Gérard Depardieu dans un Labro, après La Crime le réalisateur redonne à nouveau peu de positif. L'histoire est un peu plus prenante quand même pour se terminer dans le platonique, seul Depardieu se donne convenablement et forme un beau couple avec l'actrice Nathalie Baye, sans oublier Carole Bouquet, toujours une beauté froide.
Un avocat qui ne veut plus défendre un homme d’affaires puissant et malhonnête s’éprend d’une jeune femme chargée de relations publiques, qui, elle, ne veut pas flirter avec un homme politique pour obtenir un avis favorable sur un laser médical. Le film vaux pour ses belles vues de Paris, le jeu des acteurs et la musique. Le découpage est fait de scènes brèves tronquées par d’astucieuses ellipses, mais malgré cela, le rythme est peu soutenu. Le scénario est quant à lui bien convenu, avec son mélange d’affaires de cœur et d’affaires tout court, et la fin en est prévisible dès les prémisses. Le budget réservé aux véhicules devait être restreint, car on n’a que le bruit d’un des accrochages, et pour l’autre accident, il est clair que la Mercedes rentre dans une maquette de Deux-chevaux (que le conducteur en sorte indemne ne surprend donc pas !) Un film qui se laisse regarder sans déplaisir, qui fait aimer la Capitale, que l’on a l’impression d’avoir déjà vu, et dont on sait qu’on l’oubliera vite.
Dernier film pour le réalisateur Philippe Labro, à qui l’on doit La Crime (1983) avec Claude Brasseur. Avec Rive Droite , Rive Gauche (1984), il persiste dans un genre qu’il connaît bien, le polar, en y mêlant deux styles bien différents, d’un côté le polar à l’Américaine et d’un autre, le style très Français. Un habile mélange, un scénario intéressant, certes, peu regardant côté originalité, mais suffisamment captivant. Le clou du spectacle revenant bien sur au superbe duo formé par Gérard Depardieu & Nathalie Baye. Un couple au charme irremplaçable, au gré d’une B.O jazzy dont on ne se lasse pas !