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Sirocco et le royaume des courants d'air
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Christophe Bernard
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4,0
Publiée le 10 mars 2026
Ce film d’animation est très féerique. Je ne pensais l’apprécié autant. D’un univers qui me semblait improbable je découvre un imaginaire incroyable, un monde paralele qu’on ose imaginer, c’est très rythmé et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Déboussolé au départ on en sort enchanté. A découvrir absolument.
Il y a des aspects qui peuvent moins plaire mais j'ai été emporté par cette histoire fantastique avec des inspirations japonaises bien construite et bien conçue pour des enfants. Le coeur de l'histoire peut faire peur et il y a des antagonisme avec ce chef de village ridicule qui veut marier son fils mais c'est surtout très imaginatif et remarquablement prenant. La cantatrice peut faire penser à celle du film du 5ème élément mais c'est juste une impression parmi d'autres.
Hyper coloré, onirique et fantastique, ce film d'animation en surprendra plus d'un par son originalité ! Rappelant parfois Miyazaki pour sa poésie et ses personnages parfois hauts en couleur, ainsi que les illustrations de Claude Ponti pour son bestiaire original, il plaira à la fois aux petits et aux grands par son rythme et son univers, même s'il n'est pas forcément facile d'accès !
Tiens donc, deux petites filles transformées en chat dont l’une est condamnée à épouser le fils du roi des êtres bizarres qui habitent dans un monde magique, ça ne ressemblerait pas à un peu au ‘Royaume des chats’ ? D’ailleurs, ce ne sera pas la seule preuve de filiation avec les productions Ghibli qu’on remarquera dans ‘Sirocco et le royaume des courants d’air’ : on notera par exemple le biais exclusivement féminin pour les personnages, l’attention portée aux éléments (ici, c’est le vent), les créatures locales qui entretiennent d’indiscutables liens de parenté avec les yokaï, une affection visible des auteurs pour les “fabuleuses machines”, un univers aux influences multiples jamais clairement identifiables et même une bande originale qui retrouve parfois les accents des compositions de Joe Hisaishi. Il y a aussi des différences à mentionner : le film est français et pas japonais, il est graphiquement plus sobre et épuré et s’adresse peut-être plus explicitement à des enfants dès lors qu’il ne prend pas forcément la peine d’inclure les adultes dans son élan narratif. A s’inspirer des meilleurs, il est cependant difficile de se louper complètement et ‘Sirocco et le royaume des courants d’air’, grâce à sa simplicité et sa courte durée, séduira sans problèmes les enfants à partir de cinq ans.
Benoit Chieux démontre que l'animation peut créer des univers captivants Un film magnifique qui démontre la capacité à créer des univers captivants à travers l'animation. La magie du dessin prend vie de manière éclatante, transportant le spectateur dans un monde enchanteur.
Une mention spéciale s'impose pour la chanteuse remarquable et le jeu exceptionnel des deux jeunes comédiennes, ajoutant une dimension émotionnelle poignante à l'histoire. Ce film est une véritable réussite qui met en lumière le talent de l'animation française. Bravo à Benoit (le réalisateur), à Ron (le producteur) et toute l'équipe pour avoir créé une expérience cinématographique aussi saisissante.
Avec ses décors très originaux, son scénario limpide et rêveur ou encore sa bande originale d'une indéniable beauté, "Sirocco..." possède un souffle et une poésie unique.
Je n'aime pas beaucoup dire du mal d'un film comme celui-ci, qui tente beaucoup de choses, et de façon très honorable.
Les images sont parfois sublimes, le scénario est intéressant et quelques idées secondaires (le bestiaire) agréables.
Mais malgré ses qualités, Sirocco et le royaume des courants d'air ne parvient à convaincre totalement, ne parvenant pas vraiment à creuser un sillon homogène et personnel. Ainsi, l'histoire est à la fois enfantine et complexe, les influences multiples et parfois trop marquées (des éléments de décors rappellent furieusement Miyazaki alors que d'autres renvoient de façon évidente à l'histoire de l'animation française), les émotions sont inexistantes, l'animation parfois sommaire et les personnages manquent globalement de caractérisation.
J'ai assisté au film, comme parfois on peut assister à une fête d'école : sans être enthousiasmé, et en ayant presque honte de ne pas aimer.
La filiation saute aux yeux dès les premières images : l’univers visuel de Benoît Chieux emprunte beaucoup à Miyazaki. Son bestiaire, son jeu sur les échelles de taille et la profusion, ses "mouvements de caméra" (le motif au cœur du film, le vent, donnant lieu à des séquences au caractère très dynamique) et même ses thématiques (éléments naturels, divinités, famille…) Trop ? Non. Le tour de force du réalisateur français est d’avoir su y incorporer une somme d’influences originales et diverses (Claude Ponti, Moebius, Paul Grimault…) qui transfigurent l'œuvre du maître japonais. Il a également su rattacher cette imagerie très riche à une intrigue claire, à la symbolique puissante. Le schéma narratif de Sirocco est donc moins foisonnant que chez Miyazaki mais Benoît Chieux parvient à donner tout autant de force à ses images en leur faisant entretenir un dialogue constant entre le réel (le monde d’Agnès, nourrice de Juliette et Carmen et auteure d’albums pour enfants) et l’imaginaire (le monde de ses livres, dans lequel les deux petites filles sont "tombées" et duquel elles cherchent à sortir). Ainsi le spectateur, évoluant comme Juliette et Carmen dans un imaginaire extrêmement riche, va-t-il de surprise en surprise, découvrant notamment – et avec émotion – le lien qui existe entre les personnages des livres et celle qui les a créés. Cette frontière entre réalité et fiction, entre créateur et création, omniprésente alors qu’Agnès est presque toujours hors-champ, est d’ailleurs matérialisée par un magnifique plafond de verre, entraperçu lors de l’envol très poétique de Selma, cantatrice-oiseau au souffle qui paraît sans fin. Une image (parmi d’autres) de nature à rester longtemps dans l’esprit du spectateur, petit ou grand, trace indélébile en invoquant d’autres : un train filant sur l’eau à la fin du Voyage de Chihiro, un cimetière aérien dans Porco Rosso ou encore un bateau "pop-pop" sur les routes inondées de Ponyo sur la falaise. Autant d’images-ricochets entre deux univers, deux auteurs, l’un ayant inspiré l’autre qui, pour autant, ne s’est pas montré moins inspiré.
J'ai trouvé ça fabuleux, ma fille (7 ans) était émerveillée. J'aurai voulu qu'il dure une heure de plus tellement j'ai aimé, et je rêve d'une suite pour pouvoir retourner au royaume des courants d'air, ne serait-ce qu'un peu. Le meilleur de l'animation française.
Ce film, c'est 1h20 de poésie. L'histoire est très sympa et pleine de rebondissements, sans être niaise. La musique est superbe, en particulier les chants de Selma qui sont envoûtants. Et surtout ce dessin animé est très très beau. Probablement le plus beau que je n'aie jamais vu. Bref j'ai adoré et mes enfants aussi
Le film vaut surtout pour son graphisme, fait d’aplats multicolores, sous le signe de la ligne claire et l’originalité de l’univers créé, celui du royaume des courants d’air qui est aussi le monde inventé par Agnès, auteur de livres pour enfants, et qui se voit confier la garde, pour un week-end, de Juliette (5 ans) et Carmen, les 2 enfants d’une amie partie pour un match de football dont elle est entraineuse. Sans oublier la musique de Pablo PICO. Malheureusement, le point faible est le scénario, ultra-conventionnel, sans réelle poésie, spoiler: où les 2 gamines rejoignent le royaume des courants d’air, y sont transformées en chats et tenteront de le quitter . Les scènes se succèdent (spoiler: rencontre d’un peuple ressemblant à des crapauds, transport par crocodiles volants ou ailes volantes, arrivée d’une tempête plus ou moins maitrisée par Sirocco, doté de pouvoirs magiques, à la peau bleue et la tignasse lui cachant l’œil droit ) sans cohésion.
Très bien et poétique au possible mais un peu trop impressionnant pour les enfants de 4 ans 1/2 donc mieux vaut vraiment respecter l'âge de 6 ans recommandé pour la classification des films