Un documentaire d’utilité publique qui devrait être montré au plus grand nombre, notamment à ceux qui consomment du lait de vache ou de chèvre. Dans ce documentaire, on suit la vie difficile d’une pauvre vache nommée Luma. On s’attache très vite à elle : on la voit donner naissance à ses veaux… Les plans serrés sur son regard et ses yeux sont poignants, nous donnant l’impression de lire dans son expression l’incompréhension, la détresse et le désespoir.
Les scènes avec ses veaux sont bouleversantes, et la fin est d’une cruauté sans nom, choquante. La réalisatrice a eu le courage de montrer la réalité telle qu’elle est, sans couper le documentaire avant le moment le plus difficile.
C’est une vie d’exploitation et d’asservissement qu’aucun être vivant ne devrait subir. Je suis heureux de ne plus consommer de lait de vache, de chèvre ou de brebis, et je refuse de participer à cette exploitation inhumaine et cruelle. À la fin de ce documentaire, on se demande comment briser cette boucle incessante d’exploitation animale, que ce soit dans les fermes ou, pire encore, dans les abattoirs.
Luma est une vache, un être vivant parmi tant d’autres, qui vit uniquement pour servir et être exploitée par l’être humain. L’être humain moderne, qui parle sans cesse de bonté, de charité, d’humanité et de respect de la nature, continue pourtant de manière totalement hypocrite son exploitation et sa cruauté envers tant d’êtres vivants.
La vie de Luma aura au moins servi, je l’espère, à ouvrir les yeux de beaucoup de gens sur l’origine du lait. Oui, le lait n’apparaît pas par magie dans vos verres ni dans vos fromages et autres aliments : derrière il y a l’exploitation d’êtres vivants.
Merci, Luma ! Et merci à Andrea Arnold pour ce documentaire.
Réification du vivant, esthétique du supplice, poésie de la tristesse… Ce film m’a bouleversé. Si je ne refusais pas déjà de consommer du bovin, ce documentaire m’en aurait convaincu. Je mets 5 étoiles, car la fragilité de Luma, sa sensibilité, ainsi que celle de sa fille, transpercent littéralement l’écran.