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missfanfan
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4,0
Publiée le 2 avril 2023
Ne pas oublier que nous sommes en Iran et en France on se plaint pour pas grand-chose
Ce film documentaire est très dur la femme ou la jeune femme de toute façon est provocatrice , cette jeune personne ne se doutait pas du piège qui allait se refermer sur elle ,il faut beaucoup de courage ,et aussi à la réalisatrice pour filmer
Sept hivers à Téhéran Documentaire très prenant. Relate le combat d’une famille iranienne pour tenter de sauver la fille aînée de la pendaison car elle a tué l’homme qui voulait la violer. Les photos prises clandestinement ne sont pas d’une grande qualité mais rendent ce récit d’autant plus bouleversant qu’elles sont authentiques. Nous avons sans doute une justice imparfaite mais que dire de l’application barbare de la loi du talion, surtout avec des faux témoignages produits par les autorités elles-mêmes? Les féministes occidentales ne font guère de bruit à Paris ce sujet!
Tourné dans des conditions difficiles, 7 hiver à Téhéran parvient au fur et à mesure de la projection à nous émouvoir et ne plus nous lâcher par la force émotionnelle de son sujet et les touchants témoignages de tous les membres de la famille de la suppliciée. Mais, le film n'est pas seulement une dénonciation de la peine capitale en Iran, de la loi du Talion et du machisme poussé à l'extrême. Il est aussi, porté par une grande subtilité, un récit initiatique d'une jeune femme face à la mort et qui, issue d'un milieu assez favorable, prend conscience des êtres humains rejetés dont elle comprend la bonté. De plus, la condamnée, trouvera un certain refuge en prison. L'histoire est rondement menée et les membres de sa famille sont filmés avec justesse. L'exécution, filmée hors champ, est inoubliable. Un grand film de combat au suspens haletante. Enfin, la volonté de la cinéaste de reproduire les lieux du film en utilisant des modèles réduits est très judicieux et évoque le meilleur Ritty Panh.
comme un reportage sur une condamnation par la loi du talion.des images fortes et sinustres pour un régime qui tue sa jeunesse . a recommander pour tenter de comprendre k'iran...
Une femme tue un homme sur le point de la violer. Qui est coupable ? Qui est victime ? En Iran, la question ne semble pas faire débat. Voici l'histoire de Reyhaneh, 19 ans, accusée de meurtre et condamnée à mort. "Sept hivers à Téhéran" est un documentaire troublant sur le combat d'une famille qui tente le tout pour la survie de leur fille.
En 2007, Reyhaned Jabbari, 19 ans, jeune décoratrice d’intérieur, est piégée dans un appartement de Téhéran par Morteza Sarbandi, chirurgien plastique, mais aussi probablement membre des services de sécurité intérieure, au prétexte de revoir la décoration de son cabinet médical. Il tente de la violer, elle s’empare d’un couteau, il la met au défi de le poignarder, elle frappe et il meurt…Elle est condamnée à mort, et le fils du défunt refusant de lui pardonner, la loi du talion s’applique et elle est pendue en 2014. Dans ce documentaire bouleversant voire glaçant ( car c’est un documentaire et non une fiction) la réalisatrice allemande Steffi Niderzoll donne à voir Reyhaneh pleine de vie, dansant, chantant à partir de vidéos familiales…Puis des témoignages poignants depuis sa prison, d’abord celle d’Evin, puis celle de Shahr-e Rey, au milieu de détenues prostituées ou droguées, des témoignages de prisonnières libérées qui l’ont côtoyée…Le calvaire et le combat jusqu’à la fin, de sa mère Shole, de ses sœurs , Shahrzad et Sharare, de son père Fereydoon… Cette mise en image à l’aide de vidéos souvenirs et de vieilles photos de famille, de maquettes de salles d’audience et de prisons et de nombreuses images (pour la plupart volées) de Téhéran, n’est pas toujours à la hauteur du sujet ...la plupart des vidéos ont été tournées avec des téléphones portables, elles sont de qualité médiocre et souvent peu stables…c’est gênant au regard de la dignité résolue de la famille. Et cette position de rejouer le drame du point de vue de l’échéance de son exécution, « après coup », en compte à rebours (les sept hivers du titre) surdramatisé au montage et à la musique et dans une narration faisant mine d’ignorer que tout est déjà joué, jusqu’au plan filmé au portable de la mère en voiture, à l’époque, attendant et espérant jusqu’à la dernière minute, est regrettable.. Néanmoins, le récit de Reyhaneh Jabbari et de sa lutte contre la République islamique expose avec fracas à quel point le fondamentalisme islamiste n’est qu’une des multiples facettes de la façon dont le patriarcat tue. Dans une telle société, le sort des femmes est ainsi toujours pensé pour être celui des victimes. C’est la conclusion glaçante et insoluble assenée par « Sept hivers à Téhéran » : si une femme se défend contre son violeur, elle est exécutée. Et si une femme ne se défend pas, elle est condamnée pour immoralité…quitte à fabriquer les preuves … Ce film, témoignant d’une injustice absolue, expose à vif les raisons de l’actuelle révolte des femmes d’Iran, et quand on entend Reyhaneh, on pense évidemment à Mahsa Amini, jeune iranienne dont le meurtre par la Gasht-e Ershad, la police des mœurs en septembre dernier, a déclenché, cet automne 2022, une fronde sans précédent contre le régime des mollahs.
Énième film sur l'Iran et cette société castratrice, notamment envers les femmes. Comme par hasard la religion place la femme dans un cadre d'infériorité. Ainsi, lorsque l'une d'elle se défend face à un viol, sa vie est menacée et s'enclenche le processus infernal où la justice tient lieu de faire valoir à la loi islamique. Et là, la femme compte pour rien...
Le film sort dans le contexte des manifestations provoquées par la mort, en septembre dernier, de Mahsa Amini (22 ans) arrêtée pour ne pas avoir porté correctement le foulard islamique.
L'histoire de Reyhaneh Jabbari, plus ancienne, est une autre illustration de "l'antiféminisme de fond" du régime des mollahs ; il révèle aussi plusieurs points précis : - le machisme aveugle1 des "puissants", le violeur a cru pouvoir abuser de Reyhaneh "parce qu'il était quelqu'un", et celui des enquêteurs peu enclins à écouter une jeune fille, - a contrario, l'existence (je ne crois pas que ce soit l'exception qui confirme la règle, ce serait trop simple) d'au moins un juge soucieux de conduire une instruction équilibrée, - enfin de système de la "loi du talion" en vigueur en Iran, qui donne le pouvoir de grâce à la victime ou à sa famille, mais l'oblige aussi à prendre part à l'exécution de la sentence.
Ce dernier point participe à un niveau théorique un débat par ailleurs illustré par Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry sur le rôle de la justice par rapport aux victimes...
Ce documentaire est consciemment partial et partisan puisqu'il présente presque exclusivement les réactions des parents de Reyhaneh. Il reste néanmoins intellectuellement très honnête.
Avant Mahsa Amini dont la mort par la police des mœurs est à l'origine de la révolte actuelle en Iran il y a eu celle de Reyhaneh Jabbari, exécutée par pendaison selon la loi du talion il y a une dizaine d'année. Son crime : avoir poignardé et tué un chirurgien ultra-religieux et proche du pouvoir qui s'apprêtait à la violer. Ce documentaire tourné en partie de manière clandestine, puisque dans ce pays théocratique tout est passible de prison, raconte son histoire. Forcément touchante et injuste, et on sort de la salle avec le goût amer qu'en dix ans rien n'a changé.
Sept hivers à Téhéran est le récit d’une lutte. Celle d’une mère qui va tout tenter pour sauver sa fille condamnée à mort par le régime iranien. C’est fort. Un documentaire bouleversant.
Autant un film qu'un documentaire, cette histoire , sans doute pas unique est à connaître par tous. Très important et fabuleux témoignage de cette famille meurtrie à jamais par le viol de leur fille, et encore plus par cet après Iranien. À voir pour savoir.
Film documentaire haletant que l'on suit la gorge serrée et la rage au coeur. Un remarquable sens de la narration pour raconter le calvaire de Reyahneh Jabbari (féminicide politique) pendue par le fils de sa victime, transformé pour l'éternité en assassin par son propre géniteur-violeur! Il faut avoir entendu dans sa vie le cri de la mère de Reyahneh donner rendez-vous dans l'au-delà au Scarpia de Sept hivers à Téhéran, en hurlant vers le ciel, telle une Tosca iranienne. Une Inoubliable leçon d'humanité.
5 Étoiles pour cette histoire qui est un drame total. Docu qu’il faudrait passer dans toutes les écoles publiques en France. Comment une mécanique pareille peut-elle exister au 21eme siècle ?  c’est là ou on se rend compte que les longs-métrages de Fahradi, déjà bien souvent dramatiques, sont en deçà de la réalité. Documentaire poignant sur une femme emprisonnée à Téhéran après avoir été victime d'une tentative de viol. La réaction de sa famille. Les négos pour la faire sortir. La vie avant et après. Triste et magnifique.
Témoignage biographique que Shole Pakravan nous fait de sa fille et de son combat pour la vérité. Elle en a payé le prix de sa vie. Ces femmes sont fortes, combattantes, courageuses, donnent espoir pour l'avenir de l'Iran. Il faut etre forte pour les femme en Iran, juste exister. dès que tu sors des clous de ce qui est imposé par la police secrète, les gardiens de la révolution.