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Babou
9 abonnés
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3,0
Publiée le 26 octobre 2025
Je ne nie pas la qualité de ce film mais je ne suis pas parvenue à rentrer dedans. Le parti pris narratif est original mais je me suis perdue entre les "vraies" protagonistes et les actrices. Du coup, le charme n'a pas opéré
Une vraie claque. Un film surprenant dans sa construction; en ne sachant rien du film je ne savais pas quelle était la part de réel et "d'acting". C'est en fait un hybride entre le film et le documentaire, magnifiquement orchestré. On se rend compte qu'une partie des actrices (toutes excellentes) jouent leur propre rôle et mettent en scène leur introspection familiale.
Après le magnifique Sous les figues, le cinéma tunisien prouve son avant-gardisme sur le traitement de la place de la femme dans le monde musulman, du tabou de la sexualité et de leurs rapports aux hommes. Leur relation avec leur mère, personnage complexe, dur, affichant plusieurs fois son regret de n'avoir eu que des filles, mais attachant, est vraiment le thème central du film, plus encore que la disparition des 2 ainées. On ressent vraiment cette dualité des jeunes filles tunisiennes, partagées entre leur désir de liberté et leur bridage par les musulmans radicaux, le tout dans une société post ben ali laissée aux mains des frères musulmans.
Emouvant, dur, mais plein d'espoir, les filles d'olfa est une proposition rare embellie par une réalisation très réussie.
Œuvre hybride entre documentaire, fiction, thérapie, le film raconte la vie d'Olfa et de ses filles, marquée par l'islamisme radical et la violence. Tiré de faits réels, le récit émeut, marque les esprits, et vaut le détour par son originalité et ses questionnements sur la révolution arabe et l'amour filial. A voir !
A l ouverture on comprend que la réalisatrice s'est fait une place de choix...et on est plein d espoir en fait la mère de tous les maux cest bien le pb est dune violence et naïveté avec son foyer elles expose. Ses filles à l adultère...à la violence de la morale et des coups au point que le seul salut est la fuite pour les ainees et le foyer pour les cadettes dont une dira que ce fût une chance d y vivre apaisé. On découvre enfin que l ainee portait le rôle de mère aimante et pas la mère biologique qui relève de la psychiatrie un film tortueux par l approche .a reflechir
je mets la note maximale pour une narration particulièrement brillante et bouleversante. une écriture scénaristique originale, une caméra sensible qui respecte tellement les femmes filmées, avec l'émotion qui vous saisit très fort..
Procédé inédit qui consiste à confronter des acteurs de fictions aux personnages qu’ils incarnent dans la même scène et d’en changer sans prévenir. Si, au début, ce dispositif hybride séduit et émeut, il finit par parfois nous perdre. Néanmoins, l’histoire de cette fratrie composée de 4 filles et d’une mère qui reproduit sur ses filles la domination patriarcale dont elle a souffert finit par nous emporter. Lorsque deux d’entre elles manquent à l’appel, cette mère, à la fois attachante et détestable, se livrent avec beaucoup d’émotions et de vérité face à ces deux jeunes filles qui ne montrent aucune rancune envers elle. C’est une leçon de vie de voir les 2 cadettes d’une grande beauté, et leur mère, plus fortes les unes que les autres, confrontées à l’impensable choix des deux aînées dans un pays comme la Tunisie dont la révolution de Jasmin a été le premier des printemps arabe.
Formidable film que cet essai multiforme dans lequel deux actrices prennent la place de deux soeurs parties rejoindre le djihad.
La mère et les deux autres soeurs jouent leur propre rôle, se livrent face caméra, rejouent des scènes passées, sont filmées dans leur vie quotidienne ou dans des lieux emblématiques de leur passé. Le tout est très maîtrisé et ce qui aurait pu apparaître comme un collage informe finit par donner vie au drame qu'a vécu cette famille, sous une forme résolument inédite.
On est saisi par les vérités brutes que le film parvient à exprimer : l'embrigadement est en grande partie la faute des parents (les problèmes du père, la violence de la mère), mais les circonstances (la pauvreté) et le hasard (le prédicateur et le vagin qui prend feu) jouent aussi un rôle.
Le procédé est tellement puissant que l'inconfort n'est souvent pas loin. On est parfois gêné des minauderies de comédiennes en herbe des soeurs non actrices alors que le drame est toujours là, ou dubitatif devant certaines scènes lors desquelles le linge sale de la famille semble se laver devant nous.
Les filles d'Olfa est à la fois une psychanalyse de groupe, un "méta-film" d'un genre nouveau, un digest sur la société tunisienne, une réflexion sur la transmission et le destin, et un documentaire en prise directe avec la réalité. Un film inclassable et brillant.
Je ne ferai pas le résumé de ce très bon film; c'est très bien fait dans nombre de chroniques du site aussi bien par les spectateurs que par les journalistes spécialisés. Ce qui m'a le plus intéressé dans ce film c'est la dénonciation de la religion islamique à travers un aspect qui est somme toute rarement évoqué. Notamment de ceux qui portent le discours fondamentaliste et que reprennent malheureusement les femmes qui leur sont soumises et qui ont rejoint les rangs de Daesch. spoiler: J'ai retenu principalement ceci qui est très bien exprimé par l'une des filles d'Olfa : les femmes sont des "p...." et si elles veulent malgré tout gagner le paradis et éviter l'enfer, elles doivent tout simplement porter le niqab. Mais elles devront être soumises (y compris sexuellement bien sûr) à leurs maris et/ou "bienfaiteurs" de Daesch.
C'est remarquable qu'une telle dénonciation soit exprimée dans ce film d'une cinéaste tunisienne... habituellement on lit plutôt ce type d'argumentation dans les colonnes de Charlie Hebdo.
Bouleversant et poignant, j'ai pleuré du début à la fin. Je ne m'attendais pas à un dispositif aussi "frontal". Même si Olfa a des torts innombrables, il faut ici saluer son courage, celui de ses deux jeunes filles, et celui de la réalisatrice. Un film salutaire qui montre que malheureusement les femmes ont encore un long chemin de lutte.
Une histoire où on retrouve des thématiques liées à l’Islam et à l’émancipation de la femme.
A travers ce docu-film, on sent beaucoup de sincérité retranscrite par diverses émotions comme la haine, la peine, le manque, ou encore l’amour (familial). De ce fait, chaque souvenir évoqué ravive des blessures que la réalisatrice Kaouther Ben Hania transpose d’une manière sensitive à l’écran. Renforçant ce choix, la mère et les soeurs sont partis prenantes des scènes jouées et non simplement superviseures.
Le format (documentaire traitant de la production d’un film sur leur vie) particulièrement judicieux pour cause: Par exemple l’émotion est dupliquée par les scènes où la mère explique à l’actrice l’interprétant ce qu’elle a ressenti à chaque scène. C’est alors plus simple de capter des émotions complexes car expliquées directement. Le format invite aussi à repenser les rapports de force familiaux, le points de vue des enfants étant mis sur le même plan que ceux de la mère.
Ce documentaire touchant se trouve à la frontière entre amour, haine, déception d’une famille dont 2 de ces membres ont rejoint l’état islamique avec une constante opposition entre douceur et violence.
Film scandaleux. La façon dont la réalisatrice a instrumentalisé la misère de cette famille est choquante. Il s'agit d'êtres humains, pas de pantins dont on peut tirer des ficelles pour servir un film! Le procédé est malsain... mettre cette famille face à des scènes traumatisantes de leur vie, employer des actrices pour incarner les filles disparues, Olfa Hamrouni le dit au début du film "vous n'êtes pas mes filles, vous ne pourrez jamais les remplacer" avant de fondre en larmes. A part à mieux torturer ces femmes, les reconstitutions n'apportent rien. La réalisatrice exploite cette femme et son histoire tout en la jugeant.
Ce film documentaire est d'une originalité folle. Sceptique devant le postulat de départ, le résultat s'avère d'une efficacité prodigieuse. A montrera toutes les jeunes femmes, surtout celles des banlieues.
Un documentaire coup de poing. Dense , Dru. Sans jugement. Une mère ambivalente oscillant entre amour et violence . C’est d’ailleurs à la suite d’un accès terrible de coups sur sa fille que celle ci décidera de porter le voile noir , entraînant toute la famille à se voiler. Après avoir été « gothique ». Voile protection, voile rébellion , voile coquetterie, voile jeu, voile religion’, voile mort …. cette fille partira pour la Syrie entraînant une soeur avec elle . Drame absolu . Succédant à d’autres . La transmission. La mère : douée d’un instinct vital extraordinaire! Malgré son ambivalence . Instinct partagé par ses filles plus jeunes restées avec elles . Les aînées ayant cédé a l’instinct de mort par laquelle nous les découvrons fascinées. Jeux étranges. La révolution tunisienne où l’on apprend que la mère, finalement , regrette le régime Ben Ali , sous lequel elle n’avait rien à manger … pauvreté extrême . Les hommes réduits au rôle de géniteur , absents , ou présents par des crimes. Et malgré tout cela une joie et beauté de vivre, une beauté. Beauté des femmes .Pourtant tout ce qui touche au corps est rejeté par la mère. Incroyable . Tant de choses dans ce film. Transmission universelle de mère à filles . Rôle du père . Le mot « pute » revenant sans cesse . La maman et la P. La violence . La politique . Le travail . Le courage . La puberté. Tant de choses dans ce film ! A voir !
Je ne connaissais pas le fond de l'histoire avant de visionner ce film/documentaire. La surprise n'en a été que plus grande ! C'est vraiment passionnant de bout en bout, bien amené, bien joué
De cette réalisatrice j'avais vu la Bête et la belle.
Talent confirmé film à voir absolument. En vostfr ! Sur le DVD il y a une interview de la réalisatrice c'est très intéressant aussi.