Joyeuse fin du monde
Note moyenne
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26 critiques spectateurs

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L'Inconnu
L'Inconnu

44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Noël approche à grands pas pour le bonheur des plus petits mais aussi des plus grands ! Rien de mieux que regarder un film de Noël qui se démarque des idioties que certaines chaînes peuvent cracher durant d'innombrables après-midi... Oui, rien de mieux qu'une vraie comédie autour des amis, de la famille.
Qui dit Noël, dit forcément repas. Si vous avez - ou comptez - regarder ce film, vous avez forcément lu - ou vu d'un œil distrait - le titre. Hélas, le moment des victuailles va être la charnière entre la comédie et l'horreur : la fin du monde semble proche. Cependant, par le discours tenu et les circonstances, je pense que le genre de la science-fiction vient compléter ce genre, voire le supplanter.
Comment nommer cet événement ? Dans un univers pré-apocalyptique, avale une pilule pour éviter la souffrance, est-ce un suicide collectif ou un moyen de ne pas affronter directement la mort ? Face à la mort, l'Homme avait peur, a peur et aura peur. C'est inscrit dans nos gènes. D'autres verront en ce film, la notion de l'euthanasie, si controversée dans notre société. La souffrance est quelque chose d'abominable, d'inhumain dans le sens où l'Homme l'a supporte avec difficulté. À quoi bon empêcher aux uns et aux autres de ne pas souffrir ? Ce film nous offre une vision en ce sens en se concentrant davantage sur les sentiments éprouvés.
On commence par rire aux larmes. Viennent ensuite les frissons. Les frissons s'éteignent lorsque les larmes coulent au commencement de la fin.
Minan C
Minan C

88 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2025
l'idée de base est déjà saugrenu. spoiler:
une fête de Noël accompagné de fin du monde. pourquoi vouloir être avec ses amis dans ce moment oh combien important plutôt qu'avec sa famille? et pour des gens qui vont su.... je les trouvent trop joyeux et fêtards. les gosse sont agaçants et pénible. pas terrible.
SFC Par Seen
SFC Par Seen

4 abonnés 493 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2024
Attention ce film est à éviter si vous êtes dépressif. Avec un titre intriguant Joyeuses fin du monde c'est un film entièrement déprimant. Un ultime repas de famille des gens égocentriques, désagréables qui ne changent pas même au pied du mur et face à un funeste destin qui n'a jamais été aussi proche. C'est un film qui dénonce les vices de l'homme et également une certaine hypocrisie dont il est roi. Il y a aussi un côté complotiste notamment avec cette histoire de pillule, faut-il faire confiance au gouvernement ? C'est un réel drame qui vient bouleverser son spectateur de part la tristesse du récit. Ce n'est pas morose pendant tout le film mais les personnages se préparent à la suite et indirectement le spectateur voit la fin des protagonistes approchés et le final est déchirant. Une pépite réservée à un public averti.
DamienReloaded
DamienReloaded

35 abonnés 66 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 décembre 2023
Une promesse intéressante, une photographie élégante puis...rien.
Une distribution woke sans cohérence, une satire sociale peu pertinente, un rythme bâtard et lassant.
Reste Keira Knightley...mais ça ne fait pas un bon film.
Mia Wallace
Mia Wallace

18 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2023
Ce film a de l'idée, intéressante au départ.
Toutefois je trouve qu'il manque quelque chose au scénario. Les personnages ne sont pas vraiment attachants, voire détestables pour certains. L'histoire est pas très bien développée : Pour ma part, ça aurait dû être un film plus psychologique
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2023
Un film surprenant, tout à fait original, qui manie tantôt l’humour british et le drame apocalyptique. Ce quasi huis-clos bénéficie d’un cadre propice à toutes les évolutions psychologiques et à un certain suspense. La distribution est irréprochable avec une mention spéciale à Lucy Punch qui, avec son éternel abattage, porte décidément bien son nom.
LeandreBRN
LeandreBRN

5 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mars 2024
Extrêmement gênant, ce qui se veut être du second degré est tellement écrit et surjoué pour bien marquer qu'on est en présence d'archétypes et qu'on est décalé que ça en devient crispant. Impression de voir une mauvaise pièce de théâtre mal filmée (la soeur insupportable surjouant l'ivresse pendant les règlements de compte, la soeur gay, l'enfant à problème) et le film réussit à réunir deux des actrices les plus crispantes des 20 dernières années: lily rose depp et Keira Knightley. J'ai très douloureusement été jusqu'au bout...
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2023
Une comédie satirique en demi-teinte sur une famille qui fête Noel. Il n'y a pas de réelle fin du monde. Je suis vachement déçu.
chazarius
chazarius

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2022
Le film est très bien, mais attention , ce n'est ni un film de Noel , et encore moins pour les enfants!
Kevin L.
Kevin L.

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2022
Pas mal du tout , retournement de situation , quand on a vu aucun extrait nous ne savons pas où ce film nous emmènera , on démarre sur une bonne comédie familiale de Noël , pour finalement atterrir dans une spoiler: programmation de fin du monde , la fin était beaucoup trop évidente par contre , j’étais certain depuis le début que Art ne mourrait pas .

Bref un film sympa pas trop long , je recommande :)
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈

170 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2022
Franchement, j'ai passé un bon moment ! J'ai beaucoup aimé l'histoire, pas mal d'humour noir, des personnages pas tous agréables dans une ambiance des fêtes de fin d'année qui se terminerait en fin du monde… Très bon casting à l'affiche. Personnellement j'ai bien ressenti l'angoisse et l'émotion de la fin qui arrive crescendo, avec des dialogues par contre un peu débiles et une ambiance de retrouvailles avant la fin du monde très tendu. Après "Joyeuse fin du monde" reste une production qui mérite pas plus haut en note malgré un bon moment passé.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 novembre 2022
Le film est féroce, Humour british au vitriol.
Il y a le petit garçon qui jouait Jojo Rabbit, formidable acteur très prometteur qui se paye le luxe de se moquer de Leonardo DiCaprio... Il vole la vedette aux acteurs adultes.
Il y a aussi une petite fille dont le personnage jouissivement caricatural n'a rien à envier à Nelly Oleson dans la petite maison dans la prairie. Et les adultes du film sont tous plus ou moins névrosés.
L'humour Noir est à l'honneur dans ce film. Le père Noël est habillé tout en noir. Le noir, lui va si bien. Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir.
Et pas de vaccin cette fois.
Des amis de longues dates réunis pour un Noël vraiment inoubliable.
Dans le premier Matrix, Néo avait le choix entre 2 pilules. Mais Ici il n'y en a qu'une et elle est très dure à avaler.
Ce film c'est Peters Friends avec la Mort qui s'invite sous la forme d'une brume menaçante, digne d'un bon Stephen King ou d'un bon vieux John Carpenter.
Lars von Trier et Jane Birkin n'étaient probablement pas libres pour le tournage de ce film pas si "Mélancolique".
Je le recommande aux fans d'humour macabre et à ceux qui pensent que la fin du Monde c'est pour bientôt. D'ailleurs je trouve ça un peu dommage que le titre français soit aussi explicite. Le titre original "Silent Night" était plus glaçant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 novembre 2022
Ce film est probablement le meilleur film de l’année, pour autant je le sanctionne avec la note de 3.5.

D’abord, précisons que ce film n’a rien d’une comédie contrairement à ce qui est annoncé et je vous déconseille de le regarder en famille, ou si vous avez le moral dans les chaussettes : ce film est bouleversant, impactant et dérangeant. Je reconnais volontiers que le thème est très bien choisi, que les acteurs sont bons, que la réalisation est bien et qu’il est riche de détails. Néanmoins le terme comédie est une tromperie qui vise certainement à prendre des spectateurs dans sa toile : le film commence d’ailleurs comme une comédie familiale de Noël, de quoi tromper la vigilance du spectateur. Joyeuse fin du monde est en réalité un film d’horreur, en quelque sorte une uchronie. Ce n’est ni un thriller, ni une comédie. Les rares traits d’humour sont là uniquement pour servir la cruauté du scénario : c’est sarcastique, cynique. A peine de quoi détendre l’atmosphère = c’est une parabole de ce que l’on a vécu pendant la crise covid, tout en l’extrapolant aux enjeux climatiques et à la population mondiale croissante dans un monde de ressources limitées.

Je reproche au film, sous couvert de vouloir se montrer critique envers une société résignée régie par la peur et sous couvert de vouloir faire la part belle à l’espoir, au libre arbitre et au libre choix médical, de faire malheureusement avancer des idées mortifères, macabres et dangereuses. spoiler: Ici le film se fait malencontreusement messager de l’idée intolérable de l’extermination de la population mondiale (par des guerres, ou par une apocalypse). C’est une manière maladroite qui habitue peu à peu les esprits à l’extermination de masse = en cela je dénonce ce film et le trouve intolérable. A l’image du crime commis par Thanos, ce genre de scénario présente le fâcheux défaut de nous accoutumer à l’idée que la population serait en « surnombre » et que l’extermination serait une option que des dictateurs pourraient envisager. En somme une « solution finale » cruelle présentée comme inéluctable, à l’image de l’idéologie démente et criminelle Naz*e. A plusieurs égards, la petite famille parfaite rappelle d’ailleurs le couple Goebbels, lesquels ont préféré assassiner leurs enfants plutôt que de faire face à l’idée que ceux-ci pourraient éventuellement vivre dans un monde dépourvus des repères aliénés qui furent les leurs, et qu’ils puissent subir les conséquences de leurs crimes (ici dans le film, il s'agit des conséquences des modes de vie des générations précédentes sur l'environnement).. Le film fait résonance à l’actualité covid. Le caractère prédictif et annoncé des nuages toxiques laisse entendre qu’il ne s’agit nullement de phénomènes naturels, mais bien d’actions volontaires. En filigrane attribuées ici aux Russes = une manière d’accuser un dictateur afin d’occulter qu’il s’agit probablement d’un acte mondialisé ayant l’aval de ceux censés protéger les populations = ce non dit est lourd de sens. Tout comme le fait d’apprendre que la reine d’Angleterre se serait réfugiée dans un bunker, faisant passer la survie de ses nombreux chiens avant celle d’êtres humains, et notamment d’enfants. Cela ne peut signifier qu’une chose pour le jeune garçon = il y a donc une vie après le nuage toxique. Ces informations sont distillées au compte goutte au travers d’indices subtiles et de conversations entre enfants. Les adultes ont cessé d’ergoter sur le pourquoi du comment, car ils se sont résignés à mourir : ils ont vu des gens mourir à la tv dans d’atroces souffrances et le gouvernement les encourage vers cette issue, c’est donc inéluctable. La mort ou la mort. Ou au pire, la vie dans un monde de survie, sans confort, fait de repères perdus (d'où l'évocation du film La Route et de l'eau du robinet brune, témoin de l'apocalypse en cours) = inenvisageable pour ces protagonistes de la bourgeoise anglaise. Les mères de famille se refusent à tenter leur chance dans un monde d’après, potentiellement différent et difficile. Résignés et terrifiés à l’idée de souffrir, ils s’estiment chanceux de pouvoir échapper à la douleur horrible engendrée par l’inhalation du gaz, grâce aux pilules de mort distribuées par les gouvernements (ce à quoi des tas de gens ne pourront avoir accès et devront subir les douleurs = une forme d’échelonnement de la gravité qui sert à faire relativiser à la population sa mort programmée, technique purement managériale que l’on aurait très bien pu voir naître d’un cabinet de conseil). C’est d’ailleurs pour un suicide collectif qu’ils se sont réunis le soir du réveillon de Noël. L’assaut du nuage toxique étant prévu pour le matin de Noël. Là où le film échoue, c’est qu’il prend le parti de réunir d’anciens amis/camarades pour leur dernière nuit de fête, lesquels se détestent passablement. Facilité scénaristique visant à nous présenter différents cas de figure de décès. Ainsi la petite famille parfaite préfère passer sa dernière nuit entourée de personnes odieuses dans la demeure bourgeoise prêtée par la grand-mère (laquelle a été invitée à aller mourir seule après un vulgaire dernier message d’adieu en visio). Ridicule, mais assez emblématique de l’égoïsme et de la superficialité des gens. C’est évidemment une allusion à tous les anciens qui ont été abandonnés à leur sort, seuls, pendant la crise covid. Chacun des protagonistes meurt dans une extrême solitude, en dépit du simulacre du « vivre ensemble, ensemble dans la mort ». Chacun de tenter de se convaincre qu’ils sont des gens biens et de bons parents, tandis qu’ils refusent à leurs enfants une autre voie que leur meurtre. Le film parvient à montrer la bêtise humaine qui conduit notre société droit dans le mur = plutôt que de tenter de faire survivre leurs enfants, certains ont préféré claquer l’épargne destiné à leurs études dans des fringues = l’investissement est dilapidé plutôt qu’utilisé à des fins intelligentes. Les pères se sont isolés pour fumer un joint. Les jumeaux jouent à leurs jeux vidéos, l’une retombe dans son alcoolisme, une autre tente de tromper son mari afin d’assouvir un phantasme = une évocation des vices et des obsessions superficielles qui nuisent aux protagonistes, lesquels ne peuvent se soustraire à leur bêtise, même le dernier jour de leur vie. Le meurtre est ainsi présenté sous une multitude de formes, dans ce qui reprend les codes d’une secte sacrificielle. Le médecin ne sera pas l’âme secourable qui choisira de tenter de sauver: on sait qu’il a participé à l’euthanasie des patients de son hôpital. Ce fait présenté avec légèreté comme un acte charitable, fait en réalité de lui un meurtrier de masse, servile, embrigadé. Le déni et sa culpabilité le poussent à rejeter toute autre option que celle de la pilule. Jusqu’à opérer un chantage sur sa compagne enceinte pour qu’elle cède à son idéologie et sous la pression qu’il exerce. De par l’amour qu’elle lui porte, la confiance, et puisque qu’il représente l’autorité médicale, elle le suit dans son choix macabre et limitant. Lequel a tourné le dos à son serment d’Hippocrate, pour se conformer à une idéologie venue de sa hiérarchie. Ce qui a de quoi nous évoquer le livre « La mort est mon métier», démontrant comment de bons professionnels zélés peuvent se faire les meilleurs complices de régimes criminels. On se suicide, on assassine les autres en les forçant à ingérer la pilule, en exerçant sur eux toute forme de coercition possible pour qu’ils cèdent. Jusqu’au coup de couteau, là encore prétendument destiné à épargner l’horrible souffrance du gaz toxique. Sauf qu’une telle blessure n’a surement rien à envier au gaz : le simulacre s’effondre, il apparait évident que l’on tue par égoïsme et par idéologie et non pour se sauver de quoi que ce soit = pour ne pas partir tout seul, pour emmener les autres avec soi dans la mort. C’est donc véritablement un crime, et non une issue de secours contrairement à ce que les protagonistes ont tenté de s’auto-persuader durant tout le film. Ce film évoque la peur comme outil pour paralyser la réflexion, la peur comme outil de résignation, comme outil de contrôle des masses face à l’espoir, certes faible mais vivace, de ceux qui passent entre les gouttes et survivent. Un bon parent aurait respecté le choix de son enfant et aurait pris le risque de l’accompagner dans la survie du monde d’après, quitte à souffrir. Plutôt que de prendre le risque de l’abandonner seul, dans une maison emplie des cadavres de sa famille. Et plutôt que de préparer une énième fête superficielle, se serait investi pour tenter de protéger son enfant du gaz toxique. Ils ont préféré s'abandonner à la pilule pour faire la fiesta, plutôt que de prendre un minimum de mesures (comme de calfeutrer les fenêtres) pour continuer à avancer, quitte à devoir renoncer à certains conforts.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2022
"La Route, c'est très déprimant." Il est incroyable qu'un film se moque d'un autre en étant lui-même bien pire dans le domaine moqué. Car Silent Night est impressionnant de fainéantise, et procure un ennui profond mêlé à de la déprime dont on ne sort jamais véritablement. Son scénario de fin du monde dont on ne voit d'abord aucun marqueur (une famille réveillonne ensemble) aurait pu cacher son jeu et nous mettre un doute intéressant sur la véracité de ce que les adultes répètent aux enfants (sont-ils fous, suicidaires, sectaires ? L'un d'entre eux a-t-il inventé cela pour éliminer les convives choisis ?... On avait mille idées de suspens). Mais non. Dès le quart du film, on vous dévoile ouvertement ce qu'il se passe à l'extérieur, on sait alors que tout est vrai, et qu'on ne cherchera donc jamais à nous surprendre : c'est la fin du monde, ils vont se suicider, point. Et d'ici-là, vous n'aurez absolument rien à faire d'autre que d'attendre bêtement que la scène-clé promise arrive. Et c'est long, très long. Car le casting a beau être étoilé, il s'ennuie visiblement (mais pas autant que nous), les personnages nous indiffèrent totalement (aucune exploration de leur passé, ni présentation, et ils sont tous plus ou moins imbuvables), il n'y a jamais de création de vrai moment tragique, drôle, cynique, une quelconque émotion sur ce dénouement triste et inéluctable (à la grande limite, le couple de femmes était attristant à la toute fin, mais la petite vanne - archi nulle - lors de la scène de danse a tout fichu par terre). On regarde juste cette famille s'engueuler, sur playlist de Noël (tout le répertoire y passe), sachant combien tout cela est vain. Et le dernier plan en "twist" était vraiment prévisible depuis le début, à la mention même du suicide contrôlé plutôt que de laisser la "Nature" faire... Sans aucun enjeu de suspens, un film vide et ennuyeux qui donne envie de finir le champagne d'un coup.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2022
Le film commence comme beaucoup de films de réunions de famille (ou d’amis comme ici) débute. C’est-à-dire avec la présentation des personnages séparément, le temps de courts instants, avant qu’ils n’arrivent dans la grande maison traditionnelle de ce type de retrouvailles. Ajoutons donc le côté fête de fin d’années propre à une bonne partie de ce genre de longs-métrages (ben oui Noël est la journée prédisposée pour de tels rassemblements au cinéma) et vous obtiendrez donc la comédie chorale parfaite pour se détendre durant le temps des Fêtes. De plus, elle commence bien, c’est plutôt amusant, les personnages sont bien croqués et annoncent un compilé de règlements de comptes, de petites révélations et autres quiproquos en rafale. Sauf que l’annonce d’une fin du monde imminente, au bout d’un tiers de ce « Joyeuse fin du monde », noircit le tableau des réjouissances et que le film prend un virage à 180 degrés vers une direction postapocalyptique quelque peu déroutante.

Et si l’idée est plutôt inédite et surprenante dans un tel contexte, elle ne nous convaincra qu’à moitié. On trouve déjà l’idée saugrenue, improbable même, que tous ces convives soient dans un tel état d’esprit au vu de la catastrophe (écologique mais d’aucuns verront un parallèle avec le Covid qui n’a pas lieu d’être) mais on se l’avale en étant tolérant et en attendant la suite. Lars Von Trier et son « Melancholia » avait déjà eu pareille idée (à un mariage) mais avec un traitement bien plus tragique et spirituel. Ici « Joyeuse fin du monde » semble avoir peur de son sujet et de ce croisement des genres quelque peu étrange et qui ne prend que rarement. Les personnages n’évoluent pas hormis le petit garçon et demeurent des vignettes répondant aux cases de toute comédie chorale. La sempiternelle scène des règlements de comptes est ratée et l’humour frais et corrosif du début s’efface devant la tragédie qui s’annonce.

En somme, « Joyeuse fin du monde » souffre de son côté bancal et constamment tiraillé entre deux genres (la comédie et le drame philosophique). Et le passage de l’un à l’autre se fait de manière plutôt chaotique. Les dialogues et situations ne sont finalement pas aussi piquants qu’espéré et tout cela semble finalement quelque peu inabouti. Il y avait du potentiel, on ne peut le nier, mais hormis quelques séquences réussies (la mort du couple formé par Lucy Punch et Kirby Howell-Baptiste) et des idées intéressantes mais mal exploitées (le comprimé pour partir sans souffrance), rien de bien fou à se mettre sous la dent tant les eux genres s’annulent l’un l’autre. En revanche, le pied de nez final contre les mensonges du gouvernement et des dirigeants est délectable.

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