John and the Hole – Ou comment creuser sa propre tombe cinématographique
Certains films te font réfléchir, d’autres t’endorment.
Et puis il y a John and the Hole — un chef-d’œuvre du vide existentiel où même le trou du titre a plus de profondeur que le scénario.
易 L’histoire (en théorie, parce qu’en pratique…)
John, 13 ans, découvre un bunker dans les bois.
Et là, au lieu d’y jouer à la Game Boy ou de planquer ses magazines, il décide d’y jeter toute sa famille.
Oui oui : papa, maman, grande sœur → hop dans le trou, et lui, il rentre à la maison bouffer des pâtes tranquille.
On sait pas s’il est malade, possédé ou juste allergique à la logique, mais tout le monde autour de lui trouve ça… normal.
Le réalisme selon John
Le gamin retire de l’argent au distributeur sans code (le distributeur devait être ému).
Personne ne signale quatre disparitions.
Et la famille, coincée dans le bunker ?
Pas un cri, pas une tentative d’évasion, pas même un “hé oh, c’est long là !”.
On dirait qu’ils sont en retraite spirituelle organisée par Castorama.
Les acteurs (ou mannequins, on hésite)
Tout le monde joue avec la même intensité qu’une réunion Teams à 8h du matin.
John a la même tête pour dire “je t’aime” ou “je t’enferme dans un trou”.
On pourrait remplacer les dialogues par des bruits de vent, personne ne verrait la différence.
益 Le message caché (s’il existe)
Le réalisateur a sûrement voulu faire une métaphore sur “la perte de repères de l’adolescence moderne”.
Mais au final, c’est juste le trou noir du sens.
Un film tellement contemplatif qu’on finit par contempler sa télé éteinte, c’est plus vivant.
On dirait un épisode de Black Mirror réalisé par un somnambule.
Mon diagnostic
Ce film, c’est comme une expérience sociale entre le cinéma et le supplice du silence.
Tu passes 1h40 à attendre qu’il se passe quelque chose, et quand enfin ça se termine, tu te rends compte que c’était déjà fini depuis le début.
Tu ressors vidé, confus, et légèrement insulté.
里 En résumé
Un scénario creux, un rythme d’enterrement, des personnages lobotomisés et une symbolique tellement abstraite qu’elle s’est probablement perdue dans le trou aussi.