La Dixième victime
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 avril 2025
Dans une société à peine futuriste, celle des années 70, (affublée de moeurs et de mode dont on peut s'amuser), on organise et on canalise la violence grâce au permis de tuer. Partout sur la planète, des duels primés opposent des candidats inconnus, chasseurs puis proies.
Le sujet, qui inspirera à Yves Boisset son analogue "Prix du danger, avec Piccoli et Lanvin, est intéressant et introduit une action dramatique singulière. Pour autant, le film d'Elio Petri n'est pas convaincant. Ni les idées avancées, au premier rang desquelles le rôle du média télévisuel et de la publicité s'emparant de ces nouveaux jeux du cirque, ni la mise en scène, maladroite et parfois superficielle, ne rendent justice à l'idée initiale. Il y a une sorte de naïveté dans l'expression, au moins formelle et esthétique, de cette société moderne, une ingénuité qui donne au film une apparence vieillotte.
Et surtout, on trouve peu d'intérêt à l'indécis jeu du chat et de la souris auquel se livrent Ursula Andress et Marcello Mastroianni, respectivement la chasseuse et le gibier, les deux protagonistes qui se contraignent à vaincre en dépit ...qu'ils sont spoiler: tombés amoureux l'un de l'autre !
D'autant que face au blond Marcello, Ursula n'a guère que ses formes à faire valoir, et sans doute ne doit-elle qu'à sa silhouette d'être là.
L'amour, valeur en baisse de cette époque nouvelle et cynique, triomphera-t-il de la cupidité et de la violence? On reste indifférent à cet enjeu et aux préoccupations du cinéaste et, malgré un certain humour, aux effets d'une réalisation manquant d'intensité et de rigueur.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2025
Comme un grand frère du "Prix du danger" et de "Running man". Et pour cause, sujets pratiquement identiques et 17 et 22 ans d'écart. Le problème, c'est pour un Elio Petri, c'est vraiment moyen. Il y a déjà ce visuel qui fait mal aux yeux. Bien représentatif de son époque et qui est presque un catalogue de la laideur du modernisme des années 60. Mais, si bonne histoire, on s'accommode de la forme sans finalement trop de soucis. Mais justement, l'histoire ne tient pas la route. Je ne nie pas qu'il y a quelques bonnes idées ça et là, ainsi que quelques petites pointes d'humour pas négligeables et pas morale pour un sou, mais ça reste faible. Heureusement, Mastroianni est là (avec sa teinture blonde grotesque), toujours très bon, parce que Ursula Andress, comme d'habitude joue comme un pied.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2024
Quel drôle de film. Il pourrait être l'ancêtre de American Nightmare ou de Hunger Games. Mais avec cette vision psychédélique et absurde, futuriste et parodiquement publicitaire, chère à ces années 60-70 on savoure les grossiers effets, inventions et décors imaginés. Nous ne savons plus si nous sommes dans de la science-fiction, de la comédie, ou un film d'action, mais nous prenons plaisir à naviguer de l'un à l'autre. La libération sexuelle est en marche, plus que tout la femme devient objet de convoitise qui se mérite. Caroline Méredith est parfaite en beauté fatale, tueuse à sang chaud. Le modernisme et l'empire de la mode s'installent, malgré la mise en garde contre quelques dangereuses idioties mercantiles. L'humanité entre dans l'ère de l'image et du paraître. Les magnifiques acteurs que sont Ursula Andress et Marcello Maestroianni. ne s'imaginaient pas à l'époque vers quelle folie les sociétés modernes se dirigeaient. D'apparence légère, ce film pour qui sait le regarder dénonce déjà les dérives d'un futur virtuel. Ma note sera de 2,74 sur 5. Nous ne sommes qu'en 1965, et les visionnaires s'amusaient déjà de la décadence humaine.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2024
Un film comme on en fera plus, tant pour le meilleur que pour le pire ! Pour cela que j’apprécie le cinéma de cette époque, c’est toujours surprenant. En bien ou en mal ! La 10e victime commence sur un synopsis hyper classique (enfin pas pour l’époque, mais depuis c’est pléthorique !), et on s’attend donc à un récit devenu un peu banal avec le temps. Sauf que l’approche est complètement déconcertante ! On est dans une comédie totalement kitsh mais assumée comme telle ! Sincèrement, le métrage a beaucoup de défauts. Ses meurtres pas du tout crédibles (pas de sang, les cadavres respirent ou clignent des yeux !), ses longueurs (l’ouverture dure 3 plombes, il y a des scènes qui trainouillent et des répétitions), sa dimension dystopique qui paraîtra sans doute trop faiblement esquissée et surtout sa fin. Quel dommage d’avoir ajouté ces 5 mn au véritable final. Ok, c’est pour rester dans le ton du film, mais ça gâche beaucoup de sa portée et de son ironie. Dommage.
Si l’on met ça de côté, il reste cependant des qualités aussi. Déjà le duo Andress-Mastroianni fonctionne super bien. Les deux acteurs sont vraiment complices, lui est excellent en héros flegmatique, elle est magnifique (à mon avis le rôle où elle crève le plus l’écran), et leur chassé-croisé est très sympathique. Le film s’appuie quasi-unilatéralement sur leur duo, et il fait bien car faut avouer que sans eux le film aurait sûrement été aussi peu digeste qu’un Jésus Franco ! Ils sont très bons, et ils évoluent aussi dans un décor très réussi. Le film dégage une ambiance pop pleine de référence, c’est totalement vintage, mais ça reste très efficace. Le mélange futuriste-antique, l’esthétique des costumes, la bande son loufoque à souhait sur les fusillades qui se terminent cependant par des meurtres, le métrage dégage une forme d’ironie malsaine, de joyeux bazar morbide, sans complètement l’assumé (il n’y a pas de sang) mais assez pour créer un contraste saisissant. Quant à l’histoire, de mon point de vue elle esquisse plein de pistes hyper intéressantes sur le futur, et elle se montre souvent grinçante, distillant avec intelligence (c'est-à-dire discrétion) ses références troubles à la société décrépite du film. Pour autant, comme je l’ai dit, on ne pourra nier les lenteurs, le côté délirant de la fin qui en fait beaucoup trop et nuit à une intrigue qui, même dans sa dimension « romance », car ce film est surtout une romance, est sincèrement assez plaisante à suivre.
Pour ma part La 10e victime doit être surtout vu comme une comédie romantique vaguement sf et vaguement dystopique. Le film a étonnamment peu vieilli, surtout car déjà à l’époque il mélangeait le passé et le futur, dans une sorte de gloubi boulga difficilement situable chronologiquement. A mon sens, à découvrir, surtout si vous voulez voir Ursula Andress au top de sa forme et Mastroianni en tueur improbable. 3
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 juin 2021
La Dixième Victime est censé se dérouler dans le futur. Une grande partie est très futuriste comme les vêtements et les changements dans la société mais une grande partie ressemble exactement à 1965 comme si le réalisateur n'avait pas assez d'argent pour faire son film correctement. Dans ce futur étrange le meurtre est un sport international et les gens alternent entre la victime et le chasseur. Si la victime parvient à survivre elle est alors le chasseur. Si vous survivez à 10 rounds vous gagnez un million de dollars. Au cours du film nous remarquons que les joueurs complètent leurs revenus en incorporant leurs meurtres dans des publicités télévisées. Tout cela a l'air plutôt bien comme un genre de film passionnant. Malheureusement malgré de bonnes idées il est incroyablement bavard et ennuyeux. Malgré un beau casting composé de Marcello Mastroianni et Ursula Andress on ne peut s'empêcher de penser que l'histoire n'a jamais été vraiment travaillée avant le début du tournage. C'est encore plus évident à la fin lorsque le film ne sait pas quand et comment se terminer. Et si vous ajoutez à cela la musique la plus ennuyeuse de l'histoire du cinéma nous avons du mal à croire à quel point cela peut être mauvais. C'est morne stupide et douloureux avec le soupçon d'une bonne histoire enfouie quelque part mais trop profondément...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2020
Vingt-et-un ans avant Running Man, où Schwarzenegger interprète la « victime » d'une chasse à l'homme télévisée pour le plus grand plaisir dégénéré de foules dystopiennes, c'est Elio Petri qui a apporté sa pierre à ce sous-genre de la SF qui prend un malin plaisir à montrer l'homme enseveli sous les dérives du divertissement populaire.

Faisant planer le risque d'une guerre mondiale et donnant à ses personnages le pouvoir sur les masses, La dixième victime sera un exemple pour le cinéma de SF agité par la Guerre froide. Devançant même d'un an le Fahrenheit 451 de Truffaut, il participe à combler le retard accumulé par le cinéma sur le roman en matière d'anticipation réaliste.

Ce qui fait plaisir quand on le découvre en 2020, c'est de voir qu'il n'est pas seulement un précurseur. Prenant juste ce qu'il faut d'éléments romanesques pour se constituer un contexte de monde globalisé assez décent, le film sort très vite du sentier qu'il bat lui-même en revêtant des niveaux sociaux et culturels inattendus. Il y a par exemple une vraie projection de l'identité nationale dans le faux XXIᵉ siècle imaginé par Petri, permettant même un choc culturel futuriste entre l'homme italien et la femme américaine.

Dans la famille des défauts, je dirais que le film est un peu instable dans sa représentation des enjeux. Il représente tour à tour des personnages superficiels et rebelles qui ne s'imbriquent pas dans l'idée d'une société rivée à ses écrans. Les décors, aussi bien pensés fussent-ils, prennent alors plutôt des airs de décorations, et l'on peut imaginer qu'en 1965 déjà, les éléments de SF dont il fait usage étaient plus cocasses qu'étonnants. Dans ce cadre, la révélation de l'histoire cachée sous l'histoire est une bouffée d'air frais en même temps qu'un passage malheureusement un peu trop obligé.

Référence de SF, La dixième victime n'est pas tout à fait comme le reste de ces vieux films cultes qui ont forgé le cinéma d'anticipation et dont on n'a plus cure. Il a quelque chose bien à lui.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2019
Dans un futur proche, des chasses à l’homme sont organisées et légalisées à l’échelle de la planète, pour servir d’exutoire au besoin de violence des hommes, et permettre d’éviter les guerres collectives. Ces chasses sont exploitées par des appétits mercantiles, préfigurant ce que sera la télé réalité. Avec un tel thème de départ, on aurait pu s’attendre à un film anxiogène ou cauchemardesque. Mais Elio Petri et ses scénaristes ont opté pour le ton de la comédie et une imagerie « pop ». Les péripéties sont surprenantes et parodiques et les dialogues sont caustiques et humoristiques, dans la meilleure veine de la comédie Italienne. Une sorte d’OVNI jubilatoire.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2018
Avec "La dixième victime", Elio Petri nous plonge dans un monde futuriste où un grand jeu de chasse à échelle humaine est organisé. Tour à tour, les participants sont chasseurs ou victimes et doivent survivre à dix rounds pour accéder à la gloire et la fortune. C'est dans ce monde que Caroline Meredith, une américaine, en est à sa dernière chasse. Sa victime est Marcello dont c'est la sixième participation, la première en tant que victime. Payée grassement par une grande marque de thé, Caroline doit s'arranger pour que la mort de Marcello s'effectue devant les caméras. C'est sans compter sur l'astuce du bonhomme et de son pouvoir de séduction... Récit totalement pop nous plongeant dans un monde ensoleillé où les comics sont devenus de la grande littérature et où la publicité est partout, "La dixième victime" a pour lui un sacré postulat de départ, la classe absolue de Marcello Mastroianni et la plastique parfaite d'Ursula Andress. Il est donc dommage que le récit finisse par légèrement tourner en rond, ayant parfois du mal à convaincre sur la durée. Le film n'en demeure pas moins un exercice de style fascinant où l'on tue les gens pour se divertir, critique déjà lucide d'une société qui s'ennuie et qui en demande toujours plus.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2018
Une bonne idée de départ, mais mal exploitée à cause d'un scénario se perdant en diversions (genre les spoiler: adorateurs du solei
l) au lieu d'approfondir les personnages. De plus la réalisation est très molle et sans rythme. La direction d'acteurs déçoit, Mastroianni semblant peu concerné, quant à Andress, sa plastique et son visage sont magnifiques mais elle a l'air de s'en contenter. (les courtes apparitions d'Elsa Martinelli sont d'un tout autre niveau). Reste le kitch des décors et des costumes, quelques bonnes scènes comme spoiler: le club Masoch (bien sage quand même), l'explosion de l’allemand ou les parents planqués derrière une porte coulissante
. Quant à la fin, plus foireux, tu meurs. Décevant.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2017
C'est vraiment pas fameux. C'est long, et même ennuyeux, bien qu'il y ait de l'action par moment. Un scénario plutôt débile, des dialogues sans saveur, une réalisation terne, restent les décors colorés, les ruines romaines à la fin, et les acteurs sont ici particulièrement nuls, même Mastroianni, ne parlons pas de Ursula Andress. Aucun humour. Et c'est en VO anglais. Un Elio Petri très décevant.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2015
Malgré son ancienneté, "La Dixième victime" rappelle grandement ses deux petits frères plus célèbres que sont "Le Prix du danger" (1983) d'Yves Boisset et "Running Man" (1987) de Paul Michael Glaser. Ces trois longs métrages développent le même concept d'une chasse à l'homme légalisée et transformée en jeu. L'univers science-fictionnel de "La Dixième victime" a pris un coup de vieux et est devenu, à l'instar d'un "Barbarella", kitsch à souhait. Malgré son aspect futuriste, le film sent les années 60 tant par les costumes que par la musique de fond. L'intrigue est sympathique et mêle humour et satire sociale. Si l'on fait abstraction d'une fin ratée, "La Dixième victime" est un film honorable et nous fait passer un agréable moment.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2015
Après un démarrage honorable, le film s'enlise complètement jusqu'à en faire souhaiter la fin! Mastroianni fait ce qu'il peut pour s'en tirer, Ursula Andress n'a que son physique ( ce n'est pas peu, certes!!). Le tout fait un nanar dont on peut se passer. Pourquoi ressortir ce film , mystère!
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2014
"La Dixième Victime" est un film dystopique remarquable de par les idées scénaristiques qu'il propose et l'esthétique futuriste un peu kitch qu'il met en place. L'histoire est très intéressante, traitée avec un ton léger et une insouciance qui font froid dans le dos. Comme il s'agit d'une comédie, le film perd de son côté percutant, ce qui est dommage pour une œuvre traitant de thèmes si fort, mais l'aspect humoristique lui permet aussi de ne jamais tomber dans le ridicule. Ainsi, avec ses personnages bancals et ses décors un peu datés, on obtiendrait sans doute quelque chose de grossièrement pompeux si "La Dixième Victime" se prenait au sérieux. C'est heureusement loin d'être le cas et on assiste donc avec allégresse à cette traque jouissive et ses rebondissements délicieusement excessifs.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 août 2014
Le coté branché du film c'est transformé les années passant en kitch amusant, pas assez cependant pour faire oublier les faiblesses de la réalisation et du scénario dommage le sujet était précurseur.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2013
Ce film d’anticipation du genre chasse à l’homme est un lointain cousin des « Prix du danger », « Running Man », « Hunger Games » et j’en passe. Cependant, ce long-métrage italien est très déroutant. D’abord à cause de son côté délirant, de ses scènes saugrenues (Mastroianni et ses pilules lacrymales « pour faire vrai » en grand maître des adorateurs du soleil face à des néo-réalistes, les musiciens installés sur des cubes en plein air), son ambiance rétro-futuriste très années 60, ses décors et costumes kitschissimes, ses gadgets improbables comme les téléphones, sa musique de supermarché. Le look vieillot de cette société futuriste est vraiment bizarre.
A Genève, un gros ordinateur distribue les rôles parmi les volontaires de la Chasse : chasseur ou proie. Le chasseur a l’avantage d’être renseigné sur sa cible. Alors que la victime n’a qu’une notification de son statut. Le but est de canaliser l’agressivité de chacun en autorisant des tueries sur la voie publique pour éviter les massacres de masse (les guerres). Ainsi, les gens s’entretuent au pistolet dans l’indifférence générale. Le vainqueur n’a qu’à exhiber sa carte pour recevoir les félicitations. Dix victoires signifient la richesse et la gloire. Attention, les erreurs de cibles sont punies de trente ans de prison. Tout cela est parfaitement régi par le Ministère de la Chasse (avec son guichet de retrait des gains, sa zone d’entraînement pour chasseurs). Un détail amusant, en Italie où se déroule l’action, il y a des lieux interdits de tuer (écoles, restaurants etc.). En revanche des duels à mort entre gladiateurs sont organisés lors de fêtes privées. Beaucoup d’éléments dans cette société du futur sont originaux. Mais, ils sont souvent suggérés, juste mentionnés dans les dialogues. Ainsi, afin d'éviter de confier ses vieux à l’Etat (pour être euthanasiés ?), on les déguise en jeunes ou on les cache. Le sexe n’est plus un tabou mais se pratique mécaniquement sans émotions. L’épouse pouvant regarder les ébats de son mari sans aucune gêne. Particularité italienne, le divorce est interdit. A noter que les BD tels les comics sont considérées comme le top de la littérature ! Les centres de relaxation sont des bordels aseptisés où une prostituée peut vous raconter des contes pour enfants…
Le film est centré sur les personnages incarnés par Ursula Andress, une chasseuse américaine (neuf victoires au compteur) et Marcello Mastroianni, la proie italienne (six victoires). Afin de maximiser leurs gains, chacun va signer un contrat publicitaire. Des moyens énormes sont en jeu pour mettre en scène la mort du perdant. On peut y voir une dérive de la téléréalité. Vers la fin, les meurtres filmés au milieu d’un spot publicitaire pour une marque de thé valent le détour. On quitte l’anticipation avec la relation amoureuse entre les deux acteurs. Car le film est aussi une comédie romantique italienne dans la pure tradition. J’avoue que le mélange est assez perturbant. Pour conclure, je dirais que cet OVNI cinématographique est à voir au moins par curiosité. A mon avis, de par sa profondeur et son originalité, il marque plus les esprits que les films cités plus haut, souvent calibrés pour satisfaire le plus grand nombre. Voilà une œuvre dont je ne suis pas prêt d’oublier malgré mon scepticisme du départ.
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