1235 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
61 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
11 critiques
3
23 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
elloodd
5 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 4 juillet 2021
Rencontre entre un fils et son père, avec des plans magnifiques sur leurs visages, en miroir. Samir Guesmi confirme qu'en plus d'être un excellent acteur, ici dans un rôle dur et cabossé, il est bon également derrière la caméra
1er film, donc maladroit même si les comediens sont justes et credibles. Le scenario peche par une fin un peu "legere" comme si Samir Gesmi avait hesité entre drame et comedie. L'ensemble est sympathique.
Beau film très pudique sur les rapports pere/fils. De belles scènes. Réalisation très sobre et les acteurs sont très justes. Bravo au jeune Abdel Benda her mais aussi à Rabah N'ait Ouffela qui tente tout, dans le film, pour s'en sortir...
(...) Les mots, justement, risquent de déflorer et réduire un film qui sait leur préférer la pudeur, les gestes et les regards. Le mieux est de le voir pour en vivre l'expérience. Car il est rare aujourd'hui d'accéder à tant d'émotion dans une telle simplicité. (lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures)
Ibrahim a dix-sept ans. C'est un adolescent qui ne s'est jamais remis de la disparition de sa mère et qui végète dans un lycée technique du douzième arrondissement parisien. Son père, Ahmed, l'élève seul tant bien que mal. Analphabète, Ahmed a trouvé un emploi d'écailler dans une brasserie de l'avenue de l'Opéra. Il aimerait devenir garçon de salle et attend de pouvoir se payer une prothèse dentaire pour postuler à ce poste. Mais le pécule qu'il a patiemment amassé à cette fin va être dilapidé pour sortir Ibrahim du mauvais pas dans lequel ses mauvaises fréquentations vont le mettre.
Samir Guesmi est un acteur familier du cinéma français, un de ces seconds rôles dont on remarque depuis une trentaine d'années le visage sans nécessairement connaître le nom, éclipsé par des Roschdy Zem, des Reda Kateb ou des Sami Bouajila. On l'a vu chez Noémie Lvovsky, chez Arnaud Desplechin, chez Guillaume Canet, chez Sólveig Anspach - à qui il dédie son premier long-métrage. Il passe pour la première fois derrière la caméra pour raconter une histoire largement autobiographique - son père, Ahmed, était analphabète comme le personnage qu'il interprète - tout en ayant l'élégance de laisser le rôle-titre et le haut de l'affiche à un jeune acteur inconnu.
Abdel Bendaher, repéré dans un entraînement de football, joue un adolescent mal dans sa peau. Il est entouré par un casting remarquable qui compte beaucoup de collègues de Samir Guesmi dont on imagine qu'ils ont accepté par pure amitié de passer sur son tournage pour de brèves apparitions : Florence Loret-Caille, Rufus, Marilyne Canto et Philippe Rebbot pour un rôle plus étoffé et malaisant, aux antipodes de ceux de hippie vieillissant dans lesquels il est trop souvent cantonné. Deux jeunes acteurs prometteurs jouent deux camarades de lycée d'Ibrahim et complètent ce casting prestigieux, : Rabah Naït Oufella ("Entre les murs", "Bande de filles", "Grave") et Luàna Bajrami ("Portrait de la jeune fille en feu", "Fête de famille", "Les 2 Alfred").
Samir Guesmi ne révolutionne pas le cinéma français. À cinquante ans passés, il ne nourrit plus une telle ambition. Son film n'a pas la hardiesse formelle de ceux de Bertrand Bonello ou l'envergure de ceux d'Abelatif Kechiche. Mais son "Ibrahim" rappelle le cinéma des frères Dardenne et réussit, comme le leur, avec une étonnante économie de moyens, à toucher et à émouvoir : un plan fixe sur un cendrier plein suffit à montrer l'insomnie muette d'un père rongé d'inquiétude pour son enfant. Modeste jusque dans sa durée (quatre-vingts minutes TTC), bien écrit et bien joué, "Ibrahim" fait carton plein.
histoire simple d'un amour authentique mais parfois brutal , d'un père pour son fils . Dans un Paris ordinaire pour une vie ordinaire et parfois laborieuse ...Attachant et très réussi , interprétation magistrale des deux acteurs principaux . Bravo !
Excellent film ! Très fort ! Le film aborde divers sujets, le rythme est entrainant, on ne voit pas le temps passer ! Les relations père - fils intenses ne sont pas tout le film ! Le sujet principal est en fin de compte l'éclosion d'un adolescent renfermé ! il se trouvera confronté à divers situations et personnages. Les lieux sont magnifiquement filmés. D'excellents acteurs, ni esbrouffe ni de prétention, c'est efficace et sincère !
Filmer la vraie vie, ce n'est pas grave, c'est la proposition de cinéma qui vient avec qui est importante. "Ibrahim" est un long decalque de 1h22 fait au crayon sans nuance, sans proposition cinématographique intéressante, excacerbant encore plus ses défauts.
Prévisible au possible, trop classique, le film semble presque devenir insultant quand il présente une nouvelle possibilité scenaristique sentimentale dans ses 20 dernières minutes qui présente un film bien plus intéressant que ce qu'on a eu jusque là. Insupportable.
La vie du jeune Ibrahim se partage entre son père, Ahmed, sérieux et réservé, et son ami du lycée technique, Achille, plus âgé que lui et spécialiste des mauvais coups.
C'est le premier long métrage du comédie Samir Guesmi. Il en a écrit le scénario avec Camille Lugan. En plus d'avoir eu le Label "Les premiers films" au Festival de Cannes 2020, le film a remporté les Valois du scénario et Valois de la musique de film au Festival du Film Francophone d'Angoulême 2020.
J'étais curieux de voir ce qu'aller donner Samir Guesmi franchir le pas de la réalisation. Malheureusement, je n'ai pas trouvé ce premier film terrible.
La faute à un personnage principal un peu raté. Le jeune Ibrahim m'a rapidement agacé par sa capacité à prendre toujours le mauvais choix. Il voudrait le faire exprès, qu'il n'y arriverait pas. On entre un peu dans la caricature de l'échec. J'entends où veut en venir le réalisateur, mais c'est trop à mon goût. D'autant plus qu'on a affaire à un gamin amorphe. Je ne sentais aucune énergie même quand il est soi-disant en colère.
Je pense que c'est en grande partie due à la performance d’Abdel Bendaher. Pour son premier rôle en tête d'affiche, je n'ai pas trouvé que c'était une réussite. Dommage car c'est sur ses épaules que reposait une grande partie de ce drame.
Si on retire le paramètre des errances d'Ibrahim, le scénario n'est pas mauvais. On va être plongé dans la crise d'un adolescent, partagé entre son père sérieux, et sa volonté de s'émanciper en rapportant de l'argent facile. Comme rien ne lui réussit, on va voir son chemin semé d'embuche.
Les personnages secondaires sont toutes fois d'une belle qualité. J'ai largement préféré la tournure du père et d'Achille, à celle d'Ibrahim. Ils sont cohérents avec eux-mêmes, et leur environnement. D'autant plus que Rabah Naït Oufella et Samir Guesmi sont deux très bons acteurs. À noter l'apparition du super Philippe Rebbot.
Superbe réalisation. Ce film accorde un pardon à l'être humain sur les différents épisodes de la vie. Les "erreurs" aident tout le monde à devenir quelqu'un de meilleur.
Le premier long métrage de Samir Guesmi baigne dans l'ambiance de Bresson et des Dardenne par l'épure de son style. Une touche émotionnelle avec une description pudique d'un rapport père-fils renforce le pouvoir d'attraction de ce beau film.
De Samir Guesmi (2021). Une belle histoire sur une relation difficile entre un père et son fils. Dans un Paris populaire où s'en sortir sous entend des méthodes pas toujours honnêtes (loin de là!), pour son premier film Samir Guesmi nous livre tout en finesse une très belle histoire souvent difficile entre un père qui malgré les difficultés essaie de s'en sortir en gardant la tête haute et un jeune adolescent partagé entre plusieurs souhaits contradictoires. C'est très bien joué tout en finesse , tact pudeur et retenue. Le jeune Abbel Bendaher est d'une justesse de jeu aussi désarmante que son charme à l'écran. A voir