Quand j'ai lu les notes des spectateurs de ce film, je me suis senti obligé de créer un compte et cette critique pour relever la barre et rendre hommage à ce long métrage qui mérite tellement plus de respect, notamment.
Je n'avais pas vu un film d'horreur aussi convaincant depuis des années. Je dirai même que c'est le meilleur film d'horreur "made in France" que j'ai pu voir.
Un postulat de base aussi intéressant et original que viscéral, des scènes fortes, des acteurs qui, à défaut d'être d'excellents acteurs, sont simplement réalistes et contribuent à l'atmosphère réaliste et glauque du film. Avec en prime un bon montage associé à une bonne bande originale. Que demande le peuple ?
Un cinéma hollywoodien débile avec la promesse d'une happy-end facile peut-être. C'est sûr que si vous consommez le cinéma comme ça, vous n'allez pas aimer et d'ailleurs, je ne m'étonne pas de sa réception dans un monde où ce qui plaît, c'est le MCU et Netflix.
Ce long-métrage transpire le désespoir dès les premières minutes du film. Chaque seconde qui passe voit le sentiment de malaise et cette atmosphère crasseuse grandir. D'un point de vue bonheur et gentillesse, le film se place entre Alien 3 pour finir sur du Irréversible.
Questions-réponses pour un champion :
(spoiler alert)
Voici quelques extraits des autres commentaires :
"Je pensais voir une histoire centrée sur comment s'échapper de cette tour et découvrir le mystère qui l'entoure, pas du tout."
Non, l'horreur ici est plus ésotérique. Le surnaturel du film n'a que très peu de place et ne sert qu'à poser le décor : l'enfer, c'est les autres, et l'horreur, les monstres sont la nature humaine. Personne n'y échappe.
"Quelque part entre la misogynie éhontée, le scénario qui se paye ouvertement notre tête, et un discours sur la lutte des ethnies et des classes sociales."
Oui, on voit des groupes ethniques qui se rassemblent et se foutent sur la gueule dans un cycle de haine inutile : des Blancs qui suivent et s'organisent, des Arabes qui dépouillent des vieux, des Noirs cannibales et des nanas qui se prostituent pour survivre. Je trouve ça plus réaliste que d'autres choses. Nier le contraire, c'est avoir la naïveté ou les capacités cognitives d'un petit enfant. Concernant la lutte des classes, je pense que ce terme est venu s'y coller uniquement car ce packaging de critiques infondées était rangé dans le même tiroir cérébral de l'intervenant incapable de copier/coller ses idées autrement que de façon manichéenne et absolue (c'est tout ou rien). Vu que l'intégralité du film se passe dans une tour HLM, il n'y a qu'une seule classe sociale représentée. Alors où est le combat ?
"Les scènes sont vulgaires, incompréhensibles, inutiles, immondes et écoeurantes. La maltraitance verbale, visuelle et animale me répugne."
C'est bien pour toi, mais je ne vois pas le rapport entre la cause animale de la réalité réelle et le domaine fictif d'un film où on suggère (car on ne montre rien) que des gens qui crèvent la dalle mangent des chats/chiens. Je te rassure, les animaux n'ont pas été mangés par les acteurs en vrai. Et puis où est, de toute façon, la différence entre manger un chat, manger un bœuf d'élevage ou bien un végétal ? Les formes de vie ne sont pas toutes égales ? Qui décide qui doit vivre ou mourir à part l'ordre naturel de la nature et l'instinct de survie. En tout cas, les gens du tiers-monde doivent certainement répugner à cette commentatrice.
"Les effets spéciaux sont plus que nuls, même en 1980 on faisait mieux."
Ok, mais ce n'est pas qu'ils sont nuls, c'est qu'ils sont juste absents. Donc à retenir : nul et absent ne sont pas synonymes.
Bon, finalement, je m'arrête là, trop dur de vous lire. Voilà donc le niveau du spectateur moyen en France. Dieu bénisse l'Amérique et le plan Marshall.
Conclusion : les gens sont trop cons et trop gauchistes-woke même pour un film, ce qui est marrant d'ailleurs pour un long métrage qui a pour casting une vraie pluralité ethnique représentative du pays, un décor HLM et une réflexion sous-jacente sur l'abandon social des classes prolétaires dans les banlieues.