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leobis
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4,0
Publiée le 16 janvier 2022
Ce sera difficile d'oublier ce film aux personnages très attachants, en particulier le jeune héros qui s'apprend à l'art des vocalises avec un sourire désarmant et une professeur de musique qu'on aurait aimé avoir durant notre scolarité.Tous les membres de cette famille (un milieu des plus modestes) qui essayent de s'en sortir aux moyens de petites combines sont eux aussi dignes d'intérêt.
Le film fait penser à Billy Elliott dans sa façon de dresser le portrait d'un jeune issu d'un milieu social défavorisé animé par la passion de l'art, ici le chant lyrique. Le film est d'une grande justesse et parle aussi de notre société et de la famille. Le scénario certes attendu ne manque pas de jolies surprises et les personnages sont subtils et attachants. Le message du film est optimiste et rassurant : l'art et l'amour peuvent nous sauver. Les acteurs sont tous excellents, le climat tendu et solaire à la fois. Bref une vraie réussite intelligente et très émouvante.
Film très lumineux qui sort en salle en plein hiver, autant vous dire que ça fait du bien. Dans un contexte difficile, on découvre 4 frères différents avec des personnalités fortes et touchantes. L'interprète du jeune Nour est fabuleux. Et j'ai eu un gros coup de coeur pour Judith Chemia qui illumine le film de sa présence. Les scènes de chants sont très émouvantes. Et Sofian Khammes confirme son potentiel comique.
On suit la galère, les aventures et la vie de ces 4 frères réunis par l'amour d'une mère en fin de vie. Ils essayent de gérer au mieux cette situation difficile entre débrouillardise et petits trafics. Le plus petit fait la découverte de la musique pour exister et essayer de continuer à faire vivre sa mère. Une très belle fratrie et jolie découverte pour ces 4 acteurs notamment D. Bensallah lumineux, et le jeune Mael. Et Judith Chemla qui n'a pas peur de ce frotter à cette drôle de famille.
Si depuis toute petite je ne m'étais jamais réjouie du malheur des autres, je me disais tout simplement que j'avais plus de chance que les autres pour ne jamais les envier de ce qu'ils avaient en plus ou en moins que moi. Dans cette fratrie où il n'y a que des frères de différents âges et d'avancées de leur vie, ils ont déjà perdu leur père et leur bien le plus précieux va bientôt mourir. Leurs souffrances sont tellement intenses, douloureuses qu'ils n'ont plus les moyens, les capacités de bien faire mais seulement à vouloir externaliser leurs souffrances de la perte proche de leur mère dont ils ont tous pris la décision de la maintenir à leur appartement et continuer leur vie mais avec sa proximité pour sans-doute les rassurer. Le plus jeune n'exprime pas ses souffrances de la même façon mais connaît l'histoire de son père et de sa mère, leur rencontre, ce qui avait fait craquer sa mère et associe les souffrances de la perte de son père et de sa mère pour ressentir que le chant lyrique va lui permettre de faire autrement que ses frères. Son professeur de chant va l'y aider car en venant chez lui elle se rendra compte de ce qu'il vit et aura envie de le prendre sous son aile pour assouvir son rêve et lui permettre de venir la voir chanter à un spectacle où il n'était jamais allé. Le jour de l'enterrement de leur mère, si chacun de vous tous avez pris le temps de l'observer, ils sont libérés, délivrés de cette attente trop longue de la mort de leur mère impuissants à ne rien avoir pu faire et peuvent espérer un meilleur lendemain plus soudés que jamais avec le frère aîné et le plus jeune qui donnent l'exemple pour les deux autres.
Librement inspiré de la pièce de théâtre Pourquoi mes frères et moi on est parti… de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, le1er film de Yohan Manca est une belle surprise. Un drame solaire de 108 minutes dont on ne se lasse pas. Nour a 14 ans. Il vit dans un quartier populaire au bord de la mer. Il s'apprête à passer un été rythmé par les mésaventures de ses grands frères, la maladie de sa mère et des travaux d'intérêt général. Alors qu’il doit repeindre un couloir de son collège, il rencontre Sarah, une chanteuse lyrique qui anime un cours d’été. Une rencontre qui va lui ouvrir de nouveaux horizons... Voilà un film qui fait un bien fou par sa foi en l’amour et en la fraternité. Ce n’est pas si fréquent pour qu’on se paye le luxe de passer à côté. L’air composé par Donizetti pour son Elixir d’amour, devient rapidement le leit-motiv de toutes les émotions pour le jeune Nour. L’opéra s’est imposé comme choix idéal et fascinant pour être l’objet de la vocation de ce jeune garçon coincé entre une mère en phase terminale, et ses 3 frères, l’aîné qui fait office de père, le deuxième qui joue les gigolos et le 3ème, dealer à la petite semaine. C’est le royaume de la débrouille, et ça tourne déjà mal, car, à 14 ans le plus jeune est déjà condamné à des TIG – travaux d’intérêt général -. La garnde idée, ici, est d’avoir osé rapprocher l’opéra, sans doute l’art considéré – à tort - comme le plus élitiste des quartiers les plus populaires. Manca sait éviter l’écueil de montrer lesdits quartiers sous le prisme unique de la dangerosité et de la violence. Voilà une chronique touchante qui méritait bien sa première mondiale au Festival de Cannes 2021, dans la section Un Certain Regard. S’il ne vous fallait qu’une bonne raison de découvrir ce drame pas comme les autre, c’est le jeune Maël Rouin Berrandou, qui, pour son 1er grand rôle crève l’écran dans ce film qu’il porte de bout en bout. Ses 3 frères, Dali Benssalah, Sofian Khammes, Moncef Farfar, sont épatants et très justes eux-aussi. Mais j’attribuerai une mention spéciale à la formidable Judith Chemla, qui jamais ne déçoit. Une de nos toutes meilleures actrices trop peu employées dans notre cinéma. On est loin du « film de plus sur la banlieue ». c’est beaucoup plus et beaucoup mieux que ce cliché trop souvent rebattu dans le cinéma d’aujourd’hui. Un premier film plus que prometteur.
Ai vu "Mes frères et moi" premier film du jeune metteur en scène Yohan Manca. Film rempli de bonnes intentions avec de nombreux défauts et quelques moments vraiment magiques. Sète, dans un cité défraîchie, mais sous le soleil, 4 frères vivent dans le même appartement (en lambeaux) que leur mère dans le coma. On ne saura jamais vraiment pourquoi. Tout comme on ne connait pas l'époque précise à laquelle se déroule l'action (il n'y a pas de téléphones portables par exemple). Nour, le plus jeune 12 ans environ, pendant les vacances scolaires rencontre dans son collègue dans lequel il fait des Travaux d'Intérêt Général, une chanteuse lyrique qui donne des cours de chant sous forme d'atelier. Nour, parce que son père était italien et qu'il fredonnait les tubes opératiques chez lui, a toujours été fasciné par la voix de Pavarotti, et quand il rencontre Sarah la chanteuse c'est une vraie révélation. Mais Nour est trop préoccupé par une multitude de problèmes (un peu trop accumulés sur une période très courte pour qu'on y croit) et par ses 3 grands frères dont évidemment un est dealer (nous n'échappons à aucun poncif), un est plus où moins "call-boy" (mention spéciale à Sofian Khammes très touchant dans ce personnage ambigu et très maternel) et un qui fait les 400 coups. Sarah, interprétée par Judith Chemla autant comédienne que chanteuse lyrique dans la vie de tous les jours, amènera à Nour du rêve, de la rigueur, de la curiosité, de la force, la découverte d'un autre monde et l'espoir d'un avenir loin de sa cité. Les scènes entre Sarah et Nour sont indéniablement les plus intéressantes, les plus justes et touchantes. Dès la première apparition à l'écran du jeune Maël Roulin-Berrandou l'on comprend que le jeune acteur est de la graine de star. Il attire totalement l'attention du spectateur par son jeu très naturel, son regard de feu, et sa voix chantée maladroite mais sincère de jeune adolescent. Le scénario qui veut trop en dire a des bourrelets très voyants et parfois maladroits pour couture. Il n'y a jamais vraiment de cinéma même si c'est filmé en 16mm, mais une énergie positive et une bonne direction d'acteurs. Il est suffisamment rare de voir un jeune garçon attiré par l'art lyrique et avoir pour livre de chevet l'Avant Scène Opéra (Traviata) et écouter de l'opéra à fond les manettes dans sa chambre pour ne pas s'attarder tout de même sur ce premier film. Très impatient de revoir très bientôt cette jeune révélation qu'est Maël Rouin-Berrandou.
Proposition touchante et rythmée du destin d'un jeune garçon qui choisi le chant comme moyen d'expression et d'évasion. Même si l'œuvre n'évite pas tous les clichés du genre, elle demeure extrêmement juste et spontanée.
Premier long métrage du réalisateur Yohan Manca et quelle masterclass ! Le film est parfait, il raconte avec réalisme et précision la vie de quatre frères de cité sans père ni mère. On ressent tout ce qu’ils ressentent, chaque personnage est développé, attachant et évolue au fil du film. Leur fraternité est vraiment belle et forte puis conbinée au rapport sublime du personnage principal à la musique italienne, le film dégage une beauté sans pareille. Le film reste assez simple avec une réalisation basique, j'aurais peut-être préféré un peu plus de côté dramatique mais le film reste très bon et à voir !
Je suis sorti du film bouche-bée. Impressionnant. Les acteurs sont très bien dirigés par Yohan Manca, les musiques parfaitement choisies. Sofian Khammes confirme notamment son grand talent. Coup de maître pour un premier film !
Je ne note jamais mais ça faisait longtemps que je m'étais pas pris une claque par un film. Prenant jusquaux trip. Les acteurs jouent leurs rôles à la perfection, la colère, la joie, tout ! Et le choix des musiques !!! Un sans faute, véritable coup de cœur !
Je recommande bien filmé chacun des personnages sont tous vraiment attachant j'ai été sous le charme bravo aux acteurs. J'ai passé comme rarement un bon moment au cinéma. Je voulais dire...