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No Quarter
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3,0
Publiée le 19 juin 2026
C'est bien filmé, jamais vulgaire, juste ce qu'il faut d'érotisme pour ne pas trahir le lieu et le sujet. L'histoire, les histoires même, prennent le pas sur le voyeurisme. Les comédiennes sont très justes et on ressent une sorte d'effet de troupe. Une expérience partagée pour favoriser la réussite de ce film pas comme les autres sur le sujet du strip-tease. La musique accompagne très bien certaines scènes. Les appartés, astuces de mise en scène, s'intègrent bien dans le récit narratif. Une belle réussite.
A mon seul désir est présenté comme une tranche de vie de trois filles qui travaillent dans un strip-tease, mais c'est bien plus que ça, au fil de l'histoire la subtilité des relations se développe, la jalousie des collègues, l'équilibre fragile des relations amicales et familiales autour de ce milieu, la stigmatisation globale de ce métier, les risques, bref c'est complet, riche et intéressant. On sent une volonté sincère de compréhension de la part de Lucie Borleteau, sans doute aussi de vouloir démystifier ce métier, à la fois d'en montrer les dangers mais aussi la possibilité d'en vivre, sans que ça soit forcément un dernier recours.
Forcément, il y a beaucoup de scènes nues, mais je ne sais pas comment, Lucie Borleteau parvient à en faire quelque chose de banal, de naturel presque, le traitement n'est pas vulgaire ou voyeuriste. Au bout de deux heures on a un regard neuf sur ce lieu, on accepte la réalité de ces clients de différents âges, la force de ces femmes qui se confrontent au désir masculin, qui se soutiennent entre elles. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi développé.
Aurore étudiante pousse la porte d un club de strip tease sans trop savoir ce qu elle va découvrir derrière et il se trouve qu elle va s y épanouir. Le sujet peut faire un peu penser au récent « la maison » qui lui montrait l envers du décor d une maison close. Avec son style quasi documentaire « à mon seul désir » s avère être un film trop froid, qui passe parfois pour une accumulation de scènes d effeuillages filmées de manière trop neutre pour ne pas finir par éprouver une forme de lassitude. Un film qui ne me laissera pas un immense souvenir et dont la direction musicale est quasiment la seule réussite.
A voir. Pour les actrices, toutes, le sentiment amoureux qui émerge partout. Même les clients hommes peuvent apparaître sympathique dans un jeu où le voyeurisme et l'exhibitionnisme se côtoient, jouent ensemble.
Vraiment intéressant de découvrir ce milieu professionnel, à la frontière du légal. On voit aussi qu'il s'agit d'une forme de substitution à la vraie vie professionnelle envisagée ou aux études, qui peut en fait être plus durable qu'au départ. J'ai bien aimé le film
Vu sur Canal +. Il relate le parcours d’une jeune femme qui s’oublie peu à peu dans le monde du strip tease à Paris. L’attirance de ce milieu devient une fascination puis une drogue. Une critique sans préjugé du monde des femmes qui montre avec une certaine naïveté leur rapport à la morale et l’argent.
La mise en place est extrêmement longue et ponctuée de longues séances de show desquelles rien n'émerge. Il faut attendre la deuxième partie du film pour comprendre où Lucie Borleteau veut nous emmener. L'ensemble s'avère laborieux et le propos manque de densité pour espérer susciter l'intérêt.
Un récit qui fait du bien en effet puisque je lis ici ou là que ce film « A mon seul désir » est qualifié de feel good movie.
Il fait du bien parce qu’en ces temps où le regard de l’homme porté sur le corps nu féminin passe pour de la grossièreté voire de la perversion, « A mon seul désir » prouve que les hommes peuvent bien se conduire ; poser un regard dénué de vulgarité ou de pensées graveleuses. Il fait du bien aussi parce qu’il est question de femmes qui aiment ce qu’elles font, de leur droit à disposer de leur corps, de leur droit au désir, de leur droit à susciter du désir. Il fait du bien car à aucun moment, la représentation du sexe est sali. Tout est sain. Le spectateur n’éprouve aucune gêne pour ces femmes qui s’exhibent avec joie et liberté. Il n’y a aucunement lieu de les plaindre, d’évoquer je ne sais quel argument de condition sociale défavorisée qui les ont conduites à exhiber leurs corps. Le spectateur que je suis ne ressent aucune contrainte, aucun stress, au contraire, ces femmes dégagent une puissance de liberté, d’amour au sens large. Il fait du bien parce que c’est avant tout le point de vue d’une réalisatrice, Lucie Borleteau. Il est peut-être idéalisé (je n’ai jamais franchi la porte d’un strip-tease) mais il est idéalisé par une femme. Evidemment, elle ne peut pas occulter quelques comportements agressifs. Il faut bien crédibiliser cette idéalisation. Quoi qu’il en soit, que n’aurait-on pas dit si c’était idéalisé par un homme. Que dis-je « fantasmé » par un homme ! Enfin, il fait du bien car la réalisatrice ne porte aucun jugement sur qui que ce soit, ni sur ces femmes qui vivent de leurs corps ni sur ces hommes (souvent solitaires) qui les regardent.
A l’heure actuelle, avec #MeToo, les affaires de harcèlements sexuels, les chasses aux sorcières, des viols étouffés et avoués, les lettres ouvertes au droit d’être draguées, où tout est précaution de langage et où tout est préjugés « A mon seul désir » est un film audacieux. Il permet de réconcilier le regard des hommes portés sur les corps nus des femmes sans pensées malsaines, sans obscénité.
Lucie Borleteau brode autour de ces femmes - soeurs une histoire d’amour prenante entre Mia et Aurore. Certes, on peut regretter que la réalisatrice glisse vers la prostitution. Une prostitution de luxe quand même et volontaire. Comme quoi elle n'idéalise pas tant que ça son point de vue. Elle évite une hypocrisie.
Mention aux deux actrices Zita Hanrot et Louise Chevillotte pour s’être dévoilées corps et âme, donnant du crédit à ce récit subtilement érotique et sain.
Plongée superficielle et artificielle dans le milieu strip-tease féminin, qui se laisse regarder pour le duo Zita Hanrot/Louise Chevillot prometteur sur le papier. 1,75
Malgré les bonnes intentions, j'ai trouvé la direction artistique assez faible, qu'il s'agisse des décors, de la musique, des costumes. Néanmoins, les comédiennes sont suffisamment charmantes pour tout de même passer un bon moment devant ce film qui ne restera pas dans les annales mais se laisse regarder.