Un des grands rois du monde juif, grand roi de l’Orient et « descendant » de Moise et Abraham, un biopic ayant eu
la très belle intelligence de montrer le duel mythique entre un jeune garçon gringalet et un « géant » guerrier que tous pensaient écrit mais, qui par la « volonté du tout puissant », en fut autrement (bien que j’en trouve l’issue trop facile). Richard Gere (« Pretty Woman », « Hatchi »…) incarne avec talent ce souverain né d’un souhait involontaire, jalouser pour son âge par le roi de l’empire ou il vit, jalousé par sa bonté et presque par son manque d’autorité, là ou d’autres voit la victoire par la force. Il est quand même hallucinant de constater les similitudes avec le futur Jésus bien que naissant 1000 ans plus tard, le parler, charisme et donc attitude de ce roi de juifs est clairement un copier/coller avant l’heure. Il est surtout drôlissime si j’ose dire, de constater que la culture juive est existée autant de temp avant l’arrivée soudaine du mouvement chrétien et d’en parvenir à devenir la future plus grande religion du monde, par la seule volonté (ou presque) d’un seul homme né en royaume juif. Les récits bibliques n’auront jamais fini de me perdre. Un récit d’émancipation, de montée en puissance qui manqua de bataille pour mieux saisir l’impact militaire de cet homme qui aura donc surtout briller de son parler. Visuellement rien à redire, il est cependant affolant de voir comment on se trouve nettement plus au Moyen-Orient qu’en Israël ou Judée mais les zones géographiques sont d’un kif-kif. Les costumes en apothéose resplendissent, les personnages ou plutôt, figures historiques sont au rdv pour un suivi religieux et royal prenant. S’il est bien une scène à retenir, mêlant l’audace scénique et la référence morbide au Christ, c’est clairement l’entrée dans Jérusalem (ou autre d’ailleurs) de David se déshabillant et dansant tous azimuts au milieu de la foule en délire, brandissant branches de palmier pour les uns, armes pour les autres. La réf au chemin de croix est d’une absolue netteté, mais dans un contexte royalement plus joyeux et hors-sujet. Le final par contre fut d’une violente rapidité qu’il fait sensation d’avoir sauter 20 ou 30 ans de vie d’un claquement, concluant sur la mort vieillissante du souverain (non pontife mais presque) face à sa descendance consciente de l’enjeux à laquelle elle doit désormais faire face
. Un biopic percutant, moralisateur mais dynamique en soit, visuellement grandiose et faisant honneur à l’homme que fut David.