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Anonyme M Ciné
99 abonnés
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0,5
Publiée le 2 juin 2023
c'est très long pour pas grand chose, l'histoire est trop banale une fille qui fait la grève de la fin pour sa religion et la doctoresse qui insiste pour qu'elle mange.... VOILÀ C'EST TOUT, ça s'arrête là, 2h juste pour ça.... , trop long, pas intéressant, ça parle pour ne rien dire, complètement raté.
Porté par la toujours parfaite Florence Pough, "The Wonder" jouit, en outre, de la belle reconstitution de cette Irlande profonde, traumatisée, ultra-religieuse et terriblement austère. Un contexte et un cadre impressionnants qui donneront lieu à une confrontation rare, qui rappelle le très bon "Agnes of God" (1985). L'obscurantisme religieux et sentimental face à la raison médicale, un mystère à percer, puis un autre... et l'ode à la fiction qui emballe le tout! Belle proposition... le problème étant que la résolution n'est jamais à la hauteur de l'emballage du mystère.
Sebastian Lelio a de bonnes intentions, on en est convaincu. Il veut montrer, dès son protocole artistique au début de The Wonder, que la réalité n'est pas la fiction (et inversement), et que l'histoire qui va s'ensuivre n'est qu'une illusion. Parfait, on est perdu. Qu'est-ce qui est illusion, au juste, dans ce récit ? L'histoire spoiler: du canular alimentaire (une gamine qui prétend ne plus se nourrir que des "mânes" de ses ancêtres), la religion (une condamnation spirituelle qui serait bien malvenue), le pouvoir des femmes à fuir l'oppression (un message féministe difficile à mettre en application dans la réalité) ? On ne sait pas, puisque le film se clôture de la même façon, en sortant du cadre du fictif (une balourdise de mise en scène dont on se remet mal : c'est moche, bas de plafond, ultra littéral, et très prétentieux) pour nous dire "c'est une fiction". On comblera le trou selon sa propre compréhension, chacun choisira ce que Sebastian a voulu dire. Pour notre part, entre l'entrée et la sortie du plateau, on s'est plus qu'ennuyé, avec cette histoire de mystère divin dont on cherche rapidement l'origine, voulant à la fois y croire et même temps savoir si l'on n'est pas dupé par une gamine maligne... Le rythme ne suit pas (film bien trop lent), Florence Pugh (d'habitude en forme, ici fatiguée) peine à retenir notre attention, et on est traumatisé par le nombre hallucinant de fois où on a entendu "mânes" (on pense que le dialoguiste est payé au nombre de fois où le mot apparaît, quand les dialogues sont littéralement : "Ce sont les mânes." / "Les mânes ?" / "Les mânes." / "Les mânes..."). Les filtres marron en intérieur et gris en extérieur n'arrangent pas notre enthousiasme à rester accroché au film, une béquille de plus pour nous faire comprendre le drame qui se joue (pourquoi cette petite fille s'affame ? Quel lourd secret cache-t-elle ?). On ressort de The Wonder fatigué, en ayant l'impression de n'avoir pas vraiment compris ce que Sébastian Lelio voulait nous dire, et en ayant subi cinquante fois la même scène et les mêmes dialogues. Une vraie pub de Comme J'aime.
"The Wonder" est un film d'une GRANDE QUALITÉ autour de la maltraitance faite aux enfants au nom de l'argent et de la religion. Une BONNE INTRIGUE et de TRES BONS ACTEURS. Un bon film.
Je n'avais pas très envie de voir "The wonder" en raison de sa notation assez mauvaise, et de mon appréhension d'un film purement estampillé Netflix. Mais Florence Pugh dans un mauvais film ? Ça m'a intriguée, et une autre amie cinéphile m'a poussée à le visionner enfin.
Quelle bonne surprise du coup.
L'atmosphère et le thème peuvent rebuter au départ, mais se révèlent finalement de plus en plus appréciables. Une ambiance et un montage lancinants, qui prennent progressivement l'ampleur dont le scénario les a dotés peut-être à peine trop tôt. Ce récit fascine, peu importe que l'on ait pressenti beaucoup (mon cas) ou pas ce qui va suivre. Certaines scènes sublimées par une BO hypnotique façonnent une œuvre que l'on surprend à aimer plus que ce qu'on ne l'envisageait dans la première moitié du film.
Cinéphiles, fans de Florence Pugh, mélomanes, allez-y !
On s'ennuie terriblement ...c'est d'une lenteur effroyable. Les dialogues restent très limités et sans intérêt. Quelques jolis paysages, si on aime l'Irlande...l'intérêt du film se limite a cela.
Dès le départ on sent l’ambiance lente/mystérieuse et un peu glauque bien retranscrite. Il n’est pas difficile de se projeter dans ce film qui est un genre de huit clos finalement. Il ne se passe pas grand chose, c’est un film à écouter, à regarder et il faut simplement ne pas chercher trop de complexité. Techniquement (Photographie et audio) il ne m’a rien inspiré d’unique, il ne m’a pas marqué particulièrement mais le film est bien fait.
Autant les jeux d'acteurs et la réalisation sont réussis, autant le rythme du film est terriblement ennuyant. En même temps, difficile de faire des péripéties autour de ce sujet unique.
Un film Netflix intéressant à plus d’un titre. Sur le fond : par sa réflexion sur le besoin de créer des histoires pour vivre ou survivre ; par son expression d’une opposition entre raison et croyance, entre rationalisme et obscurantisme ; par ses portraits de personnages, sa gestion narrative du mystère et son dénouement sous forme de catharsis collective. Sur la forme : par sa photo, ses décors. L’ensemble est peut-être un peu sec et rapide dans certaines transitions ou évolutions entre les personnages (entre l’infirmière et le journaliste), mais il demeure toujours singulier dans un registre d’austérité à suspense.
The Wonder laissera difficilement les gens perplexes, enfin ceux qui auront réussi à le visionner jusqu'au bout. Car oui, dans ce drame à démêler, vous ne trouverez pas de grandes actions ni un rythme effréné. Tout se passe à l'image, dans les gestes, puis dans les dialogues. Un film à la fois lent mais captivant, où on essaie, accompagné de Lib, de creuser cet étrange miracle de jeune fille qui ne mange pas. Avec un schéma social complexe, on découvre cette histoire particulière.