J'ai revu ce deuxième volet sans conviction, ayant gardé le souvenir d'une suite fade et inutile. Finalement, ce n'est pas si mauvais.
On retrouve l'agent J, qui a du mal à garder ses partenaires au sein du MIB. L'arrivée d'une dangereuse extra-terrestre va le forcer à récupérer son ancien collègue et mentor K. Au passage, c'est amusant, les deux hommes se comportent comme s'ils avaient passé des années ensemble... alors que leur aventure dans le premier film a duré 2 jours ! Mais passons.
Dès le départ, les CGI piquent les yeux. Et oui, c'était le début des années 2000, certains en abusaient. Et avec la HD moderne, voire la 4K, ce n'est pas joli-joli. Le problème est que l'on en voit constamment dans "Men in Black II", au point que cela étouffe le film.
Les multiples tentacules de la méchante, les deux têtes de Johnny Knoxville, divers bestiaux... De nombreuses scènes apparaissent par ailleurs très statiques, visiblement tournées sur fond vert alors que la technologie demeurait limitée. On a souvent l'impression de voir l'un des premiers films numérique de cette époque, mais non, "Men in Black II" a bien été tourné sur pellicule. Pour autant, "Spider-Man", sorti la même année et avec le même budget, était bien plus convaincant.
S'il on met tout cela de côté, certes les méchants ne volent pas haut. Lara Flynn Boyle n'a pas grand chose à défendre (pour l'anecdote, c'est Famke Janssen qui avait été initialement engagée, avant de devoir quitter la production). La vague histoire d'amour n'a pas non plus grand intérêt, Rosario Dawson ayant un personnage basique. Dommage qu'ils n'aient pas repris le personnage de Linda Fiorentino.
Mais le film a le mérite d'être très rythmé : moins de 1h30, pour une histoire qui ne perd pas de temps, parfois au détriment de la vraisemblance. C'est un plaisir de retrouver les interactions entre Will Smith et Tommy Lee Jones. Et le film n'est pas avare en humour, alignant très régulièrement des blagues relativement drôles. J'aurai juste préféré qu'il soit plus discret sur les placements produits.
Toutefois, s'il on peut critiquer les CGI, les animatroniques et maquillages restent de qualité, grâce au travail de Rick Baker.