Le Tigre et le Président
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Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2023
Intéressant comme un cour d'histoire ludique, mise en scène avec moult symboles, décrivant la lutte entre l'humanisme et l'affairisme politique, Le tigre et le président est l'exemple type du film agréable sorti au mauvais moment (une élection présidentielle...).
Il nous permet surtout de faire connaissance avec un président méconnu / inconnu et un évènement cocasse et inimaginable, un personnage qui fut détruit par sa (courte) fonction présidentielle et les violentes arcanes du pouvoir autant que par sa personnalité inadaptée à cette fonction.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 janvier 2023
Dommage, ce film laissait présager un beau film historique.

Un grand personnage de l’histoire de France, de bons acteurs, des décors d’époque, de belles scènes de vie dans la France d’autrefois.

Mais ce film par une étroitesse d’esprit maladive, que l’on pourrait qualifier « d’esprit du temps », n’est qu’une farce.

Tous les personnages paraissent tout droit sorties d’une mauvaise comédie.

Clemenceau est ridicule, présenté comme un revanchard sans esprit. Deschanel, qui fut historiquement et à ses dépens ridicule (maladie liée au manque de sommeil), est glorifié pour son progressisme béat et pour sa mansuétude envers l’Allemagne.

L’Histoire est donc évidement bien malmenée dans ce film, puisque Deschanel était lui même pour un durcissement des conditions de paix avec l’Allemagne et non un pacifiste béat.

Le film se conclut par « le traité de Versailles fut appliquer… la guerre éclata quelques décennies plus tard ».
Comment peut-on conclure une comédie de si mauvaise qualité par une assertion historiquement aussi fausse ?
Comment peut-on passer du burlesque à une sentence historique aussi lourde ?
Clemenceau est donc responsable de la seconde guerre mondiale ?
La dureté des alliés envers l’Allemagne à la fin de la seconde guerre mondiale aurait donc du inévitablement menée à la troisieme ?
Ce pacifisme d’opérette et ces imprécisions historiques sont bien dommage, et desservent une nouvelle fois ce film, qui tenait d’autres promesses.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2022
En voilà un projet qui s’annonçait à la fois original mais aussi très casse-gueule. En effet, faire une comédie politique n’est pas donné à tout le monde et le peu de films du genre dont on peut se souvenir sont davantage américains tels que « Des hommes d’influence » de Barry Levinson ou l’excellent et méconnu « In the loop ». Trouver un exemple français est presque impossible ou en tout cas il ne nous vient pas en tête, c’est dire si ce « Le Tigre et le Président » développait une aura toute particulière du fait même de sa rareté. Et il ajoute une donnée contextuelle qui le rend encore plus singulier : c’est un film d’époque, se situant juste après la Grande Guerre. On y suit donc les manœuvres de Georges Clémenceau et du président oublié Paul Deschanel pour être à la tête de la France sur une tonalité humoristique, presque burlesque, dans une reconstitution de la France des années folles et avec deux grands acteurs français.

Un super programme alléchant et si original qu’on ne peut s’empêcher de faire la grimace à la vue du résultat plutôt tiède pour ne pas dire décevant et peu réussi. En effet, « Le Tigre et le Président » démarre fort et nous met dans le bain direct avec ses intrigues politiques de couloir et ses petits arrangements, tout cela baigné dans une verve comique bien sentie. Le verbe est haut, le rythme est bon et la reconstitution de l’époque est admirable en plus d’une mise en scène inspirée et vivante, loin de l’académisme dans lequel un tel sujet (ainsi qu’une époque) aurait pu la circonscrire. Alors qu’est-ce qui coince me direz-vous. Et bien d’abord l’intrigue semble gaspiller toutes ces munitions dans le premier tiers. La suite de l’histoire devient plus classique et fait du surplace, on est moins surpris, on sourit moins également et la dernière partie finit même par complètement nous désintéresser à force de redondances et d’un script au final très limité. Si on ne voit pas ce président méconnu que fut Paul Deschanel tenter d’écrire son discours dix fois... C’est donc l’ennui poli et la torpeur qui nous gagne alors que tout cela démarrait sur les chapeaux de roue.

On aura donc eu droit à des répliques drôles et bien mises en bouche mais limitées à un laps de temps bien trop court et même si la mise en scène reste élégante durant tout le film. Mais on en oublierait presque que c’est le premier film de Jean-Marc Peyrefitte et que l’indulgence se doit d’être de mise, notamment au vu de la belle esthétique de « Le Tigre et le Président ». Cela ne suffit cependant pas et, lassé d’un film qui tourne en rond, on se désintéresse. De plus, et c’est un peu plus gênant à écrire, le duo principal semble pâtir des premiers pas encore incertains du cinéaste en herbe en tant que directeur d’acteurs. En effet, aussi doués et talentueux soient-ils, les grands comédiens que sont André Dussollier et Jacques Gamblin surjouent plus que de raison et semblent en totale roue libre. Si c’est amusant au début et provoque quelques rires, sur le long terme ça frôle le cabotinage. Une belle idée donc mais mal maîtrisée, pas toujours bien exploitée ni traitée sur la durée. Dommage!

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Bariste
Bariste

5 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2022
Le film, m'a déjà permis de découvrir l'existence de ce président ce qui est un bon point haha ! Pour le reste le film resté agréable à regarder mais il est vite oubliable ! Cependant le rythme du film est beaucoup trop rapide ce qui nous laisse pas le temps d'apprécier certaines scènes !
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2022
Ai vu ce film alors que je n'en avais aucunement entendu parler, ni même n'avais envisagé de le voir. Et pourtant le sujet historique et propre à notre beau pays m'intéressait fort ! Pour faire simple, côté forces, j'ai apprécié la performance d'André Dussolier, la reconstitution d'époque, des années après-guerre, des années 20 et l'aspect divertissant. Côté faiblesses, l'infusion des idées progressistes contemporaines ne m'a pas du tout plu. Clémenceau fut surnommé "le Tigre" de par son rôle de premier "flic de France" et de par sa férocité, mais le long-métrage cherche à le faire passer pour un "va-t-en-guerre" qui a une dent contre les Allemands (il veut seulement faire appliquer le traité de Versailles) ou encore qui méprise les femmes. A l'opposé ce Paul Deschanel (resté célèbre pour avoir chuté d'un train en marche) passe pour un pacifiste niais qui veut donner des droits aux femmes, abolir la peine de mort, rester doux avec les Allemands etc.
Or la situation est toujours plus compliquée et il faut replacer les éléments dans le contexte de l'époque. Les gens aujourd'hui n'ayant que peu de culture historique, ce genre de pellicule introduit dans leurs esprits des informations erronées et revisite l'histoire à travers nos yeux de 2022. Et je n'aime pas du tout cette approche.
C'est dommage car le sujet de ce président de la troisième république méconnu (période dite de la "république des partis" où le président n'avait que peu de pouvoir effectif) aurait pu donner quelque chose de bien plus captivant.
Nicolas L.
Nicolas L.

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2022
J'ai passé un excellent moment devant ce film qui retrace parfaitement bien une histoire surprenante. La réalisation est très bonne. Les acteurs parfaits. Bravo.
Jules
Jules

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2022
Une étoile, pour la découverte de ce président. Le Belge que je suis ne connaissait pas Monsieur Deschanel. Il est pourtant né à Schaerbeek!

J'étais à l'avant-première à Bruxelles. J'ai eu plusieurs fois la tentation de quitter la salle avant la fin, mais je me trouvais loin de la sortie. J'ai donc pris sur moi pour subir les tentatives d'humour et les bouffonneries. Entre deux micros siestes.
Jusque là rien de dramatique. Après tout, les goûts et les couleurs...

Là où la pilule passe moins bien, c'est que je découvre après la vision, que le scénariste a pris d'énoooooormes libertés avec la réalité. Pourquoi?
JJP
JJP

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2022
Gamblin clownesque dans cette pitoyable caricature d'un homme d'Etat audacieux, visionnaire. Dussolier n'est pas à sa place en Clemenceau bougon et arriviste. Pas une réussite historique. Juste un moment comique.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2022
De Jean-Marc Peyrefitte (2022)
Entre film d'époque et film historique. le film nous raconte un épisode (certes très court) peu connu de l'histoire de France. Aux lendemains du conflit de 1914-1918. Georges Clemenceau dépeint en homme bourru est joué par André Dussollier carrément méconnaissable. Filmé pour certaines scènes dans la demeure même de GC en Vendée (Jard sur Mer).
Jacques Gamblin quand à lui est époustouflant dans le rôle de Paul Deschanel, un président presque furtif (concernant sa durée très courte) mais aux idées très en avance sur son temps.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 octobre 2022
Inconnu du public, Paul Deschanel, qui présidait la Chambre des députés depuis 1912, souffle en janvier 1920 la présidence de la République à Georges Clémenceau, le « Tigre », auréolé de la gloire de la Victoire, mais fragilisé par les nombreuses inimitiés que sa personnalité autoritaire a fait naître sur les bancs de droite comme de gauche. Le nouveau Président n’entend pas se cantonner au rôle purement protocolaire auquel la pratique constitutionnelle de la IIIème République condamne le Chef de l’Etat. Mais sa santé fragile et sa chute accidentelle en mai 1920 du train qui l’emmenait à Montrbrison en déplacement officiel l’obligeront à démissionner sept mois plus tard.

Mais quelle mouche a donc piqué Jean-Marc Peyrefitte pour consacrer son premier film à l’un des Présidents de la république les plus éphémères de notre histoire (le mandant de Jaen Casimir-Périer en 1894-1895 fut plus bref encore) dont la seule trace marquante qu’il ait laissé dans l’histoire fut sa chute ridicule du train de Montbrison ? Une sorte d’Alain Poher en plus maigre….

Le réalisateur dit avoir voulu faire le portrait d’un « perdant magnifique ». Pourquoi pas ? Mais il le fait au prix de tant de libertés avec la réalité historique que sa méticuleuse reconstitution en perd toute authenticité. Ainsi Deschanel est-il présenté dès la première scène comme un opposant au Traité de Versailles dont il aurait critiqué les conditions trop rigoureuses faites à l’Allemagne et pressenti qu’elles porteraient en germe un nouveau conflit mondial. En fait, s’il était hostile au traité, c’est parce que, favorable à une ligne dure contre l’Allemagne, il en jugeait les stipulations trop peu contraignantes. Lorsque la Ruhr se soulève en mars 1920, il critique le gouvernement d’Alexandre Millerand non pas pour la dureté de sa réaction mais au contraire pour sa modération.

Paul Deschanel est présenté dans ce film comme un esprit progressiste qui a défendu des réformes en avance sur son temps : le droit de vote des femmes, l’abolition de la peine de mort…. Il est exact qu’il était favorable à l’abolition de la peine capitale (Clémenceau l’était aussi d’ailleurs) ; mais le film se garde bien d’évoquer ses positions moins politiquement correct comme le rétablissement des relations avec le Saint-Siège – qui lui avait valu le soutien de la droite catholique et de l’Action française de Charles Maurras.
Si Deschanel, comme Casimir-Périer avant lui et Millerand après lui, avait espéré restaurer la fonction présidentielle, il est inimaginable qu’il se fut permis – et que le Président du Conseil lui eut permis – d’exclure un ministre d’une séance du Conseil des ministres comme une scène du film le laisse penser. L’expression « inaugurer les chrysanthèmes » que le scénario met dans la bouche de Raymond Poincaré lors de l’investiture de Deschanel est un anachronisme.

Ce qui est le plus gênant dans ce film est ce qui constitue son cœur : la confrontation entre le « tigre » et le « président ». Certes, Deschanel a soufflé l’élection de 1920 à Clémenceau. Mais après sa défaite, Clémenceau se retire de la vie politique. En avril 1920, il part en voyages en Egypte. En septembre, il n’est pas aux Etats-Unis (il ne s’y rendra qu’à l’automne suivant) le jour de la démission de Deschanel mais en France qu’il quitte le lendemain pour Ceylan. Sans doute n’avait-il que peu d’estime pour le président de la République élu contre lui. Pour autant, imaginer le face à face des deux hommes et a fortiori leur duel n’est pas conforme à la réalité historique.

On me rétorquera qu’il s’agit là de détails qui ne troublent que quelques historiens vétilleux. On n’aurait qu’à moitié raison. Car, si on passe par-dessus les libertés que le film prend avec l’histoire, on ne trouve pas grand-chose pour le sauver. Qu’on ne me parle pas de son interprétation ! André Dussolier m’a en particulier paru caricatural dans le rôle d’un gros chat matois et avide de vengeance. Reste Anne Mouglalis dont la voix m’ensorcele et dont je n’ose pas avouer que les brèves apparitions en mère maquerelle dun bordel dont les décors ont été filmés au premier étage du quai d’Orsay, dans la salle de bains Art déco attenante à la Chambre du Roi, ne m’ont pas laissé de marbre…
Samuel B
Samuel B

3 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2022
Histoire presque inconnue et pourtant loin d'être inintéressante !
Parfaitement exploité par Jacques Gamblin, le rôle semble l'habiter tant il nous donne le sentiment de partager ces moments avec lui.
La mise en scène est joyeuse, drôle, légère et l'on rit souvent de situations gênantes pour cet homme visionnaire qui a vécu en avance sur son siècle.
Yvette Fayard
Yvette Fayard

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2022
Ah si nous avions des cours d'histoire aussi bien traitée, plein d'humour et qu'ils sont excellents ces deux là.
steph
steph

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2022
Film vraiment instructif sur le personnage passionnant de Paul Deschanel, et la situation de l'après-guerre.
La mise en scène est remarquable et fluide.
Les dialogues et notamment ceux éloquents de Paul Deschanel nous donnent à imaginer la grandeur d'âme, l'ardeur, et l'esprit visionnaire de ce personnage trop souvent réduit à un si bref épisode de sa vie.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2022
Un moment d'histoire de France peut être peu connu. Les acteurs sont parfaitement irréprochables cependant il n'y a pas d'enjeu et un manque de rythme qui fait que je me suis ennuyée assez vite.
Patrice O.
Patrice O.

16 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2022
C'est une honte de ramener les politiques à une telle caricature. Deschanel avait certainement endossé un costume trop grand pour lui, il n'en n'est pas moins plein de convictions plus que louables. Quant à Clemenceau, en 1919,il a dramatiquement manqué de vision sur l'avenir, mais il reste l'un des plus grands politiques français de tous les temps. Le ramener à ce qu'on montre ici c'est choquant.
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