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arnaudg
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4,5
Publiée le 29 août 2022
Un film magnifique, d'autant plus quand on connaît les conditions du tournage et le chemin parcouru pour aller jusqu'aux Oscars. On se laisse emporter à travers la caméra par la vie de ce jeune homme, de cet instituteur et on ne s'ennuie à aucun moment. Au fil des minutes, le film devient de plus en plus contemplatif et on est plongé dans le quotidien de quelques habitants d'un village fort reculé. La vie de cet instituteur est bouleversé par ses expériences et ses rencontres, et il y a beaucoup de leçons à en tirer.
On peut comprendre pourquoi ce film venu du bout du monde a tant plu un peu partout. Que ce soit à l’Académie des Oscars qui l’a sélectionné pour la statuette du meilleur film étranger. Dans les festivals où il a dû apporter un vent de fraîcheur, de bonnes ondes et d’exotisme qui fait du bien en ces temps troublés. Et bien sûr au public qui a vu là un moyen d’évasion original qui réchauffe les cœurs. A l’instar de la critique spécialisée, on sera un peu plus timoré et moins emballé quant à l’appréciation de « L’école du bout du monde ». Difficile de ne pas aimer ou de critiquer ce voyage intérieur et physique à travers ce pays méconnu qu’est le Bhoutan, où on met en avant le fait que c’est la terre du bonheur national brut comme promotion touristique. Mais ce n’est pas non plus le chef-d’œuvre où le petit bijou annoncé partout.
Le problème principal que l’on peut reprocher à cette œuvre des antipodes est son déroulement narratif prévisible au possible. Ce type d’histoire où le personnage principal va changer du tout au tout au contact d’un nouveau milieu et au fil des rencontres, on l’a déjà vu mille fois. Dès lors, quand le film commence on en connaît déjà la progression presque à la minute près tout comme la manière dont il va se terminer, morale comprise. Et il faut avouer que le basculement des valeurs du héros est un peu facile et rapide. A peine arrivé, il va déjà presque changer du tout au tout. Cela fait perdre au film pas mal de crédibilité. Et comme on sait ce qui va se passer dans les grandes lignes, on trouve le temps un peu long. De plus, on se demande si plutôt qu’une fiction, le format documentaire n’aurait pas été plus adapté et intéressant pour découvrir ce pays et cette école représentée un peu trop facilement comme la plus reculée au monde.
Cependant, ne soyons pas trop durs. « L’école du bout du monde » fait son travail de film pansement. C’est un long-métrage pétri de sincérité, de bonnes ondes et qui fait vraiment du bien au moral. A ce titre, c’est le genre d’oeuvre qui devrait être montré aux personnes dépressives où à ceux qui oublient les valeurs essentielles de la vie. Il y a assez de péripéties et de moments iconoclastes pour garnir le récit. Et les paysages de ce petit pays enclavé entre la Chine et l’Inde, juste à côté du Népal, sont superbement filmés et permettent de s’évader le temps de la projection. A travers des séquences simples et justes, de belles valeurs et leçons de vie sont édictées sans être martelées. Les acteurs, pour la plupart non professionnels, sont justes et attachants. En somme, « L’école du bout du monde » n’a, cinématographiquement, rien de transcendant mais il met du baume au cœur et fait vraiment du bien. En ce moment, c’est déjà beaucoup.
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Une fable écologique et humaine unique. La mise en scène est majestueuse avec des plans montagneux magnifiques. L'interprétation est d'une splendide justesse. Pour un film dépaysant où l'émotion est le maître mot. Magnifique et magistral.
Je suis allé le voir une deuxième fois au cinéma, et j'achèterai le DVD dès qu'il sortira... Quelque part entre Dersou Ouzala d'Akira Kurozawa et Danse avec les loups de Kevin Costner, autant dire que ce film est une pure merveille.
Quel bijou ce film ! On suit le parcours de jeune instituteur dans les montagnes reculées du Bouthan pour une leçon pleine d'humanité... Nous sommes en juillet: Sûr qu'il finira sur mon podium de l'année cinéma 2022 !!!
Un air pur (altitude 4800m) qui pénètre dans la salle de ciné et que l'on respire ..un bonheur d'être avec ces personnes si attachantes et si éloignées de notre soif, jamais étanchée, de consommation.
ODE A LA NATURE ET A LA SIMPLICITE DE LA VIE - l'Ecole du bout du Monde est sans aucun doute l'un des meilleurs films que j'ai vu depuis pas mal de temps. Ce film est une véritable thérapie pour notre société qui gémit, qui grogne, qui se plaint pour rien. On est transporté dans la montagne et on s'attache très vite à ces gens qui nous apprennent ce qu'est la vie, la vraie. Les enfants sont magnifiques, ne connaissent pas le sacro-saint téléphone portable et vivent bien mieux que nos chérubins. A voir absolument
Le sujet "bateau" du jeune insouciant qui chemine vers une prise de conscience de ses racines et sa culture ... C'est proprement fait, sans afféterie. Mais par souci de simplicité, il manque un souffle épique ! Cela reste une formidable carte postale de ce royaume anachronique où le roi lui-même (Jigme Singye Wangchuck) a imposer une démocratie parlementaire qui peine furieusement à gérer le lourd héritage du BNB ! En fait, cette belle histoire qui se situe sur le parcours du Snowman trekking n'apporte pas grand chose à un joli documentaire sur les hautes vallées du Bhoutan. ...
"L'école du bout du monde" nommé cette année au oscar (meilleur film international) est une bonne surprise pour moi . En effet cette curiosité venue du Bhoutan émerveille par ses paysages, par l'humanité et la fraicheur que se dégage de cette histoire qui peut être vécu comme un documentaire initiatique avec en prime la fraicheur de l'acteur principal et des jeunes comédiens même si l'ensemble appuie trop sur les bons sentiments et du coup un peu surfait, dommage.
Le retour à la terre, à la nature, à l'essentiel. Il faut parfois être contraint et forcé pour s'ouvrir, abandonner nos préconçus. Ugyen n'a pas la vocation d'être maître d'école, il veut être chanteur. Il n'a aucune envie d'aller vivre dans la montagne loin de tout, il veut partir en Australie. Ce changement de mode vie, ce retour aux choses essentielles, dans un exercice de décroissance, lui ouvre les yeux sur les choses réellement importantes. Être maître d'école dans ce petit village c'est être un don du ciel. Il est dès lors "le seul être à toucher l'avenir". Ce proverbe des gens du village montre à quel point l'instruction est un privilège. Ugyen se prend vite au jeu de faire plaisir aux enfants en leur donnant la classe. Le peu de moyens matériels l'oblige à se montrer créatif. Et il finit par y prendre un réel plaisir. Les autochtones lui enseignent le fait de donner de la valeur, du sens, à chaque chose. Tout est important, rien n'est futile.
Ce film est absolument magnifique, poétique, plein d'émotions et de beauté. C'est une vraie claque sur l'absurdité de notre monde moderne, sa superficialité et ses déviances.
De belles images mais le film ne décolle jamais. On est loin de voyager, entre le personnage ultra-occidentalisé et la simplification à l'extrême du parcours initiatique...