En Espagne comme aux États-Unis, la crise des subprimes de 2008 a provoqué l’envolée des taux d’intérêt et la faillite individuelle de milliers de propriétaires endettés. À contretemps – traduction fumeuse de En los márgenes – traite ce sujet en entrelaçant trois récits filmés en parallèle durant la même journée. Le premier a pour héros un avocat qui peine à concilier sa vie de famille (son épouse effectue ce jour là une amniocentèse et son beau-fils était censé partir en excursion scolaire) et son militantisme pour des associations luttant contre les expulsions locatives. Le deuxième est centré autour du personnage d’Azucena (Penélope Cruz, qui co-produit le film et dont on imagine que la cause lui tient à cœur) qui est paniquée à la perspective de son expulsion imminente. Le troisième, réduit à la portion congrue, met en scène un fils et sa mère dont on ne saura pas avant l’ultime scène la raison de la brouille.
"À contretemps" peine à cacher les ressorts racoleurs sur lesquels il est construit. Tout est résumé dans la citation qui barre l’affiche française : « Une plongée en apnée aux côtés de ceux qui combattent ». Il s’agit, sans reculer devant aucun effet, de tourner un film rythmé sur un sujet sensible. Le cocktail pourrait légitimement rebuter. Force est de reconnaître honnêtement qu’il fonctionne très bien. Penélope Cruz y est pour beaucoup dans un rôle de Mère courage. Mais l’incroyable Luis Tosar ("Les Repentis") réussit à lui voler la vedette dans le rôle inoubliable d’un avocat au grand cœur. Nommé aux Goyas 2023, il a été éclipsé par Denis Ménochet pour "As bestas".
Un film alarmiste sur les expulsions en Espagne réalisé un peu paresseusement à mon goût par Juan Diego Botto, je dis ça car il y avait une bonne accroche dans l'histoire et le scénario mais j'ai pas trouvé la mise en scène si formidable que ça, peut être que c'est de ma faute car je vois beaucoup de longs métrages Français, Anglais et Américains, la culture Espagnole n'a peut être pas les mêmes moyens de financer les films. C'est produit et interprète pourtant par Penelope Cruz, actrice que j'adore, qui donne pas mal à son personnage en émotions. C'est une œuvre qui suit trois histoires, un avocat qui doit retrouver la mère d'une fillette immigrée sinon expulsion, le personnage incarné par Penelope Cruz qui lutte pour survivre et un travailleur précaire ayant des problèmes d'argents et de famille. Ça aurait pu être mieux car il y avait de bons sujets.
Un film politique splendide . Incroyable pour un premier film. On est pris dans L histoire dès le début.Pénélope Cruz est vraiement une grande actrice pour avoir accepté ce rôle à dimension sociale hyper forte. L action traite de la précarité Gigantesque liée à la crise immobilière qui a sevi en Espagne depuis les années 2000. Le titre original « en los margenes » signifie « dans les marges ».Bravo au passage aux traducteurs en « A contre temps »..!plusieurs messages se dégagent de ce film: atttention aux vies personnelles des passionnés de travail.. et il est possible de résister face à un ordre établi si on se regroupe et si on est solidaire.une scandale que le Roi d Espagne le bonJuan Carlos ait amené le pays à cette situation. Un film à ne pas rater!
En 10 ans, 400 000 familles ont été expulsées de leur logement en Espagne. Les expulsions, la précarité, ce sont les sujets que traite ce premier film du comédien hispano-argentin Juan Diego Botto en tant que réalisateur. Un sujet social très fort, un sujet tout à fait digne d'être traité par Ken Loach. On y retrouve Azucena, une mère de famille, qui va se retrouver à la rue dès le lendemain matin avec son fils ; Teodora qui s'est portée garante de son fils lorsqu'il a voulu ouvrir un commerce qui, finalement, n'a pas marché et qui, elle aussi, est maintenant menacée d'expulsion avec, en plus, son fils, couvert de honte qui ne répond plus au téléphone ; Rafa, un avocat activiste qui, voulant coûte que coûte aller au secours d'une petite fille qui va être séparée de sa mère, n'arrive finalement à rien, ni dans son travail, ni au sein de sa famille. Si la première partie du film est plutôt prometteuse, l'excès de misérabilisme et de scènes cherchant à être poignantes découragent petit à petit le spectateur et annihilent finalement toute émotion. Que voulez vous, n'est pas Ken Loach qui veut ! Dommage pour les interprètes, en tous points remarquables, Penelope Cruz et Luis Tosar en tête, elle productrice du film, lui récemment apprécié dans "Les repentis" (Tiens donc, un film réalisé par Icíar Bollaín, l'épouse de Paul Laverty, le scénariste de ... Ken Loach !). On notera par ailleurs que la police espagnole semble se conduire de façon aussi douce et sympathique que le police française face à des manifestant.e.s qui demandent : "des mesures sociales, pas des policiers".
Ce n’est pas tant Penelope Cruz qui marque dans ce film, mais Luis Tosar, qui arrive à partager la force de son empathie et de sa bienveillance. Outre une forte critique sociale et sociétale, ce long?-métrage montre à quel point la solidarité peut être forte chez certain-e-s, quitte à perdre une partie de sa vie et de son bonheur. Assez rare d’assister à un drame social sur ce sujet.
Un thriller social haletant scotchant et si réel.un Ken loach à l espagnole avec 2 acteurs supers et 2 thématiques illustrant la dérive de nos sociétés capitalistes dont les scandaleuses mises à la porte de leur logement par des banques (pas la peine de les qualifier) Des banques quoi! Un film qui réveille les consciences Si Podemos Yes we can Et.en.francais?
Film social avec Penelope Cruz dans le rôle d’une mère se battant contre l’expulsion de son logement. Mais, la promesse Pénélope Cruz n’est que partiellement tenue puisqu’elle n’est qu’un second rôle. Le film se concentre en effet sur un homme travaillant dans une association venant en aides aux expulsés et qui promet trop son aide et déçoit trop souvent… Problème du film : trop de personnages, et un sérieux manque de rythme.
J'ai découvert ce film par hasard suite à l'invitation d'une amie. Je n'ai pas tout compris, étant donné qu'on est arrivé 30 minutes après le début du film. Le film était en VO ST, il fallait tout lire c'était chiant et en plus ça parlait trop de chiffres. Je m'attendais à également plus d'action. Au final il y avait plus d'action dans la salle que dans le film vraiment déçu j'ai préféré partir avant la fin.
Un beau film militant mené tambour battant. Voir Penelope Cruz dans ce rôle confirme son talent exceptionnel. Les autres acteurs servent aussi avec brio une cause juste.
"A contretemps" traite du sujet des délogés en Espagne, résultat conjugué de la crise sociale et de la spéculation immobilière. En cela, le film est formidable. Mais pour appuyer le fond, il y a la forme... et c'est là que ça pèche. Les deux tiers du film sont très réussis, avec un grand réalisme, le croisement de trois histoires, un rythme soutenu et l'usage de la caméra-épaule mais, malheureusement, le final sombre dans le pathos à grands coups d'effets aussi ridicules qu'inutiles : musique triste, ralentis, suicide... la totale ! A-t-on besoin de tant souligner le trait pour créer en nous de l'empathie ? Le réalisateur prend-il les spectateurs pour des idiots sans coeur ? Un film intéressant sur le fond mais discutable sur la forme.
Si vous aimez les histoires dans lesquelles se croisent le destin de plusieurs personnes, ce film devrait vous attirer. Le modèle pour moi fut « Babel » sorti en 2006 du réalisateur Guillermo Federico Arriaga dans lequel les acteurs Brad Pitt et Cate Blanchett jouaient. Ces deux films réalisés par deux réalisateurs d’Amérique, mexicain pour l’un (Babel) et un argentin, Juan Diego Botto pour l’autre (A contretemps) ont comme dénominateurs communs leurs architectures et convictions sociales. Problème entre autres d’immigration pour le premier et d’expulsion pour le second. « A contretemps » » ne nous laisse pas le temps de souffler et nous fait suivre la journée de l’avocat joué par Luis López Tosar. Tiraillé entre sa famille, sa volonté de retrouver une femme menacée d’expulsion et de séparation de son enfant. Le film nous fait découvrir le désarroi ce cette population fragile mais aussi cette faculté à s’organiser pour lutter et faire triompher le droit. Je ne peux que vous inviter à découvrir ce film si bien défendu par les acteurs dont Penélope Cruz qui n’a pas le premier rôle mais qui réussi une fois de plus à être convaincante.
Rafa est un avocat engagé et aux fortes convictions. Il a jusqu’à minuit pour retrouver la mère d’une fillette qui, sans nouvelle d’elle, finira dans un foyer. Au même moment, il croise la route d’Azucena, une mère de famille qui risque l’expulsion. Le temps joue contre eux, une course contre la montre s’engage…
Pour son premier long-métrage, l’acteur Juan Diego Botto s’intéresse à la question du mal-logement et à la vague d’expulsions qui gangrène l’Espagne depuis de nombreuses années (suite à l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, on ne dénombre pas moins de 400 000 expulsions dans le pays). Avec À contretemps (2023), il réalise un film choral doublé d’un thriller social en s’intéressant à divers protagonistes (Rafa, Azucena & Teodora) dont les destins vont finir par se rejoindre.
Le film a tout du drame social émouvant sauf qu’à trop s’éparpiller et à jouer sur la corde sensible, l’ensemble fini par ressembler à l’ersatz d’un Ken Loach ibérique sans réel saveur, dommage car à lui seul, Luis Tosar vaut le détour.
Un drame social émouvant sur 3 axesspoiler: une femme qui va se faire virer de son logement à cause de sa banque qui l'a arnaquée avec un prêt, Un avocat qui essaie d'en faire trop et n'est en conséquence jamais disponible qui va essayer de retrouver la mère d'une fille qui est partie en centre d'accueil pour qu'elle puisse retrouver sa fille, et un homme qui ne veut plus parler à sa mère car il s'en veut de lui avoir fait perdre de l'argent avec son magasin , la première histoire est touchante en illustrant le fait que pour gagner face aux puissants (politiques qui sauvent les banques mais pas les clients) en illustrant les dégats des crédits hypothécaire sur les population défavorisées. il faut être solidaire, la deuxième qui vient insuffler un rythme et instaurer une relation père beau fils intéressante et la troisième qui nous donne une morale ces 3 histoires sont reliés mais sans se toucher toute apportant une fin différente comme pour illustrer la vie une qui se finit mal avec la mère qui se suicide une qui se finit bien ou ils arrivent à retrouver la mère de l'enfant et une avec une conclusion ouverte qui laisse place à notre imagination ou qui illustre le fait que le combat des plus démunis est permanent
Pénélope Cruz au top et un très bon Luis Tosar que je ne connaissais pas