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JEAN-FRANCOIS Bordier
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3,0
Publiée le 21 décembre 2021
j'ai été mal à l'aise tout au long de ce film pourtant séduisant.
Car si l'interprétation de la maman est bluffante de vérité, les tergiversations du jeune couple causent une lourdeur répétitive et on se demande un peu pourquoi ce dilemne "faire un enfant ou pas" et "au bon moment" prend une telle ampleur dans le scenario . la première scène sur les positions de l'amour adéquates pour faire un enfant frise le ridicule et peut indisposer le spectateur pour la suite.
Il y a quelques scènes très drôles et même géniales , l'apogée étant le vernissage de l'expo !
en résumé : un beau film sensible et émouvant qui vaut le détour !
Une vie démente Vu samedi 27 novembre 2021. Film doux amer. Quand la folie devient performance artistique " dead star funeral". Troublante métaphore : Déliquescence de l'esprit, de l'esprit raisonnable. Evanescence de l'esprit, de l'esprit qui se perd et se délite. Il y a Suzanne si merveilleusement tourmentée ; ils disent "démence sémantique" mais moi je dis "folie douce" "folie souriante", "folle dingue , foldingue". Quelle belle et triste image , le visage qui se floute si on cherche à éteindre la flamme de la vie trop perturbée. "Suzanne" qui devient "mamie"mon cœur se serre. Jo Deseure la comédienne est follement ingénue et authentique. Devant cette démence qui dévore la réalité, qui envahit toute la vie, tout le quotidien , que faire ? Alex se débat entre son amour filial et l'amour de sa vie Noémie. Il veut faire bien mais c'est si douloureux. Il tâtonne. Existe t-il une juste réponse ? Ne jugeons pas . Noémie présente, souriante, disponible, si adaptée qui sait prendre une photo de la femme heureuse avant de voir les troubles de celle ci. Des plans fixes qui se juxtaposent sans interlocuteur visible, les personnages sont seuls face à eux mêmes. J'ai aimé les plans où tout est raccord, où chaque personnage est assorti à l'autre malgré leurs différences, où ils se fondent au décor, et même si le sens symbolique m'a peut-être échappé, l'esthétisme m'a séduit comme la beauté d'une œuvre d'art. Dernières scènes Suzanne continue à s'émerveiller, à créer, à vivre et si c'était ça l'utopique solution ?
Faire rire avec un sujet grave comme la démence? Le pari, risqué, est pourtant gagné haut la main.
Le film n'élude rien de la maladie, l'inexorable perte d'autonomie qu'elle entraîne, ses rudes conséquences sur l'entourage familial qui doit remettre ses projets à plus tard et se trouve entraîné au bord de la rupture, les terribles effets des neuroleptiques.
Mais il montre aussi, et surtout, les instants de bonheur voire de grâce qui subsistent. Et sait transformer les moments les plus gênants en pures séquences burlesques.
C'est aussi un bel hommage au dévouement des aidants.
Un petit bijou venu de Belgique, à ne pas manquer.
La moindre des choses est de reconnaître à « Une vie démente » de tenter quelque chose de nouveau et osé sur un sujet sensible et qui ne peut souffrir d’approximation : en l’occurrence traiter de la maladie d’Alzheimer (ou démence sémantique) sous l’angle de la légèreté, presque sous forme d’une comédie. En faisant ce choix, le duo de scénaristes et réalisateurs belges se lance dans un pari risqué et qui aurait vite pu mettre mal à l’aise, froisser les spectateurs touchés de près ou de loin par cette maladie ou tout simplement se rater. En effet, l’équilibre précaire entre le rire sincère et le ridicule voire la moquerie ne tenait qu’à un fil. Et bien il faut avouer que de ce côté-là, ce long-métrage original ne déçoit pas, même si tout cela reste juste sympathique plus que mémorable.
Les œuvre sur cette maladie sont plutôt rares et si on se souvient de « The Father » cette année ou de « Still Alice » qui avait valu à Julianne Moore l’Oscar de la meilleure actrice il y a quelques années, la plupart se dirigeaient vers une tonalité triste et dramatique. Certains ont essayé également le thriller (« Remember ») mais c’est bien la première fois que l’on voit une comédie dont le sujet principal est celui-là. On n’est pas non plus dans un film à l’humour lourd ou grivois ni même dans une comédie populaire encrassée dans la gaudriole et le rire beauf. Non, « Une vie démente » reste dans le sérail du film d’auteur et si la légèreté est bien là, le rire est tout de même rare. On sourit davantage, mais toujours avec les personnages et non de la malade. Celle-ci est d’ailleurs incarnée par une Jo Deseure plus vraie que nature, à tel point qu’on a l’impression parfois de regarder un documentaire sur les prémices de cette maladie.
En s’affranchissant de tout tabou sur le sujet, le tragique de la situation est totalement fondu dans une forme de détachement et un côté presque burlesque. « Une vie démente » est entrecoupé de scènes face caméra où les personnages principaux s’expriment face à un tiers invisible (banquier, médecin, ...) et où ils peuvent exprimer leur ressenti. Ces vignettes amusantes où le décor se fond dans les costumes des personnages font parfois penser à du Wes Anderson version plat pays. L’improvisation dans certaines scènes se ressent néanmoins mais ajoute au sentiment de véracité qui parcourt ce long-métrage. Parfois absurde mais toujours sincère et doté de beaucoup de cœur, ce film à la tonalité inédite charme la plupart du temps mais n’en demeure pas moins anecdotique et parfois un peu redondant. On se met à la place de l’entourage du malade certes, on s’amuse gentiment de ces facéties mais « Une vie démente » ne propose rien de plus et sera vite oublié.
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Un couple désirant procréer doit mettre son projet en attente quand la mère du garçon atteinte de sénilité commence elle même a se comporter comme un enfant. Est-il possible d'aborder la maladie d'Alzheimer par le prisme comique? La réponse est oui avec ce film belge qui arrive par son écriture à viser juste, avec une émotion jamais envahissante qui permet au spectateur de rire de situations dans le fond plutôt dramatiques.
Tres épatée par ce film qui traite d’un sujet delicat … avec délicatesse. Il y a la bonne distance avec le sujet, une vraie mise en scène, une esthétique très réussie et un casting impeccable. Même quand l’heure est grave on ne tombe jamais dans le pathos mais les dégâts de la sénilité ne sont pas non plus éludés. Il y a du charme, de l’humour et cette bonhomie belge qui nous manque tant à nous Français.
Quelle fraîcheur et intelligence dans cette comédie dramatique. La réalisation et l'interprétation permettent de garder constamment un souffle de liberté , de poésie et de vie à ce sujet tragique. L'interprétation de l'actrice principale est sublime . A voir absolument. Une grande réussite où règne fantaisie, humour, bienveillance . Un hymne à la vie.
Une bonne comédie sur un sujet grave! Comme c'est bien observé et c'est vraiment très drôle! Les acteurs sont parfaits! Un feel good movie des plus réjouissant !
Magnifique film ! Sublime du début à la fin! Comment parler d’un sujet grave sans en faire trop ou tomber dans le pathos? Demandez aux belges! Ce film est un chef d’œuvre! Les casting est génial! Chapeau à jo deseure qui incarne une mère malade magnifique et indifférente aux aléas de cette mémoire qui lui échappe ! La mise en scène est royale! Un film qui mériterait toutes les récompenses existantes du cinéma! Bravo! Ne loupez pas ce film
Whoua tellement d'émotion, quand je vois ce beau travail abouti et tout plein de charme, avec de bonnes intentions et de bonnes vibes, allez y loupez pas ça :)
Excellent film sur Alzheimer et l'amour d'un fils. Comment accepter et accompagner la maladie d'une femme, alors qu'elle reste charmante, avec cette douce folie qui la caractérise, et qui devient petit à petit handicap, puis danger...C'est beau, très émouvant et très drôle, filmé avec beaucoup de tendresse et de belles trouvailles esthétiques.
"Une vie démente" assez bien accueilli par la critique est une tragi comédie belge qui finit par émouvoir . En effet ce film en partie auto biographique (les réalisateurs se sont inspirées de leurs souvenirs) aborde un sujet difficile: la démence mentale d'une manière drôle et pleine de grâce avec ses pointes émotions qui bouleverse avec des comédiens épatants (mention spéciale à Jo Deseure), ce fut une bonne surprise pour moi.
Mais bravo ! Quelle humanité quelle réussite ! On sort léger et heureux de voir que le déclin inexorable ne signe pas la fin de la vie...si on est aimé et bien entouré. GÉ-NIAL !
Comment s'occuper d'un parent atteint de la maladie d'Alzheimer? J'ai des réserves sur The Father mais le film de Florian Zeller sur le même sujet est plus intéressant et inventif que ce premier long belge dont la partie comique tombe à plat et l'écriture reste limitée.