Le Tigre et le Président
Note moyenne
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172 critiques spectateurs

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Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2022
Page d'histoire méconnue,s'il en est, ce film raconte bien cette période trouble de l'entre deux guerres. Dussolier et Gamblin sont parfaits. À voir, pour les magouilles politiques toujours d'actualité.
VincentBalcony
VincentBalcony

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2022
Un film truculent sur la politique et ses déboires. En pleine résonance par rapport aux magouilles actuelles.
Tout en légèreté avec deux grands comédiens Dussolier et Gamblin qui jouent à cache-cache.

Surtout une remise en lumière sur un personnage oublié mais avent gardiste avec une vision humaniste du monde : Paul Deschanel

Bref, une bouffée d’air pur a voir pour rêver à un monde meilleur
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2022
Fait historique connu et traité sur le ton de la comédie. Cet entre deux n'est malheureusement pas une réussite et donc l’intérêt très minime.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2022
Le scénario reprend la ligne directrice des événements de l'époque, le réalisateur-scénariste se servant d'un paramètre essentiel, celui qui suit l'avis et la thèse du psychiatre Gérard Milleret qui soutient que ce médicament aurait été une cause non négligeable dans les incidents du Président Deschanel. Mais le film reste une comédie qui repose essentiellement sur les personnalités hautes en couleur et si différentes entre Deschanel et Clémenceau. Néanmoins, on notera que le film ment sur un point important, car si Deschanel était contre le Traîté de Versailles dont l'un des maîtres d'oeuvre etait Clémenceau ce n'était pas pour sa dureté envers l'Allemagne mais bien pour le contraire. Il est dommage que le réalisateur ait senti le besoin d'arranger les choses pour rendre Deschanel encore plus empathique et Clémenceau pour un belliqueux complotiste. Mais la dimension "comédie politique" est plutôt réussie, les deux acteurs sont épatants, la fantaisie de plusieurs scènes emporte l'adhésion et dessine immanquablement quelques sourires jusqu'à cette fin qui reste malheureusement mais logiquement bien triste.
Site : Selenie
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Le spectateur qui aime les films à trame historique et/ou les joutes politiques sera ravi. Le ton badin du scénario tend toutefois à atténuer le sérieux de cette reconstitution mâtinée d’adaptation et de fiction. Pourtant le Président « oublié », gaffeur, n’en ratant pas une, fin orateur avec pointe d’humour assassine pour ses contradicteurs était somme toute visionnaire et certainement très sincère. On aura du mal à ne pas penser à un autre (ex)-Président, plus contemporain celui-là. L’Histoire qui se répète peut-être ? Constant également d’une période à l’autre, les luttes intestines de pouvoir avec leur lot de calculs pour déstabiliser l’adversaire et les petites et grandes trahisons du jeu politique. Malheur au faible ! C’est fou ce que l’épisode semble d’actualité ! La Troisième République, quel bocson sur les plan des institutions (bien que jusqu’à présent le régime républicain avec la plus grande longévité) ! Même si ce n’est pas le propos du film, on pourra s’amuser des parallèles avec aujourd’hui.
Nana Dupont
Nana Dupont

2 abonnés 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Bonjour, film formidable, je recommande. On apprend des choses d un point de vue historique. Les acteurs sont remarquables comme d hab. Qui est Jean-Marc Peyrefitte dont c est le 1er film apparemment ? Est-ce le fils d Alain Peyrefitte ? Si quelqu un a l info...merci !
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2022
Film pour les vieux.

Malgré ses qualités indéniables, c’est raté. Le sujet est pourtant fou mais mal et pas assez exploité.

Contrairement à Jacques Gamblin, André Dussollier est fatigué.

Il y a une réelle envie de bien faire, une envie de mettre en scène, une envie de partager une histoire mais c’est trop faible.

L’image est techniquement bonne, mais la mise en scène est soit trop simple, soit trop évidente sans trouver de juste milieu.

Les montages séquences d’actualités dans le style de l’époque, filmées et montées avec modernité sont très réussies et retransmettent parfaitement le personnage. Mais le reste du montage est chaotique.

L’humour de vieux décrédibilise le personnage plus qu’il le soutient.

Là où il réussit quelque part, il échoue ailleurs. Et c’est tout du long à double tranchant.

C’est pas inintéressant et ça vaut le détour, mais c’est pas un bon moment pour autant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Un excellent moment !
Le jeu d'acteur sert une histoire originale et méconnue et une mise en scène impeccable
à voir absolument
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Excellent premier qui livre un pan méconnu de notre histoire.
Clémenceau, le vainqueur de 14/18 et Deschanel, qui reste dans les mémoires comme le Président tombé du train . Ces deux-là se sont trouvés ! Et s'opposent tout au long du film à coup de joutes verbales ( ça vanne sec à la tribune ou en conseil des ministres !) , de manipulations de la presse et de l'opinion publique ( déjà) et de trahisons .
André Dussolier, colossal, porte la voix puissante de Clémenceau et celle de l'ancien monde : celui du traité de Versailles, qui veut humilier l'Allemagne et la mettre à terre.
Jacques Gamblin, porte la vision d'un monde nouveau, s'inscrivant dans la volonté d'une paix durable avec l'Allemagne, du vote des femmes, de l'abolition de la peine de mort, de l'interdiction du travail des enfants, des congés payés. Un président visionnaire que le pouvoir, ou plutôt l'absence de réel pouvoir (joies de la 3 eme République) disqualifiera après seulement 8 mois de mandat. Pour ne retenir de lui que sa chute du train , en pyjama, dans la campagne française !
Ils n'ont en commun que leur maitresse, étonnante Anna Mouglalis, diva d'une maison close, qui tacle l'un comme l'autre, autant sur les performances sexuelles que sur les idées politiques.
Certains historiens s'étrangleront en découvrant qu'en respectant la vérité historique, on peut la faire vivre avec humour toujours, burlesque parfois, de sorte qu'elle touche tous les publics, même ceux qui pensent que Clémenceau est avant tout un porte avions.
Bravo au scénariste réalisateur qui avec finesse et efficacité, nous montre une France d'il y a 100 ans, aux prises avec les mêmes questions qu'aujourd'hui.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2022
Sous la Troisième République, la courte présidence de Paul Deschanel (7 mois) restera marquée par cet incroyable incident peu banal : une chute d'un train en pleine nuit (et en pyjama) au milieu de la campagne autour de Montargis.
Nous sommes en 1920, la France vient de remporter la Première Guerre mondiale et Raymond Poincaré termine son mandat à la tête de l'Etat.
Ce film franco-belge nous propose donc de vivre, avec légèreté, la politique à la sauce "Deschanel", élu à la surprise générale face au "Père la Victoire" Georges Clemenceau (dit "Le Tigre").
Un très bon casting (André Dussollier, Jacques Gamblin), une réalisation réussie tout en humour et en subtilité, et une touche d'histoire tout de même pour progresser en culture générale, voilà une délicieuse combinaison pour passer un moment cinéma assez séduisant.
Cocasse et instructif.
Site CINEMADOURG.free.fr
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Le long-métrage de Jean-Marc Peyrefitte est présenté comme une comédie alors qu’on devrait en pleurer… Personnellement je connaissais mal Paul Deschanel, je savais juste qu’il avait été un éphémère Président de l’après-guerre, réputé un peu fragile psychologiquement et, effectivement, tombé d’un train dans l’exercice de ses fonctions. Je ne sais pas si « Le Tigre et le Président » s’éloigne ou non de la réalité historique, mais le Paul Deschanel qui est présenté ici est terriblement attachant et surtout foncièrement bon et généreux. Jean-Marc Peyrefitte porte à l’écran un Président presque idéal, pétri de belles idées modernes, confiant en son pays et en le genre humain, spoiler: posant les jalons de toutes les avancées démocratiques du XXème siècle
et qui n’aura eu à faire qu’à la petitesse, la veulerie et la sournoiserie de ses contemporains. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est Deschanel le héros malheureux de ce film, Clémenceau n’étant là que pour lui savonner la planche sans vergogne, à coup de bons mots et de coups bas. Celui dont le nom est porté par bien des rues en France n’en sort pas grandit : homme du passé obsédé par un Traité de Versailles qui aura les conséquences que l’on connait, il nourrit une ambition personnelle dévorante qui n’a d’égal que sa haine farouche antiallemande. Le film présente Clémenceau comme le responsable de la folie de Deschanel, spoiler: en lui faisant prescrire un barbiturique, sachant pertinemment les effets secondaires que cela implique.
Même s’il y a beaucoup d’humour dans le film, les scènes où Deschanel semble perdre la raison, et notamment la scène des feuilles, sont tragiques et serrent même un peu la gorge. Evidemment, on est tenté de chercher dans « Le Tigre et le Président » ce que le film veut dire sur la vie politique de 2022. Quand Deschanel prétend qu’il est représentant en chapeaux et qu’il porte le chapeau depuis très longtemps, la métaphore saute aux yeux. J’imagine qu’on pourrait interpréter à loisir chaque scène à la lumière de la vie politique d’aujourd’hui : le poids de la presse, son gout pour la petite phrase, le sensationnel, le mensonge érigé en manière de gouverner (les Bolchéviques), la courte vue d’un personnel politique obsédé par l’immobilisme et l’ambition personnel, etc… Si tout n’est pas très subtil, tout est assez pertinent. Pour mettre en scène ce ballet tragi-comique, Peyrefitte a pris le parti d’un certain académisme. Lui qui met en scène un homme précurseur, qui va jusqu’à imposer le travelling pour sa première image de Président, il le fait sans trop sortir du cadre. La musique est omniprésente, pas désagréable mais pas follement originale non plus, le montage mêlant habilement les images d’archives (les vraies) avec les images d’archive (les fausses) et la réalité sont bien faites, il en use sans trop en abuser. C’est comme la voix off de Daniel Peynac, il la place au tout début et à la toute fin et c’est tout, et c’est tant mieux car c’est un procédé qui peut vite devenir désagréable si on en abuse. Il y a malgré tout chez Jean-Marc Peyrefitte un certain gout pour la chorégraphie, pas mal de scène étant, par son montage comme par la musique, filmée comme une danse, c’est charmant mais sans plus. Et puis le film n’est pas avare en symbole, parfois subtils (le lustre gigantesque du bureau présidentiel, qui prend toute la place et émet des cliquetis incessants, j’y vois la métaphore de la politique politicienne), parfois moins subtils (la prostituée Ariane que toute la classe politique lutine joyeusement, à une lettre près elle aurait été Marianne !). Il s’est adjoint les services de Jacques Gamblin pour donner corps à son Deschanel et il est parfait, très touchant, presque tragique par moment dans son idéalisme. A côté, il y a André Dussollier, un Clemenceau perfide, surement très gourmand à incarner. Pas mal de jolis seconds rôles aussi, tenus par Christian Hecq, Astrid Wettnall ou encore Anna Mougladis, certains auraient peut-être mérités d’être plus écrits comme celui de Germaine Deschanel, mais dans l’ensemble le casting est assez savoureux. spoiler: Deschanel aura eu pour la France l’ambition de la Sécurité Sociale, du vote des femmes, de l’abolition de la peine de mort, du système de retraite par mutualisation, du revenu universel, tout cela avec 20, 30, 80 ou même 100 ans d’avance sur son temps (par contre pour les boulangers-fonctionnaires on attend toujours !),
quand bien même le film de Peyrefitte serait très indulgent et un peu complaisant avec ce personnage historique, lui rendre un peu de ce que la mémoire collective lui a volé, c’est un peu lui rendre justice.
Judith Sibony
Judith Sibony

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Ce film est une petite merveille. On découvre tout un pan méconnu de l'histoire de la République.
Jacques Gamblin et André Dussollier incroyables ! A voir absolument !
Elisa Rancher-Lucas
Elisa Rancher-Lucas

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Enfin un film qui fait du bien !!! Belle performance des deux acteurs principaux, Jacques Gamblin et André Dussollier
Du rythme et du rire ! Une charmante comédie à voir d'urgence :)
Florence D.
Florence D.

9 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2022
Le jeu des comédiens est trop appuyé et les seuls passages drôles sont ceux qui se sont déroulés tels quels dans l'Histoire avec un grand H. Je n'ai pas réussi à éprouver la moindre sympathie pour le président. Je me suis même longuement ennuyée à force de répétitions et de lourdeur des événements. Le décor et la mise en scène sont "grandioses" et justement, manquent d'imagination. On se lasse de tout ce foisonnement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Voir dans Le Tigre et le Président un film historique est quelque peu excessif. Evidemment, aujourd'hui, plus grand monde ne sait qui était Clemenceau, et seuls quelques rares érudits connaissent le nom de Paul Deschanel. Le film a au moins le mérite de les faire revivre. Mais le contexte événementiel est ici malmené et ceux qui parlent de film historique se trompent. Deschanel avait, en matière de politique, les idées de nombreux hommes de son temps : vote des femmes, abolition de la peine de mort, et il ne fait pas figure de précurseur en ce domaine. D'autant plus que les paroles qu'on lui fait dire seraient plus à leur place dans la bouche de Sandrine Rousseau ou d'Alice Coffin et n'auraient sans doute pas été de mise à l'époque. Deschanel n'est pas resté plusieurs jours chez le garde-barrière : le lendemain, il était de retour à l'Elysée. Même chose aussi du côté de Clemenceau qui semble être seul, face à l'Allemagne, pour signer le Traité de Versailles (ce qui est aberrant), qui n'était pas aux USA au moment de la démission de Deschanel, mais en Egypte, d'où il n'eut aucunement l'idée de revenir pour se faire élire.... Bien d'autres choses clochent aussi sur le plan de l'Histoire. Mais c'est le droit du cinéaste de travestir ainsi les faits : après tout, il n'a pas prétendu faire un documentaire historique. Le film est bien mené, fort amusant, et l'on ne s'ennuie jamais. Et Gamblin, superbe, rend à Deschanel les seuls atouts que possédait cet homme, qui ne fut jamais Président du Conseil, jamais ministre, et qui cultivait des idées généreuses sans paraître jamais chercher à les faire appliquer, il lui rend son élégance intellectuelle et physique, sa sensibilité, son génie du verbe et son éloquence. Ce n'est déjà pas si mal, et la quasi-totalité de nos médiocres politiques pourraient s'inspirer de Paul Deschanel.
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