Sur l'Adamant
Note moyenne
3,9
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70 critiques spectateurs

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Edgar B
Edgar B

87 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2023
Si l'humilité des rapports sociaux et du langage avaient une beauté, une noblesse, ce serait l'Adamant. Magnifique.
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2023
Pour l'intérêt de filmer une façon différente d'aider des patients ayant des troubles psychiatriques et surtout d'une manière générale de montrer le visage de ces humains à part entière, j'ai bien aimé ce documentaire. En revanche le parti pris du réalisateur de rester en surface m'a déçu. La communication est très importante et j'ai eu plus l'impression d'assister à des fragments plutôt qu'à une véritable conversation. J'aurai aimé plus d'introspection pour découvrir davantage en profondeur la personnalité de chacun des protagonistes. C'est sûr, le documentaire doit tenir dans un format plutôt court mais quitte à en faire un, pourquoi ne pas s'attarder sur certains qui ont certainement un parcours de vie qui aurait mérité plus d'aspérités. Je reste sur ma faim. D'autant plus que c'est un milieu qui m'est familier. Pour autant c'est un documentaire qui est utile pour les personnes qui n'ont pas connaissance de personnes ayant des troubles psychiques. L'humain est présent malgré la folie, qui bien entendu doit être soignée de façon medicamenteuse mais pas que. Le travail des infirmiers sur l'Adamant est ainsi un bel exemple que le soin passe aussi par la créativité et un accompagnement responsable. 15/20
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2023
Une fois éprouvée l’intensité de l’interprétation de « La bombe humaine » du groupe Téléphone en introduction, par un des patients suivi par un centre de jour au centre de Paris, de cette heure quarante au bord de l’eau émane un calme d’autant plus impressionnant que sont perceptibles les tempêtes.
« Je veux vous parler de l'arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi, de vous
Je vois à l'intérieur des images, des couleurs
Qui ne sont pas à moi, qui parfois me font peur
Sensations qui peuvent me rendre fou »
Le livret d’accompagnement distribué par le cinéma le Méliès montre la modestie du réalisateur parti « voir ailleurs qui je suis », s’appliquant à « énoncer » plutôt qu’à « dénoncer », se gardant de « fétichiser ce lieu atypique » de psychiatrie où se prend le temps de l’écoute.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2013/04/la-maison-de-la-radio-nicolas-philibert_29.html
« Je suis chargé d'électricité
Si par malheur au cœur de l'accélérateur
J'rencontre une particule qui m'mette de sale humeur
Oh, faudrait pas que j'me laisse aller
Faudrait pas que j'me laisse aller, non
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur juste à côte du cœur »
Sans remonter à des explications renvoyant à une situation de voyeur, la caméra respecte les personnes qui s’expriment dans une institution accueillante par la peinture, la musique, la poésie, une implication dans un projet collectif en évolution permanente. Une séquence où les patients se prennent réciproquement en photo avec et sans masque révèle les regards.
« Adamant » signifie diamant.
SB88
SB88

35 abonnés 1 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2025
Sur l’Adamant- un reportage cash et sans jugement sur les maladies mentales. Ça fait un peu penser à Stri-tease puisque le reportage n’est pas documenté mais prend le temps sur chaque personnalité
3,3/5
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2023
Ce documentaire de Nicolas Phillibert démarre tambour battant avec une version endiablée d'Un autre monde de Téléphone chantée par un patient. Cette péniche amarrée sur la Seine offre une alternative différente à l'hôpital pour prendre en charge des patients stabilisés pour la plupart (il n'y a aucune scène de crise violente). On peut y découvrir des personnages hauts en couleur, plus ou moins intéressants, mais souvent lucides sur leur trouble psychique et la douleur qui va avec. Ce long-métrage souffre quand même de quelques longueurs (je pense notamment aux comptes interminables), mais aide à mieux comprendre la schizophrénie (car c'est souvent de cela qu'il est question) à travers des témoignages de malades. Une autre version de la psychiatrie intéressante.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
Je n’ai toujours pas saisi l’intérêt de ce documentaire et encore moins sa distinction suprême au dernier festival de Berlin. On nous invite à participer au quotidien de patients souffrants de troubles psychiatriques au sein d’un bateau spécialement conçu pour une activité médicale, et amarré sur un quai de Seine. Il ne navigue jamais, et n’offre au documentaire aucune prise susceptible d’expliquer l’importance de sa structure dans la thérapie engagée. Les malades s’y sentent bien ( beaucoup d’ateliers, d’ouvertures donc ), et se racontent, écoutés par un encadrement qui me parait fragilisé par les restrictions gouvernementales sur le monde médical. La psychiatrie a toujours souffert d’un manque d’intérêt de sa part. Rappeler qu’il existe des établissements de ce genre, les lieux alternatifs, montrer leurs activités, prouver qu’elles portent leurs fruits me parait alors être la raison première de ce documentaire. En ce sens il est évidemment important et utile.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2023
Moment d'accueil pour ouvrir son cœur et être à l'écoute des personnes ayant des problème psychiatriques comme sur le bateau de l'adamant à Paris
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 octobre 2024
Lauréat de l'Ours d'Or à la Berlinale de 2023, Sur l'Adamant est un documentaire chaleureux sur un cadre et une population assez invisibilisée : un hôpital psychiatrique et ses patients.
Les personnes que l'on voit à l'écran sont malgré les épreuves qu'ils traversent très enthousiasmant et leurs témoignages agréables à entendre.
Après, je ne suis pas forcément très documentaire et je lui ai trouvé quelques longueurs, mais le message humanisant du film traverse l'écran.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
« Dans un monde où penser se réduit si souvent à cocher des cases, et où l’accueil du singulier est de plus en plus écrasé, il y a encore des lieux qui ne cèdent pas, qui tentent de maintenir vivante la fonction poétique de l’homme et du langage…
Cette inscription finale, du film de Nicolas Philibert « Sur l’Adamant » résonne comme une profession de foi…L’Adamant, c‘est un vaisseau à quai, une péniche ancrée à l’écart des klaxons et de l’agitation urbaine, entre la grande horloge de la gare de Lyon et le clapot de la Seine qui lèche gentiment sa coque. Un lieu superbe que l’on doit à Gérard Ronzatti, architecte de l’agence Seine Design, qui en est le concepteur… L’Adamant est un centre de jour dépendant de l’hôpital Saint Maurice, ouvert aux Parisiens des arrondissements du centre, atteints de troubles psychiques. On s’y confie, on y converse, on y cultive des relations humaines dans le cadre d’ateliers inspirés par la psychothérapie institutionnelle…Une nef des fous ?? le rapprochement est un peu facile…alors ces « fous », ils sont si drôles, si souvent lucides, si créatifs…Leur inspiration est stimulée sur ce bateau où les patients viennent librement discuter avec des psychiatres et des thérapeutes, prendre un café, dessiner, composer, parler cinéma… L’équipe qui l’anime est de celles qui tentent de résister autant qu’elles peuvent au délabrement et à la déshumanisation de la psychiatrie… La caméra s’attarde sur des visages fatigués, des bouches édentées, des regards interrogatifs…Nicolas Philibert a posé plusieurs mois durant sa caméra, pour donner à voir la vie quotidienne à bord : l’ouverture des volets en bois au petit matin, l’affluence à la cafétéria autogérée, les comptes du bar, les ateliers musique, danse, dessins, auxquelles assistent les patients, mais surtout Philibert filme les gens en portrait, de face, laisse advenir leurs paroles, des paroles parfois empêchées, dans des corps aux fonctions compliquées par les diverses pathologies qui les affectent. Il y a une femme très bavarde, et qui regrette ses amis d’antan, il y a un homme très chic à la voix caverneuse persuadé d’être issu d’une lignée d’artistes qui va de Van Gogh à Jim Morisson, il y a un jeune homme pétri d’angoisses qui explique comment il associe ses pensées à des objets, ou encore cet homme qui parle de ces voix qui lui intiment de faire des choses, et qui ripostent s’il ne les fait pas. Comme souvent dans le documentaire la beauté jaillit de la surprise, de cet instant imprévu où il se passe quelque chose. Qui est patient, qui est psychiatre ?? Toutefois on se gardera de trop tomber dans cette vision bienveillante, lénifiante de la « différence » popularisée ailleurs….dans la scène finale, une patiente se révolte…Elle sait danser, elle pratique le Qi Gong…elle veut transmettre son art, déverrouiller les corps endoloris…en quelque sorte devenir thérapeute à son tour…et là ça bloque…les visages des soignants se ferment, d’aucuns reconnaissent une certaine « frilosité »…L’empathie affichée ne serait ce donc qu’une manière douce de conserver le pouvoir sur ces « fous » ?? Le film se termine sur cette interrogation… Le film a séduit le jury de la Berlinale puisqu’il y a remporté l’Ours d’Or...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2023
Le documentariste Nicolas Philibert, qui s’était déjà intéressé à la psychiatrie dans les années 90 avec son film La moindre des choses, pose ici sa caméra sur l’Adamant, un hôpital de jour qui a pour particularité de se situer sur un bateau amarré à la Seine, entre la Gare de Lyon et la Gare d’Austerlitz à Paris. Il nous livre ainsi des portraits extraordinaires de patients tous plus attachants les uns que les autres, dans une ode à la poésie, à la différence et à une pratique psychiatrique alternative et teintée d’utopie. Même si, de par la localisation même de ce centre de jour, les personnes ici filmées comptent parmi les privilégiées de celles et ceux atteints de troubles psychologiques dans notre pays. Il n’empêche que Sur l’Adamant a reçu un très mérité Ours d’or à la Berlinale de 2023.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2023
Le documentariste, révélé aux yeux du grand public en 2002 avec Etre et avoir, revient dans l’univers de la psychiatrie et des troubles mentaux après La moindre des choses sorti en 1996, un documentaire tourné à la clinique psychiatrique de La Borde. Cette fois, il a choisi l’Adamant, un lieu singulier, à l’architecture étonnante, un bâtiment sur lequel le réalisateur ne s’attarde, malheureusement, pas plus que ça, hormis quelques plans en début et en fin de film. On aurait aimé savoir, par exemple, en quoi l’architecture et l’organisation intérieure d’un tel lieu avait son importance dans l’organisation et la relation entre patients et soignants.

Non, ce qui intéresse véritablement Nicolas Philibert, c’est les personnages évoluant en son sein, qu’il évoque à travers une série de portraits variés et attachants… Dans ce tableau, cette galerie de personnages contrastée, on croisera un grand type édenté, fan des chansons de Téléphone, un artiste lunaire aux airs de Michel Houellebecq, une mère à qui l’on a retiré son enfant…
Des personnages décalés, parfois drôles, parfois émouvants, tourmentés, desquels se dégage une forme d’innocence et de complexité mêlées, mais aussi de poésie, et qui tentent de se reconstruire à travers la pratique de l’art (danse, peinture, photographie, musique…).

La voie qu’a donc choisie Nicolas Philibert pour ce documentaire à la mise en scène très classique, est de montrer des personnes, toutes évidemment sous tranquillisants, dans un cadre apaisant, dans une dynamique positive de reconstruction, de partage et d’écoute, loin du tableau de la psychiatrie castratrice ou déshumanisée telle qu’elle peut être montrée ou décrite par ailleurs.

On regrettera peut-être que le film n’aille pas plus au fond des choses, qu’il nous raconte plus précisément comment s’organise le travail au sein de cette structure flottante. Reste, au final, l’impression d’avoir vu un portrait partiel de cet univers. Un documentaire auquel il manque un peu d’aspérités, d’accrocs, de contrastes. Un film qui reste en surface, malgré la belle expérience qui constituera ce voyage immobile sur l’Adamant en compagnie de gens presque comme nous.

https://www.benzinemag.net/2023/04/19/sur-ladamant-voyage-immobile-en-compagnie-de-patients-dun-centre-psychiatrique/
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2023
Film documentaire, avec des personnages assez coopératifs: un hôpital de jour psy, sur une péniche près de la gare de Lyon, c'était pas évident! Mais le réalisateur (celui "d'Avoir et être") sait se faire discret, certains coopèrent, d'autres sont plus dans "leurs mondes" mais l'ensemble est passionnant ! Ours d'Or à Berlin.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2023
Des portraits qui forcent l'admiration et la tolérance en montrant aussi l'importance du travail que cela implique pour que ça fonctionne. Des gens avec plein de choses à dire et avec qui on aimerait discuter.
Angela Marquise
Angela Marquise

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2023
Un film documentaire bouleversant, sur comment nous pourrions, en tant que société en contact avec son humanité, prendre en charge la maladie mentale. A voir absolument.
Je dis 'nous pourrions', car l'avenir de l'Adamant, expérience réelle et vivante, n'est pas assuré. Et sa généralisation encore moins.
Sur l'Adamant, on reçoit et traite avec un sens de l'égalité et de la fraternité, celles et ceux qui en ont besoin. On écoute, on prend le temps, on respecte, on suggère. On re^verait que cette approche et sa mise en oeuvre puissent etre généralisées.

Hélas...!!! L'Adamant est trop à contre-courant de la religion "tarification à l'Acte", individualiste, marchande, concurrentielle ou haineuse, pour etre "rentable". Pas de retour sur investissement comptable, pas de subventions ! Pas de bras, pas de chocolat !
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2023
L'Adamant est une péniche au cœur du centre-ville parisien qui accueille en journée plusieurs patients atteints de troubles psychiatriques. Le documentaire donne la parole à ces individus qui bénéficient d'une écoute active, d'une aide et d'une sociabilisation au sein des ateliers de l'Adamant. Ils racontent les émotions qu'ils traversent. En salle le 19 avril.

spoiler: Sur l'Adamant est un joli documentaire dont le sujet peut paraître lourd mais est abordé de manière délicate, optimiste, presque légère finalement. L'environnement fait de bois, la proximité de l'eau et la diversité des ateliers proposés renvoie une image très différente du "médical" habituellement présenté à l'écran et c'est une bonne chose. Toutefois, j'ai regretté la sobriété extrême du film qui ne s'autorise aucune fioriture ou réelle mise en scène cinématographique, juste un enchaînement de plans du bateau.
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