Sissi & moi
Note moyenne
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braki
braki

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mars 2025
L'errance d'Elisabeth d'Autriche alias Sissi avec sa dame de compagnie la comtesse Irma Sztáray. On est très loin de la romance servie par Ernst Marischka avec la superbe Romy Schneider. Rien dans ce film ne fait rêver. Ni la vie menée par l'impératrice, ni les costumes. L'histoire est juste celle d'une femme désoeuvrée qui s'ennuie et qui, pour tuer le temps passe d'un voyage à l'autre, s'offre des flirts et se gave de substances telles que la cocaïne. C'est long et ennuyeux à mourir.
Edgardthouy
Edgardthouy

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2025
Un film impressionnant d'intelligence et de justesse.
Evidemment, la justesse historique est un autre parti que celui choisi par la cinéaste. J'ai lu ailleurs le caractère "anachronique" de la thèse (si elle existe) sous-jacente au film. Voilà qui me semble vrai. C'est bien un regard d'aujourd'hui sur un monde, et surtout un personnage d'hier. Mais quel regard !
Les images sont superbes, véritables tableaux qui viennent tout à coup conclure et rompre avec une scène intimiste.
On sait le personnage de Sissi difficile, sujet à l'exigence paradoxale et sans limite de l'anorexique. Ici, on est à la fois dans un regard et une interprétation, que l'on peut ne pas partager : un lien avec une sensualité interdite, celle de l'homosexualité féminine. L'intelligence guide le scénario, dont on aimera ou pas les interprétations.
Quant au jeu des actrices, il est tout simplement époustouflant de justesse et de mesure. La mise en scène est aussi présente par des détails concernant les scènes intimistes. Le spectateur devient un regard aussi indiscret que sévère.
Manifestement, l'histoire a servi de source d'inspiration. Il y a sans doute une documentation assez fournie. Mais c'est surtout l'interprétation qui en est faite qui s'impose.
Film de femme ? Oui et non. Oui par l'intimisme et la justesse des plans. Non par une compréhension qui va bien au-dà de quelque thèse féministe que ce soit. Sissi est aussi rebelle que soumise, tyrannique qu'aimante.
Comment ne pas voir qu'elle se punit elle-même de ce désir de vivre qu'elle inspire et lui revient ainsi par l'autre en pleine face ?
Un film exceptionnel fait d'intelligence sensible qui joue des images convenues dont il montre à la fois l'emprise et la vanité.
Soizig Briand
Soizig Briand

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2025
De très belles images, le Palais de Corfou (joli, je confirme pour l'avoir visité)a été décoré de façon originale dans de magnifiques tons de bleu , de turquoise et d'or contrastant avec la sobriété classique du Palais impérial.Ce zoom sur la vie intérieure complexe et atypique de Sissi balaie les clichés antérieurs, la fin cependant reste un peu hâtive. Un film original , dans lequel la sensibilité et l'esthétique se fondent avec succès.
Angelika Cl
Angelika Cl

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Jai bien aimé les personnages, ce dévouement de la dame d'honneur pour Sissi laisse sans voix.
Sissi a eu baucoup d'admirateurs et de soutien dans sa vie pleines de mauvaises surprises et de deuils. Pour moi, elle restera ube femme belle et admirable qu'on ne peut oublier
flo c.
flo c.

8 abonnés 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2024
Et encore un énième plaidoyer féministe où les hommes n'ont plus leur place et sont tous pervers, machistes, et psychologues de bas étage. Car seule une femme peut comprendre une femme. Donc, Irma comprend Sissi mieux que personne.
Sauf qu'en réalité, c'était sans doute Ludwig, son cousin bavarois qui était le plus proche de Sissi intellectuellement et son alter ego.
Donc on a ici une bluette archi féministe, archi prévisible d'une dame d'honneur éprise de sa maîtresse. Certaines scène sont drôles cependant, bien jouées dans l'ensemble, d'autres sont ridicules et tout bonnement inconcevables, qui écartent du film, notamment celle où Irma soufflète l'empereur.
Vous imaginez une seule seconde une femme d'honneur rabrouer un empereur sans la moindre conséquence ?
Ca se regarde donc, mais sans plus, la musique aux accents modernes venant nous dire avec de gros sabots :eh, cette histoire est moderne et les 2 protagonistes aussi ! Ouais, on avait bien compris le message, merci !
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2024
La vie de princesse, comtesse, impératrice, n'est pas ce que nous racontent les pompeux et ringards contes de fée. Sissi l'imprévisible, rebelle, fantasque et capricieuse, n'est certainement pas faite pour ce monde d'apparat. Elle retrouve dans cette servante, suivante, une compagne qui comme elle cherche sa place dans ce monde d'hommes. Deux femmes modernes frustrées dans leur époque qui trouvent refuge dans une singulière amitié. Ma note sera de 3.2 sur 5. Un film pour la liberté des femmes aux travers des âges et du temps qui passe.
Shiba Otoko
Shiba Otoko

56 abonnés 341 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2024
Sissi, célèbre impératrice d'Autriche, à la cinquantaine, s'ennuyait. Elle a essayé de se distraire par des voyages et des extravagances multiples, en vain. Cet échec, cet ennui persistant, sont parfaitement rendus dans le film.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2024
"Sisi & Ich" est le dernier long-métrage en date consacré à Élisabeth d'Autriche avec Frauke Finsterwalder qui propose sa version de l'impératrice à travers sa relation avec la comtesse Irma Sztáray, qui est choisie à la suite d'une série d'épreuves physiques étonnantes... Le début d'une relation ponctuée de hauts et de bas entre une confidente soumise et dévouée, et une maitresse manipulatrice et un peu perverse. Si les deux femmes ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde a bien des niveaux, les meilleurs moments du film sont lorsqu'elles ne font qu'une avec de beaux moments de complicité et de rigolade. Il faut dire qu'elles ont pas mal de choses en commun, elles qui ont longtemps été rabaissées par quelqu'un de leur entourage. L'histoire, qui est composée de petits instants de vie à différents endroits, manque un peu de consistance et d'enjeux. J'ai également trouvé la dernière partie mal amenée alors que cela aurait dû être progressif. Malgré cela, "Sisi & Ich" est pas mal, un film avec une belle cinématographie, des décors et costumes magnifiques, et une parfaite alchimie entre Sandra Hüller et Susanne.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
Sissi l’impératrice recherche une nouvelle dame d’honneur et va choisir Irma, comtesse de Sztáray pour lui tenir compagnie. Les deux femmes, vont développer une amitié puissante. C’est solaire, et les images sont magnifiques. Sandra Huller porte le film par son talent extraordinaire (c’est son année !). Une pépite à déguster !
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2023
Irma est choisie comme nouvelle dame d'honneur de l'impératrice Sissi, un poste qui lui procure un stress élevé. En arrivant en Grèce dans le palais de Sissi, elle découvre la personnalité très originale de la monarque, imprégnée de féminisme, de sport et de privation. Un lien fort se crée entre les deux femmes. Mais le mode de vie de l'impératrice ne plaît pas à tout le monde et est menacé. En salle le 25 octobre.

spoiler: Sissi et moi est un énième film sur la vie de l'impératrice Sissi, qui a marqué tout un siècle par sa modernité et ses mœurs très particulières. En passant par le point de vue de la dame d'honneur, la réalisatrice apporte une certaine distance avec le personnage de Sissi, qui n'est pas filmée avec familiarité. Sandra Hüller adopte un jeu plus calme que d'habitude, une certaine naïveté qui tranche avec ses rôles précédents. Dommage que l'œuvre s'attarde tant sur le jardin d'Éden que représente la Grèce pour Sissi et un peu moins sur la toute dernière partie de sa vie, et la descente aux enfers qui en résulte.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 novembre 2023
Éternelle vieille fille faisant le désespoir de sa mère, la comtesse Irma Sztáray (Sandra Hüller) devient la dame de compagnie à l’impératrice Elisabeth d’Autriche (Susanne Wolff). Sissi, vieillissante, obsédée par sa taille, supporte de plus en plus mal les contraintes du protocole et l’autorité de son mari, l’empereur François-Joseph. Toutes les occasions lui sont bonnes pour s’échapper de Vienne. Fidèle d’entre les fidèles, aimantée par sa maîtresse, sa dame de compagnie l’accompagne en Grèce, en Algérie, en Angleterre jusqu’à sa mort à Genève en 1898.

Soixante dix ans après que Romy Schneider en a fait une icone juvénile, romantique et froufroutante, c’est sous de tout autres atours que revient Sissi. Elle n’est plus l’incarnation idéale d’une féminité virginale qui n’existe qu’à travers le regard enamouré de son prince charmant, mais une femme qui ose tenir tête au patriarcat et revendiquer son indépendance.

Coup sur coup, deux films ont fait le portrait de cette Sissi 2.0. Le premier, sorti en décembre dernier, portait un titre volontairement polysémique, "Corsage". Les démêlés judiciaires de l’acteur qui y interprétait l’empereur – Florian Teichmeister a été arrêté après la sortie du film pour possession de matériel pédopornographique et condamné à deux ans de prison avec sursis – ont éclipsé la prestation impeccable de Vicky Krieps dans le rôle de l’impératrice.

Sorti dix mois plus tard, "Sissi & Moi" traite le même sujet, mais avec une focale différente. Comme le titre l’annonce, le rôle principal n’est pas celui de Sissi mais celui de sa dame de compagnie. Le procédé est bien connu, et souvent efficace. Chantal Thomas l’utilisait dans "Les Adieux à la reine", porté à l’écran par Benoît Jacquot, pour raconter Marie-Antoinette, Maylis Besserie dans "La Nourrice de Francis Bacon", etc.

Le problème ici est qu’il fonctionne mal. On a tôt fait de comprendre que Irma, étouffée par l’éducation que lui a donnée sa mère, refoule une homosexualité latente et croit pouvoir l’exprimer auprès d’Elisabeth qui se plaît à la rabrouer. Plus intéressant est le personnage de l’impératrice qui a tôt fait d’éclipser celui de sa dame de compagnie. Son statut lui permet de manifester le plus humiliant des égoïsmes auprès de son entourage immédiat qu’elle persécute sans s’en rendre compte, mais l’oblige à subir un protocole qui l’étouffe.

Le handicap de "Sissi & Moi" est d’arriver après "Corsage" et de n’avoir pas grand chose à dire d’autre. Mais ce n’est pas le seul. Il pâtit également d’un scénario atone qui, une fois les personnages campés, n’a aucune proposition à faire, sinon de nous faire voyager à travers l’Europe dans des décors luxueux. C’est déjà pas mal ; mais ce n’est pas assez.
Isabelle G.
Isabelle G.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2023
J'ai adoré l'esthétique raffinée, poétique, avec de légères touches anachroniques qui nous rendent les scènes plus familières. La manière dont est traité la problématique psycho-émotionnelle de la femme est atemporelle. Protrait de deux femmes qui ne parviennent pas à exprimer l'intense force de vie qui vibre en elles, dans une société à la fois castratrice et libertine. Elles oscillent entre discipline stricte et libertinage, attirées l'une à l'autre par une amiitié qui fleurte avec la relation lesbyienne, tiraillées entre fascination et domination dans un rapport de force fragile. Toutes les deux ont souffert du rejet et du mépris de leur mère. Elles sont écartelée entre une quête passionnée de liberté, de laisser s'exprimer les sensations de leur corps, et l'obsession de l'hypercontrôle (anorexie et boulimie vomitive). Elles passent brutalement de l'effervescence, de la jouissance à l'austérité. On les accuse d'hystérie "ce mot inventé par les hommes pour désigner les femmes insoumises". Aujourd'hui on les étiquette bipolaire et on les traite avec des médicaments. L'incapaicté à donner un sens à sa vie la conduit au suicide... Le sujet est toujours d'actualité et le film n'a rien à voir avec l'histoire de Sissi impératrice ou bien peu, ce n'était pas le propos de la réalisatrice.
pst113
pst113

39 abonnés 102 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 novembre 2023
Grosse déception
Après avoir adoré l'interprétation de Sandra Huller dans anatomie d'une chute j'étais curieuse de la retrouver dans un film dit historique
Elle joue bien mais quel ennui c'est long poisseux et sans intérêt fuyez
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 octobre 2023
Le cinéma allemand n'est pas tellement présent sur les écrans français et, en tant que germanophile et germanophone, je me précipite chaque fois qu'il passe un film venu d'outre-Rhin. Ici j'ai été fort déçu. Décidément ces "revisitations" du mythe de Sissi ne donnent rien de très convaincant. La lourdeur scatologique du propos -l'empereur François-Joseph victime des effets de l'huile de ricin que lui fait administrer sa femme ! tout un programme -, le lesbianisme avéré de la comtesse, latent de l'impératrice, le discours féministe à la petite semaine, tout cela orchestre une intrigue passablement ennuyeuse. On rit un peu au début, on s'enquiquine ferme pendant l'heure centrale, les quarante dernières minutes se révélant un peu moins laborieuses. Le cinéma germanique réussit mieux dans le genre sérieux, La révolution silencieuse, par exemple.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2023
La vie de Sissi n'en finit pas d'inspirer les cinéastes outre rhin. Après un "Corsage" où la figure de l'impératrice était incarnée par une Vicky Krieps rock n roll, voici une nouvelle adaptation qui rappelle un peu le cocktail "Marie Antoinette" de Sofia Coppola. Musique rock et folk pour la bande son, approche punk assumée tout en distillant des éléments de biographie connus comme le caractère capricieux et les multiples addictions de l'impératrice.
Sandra Huller que les français ont découvert dans "Anatomie d'une chute" joue la dame de compagnie de cette Sissi érigée en héroïne féministe.

C'est bien réalisé et bien joué mais est ce un film nécessaire et le choix de brouiller la feuille historique a t elle ici un sens ?

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