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Un visiteur
4,5
Publiée le 26 décembre 2012
Dérrière le thème un peu convenu, se cache un petit trésor d'intelligence et un vrai message, que bien peu de gens ont capté, un message sur la liberté bien sur, sur le droit à la différence. (Non Rusty james, contrairement à ce qu'affirme la rumeur populaire, ton frère n'est pas fou) Un message sur le temps (L'horloge)...Sur l'enfer concentrationnaire des bandes et des quartiers (les poissons combattants libérés ne se battent pas entre eux), Bref un film de contre-beauf qui cache son jeu dérrière une esthétique année 80 extra (musique du batteur de Police) dans mes souvenirs, ce film avait eu d'excellente critiques mais un échec au niveau du public....Pourtant, le casting est royal (enfin, ça on le saura plus tard, les Cages, Dilon, rourque sont encore des gamins...) j'avais pour ma part pris une vrai claque....."Hein ? Cassandre ? les grecs ? Crac boum ! " Evidemment il faut avoir un peu lu pour capter le truc ! ...spoiler:
La même année qu'"Outsiders", Coppola réalisait ce film beaucoup plus réussi qui garde la thématique de la jeunesse des années 80 avec leurs gangs, leur relations avec les filles, leur famille et des jolies motos. Mais ici, le ton est aussi bien léger que mélancolique.. Et si le fond n'a rien d'original, le cinéaste se fait plaisir sur la mise en scène à l'esthétisme extrêmement travaillé qui surprend parfois mais suscite toujours beaucoup d'admiration et qui démontre un vrai sens de la mise en scène (la scène de l'affrontement des gangs est une merveille). Le noir et blanc, les poissons en couleurs, les courtes focales, les plans débullé, "Rusty James" est un vrai festival d'esthétisme qui contribue fortement à créer une atmosphère particulière, amenant de la poésie dans un univers qui n'a rien de poétique. Le tout avec Matt Dillon dans le meilleur rôle de sa carrière, un Mickey Rourke charismatique à souhait et les apparitions de Dennis Hopper, Tom Waits et Nicolas Cage.
Les blousons de cuir noir, les débardeurs, les mobylettes et les bagarres au couteau, ça nous rappelle les années 50 tout ça. En 1983 avec «Rusty James», Francis Ford Coppola nous propose une version "réactualisée" d'un certain classique du cinéma des années 50. Nous sommes donc aux Etats-Unis dans les années 80, dans un quartier de Tulsa dans l'Oklahoma et l'on suit la vie de Rusty James, une petite frappe qui, comme tout petit "loubard" de quartier a sa bande de potes à ses côtés. Seulement Rusty vit en quelque sorte dans l'ombre de son frère Motorcycle Boy ancien grand chef de bande et qui depuis est parti ailleurs et Rusty James veut le remplacer. Mais il revient. Et a partir de là, les choses changent de manière surprenante, on découvre à Motorcycle Boy une personnalité dont on aurait absolument pas soupçonné l'existence. Tourné en noir en blanc, ce film au scénario prenant progressivement une tournure dramatique nous dépeint une jeunesse américaine en pleine dérive et en proie à l'ennui, encore sous le choc de la crise économique et morale qui a secoué les Etats-Unis dans les années 70. Sans être étincelant, le film de Coppola arrive tout de même à faire passer un message fort. Une oeuvre à découvrir.
Rusty James est la version La fureur de vivre de Coppola. L'esthétisme est très soignée, les acteurs vraiment bons (Mickey Rourke est juste excellent, peut être son meilleur rôle) et il se dégage une certaine poésie appréciable. Dommage qu'il n'y ai pas d'histoire, on tourne un peu en rond par moment...
Sur le fond, rien de bien transcendant. Rusty James est tiré d'un best-seller jeunesse de Susan Hinton (qui fait une apparition dans le film, sous les traits d'une prostituée). Francis Ford Coppola reste dans la lignée de son film précédent, Outsiders : affrontements entre clans de jeunes, oisiveté, drague, évocation d'un mal-être, entre psychanalyse light et Salut les copains. Mais sur la forme, c'est un festival. Une esthétique très travaillée du début à la fin. Un hommage à l'expressionnisme : noir et blanc superbe, jeux d'ombres très graphiques, brume artificielle, cadrages insolites, gros plans et profondeur de champ. Côté bagarre, la scène de l'entrepôt, très chorégraphiée, est digne de West Side Story. Et la grosse horloge qui apparaît plus tard est probablement un clin d'oeil à Harold Lloyd. Bref, c'est un film truffé de références, réalisé par un surdoué cinéphile. Cela vaut aussi pour le personnage de Mickey Rourke (The Motorcycle Boy) qui fait écho à celui de Marlon Brando dans L'Équipée sauvage : personnage énigmatique, paumé, félin et séducteur, imposant malgré sa petite voix. Mickey Rourke est la révélation du film. À noter que la musique, jazzy-rock (avec pas mal de percussions), est signée Stewart Copeland, le batteur de Police. Le titre en VO, Rumble Fish, signifie "poisson combattant". On en retrouve quelques spécimens à l'écran, symboles de la destinée des deux frères et seules touches de couleur dans le noir et blanc. Grand Prix de la critique internationale au festival de San Sebastián 1984.
Bon, Rusty James est loin d'être le meilleur film de Coppola. C'est pas très original, on tombe même dans la caricature parfois, notamment lors de la scène du combat du début de film. Quant au personnage du méchant flic, j'ai l'impression de l'avoir vu des centaines de fois déjà... Malgré de nombreuses impressions de déjà-vu, le duo Dillon/Rourke fonctionne plutôt bien, tellement qu'il réussit à nous faire oublier les défauts que je viens de citer, ou d'autres, comme la scène surréaliste ou Rusty James (Dillon) s'imagine flottant dans les airs... A voir pour le duo d'acteurs et pour la très courte apparition de l'excellent Tom Waits.
Il y a du guest dans ce film de Coppola, c'est le moins qu'on puisse dire, même si notre regard sera davantage portée sur le jeu du jeune Matt Dillon, qui est à mon sens, excellent. Francis Ford Coppola met en scène une histoire de délinquance juvénile où ces jeunes aspirent à devenir comme leur idéal, à savoir le grand frère, qui constitue à leurs yeux, la génération supérieure. Une somptueuse mise en scène en noir et blanc qui manquera toutefois d'éléments émotionnels. Les personnages, même s'ils offrent une bonne prestation, ne nous sont pas assez présentés au point de nous empêcher un investissement total. Toutefois, on notera la qualité de réalisation et de photographie qui ne sera pas encouragée par ce scénario inachevé ou du moins, inapprofondi. Le monde de "Motorcycle boy" et de ses idolâtres ne passionne pas plus que ça.
Une réalisation audacieuse et superbe, des images très intense dans une ambiance poétique et fascinante. Des acteurs de classes (surtout Mickey Rourke). Francis Ford Coppola donne un côté romantique à un univers qui ne l'est pas.
Le p'tit poisson motorisé agite sa queue flashy, les ombres suintantes s'accrochent au bitume amer, en dehors du cadre, de l'esprit, la mer, palpitante et merveilleuse, séduisante et paresseuse, don't worry Rusty James, je te porterai. Gamin paumé et inconscient, enveloppé de brume, pot d'échappement, gigote, au rythme d'une B-O fringante. Coppola, une fois de plus, nous trimballe dans un rêve, dans un cauchemar, sans fin et sans limites, on se cogne, on trébuche, de plan en plan, coup de bâte coup de langue, les lèvres collées au goulot d'une bouteille à moitié vide, on ressort changé de ce voyage initiatique, complètement ivre.
Suite spirituel de "The Outsiders", ce film présente la relation 2 frères interprété par Matt Dillon et Mickey Rourke, tout deux exceptionnel, jusqu’à un final tragique. Le visuel en noir et blanc du film sied parfaitement à cette histoire sombre d'autodestruction.
Sifflé lors de sa sortie en 1982 chez lui aux USA ,pour certains un chef d’œuvre,pour d'autres une réussite ,je fais parties de la seconde catégorie.Ce film est un véritable outil de pédagogie extraordinaire sur la délinquance et de l’idolâtrie d'un grand frère à qui l'on veut ressemblé.
Le talentueux cinéaste Francis Fort Coppola signe ici un brûlot de poésie sur la délinquance juvénile impeccable. Le choix du héros est déterminant,accepter deux dilemmes n'est pas choses facile pour le plus jeune frère Rusty interprétait magistralement par Matt Dylon face à son frère légendaire The Motoicycle Boy dont le rôle est échut à Mickey Rourke qui en réalité cache en lui une grande douleur mystérieuse.
Ce drame fut tourné en noir e blanc,sauf les poissons et quelques flashs ver la fin qui sont en couleur,certe c'est un grand film mais il est un tout petit peu en dessous d'Orange Mécanique de Stanley Kubrick qui à mon sens est le meilleur Teen Moovies sur la délinquance juvénile.Cependant Rusty James est un film qui aborde la délinquance avec justesse et délicatesse .
On retrouve dans ce drame de jeunes futures stars comme Lawrence Fishburn ,Diane Lane, le regretté Christopher Penn(le petit frère de Sean Penn) ou bien Nicolas Cages le neveu du réalisateur et sa cousine Domino connue sous le nom de la future réalisatrice,Sofia Coppola,la fille du réalisateur. Ce film est une réussite avec une image esthétique d'un noir et blanc excellent sous une musique du compositeur Stewart Coppland,le batteur de l'ancien groupe anglais de légende,The Police.
Un gros clin d’œil à la prestation remarquable de Matt Dillon. Rusty James est l'un des films les moins aimés de Francis Ford Coppola, alors qu'il mérite autant d'ovation que ses autres films.
Coppola se dévoile ici avec un théme qui lui tient à cœur : la relation entre fréres. Les acteurs sont vrais, ainsi on s’attache immédiatement à leurs personnages, ils rendent l’histoire belle et très touchante. Enfin la petite « bizarrerie » des poissons en couleur dans un film en noir et blanc apporte un peu plus de charme.