l’histoire que l’Amérique s’efforce en vain d’inventer pour justifier une implantation construite sur un génocide qui lui revient régulièrement à la face. Le film répond si bien à cette volonté de réécriture que les Indiens en sont complètement absents. Suite aux pionniers qui ont conquis l’Ouest en s’attribuant de vastes territoires après en avoir chassé les Indiens ce sont les fermiers qui sont venus tenter leur chance depuis que l’Etat de l’Union nouvellement crée essaye d’organiser de manière un peu moins anarchique l’attribution des terres. Un affrontement économique sert donc de trame de fond à ce western, l’éleveur de troupeaux qui a besoin de grands espaces pour convoyer ses bêtes d’un pâturage à l’autre contre les petits fermiers sédentaires qui souhaitent exploiter les terres fertiles de Teton Valley dans l’état du Wyoming.Mais c’est surtout la relation entre un enfant (Joey) et son héros (Shane) qui intéresse Stevens. Le western a été un genre cinématographique majeur dans les années 30 et 40 et il commence son déclin en cette décennie 50. Tous les enfants américains de la première moitié du vingtième siècle ont été bercés avec les images de Kit Carson, Buffalo Bill, David Crockett ou Hopalong Cassidy. C’est à eux devenus adultes que Stevens s’adresse. L’image héroïque d’Alan Ladd statique mais triomphant devant le jeune Joey au tout début du film résume à elle seule quelle sera leur relation. Habilement, Stevens joue sur les deux tableaux et nous fait ainsi bien comprendre qu’il n’est pas dupe du message délivré par son film, rempli d’images d’Epinal. Il n’y a qu’un enfant pour contempler la vie de manière si naïve. On sait tous que rien n’est si simple dans les affrontements entre les bons et les méchants mais on a aussi tous joué aux cowboys et aux indiens dans notre enfance. C’est à cette naïveté que Stevens fait appel dans « L’homme des vallées perdues ». Alan Ladd qui joue Shane n’a pas une palette d’émotions très variées à faire passer à l’écran mais ce qui le cantonna à un certain type de rôle peu développés sur le plan psychologique contribue ici à renforcer l’image iconique et irréelle du personnage. Venu de nulle part, Shane préfigure quinze ans auparavant l’homme sans nom immortalisé par Clint Eastwood. Comme Alan Ladd, Eastwood dans « L’Homme des hautes plaines » ou « Pale Rider », ramène l’ordre dans une communauté devenue la proie de hors-la-loi, mais les méthodes employées sont radicalement opposées, plus proches de celles en vigueur chez les brigands. C’est dire si en quelques années sous l’impulsion d’un Sam Peckinpah et d’un Sergio Leone le genre a évolué. A l’image de Shane tous les autres personnages sont les archétypes des figures traditionnelles du genre. Van Heflin encore dans la force de l’âge interprète avec conviction ce fermier d’une honnêteté sans faille mais un peu frustre qui prend la tête d’un mouvement de rébellion contre les ranchers qui en veulent aux terres des nouveaux arrivants. Jean Arthur qui aborde la cinquantaine est la femme fidèle qui tempère les réactions impulsives des uns et des autres et qui tente de préserver son jeune fils contre la trop grande admiration qu’il voue à Shane auquel elle porte un amour inavouable car contraire à ses principes de fidélité. Jack Palance à la silhouette efflanquée, nommé pour l’oscar, est parfait en tueur à gages froid comme un serpent, arrivant dans le dernier tiers du film pour lui faire prendre définitivement sa tournure dramatique; la façon dont il rectifie un des fermiers (Elisah Cook Jr.) venu le défier est digne des meilleurs spaghettis du grand Leone. Enfin le tout jeune Brandon De Wilde qui sert de fil narrateur à ce western humaniste reflète dans ses yeux l’émerveillement de tous les petits garçons du monde entier face à leurs héros d’enfance. A tout cela, Stevens qui se rappelle sans doute l’émouvant « Jody et le faon » de Clarence Brown, ajoute une mise en relief édénique de la nature qui ponctue de manière élégante un western comme on en fera plus dans les décennies suivantes. Pas étonnant donc que «L’homme des vallées perdues » conserve une telle popularité en Amérique comme étant le témoignage d’une époque où le cinéma pouvait encore servir à montrer le monde tel que l’on voudrait le voir et non tel qu’il est.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 juillet 2012
Dés les premières minutes du film, j'ai eu l'impression de regarder "la petite maison dans la prairie". Que ce soit au niveau des décors, des coiffures ou des costumes, on s'y retrouve vraiment, il ne manque plus que le brave Charles Ingalls...
Le scénario est assez tiré par les cheveux, le fin tireur solitaire qui débarque comme un cheveu dans la soupe une minute avant l'arrivée des premiers méchants, mouais...
Tout est assez caricatural, les personnages sont trop conventionnels. La seule bonne note c'est la coupe de cheveux d'Alan Ladd, ce brushing à la façon Jean-Louis David qui m'a laissé bouche bée!
Le jeune Joey (appelé Jacky en France...) est plutot énervant à hurler tout au long du film son amour pour cet homme qu'il ne connait pas, scénario pathétique...
djacno T.
djacno T.

42 abonnés 858 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2012
Western fauché (la montagne comme seul décor) qui manque de vraisemblance.
Bienvenue au Far West au pays des culs-terreux.
Un bouseux gringalet ( Alan Ladd) castagne une bande de cow-boys qui se bat pour une vallée perdue (un lopin de terre aride dont personne ne veut). Puis arrive Wilson (Jack Palance), un homme classe et fringant qui vient défier les bouseux. Film sympa (nombreux clichés sur les paysans) et original (approche paysanne du Far West) mais pas crédible. spoiler: Le nanar n'est pas loin si ce n'était la bonne interprétations des acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mai 2012
c est le 1 er western que j ais vu de ma vie je ne peut pas l oublier il est superbe
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2012
C'est un western à part, il mérite d'être vu mais surement pas son excellente réputation, en tous cas pas en tant que modèle du genre. Il pousse le mythe à un point excessif , y incluant même à la fois la nature (orage arrivant quand il faut) ,les animaux (cerf,vaches,chevaux, chiens)et surtout un enfant de 10 ans. Ce gamin est absolument insupportable ,entre les dizaines de''Shane'' et les ''bang,bang'', il ne nous donne aucun répits. On l'a dans les yeux et les oreilles de la première à l'avant dernière image. Ce choix de passer par lui pour voir ce film fait qu’il qu’il faut être de son âge pour en devenir admirateur; Plus on le voit plus, les defauts resortent; Dommage, car le scénario est un modéle, d'une linéarité absolue avec des détails sur les rapports homme-femme de hautes qualités. Alan Ladd est excellent,il n'a pas à forcer son jeu et sa mort éventuelle fort honnéte, sa position signifiante dans les plans n’est jamais prise en défaut; Van Heflin impeccaple, mais c’est une habitude chez lui et Jean Arthur apporte une présence douce et naturelle, elle joue fort peu, contrairement où dans '' The plainsman'' elle s'imposait avec éclats. Le rythme du film, vraiment lent par moments, est aussi beaucoup critiquable, c'est plus un choix pour ''Géant'' alors que dans ''Une demoiselle en détresse'' Stevens montre qu'il est capable de l'accélérer. J'avais eu la chance de voir ''l'homme des vallées perdues'' à sa sortie au Gaumont dans le plus grand cinéma d'Europe. J'en avais gardé un souvenir fort jusqu'à une seconde vision une dizaine d'année plus tard. Deux mots sur Jack Palance absolument parfait dans un rôle difficile car excessivement manichéen. Il s'en tire mieux que bien au point d'en être vraiment inoubliable.''Prouve-le ?''
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 novembre 2012
J'ai lu le livre et vu le film basé sur le roman de Jack Schaefer. L'atmosphère du livre est très bien rendue. Ce film fait partie de mes westerns préférés et a toujours été une référence dans ma jeunesse, tout comme l'autre film d'Alan Ladd que j'ai adoré mais moins connu : "Le serment du chevalier noir". Ici, il joue l'archétype du justicier solitaire, sobre et charismatique, rappelant aussi un film similaire réalisé bien après par Clint Eastwood "Pale Rider". Il fait partie des plus beaux westerns du cinéma américain, à rapprocher du film de Michael Curtiz, "Le fier rebelle" (1958).
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2011
Shane fait partie des plus beaux western, avec un Alan Ladd juste magnifique de sobriété et auquel on s'attache très vite, tout comme la famille qui l'accueille. Du point de vue de la forme tout est maîtrisé, de la réalisation avec une superbe séquence de bagarre et de bal, des personnages charismatiques passant du héros solitaire au tueur implacable, des décors splendides et une intrigue solide. Tout ingrédient pour faire un excellent film, hors mis quelques longueurs, mais en comparaison avec d'autres films on pardonne.
Sam Spade
Sam Spade

5 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2011
ce film sur le courage, sur la lâcheté avec un rythme génial, une histoire classique d'une défence d'une vallée de plusieurs personnes.
j'aime ce western, peut être que Georges Stevens aurait du faire un film plus court.
une maison typique que tout le monde aimerait avoir dans une vallée perdue un shérif à trois km, l'arrivée d'un cow boy courageux...
bon film en somme.
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2011
Western devenu mythique mais à la réputation malgré tout un peu surfaite. On n'atteint pas içi les sommets du genre, mais le film ne manque pas pour autant de qualités, notament des décors naturels superbes et bien utilisés. Le personnage principal est l'incarnation même du héros, version mythologique du cowboy solitaire qui repartira vers l'horizon à la fin de l'histoire. Vêtu de couleurs claires, il affrontera un redoutable pistolero habillé en noir. Le côté archétypal et manichéen de l'histoire est encore renforcé par le fait que les évênements sont toujours vus avec le regard du jeune garçon dont la présence continue en fait le témoin privilégié des évênements. Les séquences les plus interessantes sont celles décrivants les relations entre Shane et la famille qui l'accueille, où Stevens fait preuve d'une grande intelligence de mise en scène. Le personnage est toujours placé en retrait ou à part dans le plan. Il est la plupart du temps séparé de la femme jouée par Jean Arthur par un élément du décor soulignant ainsi sa solitude et son impossibilité à vivre une vie de famille quand bien même il l'envisagerait.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2010
Un des classiques du western des années 50, pas le meilleur à mon sens, mais une histoire forte, puissante, emblématique du cow-boy solitaire (pas si éloigné au final du justicier eastwoodien "¨Pale Rider" ou "Impitoyable"). Cette fois-ci, il revient à Alan Ladd d'enfiler le costume qui vient brusquement couronner une carrière en dents de scie... A ses côtés, brillent la très belle Jean Arthur et l'exceptionnel Jack Palance.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 décembre 2010
Mon dieu que c'est dur de regarder cet océan de mièvrerie façon "la petite maison dans la prairie" avec des décors kitsch, des costumes kitsch, et des valeurs morales présentées comme on le ferait à une classe de maternelle. Je passe les scènes de bagarres ridicules... mais loue quand même le charisme de Jack Palance (oui parce que Alan Ladd son charisme part un peu en fumée dans son costume de Davy Crocket façon Lido...). Tout ce que je déteste dans le western américain où tout est caricatural, mielleux, conventionnel et où le moindre cadre est une propagande des valeurs puritaines américaines.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2010
Comment résisiter au mythe du cow-boy solitaire, aux merveilleux paysages, à la musique de ce film qui magnifie les valeurs fondamentales du pionnier?: un standard de toute beauté!
ElAurens
ElAurens

91 abonnés 585 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2010
Considéré comme l’un des plus grands westerns du cinéma, Shane n’a pour moi pas le niveau. Ce film possède trop de bons sentiments, d’un coté Alan Ladd le gentil gentil et de l’autre Jack Palance le méchant méchant. Ce western est vraiment typique de ceux des années 50 et est très éloigné de ceux que feront Aldrich, Leone ou encore Peckinpah. Enfin je ne dis pas que je n'ai pas aimé, au contraire on a un bon film avec de bons acteurs, de bons décors, une dose d’humour mais c’est tout.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2013
Un bon Western signé George Stevens qui a pour seul défaut quelques clichés vu un bon nombre de fois dans ce genre comme dans d'autres, notamment les séries B des années 70,80,90. Un cowboy voyageur nommé Shane trouve sur sa route une famille de paysans qui l'adopte mais le coin est regné par des hors la loi qui ont le monopole en semant la terreur chez les habitants, une révolution commence à se préparer. L'histoire sent le déja vu et la copie conforme photocopiée depuis mais "L'homme des vallées perdues" a des bonnes qualités et peut etre meme se reveler touchant comme le petit garçon qui se prend d'affection pour le lonesome cowboy arriviste. La deuxième partie est haletante de suspense. C'est le premier film que je vois avec l'acteur Alan Ladd qui est excellent et l'on reconnait dans les seconds roles une bellle et grande gueule du cinéma Américain qui fera du chemin, Jack Palance. A découvrir.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2009
Si l'histoire peut paraître conventionnelle, sa façon de la mettre en scène l'est beaucoup moins. Le réalisateur George Stevens a filmé chaque scène, avec un sens du détail profond, de manière à la rendre inoubliable. On peut lui reprocher parfois des légères baisses de rythme, en particulier dans la seconde partie, mais les qualités que recèle ce trésor westernien compense largement ce défaut. Les paysages sont superbes, la photographie de Loyal Griggs l'est aussi, la partition musicale de Victor Young est sublime et l'interprétation des acteurs touche carrément à la perfection. Magnifique.
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