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Manu Zouzou
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4,5
Publiée le 2 janvier 2024
Un western qui respecte les codes du genre (shérif et hors la loi) tout en apportant de la modernité. L'interprétation d'Henry est impeccable de justesse (alternant entre sentiments retenus et violence). Et la photo magnifique pour une atmosphère lourde et émouvante à la fois.
un vrai western, avec, toujours, des paysages grandioses, quelques acteurs, ce n'est pas une super production, toujours un peu les mêmes histoires, mais tout se tient très bien. Vraiment. Pa s d'effets visuels travaillés,, ce n'est pas un clip, c'est âpre, cru, sauvage. Ce qui prouve, encore une fois, que ce n'est pas le budget qui fait un bon film.
“Va, vis et découvre le nouveau monde, car il n’y a plus rien pour toi ici”. Voici peu ou prou ce que Henry McCarty (Tim Blake Nelson) dit à son fils Wyatt (Gavin Lewis), lors du crépusculaire épilogue de l’étonnant long-métrage “Old Henry” de Potsy Ponciroli. Bien plus qu’un énième essai sur le far-west, “Old Henry” se situe entre “Impitoyable” de Clint Eastwood, “Young guns 2” de Geoff Murphy, “The Assassination of Jesse James…” d’Andrew Dominik ou encore “The Usual Suspects” de Bryan Singer, pour son surprenant climax (avis perso). Durant 1h38’, la petite histoire s’imbrique dans la grande, en s'accaparant différents folklores, différents récits et différents personnages légendaires inhérents au genre. Oklahoma 1906, le XIXe siècle - l’âge d’or du western - n’est plus, et Potsy Ponciroli nous entraîne pourtant dans des contrées toujours aussi violentes, sous la forme d’une chasse à l’homme mené par un certain Ketchum (Stephen Dorff) et deux acolytes. Ensuite, Henry et Wyatt, nous apparaîtront dans une posture intemporelle et classique de fermiers. Tous deux mènent une vie de labeur loin de toute civilisation. Mais cet exil volontaire sera de courte durée… À la manière d’”Impitoyable”, nous découvrons aux détours d’une scène, une sépulture - celle d’une femme et d’une mère - rappelant toute la dureté de l’époque. Les routes de tous ces personnages vont bien évidemment se croiser, dans un ballet de sang et de fureur, lorsque Henry recueille Curry (Scott Haze), un fugitif blessé par balle muni d'une sacoche pleine d'argent, que recherche Ketchum. Curry se révèle être un homme au passé trouble. Un passé qui rattrapera aussi Henry… Au milieu d’un décorum classique de Western, Potsy Ponciroli avec une audace folle, nous narre les derniers jours d’une légende du far-west, mais aussi l’aube d’une ère nouvelle pleine d’espoir et de promesses en la personne du jeune Wyatt… Éternel second couteau du cinéma, Tim Blake Nelson (“O’Brother”, “La Voie de la Justice”) trouve en Henry McCarty, le rôle parfait. En passeur et protecteur envers son fils, à l'aura aussi mystérieuse qu'imprévisible et n’ayant cure d’une quelconque rédemption, il est le dernier des géants de l’Ouest sauvage !
Old Henry est un western italien (donc logiquement très inspiré du western spaghetti) qui ne sera pas le film qui renouvelle le genre mais avec sa belle photo, ses "gueules", sa crasse et son scénario simple et efficace, il répond largement aux attentes.
Superbe western, tout en simplicité et retenu. La lenteur du film sied parfaitement à l'histoire et au personnage d'Henry magistralement interprété par Tim Blake Nelson. L'ambiance et l'image reflète bien la personne taciturne qu'est Henry. Le dénouement spoiler: avec cette fusillade nous dévoile le lourd secret que porte Henry. Et il est inattendu à souhait.
Qui a dit que le genre western était mort ? Ici, on a la preuve qu'il peut renaitre de ces cendres a tout moment et avec brio ! Point de saloon, point de bagarre, point de grandes envolées mais on en bien ancré dans la terre, les grands espaces, la rudesse de l'époque et le mythe western. Un film crépusculaire, qui comme Impitoyable référence suprême, excusé du peu, nous livre une histoire tout en retenu et qui colle parfaitement à ses personnages. Chaque mouvement, chaque pas, chaque parole est réfléchi et nous enfonce un peu plus dans cet ouest toujours aussi difficile. L'image n'est pas embelli, les cowboys ne sont pas glamour, l'interprétation est juste et la violence n'est pas outragement mis en scène. C'est presque un chef d'œuvre du genre, n'ayons pas peur des mots, on ne dévoilera pas la finalité de cette histoire, mais c'est du grand art. Pour les nostalgiques des bons vieux westerns à l'ancienne, laissez-vous porter par ce souffle sauvage qui a traversé des décennies et qui peut encore nous faire voyager pour encore un bon bout de temps.
Le postulat de départ est intéressant, une « légende » du Far West qui termine sa vie reclus et dans l’anonymat. Bien sûr, on imagine que son passé va le rattraper et que les conséquences vont être dramatiques pour lui, pour son entourage et pour ses assaillants. Lorsqu’on maîtrise les codes du genre, il est clair que l’on connait, si ce n’est le dénouement, là où le réalisateur veut nous embarquer. La mise en place de l’histoire est un peu fastidieuse, puis progressivement elle monte en puissance jusqu’à ce que le héros (l’excellent Tim Blake Nelson), sur la retenue car il est conscient que la part sombre qui l’habite peut se réveiller à tout moment, s’énerve. Le combat final est admirable car il est certainement plus proche de la réalité que ceux des classiques du genre. Potsy Ponciroli a joué la carte de la sobriété et de l’âpreté ; c’est la force du film. Néanmoins l’histoire est un peu mince. Tout à la fois aussi plaisant qu’anecdotique. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Quelques longueurs, mais un film remarquable, surtout pour ses surprises et le dévoilement final auquel on ne s'attend pas tout à fait. Le démarrage nous met déjà en haleine par une petite traque. Les personnages sont travaillés comme l'ambiance et l'acte final nous donne envie de mieux connaître encore l'histoire vraie du personnage principal.
"Old Henry" est un western de très bonne facture. Intrigue simple mais largement valorisée par le reste que cela soit le casting, la réalisation, la photographie, la bande son,... Beaucoup de soin a été apporté à la mise en place de l'atmosphère et à la psychologie des personnages mais les scènes d'action ne sont pas négligées pour autant.
Un très bon western, traditionnel et efficace comme on aimerait en voir plus souvent.
Excellent western et belle interprétation de Tim Blake Nelson. L'histoire, bien que linéaire, réserve au moins une bonne surprise. plutôt un bon western bien meilleur que certaines de ces dernières années par contre en revanche l'histoire a du mal à se mettre en place et quelques reprises on s'ennuie on a du mal à rester dans le film ou à rester concentré . Il y a notamment une révélation bien trouvée qui donne une tout autre dimension à l'un des personnages et au film. Un film qui est finalement très plaisant grâce notamment au casting, Tim Blake Nelson en tête qui est excellent. ne réveillez jamais la tempête qui dort, à voir il en vaut la peine, un personnage de légende,atypique et personnel, sobre et minimaliste. Le film est très inégal avec beaucoup de points forts comme de points faibles.
résumer :
Une fermière veuve et son fils accueillent avec méfiance un homme mystérieux et blessé, détenteur d'une sacoche remplie d'argent
Bon western avec de belles performances d'acteur. Dommage pour la musique style Koh Lanta, lorsqu'il y a un détail à repérer (manque de confiance vis à vis du spectateur),.pour le rôle fils, un peu niais, au comportement prévisible, et pour les quelques longueurs (mais elles posent bien l'ambiance). Je recommande ce film qui reste un bon western.