Un grande leçon de vie d'artiste musicien, un être de grande envergure, génial humble, passionné et passionnant. Un magnifique et envoûtant documentaire.
À la base pensant juste regarder un documentaire sur les musiques de mes western préférés, quelle ne fut pas ma surprise d'entrevoir un Iceberg d'arts, de sentiments, et de beauté qui font hommage à un des compositeurs les plus important du 20ième siècle, trop souvent mis de côté.
Il fallait rendre honneur au Maître. A la longue, les éloges, bien que mérités, sont redondants. A la place, on aurait préféré des morceaux de musique plus longs, notamment en début de film. En fin de film, on aimerait lire sur l'écran si le Maître, disparu en 2020, est encore de ce monde ou pas. Pour avoir cherché à être exhaustif, même si pour le cinéma français il ne l'est pas, ça manque au film.
Pas grand chose à dire, c'est juste magistral. Les secrets du compositeur de la bande originale de notre vie. Merci pour ce film, je n'aurais jamais pensé me passionner autant pour un documentaire de deux heures. Par réussi.
Mise à part un dernier quart d'heure durant lequel la brosse à reluire était véritablement de trop, ce documentaire est une déclaration d'amour de Tornatore au génie humble et génial de longévité de Morricone. Truffé d'images d'archives, mêlés d'interview par le réalisateur lui-même et de gros plans très émouvants d'Ennio, on passe un moment incroyable à retrouver les grands thème du maître, et l'on se voit touché au plus profond de l'âme ! Incontournable donc !
Vous aimez les films qui provoquent une profonde émotion grâce à la musique ? Allez vite voir Ennio. On parle bien de Ennio Morricone, le compositeur créateur de musique. On voit son crayon qui glisse sur les lignes de ses carnets de partitions musicales encore vierges. C'est un enchantement de revoir les séquences de films célèbres avec sa musique. qui les rendent inoubliables. La musique de "Mission" déchire notre âme et celle de "Allonsanfan" entraîne à la révolte .... Toutes les compositions sont un pur moment de joie.
Ennio retrace la trajectoire d’Ennio Morricone, de sa formation musicale à son immense place dans l’histoire du cinéma. Un documentaire riche et généreux, que j’ai trouvé passionnant pour ce qu’il raconte de l’artiste, de sa manière de créer et de la puissance de la musique à l’écran.
Avant de le voir, il faut avoir en tête qu’il ne s’agit pas d’un biopic reconstitué, mais d’un documentaire construit autour de la parole de Morricone, d’archives et de nombreux témoignages. Giuseppe Tornatore, qui a longtemps collaboré avec lui, signe une œuvre pensée comme une traversée artistique et humaine. Le film revient sur son parcours, ses méthodes, son goût pour l’expérimentation et sa place dans le cinéma, dans une forme longue qui demande d’accepter son rythme.
Le documentaire envisage la musique de film comme un art majeur. Il montre comment Morricone ne se contentait pas d’accompagner les images, mais participait pleinement à leur identité, à leur rythme et à leur mémoire émotionnelle. À travers ses collaborations, notamment avec Sergio Leone, le film rappelle qu’une composition peut transformer une scène, prolonger un silence et parfois devenir aussi célèbre que le film lui-même, si ce n’est davantage.
Le récit s’intéresse aussi à la tension entre discipline et invention. Morricone apparaît comme un compositeur d’une rigueur impressionnante, formé à la musique savante, mais capable d’introduire dans le cinéma des sons, des voix, des bruits et des idées inattendues. Le documentaire montre ainsi un artiste partagé entre reconnaissance populaire immense et désir d’être considéré comme compositeur à part entière, au-delà de l’étiquette parfois réductrice de la musique de film.
J’ai vraiment apprécié l’ampleur du documentaire. Je connaissais Morricone le compositeur, mais le film m’a appris énormément sur l’étendue de son travail et son rapport à la création. L’entendre parler lui-même donne à l’ensemble une vraie valeur intime, tout en éclairant son processus créatif. Dense mais accessible, porté par des témoignages prestigieux et variés, Ennio donne envie de réécouter Morricone et de revoir les films qu’il a accompagnés.
Ses limites tiennent surtout à sa forme très classique et à son approche très admirative, avec peu de recul critique ou de zones d’ombre. Sa durée importante peut aussi se ressentir par moments, mais dans une œuvre pensée comme un hommage, cela se comprend largement.
Au final, Ennio donne pleinement la mesure d’un artiste immense et de son empreinte sur l’imaginaire du cinéma. Un portrait dense, sensible et passionnant, qui rappelle à quel point la musique peut devenir une part essentielle de la mémoire d’un film.