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Biertan64
69 abonnés
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3,0
Publiée le 30 janvier 2021
Un tel scénario reposant sur l'homosexualité présumée d'un homme voulant conserver son travail et mettant inévitablement en avant un certain nombre de clichés aurait du mal à sortir du placard en 2021, même s'il n'a rien d'homophobe. Mais le comique de quiproquo permet quelques situations amusantes, avec des personnages caricaturaux pour forcer volontairement le trait et une histoire simple , assez courte. Pas le plus réussi des Francis Veber (surtout peu de temps après avoir réalisé le Diner de Cons) ou des François Pignon mais tout de même distrayant.
Sympathique et rafraîchissant et ça fait du bien par ces temps de morosité actuelle. Des acteurs qui s'en sortent bien et qui maîtrisent par leur talent des situations qui pourraient vite déraper dans le grand guignol aidés certainement par des dialogues savoureux.
Un homme veut se suicider en se jetant du balcon de son appartement, car il a perdu sa femme, son fils ne veut plus le voir et la goutte : il apprend lors d'une pause pipi, qu'il va être viré de son entreprise. Son voisin l'en empêche et a une idée le faire passer pour un homosexuel. Ce film est bien interprété par Daniel Auteuil dans un rôle de François Pignon effacé, un homme ordinaire. Le film réunit egalement Jean Rochefort, Michel Aumont, Michele Laroque, Thierry Lhermitte et Gérard Depardieu qui est excellent dans le rôle de l'homophobe. Le film dénonce à travers cette situation comique, l'homophobie et la peur d'être homophobe. Un très bon moment de cinéma français.
Ce film qui dure environ 1H25 sans sans compter les pubs, je l'ai vu sur TF1 série en Août 2020. Je ne le trouve pas comique. J'ai eu l'impression que c'est 1 film avec 1 certaine morale, comme conclusion. Le film parle avant tout de haines, de rejets, de moqueries. à éviter. Je donne qu'1 demie étoile, car je ne peux donner 0 étoile.
Après l’immense succès du « Dîner de cons », Francis Veber enchaina avec ce film déroutant. Scénariste et metteur en scène des duos improbables, « Le Placard » est aussi bien un film sur un homme solitaire qu’un film peuplé de multiples personnages, autrement dit tout sauf un film de duo. Comédie de mœurs qui se veut grinçante, Francis Veber ne cherche pas ici (ou ne réussit pas) à provoquer les éclats de rire. Il se contente de créer le désordre dans un vase clos (ici le monde de l’entreprise) en introduisant un élément perturbateur, à savoir la supposée homosexualité d’un employé qui devait prendre la porte. Si le film dénonce (parfois avec justesse, parfois avec outrance) les travers d’une triste société (à l’image de la grisaille de l’entreprise), il ne provoque jamais l’hilarité, se refusant à proposer des situations qui n’auraient pourtant pas manqué de sel. Francis Veber se contente de montrer la surprenante revanche du gentil Pignon qui se révèle au moment où il est présenté comme celui qu’il n’est pas. C’est l’occasion pour Veber de dresser un sombre portrait de la société et de se poser en moralisateur parfois très maladroit, à l’image d’une conclusion totalement pathétique (situation grotesque et ultime gag consternant). Très politiquement correct, le résultat se regarde sans ennui mais il manque à l’ensemble un peu de folie (situations, dialogues) pour vraiment emporter l’adhésion. Reste un casting quatre étoiles qui permet de passer l’éponge sur de nombreuses faiblesses.
Depuis la sortie du film en 2001, la France a bien changé. Les propos homophobes sont punis par la loi. Les homosexuels ont obtenu le droit de se marier, et donc de divorcer. Le Placard est à ce titre un témoin d'une déjà autre époque. Gérard Depardieu est aussi odieux que touchant. Daniel Auteuil maîtrise toutes les émotions qui traversent son personnage. Thierry Lhermitte campe avec brio un personnage de responsable ressources humaines délicieusement machiavélique. Le scénario est tout à fait crédible et rythmé. Les personnages secondaires sont tous excellents. Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne comédie comme Francis Veber sait les faire pour son héros favori, François Pignon, ce gars ordinaire qui se révèle alors que d'autres en font leur jouet. A (re)voir !
Très bonne comédie, Le Placard nous fait revivre les aventures de François Pignon, cette fois-ci interprété brillamment par Daniel Auteuil. Les blagues fusent grâce à la pléiade d'acteurs jouant merveilleusement bien. Le tout est saupoudré d'une musique agréable. Merci Monsieur Veber !
J'ecris cette critique pour remercier Francis Veber pour tout le bonheur qu'il m'a donné, que ce soit comme réalisateur ou comme scénariste. Il est l'un des plus grands...c'est tout. J'espère que ce message sera publié, et que peut-être que ce génie le lira (mais là je suis dans le délire)...j'ai dû déjà noter un ou plusieurs de ses films, je ne regarderai pas L'emmerdeur, je n'aime pas l'original.
Veber a quand même mal vieilli. Même en 2001 et abordant le sujet d’une homosexualité qui s’autorise encore toutes les blagues (même si Rochefort, toujours bien dans son temps et en bon boloss des belles lettres en devenir, recadre Depardieu le macho), il est défraîchi et plus guère crédible dans sa représentation d’une entreprise où tout le monde semble faire semblant de travailler.
Le Placard utilise encore le refrain du grotesque mais le résultat n’est plus dans cette veine. Le François Pignon de Veber, cette fois interprété par Auteuil, tient du délit de sale gueule permanent, mais on a de la peine à voir son évolution, que le passage dans la moulinette moderne de la sexualité veut édifiante. Il est un caméléon (comme l’entend le titre russe du film), qui porte du rose soi-disant pour le cliché mais n’en tire rien d’autre qu’une leçon courue d’avance.
Je crache un peu sur les classiques, c’est vrai, mais je trouve que cette comédie à la Veber est trop confiante en elle, trop prompte à la conciliation peut-être. On préfère se ressourcer du côté d’Aumont et Rochefort ; bizarrement, ce sont les anciens qui tiennent encore le mieux la route dans ce sujet moderne.
Comme quoi faire partie de son époque n’est pas quelque chose qu’on fait en claquant des doigts ou, en l’occurrence, en coiffant Auteuil d’un préservatif, même si ce comique grotesque est encore largement fonctionnel. On ne va pas non plus nier son plaisir et les éclats réguliers suscités par Le Placard.
C'est du Veber, homme de théâtre et scénariste, et ici c'est l'histoire qui prime, c'est un choix et il fonctionne. C'est remarquablement et intelligemment écrit, le film fustigeant l'homophobie mais aussi le politiquement correct, le tout avec un humour subtil. On soulignera une direction d'acteurs impeccable dans laquelle se distingue une fois plus un Gérard Depardieu qui peut décidément tout jouer ! On regrettera juste le côté un peu "moraliste" du personnage joué par Lhermitte et une fin trop bisounours, mais ce film est excellent.
Une savoureuse comédie française et " à la Française " où l'on retrouve les spécialistes en la matière, Depardieu ( divin dans la scène avec Auteuil dans le restaurant) Auteuil, Lhermite, Rochefort, Laroque...Bref , du beau monde dans ce film sorti il y a près de 20 ans ( déjà?) mais qui semble n'avoir pas pris une seule ride....
Après une quinzaine d’années de moindre succès, Francis Veber a retrouvé les sommets du box-office français avec Le Dîner de cons (qui est devenu au passage son meilleur score avec plus de 9 millions d’entrées). Le Placard va permettre au cinéaste de confirmer son retour en grâce auprès du public. Il faut dire que, une fois encore, le réalisateur offre une comédie très drôle sur un sujet risqué. En effet, on aurait pu craindre que le film tende à la caricature de l’homosexualité mais il évite cet écueil et se moque plutôt des homophobes et de l’hypocrisie de la société française sur ce sujetspoiler: (le licenciement de Pignon est annulé à partir du moment où son entreprise croit qu’il est homosexuel car la direction a peur d’être taxée d’homophobie alors qu’elle possède malgré tout des préjugés sur cette communauté) . En plus d’écrire un scénario très réussi, Francis Veber montre une fois de plus qu’il est un excellent directeur d'acteurs. On retrouve donc un casting 4 étoiles sous son meilleur jour : Daniel Auteuil, Thierry Lhermittespoiler: (qui se moque de Santini comme il se moquait de Pignon dans Le Dîner de cons) , Michèle Laroque, Michel Aumont, Jean Rochefort, Alexandra Vandernoot, Laurent Gamelon, Armelle Deutsch, Luq Hamet… Mais celui qui crève réellement l’écran est une fois de plus Gérard Depardieu qui marque son retour dans le cinéma de Francis Veber. Il est absolument hilarant en gros lourd machiste, homophobe et raciste qui révèle progressivement une hypersensibilité tout aussi exagérée que ses précédentes attitudes : il s’amuse dans la caricature et nous fait partager son plaisir. Le Placard est donc une nouvelle comédie très drôle signée Francis Veber qui est toujours aussi plaisante après de multiples visions.
J’ai connu Francis Veber en meilleur forme. Une fois la manigance en place - un comptable ne fait passer pour un homosexuel pour échapper à son licenciement -, le film avance en toute convivialité mais sans éclats. En fait, tout est un peu frêle dans « le Placard » à commercer par son scénario. Et cela vaut également pour l’ensemble de l’interprétation à l’exception de celle de Michel Aumont.
L'idée est intelligente et le scénario très bien menu. Le casting est très convenable, surtout Daniel Auteuil et Thierry Lhermitte. Par contre Gérard Depardieu est à la ramasse.