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Ciné-13
172 abonnés
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2,0
Publiée le 24 juin 2025
Un reportage (et non un film) monothèse qui essaie de convaincre. Le pathos est en boucle permanente avec une actrice principale qui ne dégage aucune émotion véritable, se posant avant tout en qualité de thésarde « scientifique » et minutieuse. spoiler: Tout s’expliquerait par les castes, les castes, les castes : en Inde (les Dalits), dans l’Allemagne nazie et dans les lois raciales du Sud des Etats-Unis ! Et pour se protéger, les castes préconisent et pratiquent l’endogamie … Intéressant mais tellement ennuyeux !
La structure du film pourrait nous laisser penser que parce qu'il se traite d'un sujet sensible , toute théorie est bonne. Le scénario utilise alors une base narrative intellectuelle pour accentuer les idées. Plus encore , les histoires nous enfoncent dans les méandres de nos faiblesses. Techniquement cela fonctionne, impossible de résister et justement on est touchés très fort par les horreurs de la vie, de l'histoire des Hommes, de nos comportements. Mais tout n'est pas si simple, bien que ce film apporte encore une pierre á l'édifice de l'égalité entre les humains.
Vu ce film en projection privée, Le film démontre comment les vies actuelles de millions d'américains ont été définies officieusement par une hiérarchie de divisions humaines remontant à plusieurs générations. Je n'ai pas aimé,
Vu au Canada, ce film passionnant et bouleversant raconte l'histoire d'une écrivaine afro américaine qui enquête autour d'une thèse qui me semble couler de source mais qu'elle va minutieusement étayer : le racisme systémique américain n'est qu'un des multiples visages d'un système humain plus global et universel, celui des castes, par lequel un groupe humain asservit un autre en le déshumanisant. L'esclavage américain, les intouchables indiens, jusqu'à l'ultime abomination de l'Holocauste. Là où 'La Zone d'Intérêt' sidère le spectateur, Origin cherche à bouleverser émotionnellement, créer une vraie empathie pour délivrer (de façon certes didactique) son message universel. Les drames personnels vécus par le personnage se mêlent à ses réflexions, proposant une trame narrative originale. Je recommande chaudement ce film qui ne semble pas avoir été distribué en France...? Par contre la vf (quebecqoise) n'est pas terrible, à voir en VO.
Il y a quelques belles réussites avec des plans sympathiques mais le résultat n'est globalement pas extraordinaire. Beaucoup de palabres qui concernent un meurtre commis aux USA qui hors de ce pays, même au Canada, sont un peu loin, on ne comprend pas forcément de quoi il est question. On peut même avoir parfois l'impression de ne pas regarder un film mais un long clip de campagne des Démocrates, ce qui est gênant. Globalement, derrière une réalisation moyenne, c'est le scénario surtout qui est en défaut pour donner un bon film.
Mise en scène bâclée (utilisation du procédé de caméra à l'épaule en permanence alors qu'il ne faut pas en abuser). Dialogues inintéressants. Acteurs plus que moyens.
Un très bon theme, qui change un peu de perspective et amène un très bonne réflexion. C'est aussi bien joué dans l'ensemble, avec une actrice principale que je ne conaissais pas. Par contre on reste sur un film du DuVernay donc c'est très pathos.
c'est long et ça ne fait aucun effort pour être vu. ça commence dans la souffrance et seul les plus courageux en verront le bout. seront-ils récompensé ? j'en doute.
Le programme proposé par « Origin » est à la fois extrêmement ambitieux, alléchant et peu commun. La réalisatrice Ava DuVernay (« Selma ») tente de présenter à la fois une sorte de biopic romancé de la journaliste et écrivaine Isabel Wilkerson, première femme afro-américaine à recevoir un prix Pulitzer, durant l’écriture de son second roman qui revient aux origines du racisme. En faisant cela, le film et la cinéaste tentent lui aussi de décortiquer ségrégation, racisme, discrimination à l’égard de catégorie de personnes ou xénophobie. On est donc entre une œuvre de fiction pour les passages inventés, l’essai documentaire, la biographie en ce qui concerne la vie de Wilkerson durant cette période de création littéraire et le film à thèse qui rejoint celle qui sera développée dans le livre de la journaliste intitulé « Casts : the Origins of our Discontents ». Elle y développe l’idée selon laquelle toutes les discriminations raciales ou autres sont rendues possibles par un système de castes institué et par l’endogamie. Pour cela, elle dresse des ponts entre les systèmes de castes en Inde avec les Intouchables, la solution finale des nazis sur le peuple juif et les siècles d’esclavage en Amérique. Vaste programme, à la fois pertinent et intéressant mais difficile à mettre en place sur un film de deux bonnes heures.
Le résultat est donc à la fois captivant et passionnant mais aussi très dispersé et brouillon. On a l’impression d’assister à un patchwork d’idées placé sur une trame narrative qui prend maintes (trop peut-être) directions. En effet, on ne suit pas seulement la journaliste dans ses recherches (formidable Aunjanue Ellis) mais également le cas véridique d’un jeune afro-américain tué par un citadin raciste (fait déclencheur de sa thèse et balbutiements du mouvement Black Lives Matter) et des flashbacks illustratifs des conditions ou enquêtes de certaines personnes l’ayant aidée à formuler ses idées. Avec « Origin », on a donc des séquences durant l’Allemagne nazie, d’autres découlant des lois Jim Crow (promulguant la ségrégation raciale dans les États du sud) avec deux couples d’anthropologues et enfin celles au présent avec un Intouchable indien ayant écrit sur le même sujet. C’est plutôt bien assemblé et fluide dans le montage mais cette accumulation de temporalités, de personnages en bordure de l’histoire et de directions narratives frôle le trop-plein. On a parfois l’impression d’assister à un film pour débat sociologique après la séance ou sur un plateau télé. Une œuvre un peu trop didactique donc.
« Origin » est donc une œuvre fleuve et complexe dans ce qu’elle raconte tout en avancant une théorie particulièrement pertinente et tangible qui nous est bien expliquée ici. Mais la proposition offerte ici semble avoir toujours le cul entre deux chaises, sur la forme comme sur le fond. Et on ne peut nier que la réalisatrice a la main lourde sur la charge lacrymale rendant son film parfois encombré de trop de pathos et de misérabilisme. Il n’empêche certaines séquences nous touchent en plein cœur comme celle de cet enfant afro-américain qu’on empêche de nager avec ses camarades dans une piscine municipale à cause de sa couleur de peau. Au final, il y a une foultitude de moments forts, nécessaires même, articulés autour d’une théorie complexe et probante mais on dirait plus qu’on est face à un collage de moments éparses sur un même thème qu’à un vrai film de cinéma. Comme si, dépassée par son sujet, DuVernay n’avait pas su trancher. Ou que sur ce sujet il y avait trop à dire et qu’un simple documentaire aurait fait l’affaire tout en étant plus adapté.
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Franchement sur le fond, je n'ai rien appris de nouveaux sur les ségrégations de toutes sortes dans le monde et la forme : mon dieu que c'est barbant. C'est bien simple, je me suis endormie 20 minutes ce qui ne m'était jamais arrivé ! Ce docu aurait mérité plus d'intervenants et d'exemples intéressants plutôt que ce monologue lassant... À fuir donc !
j'ai bien aimé ce film. les liens recherchés, les pays visités... c'est inattendu et intéressant. personnellement je n'avais jamais pensé à ces liens entre des histoires et des pays si lointain et si différents