A Perfect Enemy
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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2021
Spécialiste des films de genre, le réalisateur espagnol Kike Maillo vient se ranger, sans avoir à en rougir, dans la lignée d’Alfred Hitchcock et de David Lynch avec "A perfect enemy," un thriller psychologique adapté du roman « Cosmétique de l’ennemi », d’Amélie Nothomb. La production internationale ainsi que la distribution, tout aussi internationale, ne nuisent pas à l’homogénéité de l’ensemble, au contraire, peut-on presque affirmer !
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2021
Un célèbre architecte est interpellé par une mystérieuse jeune femme dans un aéroport parisien. Elle est si envahissante qu’elle lui fait rater son vol. Il va réaliser, au fil des heures, que leur rencontre n’est pas due au hasard…

Ce film international est une réalisation de l’Espagnol Kike Maillo remarqué pour son premier film Eva qui avait brillé dans plusieurs festivals en 2012 comme les Goya et Fantastic'Arts - Festival du Film Fantastique de Gérardmer. Cette fois-ci, il adapte le roman “Cosmétique de L'Ennemi” de l’écrivaine Belge Amélie Nothomb. Le réalisateur a écrit le scénario avec ceux de ses deux longs-métrages, Cristina Clemente (Eva) et Fernando Navarro (Toro).

Un beau potentiel pour ce thriller que j’ai trouvé bien.

J’aime ce voile tout autour du scénario qui est fait pendant une bonne partie du film. A Perfect Enemy ne va pas dévoiler directement ses cartes car justement l’intérêt réside en comprendre la trame. Un aspect intrigant va donc se faire autour de Jeremiasz et de cette mystérieuse Texel. Au fur et à mesure de l’avancée, des indices sont laissés afin que ceux attentifs puissent cerner l’intrigue.

Les sont indices peut-être un peu trop évidents par moments. En effet, si vous êtes un peu habitué à ce genre de film, vous allez découvrir le pot aux roses facilement. C’est vraiment dommage car la révélation finale aurait pu être puissante si elle n’avait pas été deveniez avant. Après, il est vrai que ceux n’étant pas friand de genre de construction vont se laisser porter et le twist va être fort. Sur l’explication finale se serait attendu à mieux. Ce n’est pas tout à fait clean.

Cela n’empêche toutes fois pas d’avoir une ambiance excellente qui se crée. On est comme dans une bulle. Une sensation que j’adore. La mise en scène est travaillée afin justement d’aider à s’immerger dans le récit. Les petits détails vont être bien pensés. Je pense notamment à la maquette de l’aéroport qui va nous guider. Certains passages vont être géniaux et m’ont presque fait frissonner.

C’est en grande partie due à la prestation de grande classe d’Athéna Strates qui avait déjà fait une apparition dans L'Art du mensonge l’an dernier. Elle apporte une telle force à son personnage. Ses prises de paroles m’ont envoutées. Par contre, Tomasz Kot, vue dans Cold War, ne m’a pas épaté. Il lui manque quelque chose afin de donner de la poigne à son personnage de Jeremiasz. La star polonaise laisse sa partenaire prendre toute la place ce qui déséquilibre un peu l’ensemble. À noter les apparitions en rôle secondaire de l’Espagnole Marta Nieto, connu via Madre, et le Français Dominique Pinon.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2021
A Perfect Enemy est une adaptation, très libre, de Cosmétique de l'ennemi, publié par Amélie Nothomb en 2001. Du livre, le réalisateur catalan Kike Maillo a retenu le lieu principal, un aéroport, et le principe d'un duel à mots mouchetés entre deux personnages, un homme et une femme (deux hommes dans le roman). Le dispositif très théâtral, fondé par l'abondance de dialogues, n'est pas gênant car le film l'aère avec des histoires au sein de l'histoire principale, dans une mise en abyme censée nous désorienter, à mesure que se précisent les véritables enjeux d'un récit assez sordide. Cet exercice de style s'effectue avec deux protagonistes peu sympathiques, entre l'architecte arrogant à la recherche de la perfection et la sauvageonne qui le harcèle et le pousse dans ses retranchements. Le film se suit comme un thriller mais sa vraie nature est celle d'un drame psychologique, avec un twist final repérable à l'avance et déjà vu dans quantités de films auparavant. Si le but du long-métrage est dé créer un grand malaise, il y parvient assez bien pendant un moment mais plus les ficelles apparaissent, plus l'ensemble devient désagréable et assez vain pour virer carrément au grotesque dans les dernières minutes. Scénarisé par des espagnols, se déroulant dans un aéroport parisien, joué principalement par un polonais et une sud-africaine, et ... tourné en anglais, le côté cosmopolite de A Perfect Enemy ne fait qu'augmenter son aspect très artificiel et que personne ne s'avise d'essayer la moindre comparaison avec Le limier de Mankiewiz, par pitié !
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