Director cut :
1 an après sa sortie officielle, Snyder offre sa version absolue, tel une confirmation de ce projet qu’il mit 20 ans à mettre sur pied. Projet qui fut comparer à « Star Wars » de par son environnement d’action (l’espace et sûrement les combats armés). Une version donc plus aboutie dont la durée est plus que considérable puisqu’elle atteint celle des fresques de Cameron et Jackson. Revenons-en donc aux faits désormais. Tel la duologie ou version 2023 des "3 Mousquetaires", il est toujours très risqué de produire et sortir un récit en plusieurs parties sachant que l'on a naturellement aucune idée par avance du succès de sa première partie (ou premier volet). Quoi qu'il en soit, cela faisait bien des années voir des décennies qu’on n’avait pas eu droit à un récit en 2 parties qui, pour le cas de celui-ci, est la version Netflix de "Star Wars" avec énormément de références antiques. Dans cette version, l’intro d’une durée palpable, d’un contenu et ensemble visuel et sonore décapant,
à la direction pour le moins violente dû en majorité à son écho du nazisme, mais spatial, donne directement le ton de ce que donneront les suppléments. Le visionnaire Zack Snyder (trilogie DCEU, "300", "Watchmen", "Army of the Dead"...) prend donc ou reprend en main de A à Z cet univers pour nous compter cette histoire d'une simplicité insultante mais à l'imaginaire global renversant dans laquelle notre française Sofia Boutella ("Star Trek sans limites", "La Momie"...) se donne à fond dans les scènes de combats tel une amazone sanglante, « banale » dans les scènes simple et, nouveauté cette fois-ci, s’investie dans la scène sexuelle en n’ayant « ni peur des regards et très à l'aise avec son corps ». Car là sont les particularités de cette « director cut », le visuel numérique reste intact, le jeu et récit également, mais par rapport à la première, nulle sexualité et encore moins d’hémoglobines à profusion ou le sang digital résonne avec celui de la série « Spartacus ». Une exagération visuelle donnant la différence nette pour une production Netflix, et qui confirme le souhait passé de Snyder de vouloir quitter les rangs de la Warner lui ayant trop restreint sa créativité. On aurait presque envie de ne voire désormais que des versions longues et non plus ciné. Donc entre cette scène inédite, la violence sanguinaire dès l’intro et surtout, le trash de Ed Skrein (« Deadpool »…), on entre dans l’imaginaire lunaire de notre instigateur DC. Par contre, un des points faibles étant aussi la marque de fabrique de Snyder, l'overdose de ralentis pour les combats, certes Snyder est à la fois pro et expert de cette technique visuelle, tout comme Mickael Bay avec sa pyrotechnie, mais comme toute bonne chose, il est de grès de savoir là maîtrisée, bon ici c’est plus franchement le cas. Niveau cast, Boutella en guerrière badass et d’une vengeance sans non, Skrein en équivalent nazis assoiffé de conquête et d’un sadisme débordant, Charlie Hunnam (« S.O.H. », « Pacific Rim »…) met ici un sacré temp à parvenir mais finalement, n’à plus l’importance qu’il occupa en version ciné. Michiel Huisman & Staz Nair en homme de seconde main ou l’un est un bien plus proche et familier de la guerrière, l’autre plus déterminer à la vengeance personnelle bien distcinte. Djimon Hounsou, Bae Doo-na sont eux les plus « belles » victimes morale de cette occupation et sont les rôles les plus marquants compte tenue de leur présence et encore une fois, la preuve de l’envahisseur galactique les ayant ramenés à l’instinct banal. Le final en conclusion n’aura pas vraiment eu de rallonge, égal à la première version, il est nettement plus sur l’échange entre ennemis que sur l’action pure. Une partie 1 que j’avais très curieusement trouvé peu saisissante 1 an plus tôt et qui m’avais littéralement endormi, 1 an plus tard, la version officielle semble-t-il aura changer la donne et pas qu’un peu, les 3h30 ne m’auront pas lassé puisque le développement psychologique ainsi que les rajouts guerriers auront simplement dynamisé l’ensemble.
La morale de fond restera alors qu’une « director cut » ne peut-être que la meilleure façon d’expression artistique et technique pour un cinéaste, avec son lot de nouveauté visuelle (sexe, propos trash, misogynie de certains…) Je ne dirai donc que ce film n’est pas du tout un « Star Wars » de Netflix, mais une relecture spatiale et très osée du nazisme et d’un futur qui, espérons-le évidement, n’aura jamais lieu. Partons donc à la découverte de la seconde version.