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OliverK
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5,0
Publiée le 29 janvier 2023
MERCI MERCI MERCI ... Un moment de poésie à côté du temps, lumineux, fort, élégant comme le jeu de ses deux acteurs principaux dont l'un aura disparu depuis, laissant l'autre à une solitude à l'image opposée de celle de la destination du film ... Une valse entre vie et mort qui vous fera aimer plus encore cette première, aimer cette "respiration" loin des bruits des villes, dans les paysages grandioses des fjords norvégiens ...
Enfin une envolée positive dans le cinéma français depuis tant d'années, continuez à nous faire voyager ainsi, nous embarquerons à vos côtés sur le prochain ferry ...
De Emily Atef (2022). Poignant de part le thème ou aussi peut-être parce que c'est le dernier film où on peut voir le bel et admirable de par son jeu Gaspard Ulliel ? Je penche pour l'occasion de voir l'immense talent de G Ulliel . Certes l'histoire est prenante et que l'on regarde du point de vue de la femme en proie avec une maladie incurable et son mari qui refuse par amour la réalité. Oui le film de ce point de vue est prenant et très bien joué notamment aussi par Vicky Krieps, Mais bon, il y a quelque chose qui ne prend pas ? Jusqu'au choix de vivre dans une contrée lointaine ses derniers instants. Dommage même si à voir pour Vicky Krieps et le sensuel Gaspard Ulliel qui va vraiment manquer au cinéma .
La réalisatrice traite d’un sujet difficile et grave (avec certainement un fond autobiographique), la fin de vie d’Hélène, 33 ans (Vicky KRIEPS), atteinte d’une fibrose pulmonaire idiopathique incurable (hormis une greffe de poumons). Elle montre bien la difficulté de communiquer dans le couple [thème déjà cher au cinéaste suédois Ingmar Bergman (1918-2007)] : Hélène, malade, lucide sur son avenir, ne se sentant pas écoutée (spoiler: d’où son choix d’aller séjourner à Saebø, en Norvège, au nord de Bergen) chez Mister, blogueur ayant survécu à l’explosion d’une plateforme pétrolière ), et son mari, Matthieu (Gaspard ULLIEL, 37 ans, mort d’un accident de ski 10 mois avant la sortie du film), bien portant, cartésien et aimant. La nature norvégienne et le soleil de minuit lui permettent de prendre conscience de son corps et de choisir sa fin de vie (« Qui est égoïste, elle ou ceux qui veulent la garder en vie ?). Plus de concision n’aurait pas nui au film qui dure 123 mn (arrivée en Norvège au bout de 55 mn). Quant au titre, mystère…
Malgré la gravité du sujet ont ressort serein de cette projection les acteurs sont tous formidables une réalisation sobre et lumineuse.accepter de partir comme ont le souhaite en essayant de ne pas trop faire souffrir les autres
Très bon film. Les acteurs sont excellents. Dommage que le film soit très peu diffusés dans les cinémas. Il aurait mérité d'être mis plus avant par rapport à certains films qui cassent pas grand chose mais qui sont beaucoup plus diffusés.
J'ai aimé ce film par les différentes questions qu'il pose. Bien sûr, c'est un film sur la maladie qui veut se tourner vers la vie (la greffe de poumon en réparation) mais je veux y voir un film qui parle avant tout de la mort et qui plus est d'une femme devant la mort. Ce film montre la prise de conscience d'Hélène de sa mise en position d'être assistée (elle ne fait plus qu'attendre) et elle veut continuer à rester vivante ; le film montre alors l'apprentissage qu'elle fait de ses derniers moments de vie. Elle apprivoise ses derniers instants ou plutôt et tout d'abord son nouveau mode de vie avec les effets de la maladie (clin d'oeil à ce qu'elle croit sa dernière ballade comme la critique le vieux norvégien). Elle fait l'expérience d'être prête à mourir. Je trouve cette pensée salutaire dans notre société où j'ai le sentiment qu'il faut à tout prix guérir. Je remercie le film de transmettre cette idée. Cette femme fait un choix pour elle-même, de continuer à vivre avec sa nouvelle condition physique jusqu'au moment de ce que je nommerai la délivrance. Et j'y vois là un acte d'amour pour les vivants qui restent (notamment dans le film son mari qui pourra ainsi refaire sa vie). D'où le mensonge d'Hélène sur l'hôtel en lieu et place de la cabane car effectivement ce point de vue, ce droit de regard peut être difficilement supportable par l'entourage des vivants aimants. D'où le coup de poing du mari sur le vieux norvégien pour rendre compte de sa jalousie : la place d'accompagnant privilégié que lui confère pourtant son statut de mari lui a été spoliée. Le film choisit le départ de celui-ci, laissant croire au spectateur qu'il a compris. Et ce départ, cette séparation est un acte d'amour. Mourir ailleurs qu'à l'hôpital ou en Ehpad est, je l'espère de tout mon cœur, possible. Ne pas refuser l'expérience de la mort c'est faire l'apprentissage de sa finitude. La vieillesse ou plutôt la sénescence est une période de la vie qui nous y prépare. Pour tenter de conclure, je veux encore souligner dans le film le retour à la nature (fjords norvégiens) et la place de la beauté, des choses simples, authentiques qui aident, semblerait-il, à se retrouver. Je me demande si c'est un état d'esprit universel. Ce qui pose la question des conditions matérielles de départ lors de son dernier voyage.
Hélène (Vicky Krieps) est frappée d’une maladie mortelle, une fibrose pulmonaire idiopathique (FBI) qui risque de l’asphyxier si elle n’est pas greffée. L’attention aimante de son conjoint, Matthieu (Gaspard Ulliel), ne suffit pas à réconforter la jeune femme qui décide de fuir, seule, en Norvège pour y décider de son destin.
La campagne marketing de "Plus que jamais" repose en grande partie sur un argument morbide : ce serait le dernier film de Gaspard Ulliel, brutalement décédé dans un accident de ski en janvier 2022, après le tournage l’été précédent.
"Plus que jamais" n’a pas besoin de cet argument-là pour se vendre. Son sujet à lui seul suffit à en justifier l’intérêt. Il pose en effet une question universelle : comment réagir à l’imminence de la mort ? Faut-il en parler ? faut-il la taire ? La question résonne tout particulièrement pour ceux qui, comme moi, affichent narcissiquement le moindre de leurs faits et gestes sur les réseaux sociaux : posterons-nous la radio scintillante de nos métastases osseuses comme on poste complaisamment celles de nos dernières lectures avec une tasse de café fumant ? Ce film en pose une autre, encore plus effrayante : comment partagerons-nous notre maladie avec nos proches ? Leur en fera-t-on porter le poids ? Le véritable amour ne consiste-t-il pas à les épargner et à les laisser vivre en euphémisant notre souffrance et notre angoisse ? Ou bien, au contraire, est-il orgueilleux de se draper dans un stoïcisme hors de propos et d’affronter seul la maladie ? De ces deux attitudes opposées, laquelle est la plus égoïste ?
À toutes ces questions, "Plus que jamais" répond frontalement avec une extraordinaire pudeur. Il le doit à la justesse du jeu de Vicky Krieps, cette actrice luxembourgeoise dont la célébrité explose depuis quelques années ("De nos frères blessés", "Serre-moi fort", "Old", "Bergman Island", "Phantom Thread"….). Elle réussit à être fragile et forte à la fois : la vie la quitte lentement à chaque inspiration, de plus en plus haletante, mais son esprit se débat avec une force inentamée entre instinct de survie et acceptation apaisée de l’inéluctabilité de la mort. L’autre atout du film est les paysages majestueux des fjords de Norvège. Leur beauté sauvage est l’écrin intimidant dans lequel Hélène veut, contre toute raison, vivre ses derniers moments. Le soleil de minuit qui l’empêche de dormir éclaire paradoxalement ce film crépusculaire.
À me lire, vous vous imaginez déjà la dernière scène du film. Elle ne sera pas pourtant celle que vous croyez. Elle m’a rappelé celle de "Quelques heures de printemps" – où Vincent Lindon accompagnait dans son ultime voyage sa mère, interprétée par Hélène Vincent, qui souhaitait être euthanasiée en Suisse. Comme elle, elle m’a arraché des sanglots.
Très beau film qui traite de la fin de vie. Les deux acteurs principaux sont époustouflants, et on regrettera Gaspard Ulliel qui nous manquera à tout jamais. Film très profond traité tout en finesse. Dommage que sa sortie soit confidentielle alors qu'il avait été présenté à Cannes. Il aurait fait un meilleur score après le festival et la disparition de GU. Un tout petit bémol sur la dernière nuit d'amour à mon goût un tout petit peu longue. Je le conseille vivement.
Film très émouvant où une jeune femme très malade, plus ou moins condamnée à long terme, tente de faire comprendre à son compagnon qu'elle a besoin de se mettre en retrait de la société. Comme on dit, "les oiseaux se cachent pour mourir". C'est ainsi qu'elle décide de partir pour un pays nordiques chez un inconnu rencontré sur internet. Actrice, lumineuse et beaucoup d'humanité
La beauté des paysages et la qualité de la réalisation ne parviennent pas à donner du volume à une histoire un peu lourde. La psychologie des personnages peut sembler absurde, et s'inscrit dans une certaine lignée du cinéma d'auteur (et autrrice) français.
Plus que jamais est le dernier film de Gaspard Ulliel, ce qui rend ce film bouleversant. Chacun de ses plans est une merveille. Vicky Krieps est elle aussi étincelante dans ce rôle de femme malade, condamnée et qui préfère profiter de la vie. Certaines scènes sont d’ailleurs particulièrement émouvante. Seul bémol : la longueur.
Vision assez juste de la maladie au sein d'un couple. La jeune femme fait un choix que l'on peut comprendre mais l'attente de son conjoint est légitime... Deux acteurs brilliants et bien entendu on profite une dernière fois du jeu très juste et profond de Gaspard Ulliel... incrédule, une toute dernière fois. Il va terriblement manquer au cinéma français.
Quel ennui ! Le scénario aborde un thème bien souvent abordé en ce moment dans le cinéma, mais honnêtement rarement je suis aussi embêté au cinéma ! Vicky Krieps n'est pas vraiment intéressante à voir au cinéma, une prestation mauvaise pour moi. On passe 2 h à voir les acteurs se morfondre, je n'ai pas du tout passé un bon moment et pour ma part je n'ai pas du tout été sensible à ce film. Aucune émotion ! Un navet.
Il y a dans Plus que jamais quelque chose comme une patiente inhospitalité et l’expérience d’une profonde solitude. C’est un film dont on sort triste, moins pour le pathos - qui nous est refusé à chaque scène - que par la lente minutie d’Emily Atef à nous faire sentir étranger aux personnages et bien sûr, à Hélène.
On aurait tort d’en faire un film mémoriel - le dernier de Gaspard Ulliel - car c’est fondamentalement Vicky Krieps qui porte le film de bout en bout et qui en vient à nous faire détester la grandeur des paysages norvégiens : l’expérience de leur silence est proprement assourdissante. Le vide des espaces est redoublé par des dialogues étroits qui ne meublent ni la vétuste cabane, ni l’exil. On se sent hors de tout, constamment dans l’inconfort d’assister - c’est le grand écart - à l’asphyxie solitaire et à la sensualité des corps qui se retrouvent dans l’intimité. On écarte la vision de la mort et de l’orgasme, toujours à juste distance, dans l’attente.
On suffoque comme Hélène dans les longueurs de ce film qui n’en finit pas, dans lequel on nous interdit une place pour pleurer ou pour haïr, où tout s’emploie à mimer l’imperméabilité du « Mister ».
Plus que jamais est un film difficile à regarder, en partie car il se dérobe aux scènes faciles avec une froideur méthodique, et il faut le dire, inhumaine. Les larmes de la scène finale sont comme une ultime bouffée d’air qui abrège cette romance sans parole étirée dans une sévérité métallique. Retrouvez plus de critiques sur notre compte Instagram @1film250mots :)